Autotest d’intolérance au lactose : comparaison de 7 méthodes
Un autotest d’intolérance au lactose fonctionne mieux comme une démarche progressive que comme une mesure isolée : d’abord observer, puis supprimer méthodiquement, ensuite réintroduire de manière ciblée – et seulement après faire réaliser des tests. La référence médicale pour confirmer le diagnostic est le test respiratoire à l’H2, effectué dans un cabinet médical ou auprès d’un prestataire spécialisé.
Cet article te guide pas à pas à travers les sept méthodes et explique d’abord ce qui distingue l’intolérance au lactose de l’allergie aux protéines de lait et de la maladie cœliaque.
Ce qui t’attend dans cet article
Intolérance au lactose, allergie aux protéines de lait ou maladie cœliaque ?
Ce dont tu as besoin
Étape 1 : Journal des symptômes
Étape 2 : Phase d’éviction
Étape 3 : Réintroduction
Étape 4 : Contre-épreuve avec de la lactase
Étape 5 : Test respiratoire à l’H2
Étape 6 : Test génétique (MCM6/LCT)
Étape 7 : Évaluation médicale
Quand l’autotest ne suffit plus
Ce que mybody® peut faire – et ce qu’il ne peut pas faire
Mise en contexte et limites
Conclusion
Questions fréquentes (FAQ)
Sources
Les sept méthodes s’appuient les unes sur les autres – c’est leur combinaison qui permet d’obtenir une image fiable :
| Méthode | Ce que cela montre | Durée | Valeur probante |
|---|---|---|---|
| 1. Journal des symptômes | Lien entre le repas et les symptômes | 2 semaines | Indicative |
| 2. Phase d’éviction | Si les symptômes disparaissent sans lactose | 2 à 4 semaines | Moyenne, effet placebo possible |
| 3. Réintroduction | Si le lactose déclenche les symptômes de manière reproductible | 3 à 7 jours | Moyenne à bonne |
| 4. Contre-épreuve avec de la lactase | Si l’absence de l’enzyme est la cause | 2 jours de test | Indice indirect |
| 5. Test respiratoire à l’H2 | Malabsorption du lactose détectée dans l’air expiré | 2 à 4 heures | Élevée, standard médical |
| 6. Test génétique (MCM6/LCT) | Prédisposition génétique à la persistance de la lactase | Une seule fois | Uniquement la prédisposition |
| 7. Évaluation médicale | Exclusion de la maladie cœliaque, du syndrome de l’intestin irritable et des MICI | Un à plusieurs rendez-vous | La plus élevée, le véritable diagnostic |
Les sept méthodes peuvent être regroupées en quatre phases :
Observer
Journal des symptômes pendant deux semaines : quoi, quand, avec quelle intensité.
Supprimer
Deux à quatre semaines d’éviction stricte, y compris du lactose caché.
Provoquer
Réintroduire progressivement le lactose et faire une contre-épreuve avec de la lactase.
Faire examiner
Test respiratoire à l’H2, test génétique si nécessaire, évaluation médicale d’autres causes.
La réponse courte : ce qu’un autotest d’intolérance au lactose peut accomplir
Un autotest d’intolérance au lactose peut faire naître un soupçon fondé, mais il ne permet pas de poser un diagnostic. Il montre si tes symptômes sont bien liés aux aliments contenant du lactose et quelle quantité de lactose tu tolères approximativement.
L’intolérance au lactose est un problème enzymatique : si l’intestin grêle manque de lactase, le lactose arrive non digéré dans le gros intestin. Les bactéries l’y décomposent en gaz et en acides gras à chaîne courte, ce qui provoque ballonnements, douleurs abdominales et diarrhée. Comme les symptômes dépendent de la quantité consommée et apparaissent peu après le repas, il est possible d’observer méthodiquement le lien chez soi.
Selon l’IQWiG (gesundheitsinformation.de), environ 5 à 15 % des personnes en Europe ne tolèrent pas le lactose ; en Allemagne, les professionnels de la nutrition citent souvent une proportion d’environ 15 à 20 % des adultes. Les chiffres varient selon la méthode d’étude et la région.
Une diminution de l’activité de la lactase à l’âge adulte n’est pas un défaut, mais la situation normale dans le monde entier.
