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Pourquoi ne est-ce que je ne maigris pas avec le jeûne intermittent ? Les raisons les plus fréquentes

L’essentiel en bref

La réponse la plus fréquente est inconfortable et apparaît très clairement dans les sources : le jeûne intermittent n’agit pas grâce au jeûne, mais grâce aux calories qui sont ainsi supprimées. Si la quantité totale reste la même, le poids reste lui aussi stable.

L’IQWiG formule ce principe ainsi : pour perdre du poids, il est déterminant d’absorber moins d’énergie qu’on en dépense (situation au 24/08/2022). Concernant le jeûne intermittent, la DGE conclut qu’il est équivalent à une réduction énergétique continue, mais qu’il ne lui est pas supérieur (2018).

Tu découvriras ce que les sociétés savantes disent de la méthode, les raisons les plus fréquentes d’une stagnation présentées dans un aperçu, l’ampleur de la perte de poids qui est réellement étayée par les données et pourquoi le corps te rend la tâche plus difficile à chaque kilo perdu.

Ce que cet article te réserve

1. Ce qu’est le jeûne intermittent et les variantes qui existent
2. Ce que les sociétés savantes disent de la méthode
3. La phrase dont tout dépend
4. Les raisons les plus fréquentes pour lesquelles le poids stagne
5. Pourquoi les premiers kilos partent rapidement
6. Ce que le corps endure pendant la perte de poids
7. Quelle ampleur est étayée par les données
8. Que faire lorsque la perte de poids stagne
9. À qui cette méthode ne convient pas
10. Dans quels cas un test peut fournir des indices
11. Limites : ce qu’un test ADN ne peut pas faire
12. Ce que tu peux changer dès demain
Questions fréquentes
Sources

Ce qu’est le jeûne intermittent et les variantes qui existent

La DGE décrit le jeûne intermittent comme une forme de jeûne consistant à s’abstenir de nourriture pendant certaines journées ou certaines heures, généralement dans le but d’une perte de poids à long terme. Contrairement à d’autres formes de jeûne, il est censé être appliqué comme mode d’alimentation permanent (2018).

Les variantes diffèrent par la durée et la fréquence de la restriction. Avec le régime 5:2, on mange normalement cinq jours par semaine et, pendant deux jours de jeûne, on consomme environ un quart de l’apport énergétique habituel. Avec le jeûne alterné, les jours de jeûne, avec également environ 25 % de la quantité habituelle, alternent avec des jours sans restriction (DGE, 2018).

Message essentiel

Les variantes avec des jours de jeûne réduisent explicitement l’apport énergétique. En revanche, les variantes avec une fenêtre alimentaire ne font que raccourcir la période pendant laquelle on mange. Les sources ne précisent pas si cela entraîne finalement une diminution de l’apport énergétique.

La variante la plus connue n’a pas de nom dans les sources

La forme avec une fenêtre alimentaire de huit heures est la plus répandue, et elle apparaît dans les sources examinées sans la désignation chiffrée bien connue. La DGE l’appelle Leangains et décrit que le fait de supprimer le petit-déjeuner entraîne une période de jeûne d’environ 16 heures (2018).

L’IQWiG décrit la même chose sans lui donner de nom : dîner vers 20 heures, puis ne rien consommer avant 12 heures le lendemain. Il ajoute une phrase importante pour cet article : pendant les huit heures entre le déjeuner et le dîner, aucun régime n’est nécessaire (état au 24/08/2022).

Cette phrase précise est souvent interprétée comme un blanc-seing dans de nombreux guides. Elle décrit la méthode et n’affirme pas que la quantité consommée pendant la fenêtre n’a aucune importance.

Les autres variantes mentionnées dans les sources

La DGE en présente encore plusieurs autres, et cette liste aide à situer ce que l’on rencontre sur Internet. Dans le régime des deux jours, on ne consomme pas plus de 650 kilocalories chacun des deux jours consécutifs de la semaine ; les aliments choisis doivent être pauvres en glucides et riches en protéines.

