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Crampes abdominales et diarrhée : causes, mesures immédiates et signes d’alerte

L’essentiel en bref

Les crampes abdominales et la diarrhée surviennent généralement ensemble parce que l’intestin irrité fait progresser son contenu plus rapidement et se contracte alors par spasmes. Selon l’IQWiG (2023), l’essentiel est de compenser les pertes de liquides et d’électrolytes. La présence de sang dans les selles, de fièvre, d’une perte de poids importante ou de signes de déshydratation sévère doit faire l’objet d’une évaluation médicale.

La combinaison de crampes et de selles liquides peut avoir des causes très diverses : une gastro-entérite, un aliment inhabituel, une intolérance alimentaire, un syndrome de l’intestin irritable ou une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. Cet article présente les causes les plus fréquentes, explique les mesures immédiates dont l’efficacité est établie et expose honnêtement les limites des autotests.

Si les symptômes sont aigus, lisez d’abord le chapitre 3 : il présente les mesures immédiates et les signes d’alerte. Les chapitres 4 et 5 expliquent les causes, tandis que les chapitres 6 présentent les différences entre infection, intolérance et syndrome de l’intestin irritable. Les chapitres 8 et 9 répondent à la question de savoir ce qu’une analyse du microbiote intestinal peut apporter — et ce qu’elle ne peut pas apporter.

Ce que vous découvrirez dans cet article

1. Pourquoi les crampes abdominales et la diarrhée surviennent-elles généralement ensemble ?
2. À partir de quand parle-t-on médicalement de diarrhée ?
3. Qu’est-ce qui soulage immédiatement les crampes abdominales et la diarrhée ?
4. À quelle fréquence la diarrhée survient-elle et quels sont les déclencheurs avérés ?
5. Qu’est-ce qui se cache derrière des crampes abdominales récurrentes accompagnées de diarrhée ?
6. Infection, intolérance ou intestin irritable : comment les distinguer ?
7. Que faire en cas de troubles récurrents — et qu’est-ce qui n’est pas démontré ?
8. Une analyse du microbiote peut-elle aider en cas de crampes abdominales et de diarrhée ?
9. Ce qu’une analyse de la flore intestinale ne peut pas faire
Conclusion
Questions fréquentes
Sources

1. Pourquoi les crampes abdominales et la diarrhée surviennent-elles généralement ensemble ?

Les crampes abdominales et la diarrhée vont de pair, car ces deux symptômes résultent de la même réaction de l’intestin : celui-ci fait progresser son contenu plus vite qu’il ne peut l’épaissir. Selon l’IQWiG (2023), la diarrhée est « souvent accompagnée de douleurs abdominales, de crampes et de ballonnements ».

En temps normal, le gros intestin a pour fonction de retirer l’eau du contenu alimentaire. Si le contenu traverse l’intestin trop rapidement ou si une quantité supplémentaire de liquide y arrive, les selles restent liquides. Les muscles de la paroi intestinale travaillent alors plus fortement que d’habitude — ce qui est ressenti comme une crampe ou une douleur tiraillante.

Pourquoi la perte de liquides constitue le véritable risque

En cas de diarrhée aiguë, le principal problème médical ne réside pas dans les crampes, mais dans ce que l’organisme perd. L’IQWiG (2023) le formule clairement : « En cas de diarrhée, on perd des liquides et des électrolytes. Il est donc essentiel de compenser ces pertes. »

Les électrolytes sont des minéraux comme le sodium et le potassium, dissous dans l’organisme, qui sont notamment nécessaires au fonctionnement des muscles et des nerfs. Lorsqu’ils sont perdus avec l’eau, cela entraîne une faiblesse, des vertiges et une bouche sèche — des symptômes que beaucoup de personnes attribuent à la gastro-entérite elle-même.