Intolérance au lactose, allergie aux protéines de lait ou maladie cœliaque ?
Cette distinction détermine si votre autotest pose réellement la bonne question.
En cas d’intolérance au lactose, l’enzyme lactase fait défaut. Le système immunitaire n’est pas impliqué, de petites quantités sont généralement tolérées et les troubles restent limités au système digestif.
En cas d’allergie aux protéines de lait de vache, le système immunitaire réagit à des protéines du lait comme la caséine, le plus souvent par l’intermédiaire d’anticorps IgE. Même des traces peuvent provoquer des réactions allant jusqu’à l’anaphylaxie. Le lait sans lactose n’est d’aucune aide ici, car les protéines qu’il contient restent inchangées.
La maladie cœliaque est une maladie auto-immune dirigée contre le gluten du blé, du seigle et de l’orge – elle n’a rien à voir avec le lait. Selon l’IQWiG, le diagnostic repose sur la recherche d’anticorps dans le sang et, en règle générale, sur une biopsie de l’intestin grêle.
Message essentiel : l’intolérance au lactose est une carence enzymatique, l’allergie aux protéines de lait une réaction immunitaire aux protéines du lait, et la maladie cœliaque une maladie auto-immune dirigée contre le gluten. Trois mécanismes, trois méthodes de diagnostic : un test destiné à l’un ne permet rien de conclure sur les deux autres.
Ce qu’il vous faut avant de commencer
L’effort est limité, mais la discipline est essentielle. Voici les cinq éléments dont vous avez besoin avant l’étape 1 :
Votre matériel pour l’autotest
- ✓ Un carnet ou une application pour noter les repas, les horaires et l’intensité des troubles sur une échelle de 0 à 10
- ✓ Prévoir environ six à huit semaines pour toutes les phases – sans vacances, déménagement ni période d’examens au milieu
- ✓ Garder un œil sur la liste des ingrédients, car le lactose se trouve aussi dans la charcuterie, les sauces industrielles, les tartinades et les préparations pour gâteaux
- ✓ Une stratégie pour le calcium pendant la phase d’éviction – la DGE indique des valeurs de référence pour les apports quotidiens
- ✓ Une liste de médicaments, car certains comprimés peuvent aussi contenir du lactose comme excipient
Demandez au préalable un avis médical si vous êtes enceinte, si vous souffrez d’une maladie intestinale ou si vous souhaitez faire le test sur un enfant.
Étape 1 : tenir un journal des symptômes pendant deux semaines
Tenez un journal pendant deux semaines sans modifier votre alimentation. Pour chaque repas, notez l’heure, les aliments consommés, le délai avant l’apparition des troubles et leur intensité sur une échelle de 0 à 10.
Seul le relevé fait apparaître des schémas qui passent inaperçus au quotidien : les troubles surviennent après le grand café au lait, mais pas après le fromage à pâte dure. Soyez particulièrement attentif aux ballonnements, gargouillements, douleurs semblables à des crampes et selles molles dans les 30 minutes à quatre heures suivant le repas.
Notez également les facteurs susceptibles de contribuer aux symptômes : le stress, le sommeil, l’alcool, les oignons, les légumineuses et les polyols comme le sorbitol peuvent provoquer des troubles similaires.
Étape 2 : phase d’éviction – supprimer le lactose pendant 2 à 4 semaines
Évitez ensuite rigoureusement le lactose pendant deux à quatre semaines et continuez à remplir le journal de la même manière. La question est la suivante : les symptômes s’améliorent-ils nettement ou disparaissent-ils complètement ?
L’erreur la plus fréquente consiste en une éviction incomplète : le sucre du lait se trouve dans des produits où personne ne s’y attend.
Sources cachées de lactose
- ✓ Charcuteries et produits carnés contenant du lait en poudre ou des produits à base de lactosérum
- ✓ Sauces, soupes et vinaigrettes préparées contenant de la crème ou du lactosérum
- ✓ Pain, petits pains et préparations pour pâtisserie contenant du lait écrémé en poudre
- ✓ Confiseries, barres de céréales et produits instantanés
- ✓ Médicaments et compléments alimentaires qui utilisent le lactose comme excipient
Durant cette phase, veillez à vos apports en calcium : l’eau minérale riche en calcium, le chou vert, les noix, le sésame et les boissons végétales enrichies sont de bonnes sources sans lactose.