Avec le dîner supprimé, on renonce au dîner deux à trois jours par semaine, ce qui crée une pause alimentaire d’au moins 14 heures jusqu’au petit-déjeuner. Dans le régime du guerrier, un seul repas est pris, le soir. La DGE classe également le jeûne du Ramadan parmi les formes de jeûne intermittent (2018).

Ce que montre cette énumération : le terme regroupe des approches très différentes. Il faut donc toujours vérifier, lorsqu’on lit que le jeûne intermittent agit de telle ou telle manière, de quelle variante il est question.

Ce que les sociétés savantes disent de la méthode

C’est ici que se trouve la réponse à la question du titre, et elle vient de plusieurs sources qui aboutissent au même résultat.

Source attestée

« Comme pour les autres régimes, c’est avant tout la réduction de l’apport énergétique qui permet de perdre du poids. »

Centre de conseil aux consommateurs
Des régimes métaboliques au régime dissocié, section consacrée au régime 5:2

La phrase est grammaticalement maladroite dans l’original et figure ainsi sur la page. Son sens est clair : la perte de poids est due à la quantité d’énergie, et non au rythme.

Ce que la DGE a rassemblé

L’évaluation la plus détaillée provient de la Société allemande de nutrition et date de 2018. Sa conclusion : les données disponibles jusqu’à présent indiqueraient que le jeûne intermittent semble être équivalent à une restriction énergétique continue et ne présenterait pas d’effets indésirables négatifs.

Plus clairement encore, en référence à une méta-analyse : en ce qui concerne la perte de poids, la masse grasse et la masse maigre, le jeûne intermittent constituerait une alternative valable, mais pas supérieure à la restriction énergétique continue (DGE, 2018).

La même source cite une étude dans laquelle la perte de poids ne différait pas significativement entre le jeûne alterné et la réduction quotidienne de l’apport énergétique, après six mois comme après douze mois. Le taux d’abandon était de 38 % avec le jeûne alterné, contre 29 % avec la réduction quotidienne de l’apport énergétique (DGE, 2018).

Comment l’IQWiG l’évalue

L’IQWiG aborde le jeûne intermittent sous le titre consacré à ce qu’il faut penser des promesses de régimes et des tendances alimentaires. Il n’existerait jusqu’à présent que peu d’études sur le sujet, et l’on ignorerait surtout dans quelle mesure cette méthode est efficace à long terme et si elle fonctionne mieux que d’autres programmes d’amaigrissement. En principe, rien ne s’opposerait toutefois à ce qu’on l’essaie (état au 24/08/2022).

Cette formulation est plus nuancée qu’un rejet, mais elle ne constitue pas non plus une promesse d’efficacité. La Verbraucherzentrale ajoute qu’il n’existe toujours pas d’études à long terme probantes sur les bénéfices du jeûne intermittent pour la santé.

L’origine, en partie, de sa bonne réputation

Une partie des attentes liées au jeûne intermittent repose sur des études qui n’ont pas été menées sur des êtres humains. La DGE constate que les résultats d’études animales indiquent que la privation régulière de nourriture peut réduire le risque de maladies chroniques (2018).

De tels résultats justifient de poursuivre les recherches, mais ne permettent pas de tirer des conclusions sur l’être humain. L’IQWiG écrit ailleurs, de manière générale, que de nombreuses études sont menées sur des animaux et qu’elles n’ont qu’une portée limitée pour l’être humain (2022).

Pour toi, cela signifie que lorsqu’un texte sur le jeûne intermittent invoque des processus cellulaires ou des interrupteurs métaboliques, il vaut la peine de vérifier sur qui l’observation a été faite.

La phrase dont tout dépend

L’IQWiG le résume en une phrase : pour perdre du poids, il est déterminant d’absorber moins d’énergie qu’on en dépense. La composition de l’alimentation n’est pas déterminante à cet égard (état au 24/08/2022).

La DGE avait déjà formulé la même idée en 2012 dans une information spécialisée consacrée à la fréquence des repas : le bilan énergétique serait déterminant pour l’évolution du poids corporel. Aucun énoncé scientifiquement établi ne pouvant être formulé quant à un lien entre la fréquence des repas et la régulation du poids chez les adultes en bonne santé, la DGE ne formulait aucune recommandation à ce sujet.