Message clé : En cas de diarrhée aiguë accompagnée de crampes abdominales, l’IQWiG (2023) indique que la priorité n’est pas de faire disparaître les crampes, mais de compenser les pertes de liquides et d’électrolytes.

Comment l’effet des FODMAP attire davantage d’eau dans l’intestin

Certains glucides peuvent accentuer cet effet. L’abréviation FODMAP regroupe des sucres et des polyols qui sont mal absorbés dans l’intestin grêle. Selon l’IQWiG (2023), « on suppose que l’absorption de FODMAP entraîne l’arrivée d’une plus grande quantité d’eau dans l’intestin et favorise la diarrhée ».

Cela explique pourquoi certaines personnes réagissent régulièrement à certains fruits, aux légumineuses ou aux produits laitiers par des crampes et des selles molles, tandis que le même repas reste sans conséquence chez d’autres.

2. À partir de quand parle-t-on médicalement de diarrhée ?

En médecine, on parle de diarrhée à partir d’un seuil clairement défini : au moins trois selles très molles ou liquides en l’espace de 24 heures. Une selle molle après un repas copieux ne constitue donc pas encore une diarrhée.

« On parle de diarrhée lorsqu’une personne a, en l’espace de 24 heures, au moins trois selles très molles ou liquides. »

Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG)
« Diarrhée », gesundheitsinformation.de, 2023

Cette définition est utile en pratique, car elle distingue deux éléments : la consistance des selles et leur fréquence. Les deux doivent être réunis. Avoir des selles moulées trois fois par jour ne signifie pas avoir la diarrhée – pas plus qu’avoir des selles liquides une fois par jour.

Pourquoi la règle des 24 heures est importante pour l’évaluation

Ce seuil aide à observer l’évolution plutôt qu’à la juger. En notant combien de fois les selles ont été évacuées et leur degré de liquidité au cours d’une journée, on peut préparer une évaluation médicale beaucoup plus précise qu’en indiquant simplement qu’il y en a eu « beaucoup ».

Pour le quotidien, quelques notes suffisent : l’heure, la consistance approximative, les symptômes associés comme les crampes, la fièvre ou les nausées, ainsi que les aliments consommés dans les heures précédentes. Cette consignation est souvent plus utile que n’importe quel autotest en cas de troubles récurrents.

3. Qu’est-ce qui soulage immédiatement les crampes abdominales et la diarrhée ?

La priorité est de compenser les pertes de liquides et d’électrolytes – selon l’IQWiG (2023), c’est le plus important en cas de diarrhée. Tout le reste vient ensuite : alimentation légère, repos et observation attentive des signes d’alerte.

Pour les enfants et les personnes âgées, l’IQWiG (2023) recommande explicitement une solution de réhydratation disponible en pharmacie ou en parapharmacie. Ces solutions contiennent de l’eau, des sels et du sucre dans des proportions adaptées. Le produit à envisager et la quantité à utiliser sont à déterminer en pharmacie ou au cabinet médical – cet article ne formule volontairement aucune recommandation ni aucun dosage.

ÉTAPE 1

ÉTAPE 2

Compenser les pertes de liquides et d’électrolytes

Selon l’IQWiG (2023), le plus important en cas de diarrhée est de compenser les pertes de liquides et d’électrolytes.

Choisir une alimentation légère et bien tolérée

De petites portions, peu de matières grasses, rien de très épicé. Selon l’IQWiG (2023), la tolérance varie d’une personne à l’autre.

ÉTAPE 3

Surveiller les signes d’alerte

Selon l’IQWiG (2023), les yeux enfoncés, les urines foncées, une forte soif ou la présence de sang dans les selles ne relèvent plus d’une simple surveillance.

ÉTAPE 4

Faire examiner des symptômes persistants

Des crampes récurrentes ou persistantes accompagnées de diarrhée doivent être examinées au cabinet médical, et non dans le cadre d’un autotest.