Ne prolongez pas l’éviction au-delà de quatre semaines : il s’agit d’une phase de test, et non d’un régime permanent.
Étape 3 : réintroduction ciblée comme provocation
La réintroduction est la partie la plus probante de l’autotest. Ce n’est que lorsque les symptômes réapparaissent de manière reproductible après une nouvelle consommation de lactose qu’une hypothèse devient une suspicion solide.
Procédez progressivement : commencez un jour sans symptômes par une petite quantité, par exemple un demi-verre de lait, et notez la réaction pendant 24 heures. Les jours suivants, augmentez progressivement jusqu’à un verre entier, puis à une portion plus importante. Faites le test à jeun et sans consommer d’autres aliments nouveaux, afin que l’attribution reste claire.
Selon l’EFSA (2010), la plupart des personnes souffrant de malabsorption du lactose tolèrent jusqu’à 12 grammes de lactose en une seule prise sans symptômes ou avec des symptômes légers seulement – soit environ 250 millilitres de lait. Certaines personnes réagissent toutefois dès moins de 6 grammes.
Étape 4 : test de comparaison avec des comprimés de lactase
Le test de comparaison vérifie si c’est bien l’absence d’enzyme qui est à l’origine des symptômes. Mangez le même repas contenant du lactose lors de deux journées comparables – une fois sans lactase et une fois avec un complément de lactase pris dès le début.
Si les symptômes sont nettement moins forts ou absents après la prise d’enzymes, cela plaide en faveur d’une intolérance au lactose. S’ils apparaissent avec la même intensité, une autre cause est plus probable – par exemple des symptômes liés au syndrome de l’intestin irritable ou une réaction à d’autres glucides fermentescibles.
Message clé : Le test avec la lactase est un indice indirect, et non une preuve. Il n’est pas réalisé en aveugle, et un effet placebo ne peut pas être exclu à domicile.
Étape 5 : test respiratoire H2 – la référence médicale
Selon l’IQWiG, le test respiratoire à l’hydrogène est la procédure de référence en Allemagne pour détecter une malabsorption du lactose. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un autotest, mais d’un examen réalisé dans un cabinet médical ou auprès d’un prestataire spécialisé.
Le principe : si le lactose n’est pas décomposé dans l’intestin grêle, les bactéries intestinales le fermentent dans le côlon et produisent de l’hydrogène. Celui-ci passe dans le sang jusqu’aux poumons et peut être mesuré dans l’air expiré. Selon le NIH/NIDDK, une hausse définie de la concentration d’hydrogène après l’administration de lactose indique une malabsorption.
En pratique : venez à jeun, effectuez une mesure de référence, buvez la solution de lactose, puis soufflez régulièrement pendant deux à quatre heures. Les antibiotiques, le tabac et la consommation d’aliments riches en fibres la veille au soir peuvent fausser le résultat.
En toute transparence : il existe des versions à domicile des tests respiratoires. Elles ne sont pas équivalentes à la procédure médicale, car elles ne bénéficient ni d’une réalisation standardisée ni d’une interprétation spécialisée — faites confirmer tout résultat anormal par un médecin.
À retenir : Le test respiratoire à l’H2 met en évidence une malabsorption du lactose, mais pas automatiquement une intolérance nécessitant un traitement. Ce n’est que lorsque la malabsorption s’accompagne de symptômes correspondants que l’on parle d’intolérance au lactose. Chez les personnes dites « non-productrices », dont la flore intestinale produit très peu d’hydrogène, le test peut donner un résultat faussement négatif.
Étape 6 : test génétique du variant MCM6/LCT
Un test génétique vérifie si vous avez hérité du variant qui permet une production de lactase tout au long de la vie. Chez les personnes d’origine européenne, c’est principalement la position -13910 C/T dans un élément régulateur du gène MCM6 qui est pertinente ; cet élément contrôle l’activité du gène de la lactase LCT.
Selon MedlinePlus Genetics, la persistance de la lactase implique la présence d’au moins un variant T ; la combinaison C/C est associée à une diminution de l’activité de la lactase à l’âge adulte. Pour les personnes d’origine africaine, arabe ou asiatique, d’autres variants sont pertinents, et tous les tests ne les détectent pas.