Ce que cela implique pour ta fenêtre alimentaire

Si le bilan énergétique est déterminant et que la fréquence des repas ne joue aucun rôle démontré, alors une fenêtre alimentaire raccourcie n’agit que de manière indirecte : lorsqu’on a moins d’occasions de manger, on mange souvent moins. La DGE décrit ce mécanisme sous un autre angle et constate que des occasions de manger plus fréquentes dans la journée offrent aussi davantage d’occasions de consommer trop d’énergie (2012).

Mais ce détour ne fonctionne que tant qu’il n’est pas compensé. Deux repas plus copieux peuvent apporter la même quantité d’énergie que trois repas plus petits. Ce n’est pas une supposition, mais la conséquence logique de la phrase précédente, et c’est la raison pour laquelle cet article a dû être écrit.

Pourquoi la composition compte moins qu’on ne le pense

La phrase de l’IQWiG contient une deuxième partie, souvent négligée : la composition de l’alimentation ne serait pas déterminante pour perdre du poids (2022). La Verbraucherzentrale formule la même idée en comparant deux approches et précise que, pour les personnes en bonne santé qui souhaitent perdre du poids, l’élément déterminant est de consommer moins de calories, qu’il s’agisse d’un régime pauvre en glucides ou pauvre en lipides.

Cela vaut pour la quantité, pas pour la qualité. Une alimentation peut respecter le bilan énergétique tout en étant insuffisante en nutriments. C’est pourquoi le choix des aliments arrive en première place au chapitre 8, même s’il n’est pas déterminant pour le bilan à lui seul.

Les raisons les plus fréquentes pour lesquelles le poids stagne

La synthèse suivante classe les raisons selon ce qui est étayé à leur sujet dans les sources examinées. Elle ne remplace pas la recherche des causes au cas par cas, mais montre où se trouvent les explications étayées et où elles font défaut.

Raison Ce qui se cache derrière État des preuves
La quantité consommée pendant la fenêtre La fenêtre est plus courte, mais l’apport énergétique total reste identique ou augmente Cela découle directement de la phrase de l’IQWiG sur le bilan énergétique (2022)
Pas de changement alimentaire Les mêmes aliments, simplement à d’autres moments La DGE constate que le jeûne intermittent, à lui seul, n’entraîne généralement pas de modification du choix des aliments (2018)
Rattrapage pendant les jours où l’on mange Dans la variante 5:2, les jours libres compensent les jours de jeûne La Verbraucherzentrale écrit que festoyer sans retenue les jours où l’on rompt le jeûne ne permet pas de perdre du poids
La comparaison avec la première semaine La perte rapide du début était en partie due à l’eau La Verbraucherzentrale indique une perte d’eau de 2 à 3 kilogrammes au début des régimes pauvres en glucides
Masse musculaire réduite Les besoins énergétiques diminuent avec le poids L’IQWiG décrit précisément ce lien (2022), voir le chapitre 6
Pas assez d’activité physique L’alimentation seule ne suffit pas Ordre de grandeur étayé : à peine 2 kg d’écart après douze mois (IQWiG, 2022)
Attentes trop élevées Le poids évolue, simplement plus lentement que prévu Les ordres de grandeur étayés sont présentés au chapitre 7
Abandon après quelques semaines La méthode n’est pas suivie jusqu’au bout, et non pas mal appliquée La DGE indique un taux d’abandon de 38 % pour le jeûne alterné (2018)

Ce qui ressort de cette synthèse, c’est qu’une seule des huit raisons est liée à la méthode elle-même, et même celle-ci ne concerne pas le rythme du jeûne, mais le manque de choix alimentaires. Six concernent la quantité d’énergie, les attentes ou la capacité à tenir dans la durée, une la composition corporelle et une la dépense énergétique.

C’est la véritable réponse à la question du titre. Quand on ne perd pas de poids avec le jeûne intermittent, ce n’est généralement pas parce qu’on pratique mal le jeûne intermittent.