Les médicaments ne font volontairement pas partie de cette liste. Aucun traitement, disponible sans ordonnance ou sur ordonnance, n’est recommandé ni dosé ici – cette décision relève du pharmacien ou du cabinet médical, car elle dépend de la cause, de l’âge et des antécédents médicaux.

Signes d’alerte : quand les symptômes doivent être examinés par un médecin

  • Sang dans les selles – selon l’IQWiG (2023), la présence de sang dans les selles « doit en principe faire l’objet d’un examen médical afin d’en déterminer la cause ».
  • Perte de poids importante, fièvre ou pâleur – selon l’IQWiG (2023), ces symptômes supplémentaires indiquent plutôt une autre maladie intestinale qu’un syndrome de l’intestin irritable.
  • Signes d’une forte déshydratation – l’IQWiG (2023) mentionne les yeux enfoncés, une respiration accélérée, une élasticité réduite de la peau, une forte soif et des urines foncées.
  • Forte douleur abdominale avec paroi abdominale dure – en cas de « forte douleur abdominale, de paroi abdominale dure, de fièvre, de nausées, de palpitations et de faiblesse générale », il est « important de consulter rapidement un médecin » selon l’IQWiG (2026).

4. À quelle fréquence la diarrhée survient-elle et quels sont les déclencheurs avérés ?

La diarrhée n’est pas une exception, mais une réalité courante : en Allemagne, elle touche les adultes en moyenne une fois par an selon l’IQWiG (2023), et les enfants en souffrent encore plus souvent. Cette mise en perspective atténue quelque peu l’inquiétude suscitée par un épisode isolé.

Au moins trois selles très molles ou liquides en 24 heures sont considérées comme une diarrhée.

en moyenne une fois par an chez les adultes en Allemagne

10–20

personnes sur 100 souffrent du syndrome de l’intestin irritable

Source : IQWiG / gesundheitsinformation.de, 2023

Les causes citées par l’IQWiG en bref

L’IQWiG (2023) cite notamment parmi les causes de la diarrhée les norovirus et rotavirus, des bactéries comme les salmonelles et les campylobacters, une alimentation inhabituelle, les intolérances alimentaires, le syndrome de l’intestin irritable, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ainsi que les effets indésirables des antibiotiques.

Cette liste est particulièrement utile parce qu’elle comprend deux groupes complètement différents. Le premier agit de l’extérieur et est limité dans le temps — des virus, des bactéries, un aliment inhabituel, un antibiotique. Le second agit de l’intérieur et accompagne les personnes concernées pendant une période plus longue.

Pour interpréter vos propres symptômes, la question la plus importante n’est donc pas « à quel point sont-ils graves ? », mais « à quelle fréquence et pendant combien de temps surviennent-ils ? ». Un épisode isolé après un repas au restaurant n’a pas la même signification que des crampes accompagnées de selles molles, qui surviennent plusieurs fois par semaine depuis des semaines.

5. Qu’est-ce qui se cache derrière des crampes abdominales récurrentes accompagnées de diarrhée ?

Les crampes abdominales récurrentes accompagnées de diarrhée ont d’autres causes typiques qu’un épisode isolé. Le syndrome de l’intestin irritable, les intolérances alimentaires, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, la diverticulose et les troubles fonctionnels sont les principales causes à envisager.

Syndrome de l’intestin irritable : fréquent, gênant, mais pas dangereux

Selon les estimations de l’IQWiG (2023), environ 10 à 20 personnes sur 100 souffrent du syndrome de l’intestin irritable. D’après la même source, les symptômes typiques sont « des douleurs abdominales ou du bas-ventre persistantes, des crampes ainsi qu’une modification des selles » — soit exactement l’association évoquée dans cet article.

Point important pour l’interprétation : selon les informations de l’IQWiG (2023), le syndrome de l’intestin irritable n’est pas dangereux et la plupart des personnes concernées en ont une forme légère. Cela peut rassurer — mais ne remplace pas un bilan, car le diagnostic n’est posé qu’après exclusion d’autres causes.