À retenir : Un test génétique portant sur le variant MCM6 indique une prédisposition, et non la tolérance actuelle.
Le test génétique est donc utile en complément : lorsque le test respiratoire n’est pas concluant ou lorsqu’il faut déterminer si l’intolérance au lactose est primaire ou la conséquence d’une autre maladie. Il ne constitue pas à lui seul une base suffisante pour modifier son alimentation à vie. L’analyse MCM6/LCT est rarement proposée seule, mais le plus souvent comme un élément d’un profil métabolique plus large — vous en saurez plus au chapitre Ce que mybody® peut faire dans ce domaine.
Étape 7 : évaluation médicale des diagnostics différentiels
La septième étape n’est plus un autotest, et c’est pourtant la plus importante. Elle répond à la question de savoir si le problème vient réellement du lactose ou si une autre maladie provoque les mêmes symptômes.
Ce qui doit être vérifié par un médecin
- ✓ Maladie cœliaque – diagnostiquée par la recherche d’anticorps dans le sang et, généralement, par une biopsie de l’intestin grêle ; ne pas suivre de régime sans gluten avant le test
- ✓ Malabsorption du fructose – également diagnostiquée par un test respiratoire à l’hydrogène, avec du fructose à la place du lactose
- ✓ Syndrome de l’intestin irritable – diagnostic d’exclusion selon les recommandations S3 de la DGVS et de la DGNM (AWMF 021/016)
- ✓ Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin – maladie de Crohn et rectocolite hémorragique
- ✓ Allergie aux protéines de lait de vache – diagnostiquée par des tests IgE et une provocation encadrée par un médecin, et non par des IgG
- ✓ Pullulation bactérienne de l’intestin grêle – peut fausser les tests respiratoires
Concernant l’ordre des examens : si une maladie cœliaque est envisagée, la prise de sang doit être réalisée tant que tu consommes encore du gluten ; sous alimentation sans gluten, le taux d’anticorps diminue et le test peut donner un résultat faussement négatif. Pour en savoir plus, consulte l’article mybody® sur la maladie cœliaque et l’intolérance au gluten.
Apporte au rendez-vous tout ce que tu as réuni : journal des symptômes, protocole d’éviction, résultats de la réintroduction et liste des médicaments.
Quand l’autotest ne suffit plus
Pour certains symptômes, l’autotest n’est pas la bonne prochaine étape : en gastro-entérologie, ils sont considérés comme des signes d’alerte et doivent être rapidement évalués par un médecin.
Ne fais pas le test toi-même : fais-le évaluer par un médecin
- ✓ Sang dans les selles ou selles noires
- ✓ Perte de poids involontaire sans cause explicable
- ✓ Symptômes nocturnes qui te réveillent
- ✓ Fièvre accompagnée d’une diarrhée persistante
- ✓ Anémie ou valeurs de fer anormales
- ✓ Symptômes apparaissant pour la première fois à un âge avancé
- ✓ Troubles de la prise de poids ou de la croissance chez les enfants
La raison : l’intolérance au lactose ne provoque ni saignement, ni fièvre, ni anémie. Si ces signes apparaissent, une autre cause est probablement en jeu.
Ce que mybody® peut faire ici – et ce qu’il ne peut pas faire
Il faut être clair : mybody® (MYBODY Lab GmbH) ne propose pas de produit de test autonome pour l’intolérance au lactose et ne propose pas non plus de test respiratoire à l’hydrogène (H2). Celui-ci est réalisé dans un cabinet médical ou auprès d’un prestataire spécialisé.
À retenir : Une intolérance au lactose ne peut être détectée ni par des anticorps IgG ni par des anticorps IgE. Les tests IgG mettent en évidence des réactions du système immunitaire aux protéines alimentaires ; la dégradation du lactose dans l’intestin grêle est indépendante de ce mécanisme.
Il existe néanmoins deux situations dans lesquelles un test de la gamme mybody® peut être utile. La première : l’intolérance au lactose a été vérifiée, mais la question reste de savoir si ton corps réagit encore à d’autres aliments.