Pourquoi les premiers kilos partent rapidement

Presque tout changement d’habitudes produit un résultat visible les premiers jours, qui ne se maintient pas par la suite. La Verbraucherzentrale décrit ce phénomène au début des régimes pauvres en glucides : on perd souvent rapidement du poids au départ, mais il s’agit surtout de 2 à 3 kilogrammes d’eau.

Cet effet n’est pas spécifiquement démontré pour le jeûne intermittent, mais le schéma est le même : la valeur initiale affichée par la balance ne permet pas de prévoir la suite. Mesurer l’évolution à partir de la quatrième semaine en la comparant à celle de la première semaine revient à se baser sur un chiffre qui ne se reproduira pas.

En pratique, il vaut donc mieux comparer sur quatre semaines plutôt que sur quatre jours. La Verbraucherzentrale indique comme ordre de grandeur, selon le poids initial, une perte de 500 grammes à un kilogramme maximum par semaine.

Ce que la balance mesure encore

Les sources examinées attestent uniquement de la perte d’eau au début : la Verbraucherzentrale indique qu’au début des régimes pauvres en glucides, on perd 2 à 3 kilogrammes d’eau. Les sources examinées ne disent rien sur les autres variations quotidiennes du poids affiché par la balance.

On peut néanmoins en tirer une conclusion pratique : comparer une valeur du mardi à une valeur du lundi ne constitue pas une évolution. Pour observer une tendance, il faut des semaines, pas des jours.

Ce que le corps subit pendant la perte de poids

Le paragraphe le plus important de cet article provient de l’aperçu de l’IQWiG consacré au surpoids important et explique pourquoi une stagnation après quelques mois est la règle plutôt que l’exception.

Selon cette source, ne pas reprendre de poids durablement après avoir maigri est généralement plus difficile que de perdre du poids. Le métabolisme, l’équilibre hormonal et le système nerveux central sont conçus pour maintenir l’organisme en équilibre, et non pour lui faire perdre du poids (état au 24/08/2022).

Et voici la phrase qui explique la stagnation : une perte de poids entraînerait également une diminution de la masse musculaire, ce qui réduirait les besoins énergétiques de l’organisme. Plus on perd du poids, plus il devient difficile de maintenir le poids atteint ou d’en perdre davantage (IQWiG, 2022).

Le chapitre en un coup d’œil

Une stagnation après plusieurs mois ne signifie pas que la méthode ne fonctionne pas. Avec le poids, la masse musculaire diminue ; avec la masse musculaire, les besoins énergétiques diminuent, et le même rythme qui entraînait initialement un déficit finit par aboutir à un bilan équilibré. L’IQWiG décrit explicitement ce lien comme l’une des raisons pour lesquelles il devient de plus en plus difficile de perdre du poids à chaque kilogramme perdu.

De quoi se compose le besoin énergétique

L’IQWiG l’explique dans un aperçu dédié. La dépense énergétique au repos, également appelée métabolisme de base, comprend les calories nécessaires aux fonctions vitales de l’organisme et représente en moyenne environ 70 % des besoins caloriques totaux. Son niveau dépend surtout de la proportion de masse musculaire dans le poids corporel (2022).

Il en découle le levier qu’aborde le chapitre 8 : lors de la pratique d’un sport ou d’autres activités, des calories seraient dépensées et des muscles développés, ce qui augmenterait le métabolisme de base (IQWiG, 2022).

Quel ordre de grandeur est étayé

Beaucoup de déceptions ne viennent pas du résultat, mais des attentes. Les chiffres suivants proviennent des sources examinées et concernent les programmes de perte de poids en général, et non spécifiquement le jeûne intermittent.

Ordres de grandeur étayés concernant la perte de poids

5 à 6 kg

en moyenne en 6 à 12 mois dans les programmes de perte de poids (IQWiG)

5 à 10 %

du poids initial en 6 à 12 mois, comme perte considérée médicalement recommandable (IQWiG)

2 kg

presque autant de plus après douze mois avec une activité physique supplémentaire (IQWiG)

Source : IQWiG, gesundheitsinformation.de, « Programmes et médicaments pour perdre du poids » ainsi que « Surpoids important », tous deux mis à jour le 24/08/2022. Les données concernent les programmes de perte de poids en général.