Intolérance au lactose : lorsque le lactose fermente dans le côlon

Selon l’IQWiG (2024), environ 5 à 15 % des Européens ne digèrent pas le lactose ; en Afrique ou en Asie de l’Est, cette proportion atteint 65 à plus de 90 % des adultes. Le mécanisme est bien décrit : s’il reste du lactose dans l’intestin grêle, il passe dans le côlon, où les bactéries intestinales le fermentent.

Selon l’IQWiG (2024), il se forme alors davantage de gaz, comme du dioxyde de carbone et de l’hydrogène, ainsi que des liquides et des acides gras dans l’intestin — et c’est précisément ce liquide présent dans l’intestin qui explique pourquoi les crampes et les selles molles surviennent si souvent ensemble. L’examen de référence pour clarifier la situation est le test respiratoire à l’hydrogène.

Diverticulose et maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Dans la diverticulose, la paroi interne de l’intestin fait saillie vers l’extérieur à travers des zones de faiblesse de la musculature. Selon l’IQWiG (2026), elle se manifeste généralement par des douleurs dans le bas-ventre gauche ; des ballonnements, une constipation ou une diarrhée peuvent également survenir. Environ 13 % des personnes de moins de 50 ans ont des diverticules, contre près de 50 % chez les plus de 70 ans.

Dans la rectocolite hémorragique, selon l’IQWiG (2026), le rectum, et parfois l’ensemble du côlon, est enflammé. Lors d’une poussée aiguë, des douleurs abdominales surviennent, « souvent accompagnées de crampes abdominales, surtout lors des selles », et l’envie d’aller à la selle se manifeste plusieurs fois en l’espace de 24 heures. Les spécialistes estiment qu’environ 400 000 personnes en Allemagne sont atteintes de rectocolite hémorragique.

Il en va de même pour la maladie de Crohn : selon l’IQWiG (2026), lors d’une poussée aiguë, « il y a surtout des douleurs abdominales et de la diarrhée ». En Europe, on estime que 320 personnes sur 100 000 sont atteintes de la maladie de Crohn. Dans les deux maladies, aucune forme d’alimentation ne remplace le traitement médical.

Stress et troubles somatiques fonctionnels

Lorsqu’aucune cause physique n’est trouvée, la médecine parle de troubles somatiques fonctionnels. Selon l’IQWiG (2026), on estime qu’environ 10 % de la population présente des troubles dont la cause exacte ne peut être déterminée. La même source précise expressément : « Cela ne signifie toutefois pas que les troubles sont imaginaires et qu’on ne peut rien faire. »

Concernant le lien avec le système gastro-intestinal, l’IQWiG (2026) est concret : « Le fonctionnement intestinal peut par exemple être perturbé par le stress. Cela entraîne alors de la diarrhée, des ballonnements ou de la constipation. » Les périodes de stress ne sont donc pas une excuse, mais un facteur reconnu.

Idée clé : des crampes abdominales récurrentes accompagnées de diarrhée ne constituent pas une maladie à part entière, mais un ensemble de symptômes : l’interprétation dépend de la durée, des signes associés et de l’évaluation médicale, et non de la gravité d’un épisode isolé.

Cet article traite délibérément de l’association de crampes et de diarrhée. Si tes douleurs irradient plutôt vers le dos, tu trouveras une analyse dans l’article consacré aux Douleurs dans le bas-ventre et le dos ; si une inflammation intestinale déjà connue est au premier plan, l’article Inflammation intestinale : que faire ? est la ressource la plus adaptée.

6. Infection, intolérance ou intestin irritable : comment les distinguer ?

Seul un examen médical permet de faire une distinction fiable. L’aperçu suivant montre toutefois en quoi diffèrent les trois explications les plus fréquentes des crampes abdominales accompagnées de diarrhée, selon les sources de l’IQWiG utilisées ici, et à quels endroits les sources s’abstiennent délibérément de toute conclusion.