NutriCheck | Test d’intolérances
NutriCheck détermine, à partir d’un échantillon de sang capillaire prélevé à domicile, les anticorps IgG dirigés contre jusqu’à 300 aliments répartis en 13 catégories. Il constitue une aide d’orientation si, après avoir clarifié la question du lactose, vous souhaitez identifier d’autres réactions alimentaires. Ce n’est pas un test d’intolérance au lactose et il ne remplace ni le test respiratoire H2 ni le diagnostic médical.
Prix : 169,00 € (au lieu de 199,00 €) · Type d’échantillon : sang capillaire (à domicile) · Délai de traitement : env. 20 à 25 jours ouvrés · Laboratoire : certifié ISO
Voir NutriCheckPour une mise en perspective honnête sur le plan scientifique : la place des tests IgG fait l’objet de débats en allergologie ; les sociétés savantes ne les recommandent pas pour diagnostiquer les allergies. Considérez un résultat comme une hypothèse à vérifier par une éviction puis une réintroduction, et non comme une liste d’interdits. Aperçu : Collection des tests d’intolérance.
La deuxième option s’inscrit directement dans la continuité de l’étape 6 : vous souhaitez de toute façon obtenir une vision plus large de votre métabolisme ; la prédisposition génétique à la persistance de la lactase en constitue alors un élément, et non la motivation principale.
NutriCare | Test ADN INFINITY
NutriCare INFINITY analyse, à partir d’un échantillon de salive prélevé à domicile, plus de 140 variations génétiques et fournit 54 analyses réparties en 8 chapitres sur environ 200 pages. Dans le chapitre « mybody® Type métabolique », la section « Caractéristiques de la fonction métabolique » comprend quatre rapports : le métabolisme de l’alcool, le métabolisme de la caféine, le métabolisme du lactose et l’intolérance au gluten. L’information génétique mentionnée à l’étape 6 est ainsi précisément couverte, intégrée à un profil métabolique plus large.
Le test comprend également un tableau des aliments qui évalue plus de 1 000 aliments, y compris les produits laitiers, ainsi qu’un plan alimentaire personnalisé avec des recettes.
Prix : 269,00 € · Type d’échantillon : échantillon de salive (à domicile) · Délai de traitement : env. 20 à 25 jours ouvrés · Analyse : certifiée ISO 27001
Voir NutriCare INFINITYCe qu’indique un rapport génétique sur le lactose – et ce qu’il n’indique pas
- ✓ Il montre la prédisposition génétique à la persistance de la lactase – c’est-à-dire si votre organisme continue généralement à produire, à l’âge adulte, l’enzyme qui décompose le lactose. Il ne s’agit pas d’un diagnostic d’intolérance au lactose existante.
- ✓ Il ne détecte pas l’intolérance secondaire au lactose – c’est-à-dire la forme acquise après une infection gastro-intestinale, en cas de maladie cœliaque, de maladie inflammatoire chronique de l’intestin ou après la prise d’antibiotiques. Cette forme est fréquente au quotidien et souvent temporaire.
- ✓ Il n’indique pas quelle quantité de lactose vous tolérez — le seuil de tolérance individuel varie fortement et dépend également du microbiome intestinal.
- ✓ Particulièrement utile comme information complémentaire — si vous souhaitez de toute façon obtenir une vision plus large de votre métabolisme et de votre alimentation. Pour répondre à la seule question « Suis-je intolérant(e) au lactose ? », c’est la méthode la plus coûteuse et la plus indirecte.
Message clé : Le test respiratoire à l’H₂ reste la référence médicale pour répondre à la question « Suis-je actuellement intolérant(e) au lactose ? ». Un test génétique répond à une autre question : « Suis-je prédisposé(e) à cette intolérance ? » Ces deux tests ne sont pas interchangeables.
Aperçu : Collection de tests ADN du métabolisme.
Les informations concernant le prix, le type d’échantillon, le délai de traitement et le contenu proviennent des pages produits mybody® (état : juillet 2026) et peuvent changer.
Mise en perspective : ce qu’un test peut faire — et ce qu’il ne peut pas faire
Un autotest permet de formuler une suspicion bien étayée et d’estimer une quantité de tolérance ; mais entre « Je digère mal le lait » et « Je souffre de malabsorption du lactose », il y a une mesure qu’il n’est pas possible de remplacer à domicile.