Le seul chiffre concernant spécifiquement le jeûne intermittent

Une seule étude de ce type figure dans les sources examinées. La DGE rapporte une étude dans laquelle le jeûne un jour sur deux a entraîné, sur huit semaines, une perte de poids d’environ 4 % par rapport au poids initial, sans modification du métabolisme du glucose (2018).

Quatre pour cent de 90 kilogrammes correspondent à environ 3,6 kilogrammes en huit semaines. C’est un résultat réel, et il est très inférieur à ce que promettent la plupart des guides.

Pourquoi ces chiffres doivent être interprétés avec prudence

La DGE précise, au sujet des données disponibles, que les études cliniques menées chez l’être humain sur les effets du jeûne intermittent étaient jusqu’alors peu nombreuses et que leurs conclusions n’étaient pas univoques. Elle indique également qu’aucune étude scientifique ne portait sur les effets à long terme (2018).

À cela s’ajoute l’ancienneté de la source. L’évaluation allemande la plus détaillée date de 2018 et s’appuie sur une bibliographie arrêtée en 2017. Pour un sujet qui a été largement discuté depuis, c’est une véritable limite, qui doit être mentionnée ici et non à la fin.

Que faire lorsque les progrès stagnent

Les sources permettent d’étayer trois approches, dont aucune ne concerne le rythme du jeûne.

Premièrement : le choix des aliments

La DGE cite cela comme une faiblesse de la méthode elle-même : la plupart des concepts de jeûne intermittent ne comporteraient aucune recommandation, ou seulement des recommandations très vagues, sur le choix des aliments ; le seul fait de jeûner n’entraînerait donc généralement pas de changement vers une sélection plus favorable (2018).

C’est à la fois la plus grande lacune et le point de départ le plus simple. Conserver la fenêtre temporelle tout en modifiant la sélection des aliments permet de combler précisément la place laissée vacante par la méthode.

Deuxièmement : l’activité physique, y compris la musculation

La Verbraucherzentrale précise qu’un entraînement musculaire supplémentaire convient bien pour prévenir une perte musculaire indésirable pendant la perte de poids (état au 12/08/2026). Cela s’attaque précisément au mécanisme décrit au chapitre 6.

L’IQWiG quantifie la contribution de l’activité physique : après douze mois, les participantes et participants physiquement actifs avaient perdu près de deux kilogrammes de plus que ceux qui avaient seulement modifié leur alimentation. Parallèlement, les études montrent qu’une activité physique accrue ne suffit généralement pas à elle seule pour perdre suffisamment de poids (2022).

Troisièmement : la durée

L’IQWiG conseille, pour tout régime, de ne pas avoir d’attentes irréalistes et de ne pas abandonner, déçu, si le poids remonte ensuite quelque peu. Les personnes qui persévèrent pourraient conserver au moins une partie de la perte de poids obtenue, y compris à plus long terme (2022).

Les meilleures chances de réussite seraient associées à une combinaison d’une alimentation correspondant aux besoins énergétiques du corps et d’une activité physique suffisante (IQWiG, 2022). Les deux ensemble, et non l’un ou l’autre.

Quatrièmement : la satiété

Un quatrième point concerne non pas la quantité, mais la sensation. La Verbraucherzentrale explique que, dans le cadre d’une alimentation riche en protéines, on ne perdrait pas du poids principalement parce que le métabolisme serait modifié, mais plutôt parce qu’on renoncerait aux aliments riches en calories et que l’alimentation riche en protéines procurerait une meilleure satiété.

C’est pertinent dans le contexte d’une fenêtre alimentaire, car la Verbraucherzentrale mentionne explicitement une forte sensation de faim parmi les effets secondaires possibles des jours de jeûne. La même source fixe toutefois aussi une limite supérieure : chez les personnes en bonne santé, l’apport quotidien en protéines devrait rester durablement inférieur à 2 grammes par kilogramme de poids corporel.