Critère Infection gastro-intestinale Intolérance alimentaire (exemple : lactose) Syndrome de l’intestin irritable
Comment cela commence-t-il ? Selon l’IQWiG (2023), les causes comprennent notamment les norovirus et les rotavirus, ainsi que des bactéries comme les salmonelles et les campylobactéries. La source ne fournit aucune information sur le délai d’apparition. Selon l’IQWiG (2024), les symptômes apparaissent lorsque la quantité de lactose ingérée dépasse celle que la lactase peut décomposer ; le lactose restant est fermenté dans le gros intestin. L’IQWiG (2023) ne décrit pas un événement aigu, mais des troubles persistants ; parmi les facteurs possibles sont notamment mentionnés une hypersensibilité des nerfs intestinaux et des modifications de la flore intestinale.
Combien de temps cela dure-t-il ? Les sources utilisées ici ne mentionnent aucune durée. Seule la fréquence est étayée : en Allemagne, les adultes souffrent en moyenne de diarrhée une fois par an (IQWiG, 2023). Les sources ne mentionnent aucune durée fixe. Seul le lien avec la quantité de lactose consommée est décrit (IQWiG, 2024). Persistants ou récurrents ; l’IQWiG (2023) parle de douleurs abdominales ou au bas-ventre persistantes. La source utilisée ne précise pas de durée.
Signes associés typiques Selon l’IQWiG (2023), la diarrhée s’accompagne souvent de douleurs abdominales, de crampes et de ballonnements. Selon l’IQWiG (2024), la fermentation produit davantage de gaz, comme du dioxyde de carbone et de l’hydrogène, ainsi que du liquide et des acides gras dans l’intestin. Selon l’IQWiG (2023), « des douleurs abdominales ou au bas-ventre persistantes, des crampes ainsi qu’une modification des selles ».
Comment le diagnostic est-il établi ? Les sources utilisées ne décrivent aucune méthode de détection. Selon l’IQWiG (2023), la fièvre et la présence de sang dans les selles doivent être examinées par un médecin. Test respiratoire à l’hydrogène : après avoir bu une solution de lactose, la teneur en hydrogène de l’air expiré est mesurée plusieurs fois (IQWiG, 2024). Selon l’IQWiG (2023), des symptômes supplémentaires tels qu’une perte de poids importante, du sang dans les selles, de la fièvre ou une pâleur orientent plutôt vers une autre maladie intestinale et doivent faire l’objet d’un bilan.
Qu’est-ce qui aide ? Compenser les pertes de liquide et d’électrolytes – c’est, selon l’IQWiG (2023), le plus important. Pour les enfants et les personnes âgées, une solution de réhydratation disponible en pharmacie ou en parapharmacie est mentionnée. La source utilisée ici décrit la méthode de détection, et non un régime alimentaire particulier. Toute modification de l’alimentation doit être accompagnée par un professionnel. Un régime pauvre en FODMAP est expérimenté ; selon l’IQWiG (2023), il « comporte un risque de dénutrition ». Selon l’IQWiG (2023), l’efficacité de compléments supplémentaires de fibres n’est pas démontrée.

Il est frappant de constater à quel point ce tableau indique souvent que les sources ne fournissent aucune information. Cela reflète justement bien la situation réelle : l’évolution et la durée des troubles gastro-intestinaux ne peuvent pas être exprimées sérieusement en chiffres fixes, car elles dépendent de l’agent infectieux, du facteur déclenchant, de l’âge et des antécédents médicaux.