Il n’en identifie pas non plus la cause : origine génétique primaire, cause secondaire après une infection gastro-intestinale ou conséquence d’une maladie cœliaque — trois situations aux conséquences différentes.
Le principal risque pratique est une éviction prolongée inutile : un bon autotest ne se termine pas par une interdiction, mais par l’identification d’une quantité tolérée et par une base de discussion avec le cabinet médical.
Conclusion
Un autotest d’intolérance au lactose n’est pas un test unique, mais une succession d’étapes : vous pouvez réaliser vous-même un journal des symptômes, une phase d’éviction, une réintroduction et un contre-test avec de la lactase — le test respiratoire à l’H₂, le test génétique et l’évaluation médicale viennent compléter cette démarche.
Concrètement : deux semaines de journal, deux à quatre semaines d’éviction, puis une provocation progressive — apportez ensuite ces informations au cabinet médical. En présence de signes d’alerte tels que du sang dans les selles ou une perte de poids involontaire, renoncez à tout autotest et consultez immédiatement un médecin.
Questions fréquentes (FAQ)
Lorsque l’intolérance au lactose a été clarifiée mais que des questions restent ouvertes
Pour l’intolérance au lactose elle-même, le test respiratoire H2 réalisé dans un cabinet médical est la bonne démarche – mybody® ne propose volontairement aucun produit spécifique à cet effet. Pour d’autres réactions alimentaires, NutriCheck peut servir de point de repère ; si vous souhaitez un profil métabolique plus large incluant le métabolisme du lactose, vous le trouverez dans NutriCare INFINITY.
Voir NutriCheck Voir NutriCare INFINITYCela pourrait également vous intéresser
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Sources
- IQWiG / gesundheitsinformation.de : « Intolérance au lactose ». gesundheitsinformation.de
- EFSA (2010) : « Avis scientifique sur les seuils de lactose dans l’intolérance au lactose et la galactosémie », EFSA Journal 8(9):1777. efsa.europa.eu
- NIH / NIDDK : « Intolérance au lactose – Diagnostic ». niddk.nih.gov
- MedlinePlus Genetics (Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis) : « Intolérance au lactose » – LCT et MCM6. medlineplus.gov
- IQWiG / gesundheitsinformation.de : « Maladie cœliaque (intolérance au gluten) ». gesundheitsinformation.de
- DGVS & DGNM : « Mise à jour de la recommandation S3 sur le syndrome de l’intestin irritable », numéro d’enregistrement AWMF 021/016. register.awmf.org
- Société allemande de nutrition (DGE) : valeurs de référence pour les apports en nutriments, notamment le calcium. dge.de
- DGVS – Société savante et portail de recommandations pour le diagnostic gastro-entérologique. dgvs.de
Fréquence en Europe, test respiratoire comme méthode standard et quantités tolérées selon [1] ; seuil de 12 grammes selon [2] ; interprétation du test respiratoire à l’hydrogène également selon [3] ; bases génétiques (LCT, MCM6) selon [4] ; distinction avec la maladie cœliaque selon [5] ; syndrome de l’intestin irritable comme diagnostic d’exclusion selon [6] ; apport en calcium selon [7] ; bilan gastro-entérologique selon [8]. La fourchette de 15 à 20 % indiquée pour l’Allemagne est une estimation couramment admise et est présentée comme telle dans le texte.
Équipe éditoriale & scientifique de mybody®
Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®, qui réunit des compétences en sciences de la nutrition, en microbiome et sciences intestinales, en diagnostic de laboratoire et en nutrigénétique. Pour en savoir plus sur notre équipe, consultez notre page éditoriale et consacrée aux auteurs.
Publié le 27 juillet 2026 · Dernière mise à jour le 27 juillet 2026
Avis médical : Cet article est fourni à titre d’information générale et ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. En présence de signes d’alerte tels que du sang dans les selles, une perte de poids involontaire ou de la fièvre, veuillez consulter rapidement un médecin ou une médecin. N’entamez un régime d’éviction prolongé – en particulier chez les enfants, pendant la grossesse ou en cas de maladies intestinales préexistantes – qu’après avoir demandé l’avis d’un médecin.





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