Les personnes dont les reins sont endommagés devraient, selon la même source, éviter les formes d’alimentation riches en protéines apportant plus de 1,3 gramme par kilogramme de poids corporel. C’est l’une des rares réserves explicites relevées dans les sources examinées.

À qui cette méthode ne s’adresse pas

Les éléments probants sont ici plus limités qu’on pourrait s’y attendre, et il faut le dire. Aucune des sources examinées ne fournit de liste explicite des groupes exclus spécifiquement du jeûne intermittent.

Ce qui est établi : la Verbraucherzentrale écrit à propos de la variante 5:2 que des maux de tête et des troubles de la concentration peuvent survenir pendant les jours de jeûne, ainsi que de la fatigue et une forte sensation de faim. Les personnes diabétiques et les autres malades chroniques doivent impérativement consulter leur médecin avant de commencer.

Pour un jeûne complet de plusieurs jours, c’est-à-dire autre chose que le jeûne intermittent, la Verbraucherzentrale estime qu’un accompagnement médical est toujours recommandé, surtout en cas de prise régulière de médicaments, de traitement par insuline ou d’autres antécédents médicaux (état au 17/02/2026).

Concernant les effets du jeûne intermittent sur l’humeur, les capacités physiques, les performances cognitives ou le risque de troubles du comportement alimentaire, la DGE précise explicitement qu’ils ne peuvent pas être évalués à l’heure actuelle (2018). Toute personne ayant des antécédents dans ce domaine ne devrait donc pas commencer cette méthode sans en parler à un médecin.

Si l’on ne perd pas de poids avec le jeûne intermittent, ce n’est généralement pas parce que l’on pratique mal le jeûne intermittent.

Dans quels cas un test peut fournir des repères

Si la méthode n’est pas le problème, reste la question de savoir si elle vous convient. Selon les indications du fournisseur, un test ADN salivaire de mybody®x (MYBODY Lab GmbH) entend fournir des repères à ce sujet. Le chapitre 11 expose sans détour les limites de ces repères, avant même que vous ne cliquiez.

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Limites : ce qu’un test ADN ne peut pas faire

Ce chapitre figure ici parce qu’il est la seule suite honnête du précédent. Concernant les approches fondées sur l’ADN pour perdre du poids, le centre allemand de conseil aux consommateurs a une position claire, et elle n’est pas favorable à ce type de tests.

Dans son récapitulatif des programmes d’amaigrissement, il le classe parmi les points appelant à la prudence lorsque la recherche des causes ou le programme personnalisé reposent sur des analyses ADN ou des échantillons de selles. Il existerait certes de premiers indices laissant penser qu’il sera peut-être possible d’en tirer des conclusions à l’avenir. Mais, à l’heure actuelle, la recherche scientifique est encore loin d’être suffisamment avancée pour permettre de formuler des recommandations réellement solides à partir de ces analyses. Et, pour reprendre ses termes : elles ne font qu’augmenter inutilement le prix des programmes (au 12/08/2026).

Sur une autre page, le centre allemand de conseil aux consommateurs renvoie à une étude publiée en 2023, selon laquelle une recommandation alimentaire fondée sur le génotype n’aurait pas permis de perdre du poids et la perte de poids après douze semaines ne présentait pas de différence notable entre les groupes.

Il en découle une limite sans ambiguïté pour cet article : un test ADN ne prédit ni si vous allez perdre du poids ni la quantité de poids que vous allez perdre, et cet article ne l’affirme à aucun moment. Ce qu’un tel test peut fournir, ce sont des indications pour vous aider à faire vos choix ; il ne remplace pas le bilan énergétique du chapitre 3 et ne constitue pas un raccourci.

La même source recommande de manière générale de demander conseil à du personnel qualifié : des médecins spécialisés en nutrition, des nutritionnistes, des écotrophologues, des diététiciennes et des psychologues (état au 12/08/2026). Cela reste valable, même si le test présenté ici est utilisé.

Ce que vous pouvez changer dès demain

Si vous ne devez retenir qu’une seule action de cet article, retenez celle-ci : notez pendant une semaine ce qui se retrouve réellement dans votre fenêtre alimentaire. Non pas pour compter, mais pour voir si la quantité a vraiment diminué.