7. Que faire en cas de troubles récurrents — et qu’est-ce qui n’est pas démontré ?

En cas de crampes abdominales récurrentes accompagnées de diarrhée, il n’existe pas de solution standard adaptée à tout le monde. L’IQWiG (2023) précise à propos de l’intestin irritable : « La manière dont les personnes réagissent à certains aliments est toutefois très individuelle. »

Régime pauvre en FODMAP : une approche éprouvée, mais pas sans risques

Le régime pauvre en FODMAP est l’approche la plus connue en cas de symptômes de l’intestin irritable accompagnés de diarrhée. Il ne doit toutefois pas être suivi à long terme : selon l’IQWiG (2023), il existe « un risque de malnutrition, car il devient difficile d’absorber suffisamment de vitamines et de minéraux ».

C’est pourquoi une telle phase d’éviction doit être accompagnée par un professionnel — par exemple un spécialiste de la nutrition ou le cabinet du médecin traitant. Sans réintroduction structurée des aliments supprimés, on se retrouve souvent avec une alimentation inutilement restrictive, sans connaître les véritables facteurs déclenchants.

Compléments de fibres alimentaires et probiotiques : ce que montrent les données

Pour les compléments de fibres alimentaires, l’IQWiG (2023) livre une conclusion claire : « Il n’est pas démontré que les compléments de fibres alimentaires soient utiles. » Cela ne constitue pas un argument contre les aliments riches en fibres — la Société allemande de nutrition (DGE, 2021) recommande aux adultes un apport indicatif d’au moins 30 grammes de fibres par jour —, mais s’oppose à l’idée qu’un complément puisse à lui seul résoudre le problème.

Concernant les probiotiques, l’IQWiG (2023) précise : « En général, les probiotiques sont bien tolérés : les effets indésirables légers, comme les ballonnements, ne surviennent que rarement. » Une bonne tolérance est toutefois différente d’une efficacité démontrée — une distinction régulièrement brouillée dans la publicité pour les produits destinés à la santé intestinale.

Alimentation et flore intestinale : ce que décrit la DGE

Il est bien établi que l’alimentation agit sur les bactéries intestinales. Selon un communiqué de la DGE (2021), l’alimentation façonne la composition des bactéries, et on peut partir du principe que la nature et la quantité des fibres alimentaires influencent considérablement le microbiome. Chez une personne en bonne santé, la richesse bactérienne est considérée comme un marqueur d’un microbiome stable.

La prudence est toutefois de mise. Dans le même communiqué de la DGE (2021), il est rapporté une évaluation scientifique formulée ainsi : « Jusqu’à présent, je ne vois pas comment une alimentation particulière pourrait influencer le microbiome dans une direction clairement définie. » Il ne s’agit pas d’une position institutionnelle de la DGE, mais d’un point de vue cité dans ce communiqué — et d’un contrepoids utile aux promesses selon lesquelles il serait possible de remodeler délibérément la flore intestinale.

En bref

En cas de crampes abdominales récurrentes accompagnées de diarrhée, la réaction à certains aliments varie fortement d’une personne à l’autre, selon l’IQWiG (2023). Un régime pauvre en FODMAP est parfois expérimenté, mais il comporte un risque de carences nutritionnelles selon l’IQWiG (2023) et doit être suivi avec un accompagnement professionnel. Selon l’IQWiG (2023), l’efficacité des compléments de fibres supplémentaires n’est pas démontrée ; les probiotiques y sont certes considérés comme bien tolérés, mais cela ne constitue pas une preuve d’efficacité. Il est démontré que l’alimentation influence le microbiote intestinal, mais, selon l’évaluation scientifique reprise dans la communication de la DGE (2021), il n’est actuellement pas possible de l’orienter de manière ciblée dans une direction définie.

8. Une analyse du microbiote peut-elle aider en cas de crampes abdominales et de diarrhée ?

Une analyse du microbiote ne répond pas à la question de savoir pourquoi vous avez aujourd’hui la diarrhée. Elle décrit la composition de votre microbiote intestinal — ce qui constitue un complément pertinent en cas de troubles récurrents, après exclusion médicale des causes aiguës nécessitant un traitement.

mybody® (MYBODY Lab GmbH) propose à cet effet des tests de selles analysés dans un laboratoire certifié ISO en Allemagne, fonctionnant selon la norme ISO 27001 et conformes au RGPD. L’analyse est réalisée sous pseudonyme ; la transmission des résultats est chiffrée par SSL.