La raison est expliquée au chapitre 3. Si le bilan énergétique est déterminant et que la fenêtre alimentaire n’agit qu’indirectement, par l’intermédiaire des occasions de manger, la question n’est pas de savoir si vous pratiquez correctement le jeûne, mais s’il vous permet réellement de consommer moins.

La deuxième action concerne les attentes. Perdre cinq à six kilogrammes en six à douze mois est un résultat normal d’après les chiffres de l’IQWiG. Lorsqu’on le sait, on n’abandonne pas au bout de huit semaines en pensant que cela ne fonctionne pas.

Et voici une troisième action à entreprendre si vous envisagez actuellement d’abandonner : ne changez pas de méthode, mais modifiez l’une des huit lignes du chapitre 4. Passer à la variante de jeûne suivante est le détour le plus fréquent, parce que cela donne l’impression de progresser sans rien changer au bilan énergétique.

Au départ, la question était de savoir pourquoi la balance ne bougeait plus avec le jeûne intermittent. La réponse vérifiable est peu spectaculaire et, d’une certaine manière, rassurante : d’après les sources examinées, la méthode est à peu près aussi efficace que les autres, mais pas davantage. Ce qui compte, c’est le total obtenu à la fin de la semaine.

Questions fréquentes

Pourquoi est-ce que je ne maigris pas avec le jeûne intermittent ?

La raison la plus fréquente est que la quantité totale d’énergie est restée la même. L’IQWiG précise que, pour perdre du poids, l’essentiel est de consommer moins d’énergie qu’on en dépense (état au 24/08/2022). Le centre allemand de protection des consommateurs l’explique ainsi pour le jeûne intermittent : comme avec les autres régimes, c’est surtout la réduction des apports énergétiques qui entraîne la perte de poids. Une fenêtre alimentaire plus courte ne réduit la quantité consommée que si celle-ci n’est pas compensée à un autre moment.

Le jeûne intermittent est-il meilleur que les autres régimes ?

D’après les sources examinées, non. La DGE conclut que le jeûne intermittent constitue une alternative valable, mais pas supérieure à la restriction énergétique continue (2018). L’IQWiG écrit que l’on ne sait surtout pas avec quelle efficacité la méthode fonctionne à long terme ni si elle est plus efficace que d’autres programmes d’amaigrissement, mais que rien ne s’oppose à ce qu’on l’essaie (état au 24/08/2022).

Combien puis-je raisonnablement perdre de poids ?

L’IQWiG indique que les programmes d’amaigrissement permettent généralement de perdre environ 3 à 8 kilogrammes en 6 à 12 mois, avec une moyenne d’environ 5 à 6 kilogrammes ; les médecins recommandent, selon le poids initial, de perdre 5 à 10 % du poids en 6 à 12 mois (état au 24/08/2022). Concernant spécifiquement le jeûne intermittent, la DGE cite une étude faisant état d’une perte de poids d’environ 4 % en huit semaines avec un jeûne un jour sur deux (2018).

Pourquoi devient-il plus difficile de perdre du poids avec le temps ?

L’IQWiG décrit le lien ainsi : une perte de poids entraîne également une diminution de la masse musculaire, ce qui réduit les besoins énergétiques de l’organisme. Plus on perd de poids, plus il devient difficile de maintenir le poids atteint ou de continuer à en perdre (état au 24/08/2022). Selon la même source, le métabolisme de repos dépend surtout de la proportion de masse musculaire et représente en moyenne environ 70 % des besoins caloriques.

Un test ADN aide-t-il à perdre du poids ?

Ce n’est pas une prédiction. La Verbraucherzentrale cite les analyses ADN utilisées comme fondement de programmes d’amaigrissement parmi les pratiques qui appellent à la prudence : la recherche scientifique est encore loin d’être suffisamment avancée pour permettre de formuler des recommandations réellement solides à partir de telles analyses, qui ne font qu’augmenter inutilement le coût des programmes (état au 12/08/2026). Elle renvoie également à une étude de 2023 selon laquelle une recommandation alimentaire fondée sur le génotype n’aurait pas permis de réduire le poids. Toute personne réalisant un tel test devrait faire interpréter le résultat par un professionnel.