Test du microbiote intestinal MIKROBIOM Complete de mybody® (MYBODY Lab GmbH)

Test du microbiote intestinal MIKROBIOM Complete

Le test analyse par séquençage de l’ADN plus de 1 500 espèces bactériennes dans un échantillon de selles et décrit la diversité bactérienne, le rapport entre les germes protecteurs et problématiques, les signes éventuels d’une dysbiose, ainsi qu’un indice FODMAP et la détermination de l’entérotype. Le rapport compte environ 15 pages. Le test ne permet expressément pas de détecter une infection gastro-intestinale : il ne met pas non plus en évidence les salmonelles, les campylobactéries, les norovirus ou les rotavirus, ni un effet indésirable associé aux antibiotiques, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, une maladie cœliaque ou une tumeur.

Prix : 189,00 € (au lieu de 219,00 €)  ·  Type d’échantillon : échantillon de selles  ·  Délai de traitement : env. 20 à 25 jours ouvrés  ·  Laboratoire : analyse en laboratoire certifié ISO, ISO-27001

Vers le test du microbiote Complete

Si vous souhaitez d’abord avoir un aperçu de la composition de votre microbiote intestinal, la version Basic constitue une première approche plus accessible. Elle couvre moins de thèmes d’analyse, mais utilise le même type d’échantillon et respecte les mêmes standards de laboratoire.

Test du microbiote intestinal MIKROBIOM Basic de mybody® (MYBODY Lab GmbH)

Test du microbiote intestinal MIKROBIOM Basic

La formule d’entrée de gamme décrit la composition de la flore intestinale, le rapport entre les bactéries protectrices et les bactéries potentiellement nuisibles, le milieu intestinal à travers le pH, la présence de champignons ainsi que les signes éventuels d’une dysbiose. Le rapport compte également environ 15 pages. Ce test n’est pas non plus un outil de diagnostic : il ne détecte ni les infections gastro-intestinales, ni les salmonelles, ni les effets indésirables associés aux antibiotiques, et ne remplace pas un examen médical en cas de diarrhée aiguë.

Prix : 139,00 €  ·  Type d’échantillon : échantillon de selles  ·  Délai de traitement : env. 20 à 25 jours ouvrés  ·  Laboratoire : analyse de laboratoire certifiée ISO, ISO-27001

À propos du test du microbiome Basic

Toutes les informations relatives aux prix et aux prestations sont valables au 28 juillet 2026. Les prix et les délais de traitement peuvent changer ; la page du produit concerné fait toujours foi.

À qui s’adresse une analyse de la flore intestinale

La question de savoir si une analyse du microbiome vaut la peine dépend moins des symptômes que de la question à laquelle tu souhaites répondre. La comparaison suivante présente les deux aspects, y compris les situations dans lesquelles un autotest constitue le mauvais choix.

Cela peut être utile pour toi si…

… les crampes et les selles liquides reviennent depuis des semaines et que les causes aiguës nécessitant un traitement ont été examinées par un médecin.

… tu souhaites savoir quelle est la diversité de ta flore intestinale et s’il existe des signes de dysbiose.

… tu comprends l’interprétation comme un complément à un examen médical et que tu en discutes avec ton médecin.

Plutôt non, si…

… tu as une diarrhée aiguë accompagnée de fièvre ou de sang dans les selles : cette situation doit être examinée immédiatement par un médecin, et non au moyen d’un autotest.

… tu suspectes une infection gastro-intestinale : une analyse de la flore intestinale ne permet pas de déterminer s’il s’agit de salmonelles, de campylobacters, de norovirus ou de rotavirus.