Prochaine étape

Des indications pour faire ses propres choix

Si vous voulez savoir quels aliments conviennent à votre quotidien, le test fournit des indications à ce sujet. Il ne prédit pas la réussite d’une perte de poids et ne remplace pas les conseils d’un professionnel de la nutrition. L’évaluation du chapitre 11 reste inchangée.

Voir l’analyse ADN du métabolisme Régime pauvre en glucides pour débutants

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Sources

  1. Société allemande de nutrition (DGE) : Jeûne intermittent, DGEinfo 2/2018, pages 18 à 25 – dge.de
  2. Institut pour la qualité et l’efficience dans le secteur de la santé (IQWiG) : Programmes et médicaments pour perdre du poids, gesundheitsinformation.de (état au 24/08/2022) – gesundheitsinformation.de
  3. Institut pour la qualité et l’efficience dans le secteur de la santé (IQWiG) : Surpoids important (obésité), gesundheitsinformation.de (état au 24/08/2022) – gesundheitsinformation.de
  4. Institut pour la qualité et l’efficience dans le secteur de la santé (IQWiG) : Causes de l’obésité, gesundheitsinformation.de (état au 24/08/2022) – gesundheitsinformation.de
  5. Centre de conseil aux consommateurs : Des régimes métaboliques aux régimes dissociés – verbraucherzentrale.de
  6. Centre de conseil aux consommateurs : Programmes d’amaigrissement : les points à prendre en compte lors du choix (état : 12.08.2026) – verbraucherzentrale.de
  7. Centre de conseil aux consommateurs : Bien jeûner, conseils pour se sentir bien et tenir pendant la période de jeûne (état : 17.02.2026) – verbraucherzentrale.de
  8. Société allemande de nutrition (DGE) : Fréquence des repas et régulation du poids chez les adultes, information spécialisée (état : juillet 2012) – dge.de

La description du jeûne intermittent et de ses variantes, l’évaluation selon laquelle il est équivalent et non supérieur, les taux d’abandon de 38 et 29 %, l’indication d’une perte de poids d’environ 4 % en huit semaines, les affirmations concernant l’état des données et l’absence de choix des aliments proviennent de la source [1] et reflètent l’état de la littérature en 2017. La phrase sur le bilan énergétique, la mise en perspective du jeûne intermittent, les chiffres de 3 à 8 ainsi que de 5 à 6 kilogrammes, et les près de deux kilogrammes attribués à l’activité physique proviennent de [2]. Les affirmations concernant la reprise de poids, la diminution de la masse musculaire et l’ordre de grandeur de 5 à 10 % proviennent de [3] ; l’explication du métabolisme de base et de la masse musculaire provient de [4]. Les affirmations concernant le régime 5:2, la réduction des apports énergétiques comme mécanisme d’action, la perte de 2 à 3 kilogrammes d’eau au début, la perte de 500 grammes à un kilogramme par semaine, l’absence d’études à long terme et l’étude de 2023 sur les recommandations fondées sur le génotype proviennent de [5]. L’évaluation des analyses ADN comme fondement des programmes d’amaigrissement, l’affirmation concernant la musculation et la remarque sur la mise en perspective scientifique proviennent de [6]. Les recommandations relatives à l’accompagnement médical pendant le jeûne proviennent de [7]. Les affirmations concernant le bilan énergétique et la fréquence des repas proviennent de [8] et reflètent l’état des connaissances en 2012. Les informations relatives au prix, au type d’échantillon, au délai de traitement et au contenu de la livraison proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 28.08.2026. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 28.08.2026.

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Sciences de la nutrition Diagnostic de laboratoire Interprétation des analyses sanguines Nutr génétique

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. Cette équipe réunit des compétences en diagnostic de laboratoire, en sciences de la nutrition et en interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y contribuent sont présentées sur la page des auteurs.

Publié le 28.08.2026 · Dernière mise à jour le 28.08.2026

Ces contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge : les indications figurant sur ton compte rendu sont toujours déterminantes.

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