… tu attends un diagnostic : une analyse du microbiome n’en établit pas, et quiconque l’interprète comme un diagnostic en tire des conclusions erronées.

9. Ce qu’une analyse de la flore intestinale ne peut pas faire

Un test du microbiome décrit un état, mais n’en explique pas la cause. Cette distinction est la phrase la plus importante de ce chapitre, car c’est elle qui détermine si une interprétation est utile ou si elle conduit à des conclusions erronées.

Un test du microbiome décrit un état, mais n’en explique pas la cause.

Concrètement, cela signifie qu’une analyse de la flore intestinale ne détecte pas les infections gastro-intestinales et ne met en évidence ni les salmonelles, ni les campylobacters, ni les norovirus ou les rotavirus. Elle ne détecte pas non plus les effets indésirables associés aux antibiotiques, bien que l’IQWiG (2023) cite explicitement les antibiotiques parmi les causes possibles de diarrhée.

De même, il ne permet pas de poser un diagnostic de maladie inflammatoire chronique de l’intestin. La rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn sont diagnostiquées et traitées par des médecins ; selon l’IQWiG (2026), plusieurs médicaments peuvent être envisagés, et leur choix relève exclusivement du corps médical.

Un test du microbiote ne permet pas non plus de diagnostiquer une intolérance au lactose. Pour cela, la méthode décrite est le test respiratoire à l’hydrogène : selon l’IQWiG (2024), après avoir bu une solution de lactose, la teneur en hydrogène de l’air expiré est mesurée plusieurs fois. mybody® ne propose pas de produit de test autonome du lactose ou du fructose ; cela fait partie d’une présentation honnête des possibilités.

Enfin, la limite fondamentale demeure, bien au-delà de certains prestataires : selon l’évaluation scientifique reprise dans la communication de la DGE (2021), on ne sait pas encore clairement comment influencer le microbiote dans une direction précisément définie au moyen d’une alimentation particulière. Un résultat de test est donc un instantané, pas un plan d’action.

Conclusion

En cas de crampes abdominales et de diarrhée, la priorité est de compenser les pertes de liquides et d’électrolytes — selon l’IQWiG (2023), c’est le plus important. Une alimentation légère, du repos et une surveillance attentive des signes d’alerte viennent ensuite ; les médicaments doivent être pris avec l’aide d’un pharmacien ou d’un médecin.

S’il s’agit d’un seul épisode, cela reste dans la norme : selon l’IQWiG (2023), les adultes en Allemagne ont en moyenne un épisode de diarrhée par an. En revanche, si les crampes et les selles liquides reviennent pendant plusieurs semaines, un bilan systématique est utile, du syndrome de l’intestin irritable aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, en passant par les intolérances alimentaires.

Dans ce parcours, une analyse du microbiote intestinal constitue un complément à réaliser après l’évaluation médicale, et non avant. Celui qui l’envisage ainsi obtient une description utile de son propre microbiote intestinal ; celui qui en attend un diagnostic sera déçu. En cas de sang dans les selles, de fièvre, d’une perte de poids importante ou de signes de forte déshydratation, il faut directement consulter un médecin.

Questions fréquentes

À partir de quand parle-t-on de diarrhée ?

Selon l’IQWiG (2023), on parle de diarrhée « lorsqu’une personne a au moins trois selles très molles ou liquides en l’espace de 24 heures ». Les deux critères doivent être réunis : la fréquence et la consistance molle ou liquide. Une seule selle liquide après avoir mangé un aliment inhabituel ne suffit pas encore à répondre à cette définition.

Pourquoi les crampes abdominales et la diarrhée surviennent-elles si souvent ensemble ?

Les deux troubles sont dus à la même réaction : l’intestin fait progresser son contenu plus rapidement qu’il ne peut lui retirer de l’eau, tandis que les muscles intestinaux travaillent plus intensément que d’habitude. Selon l’IQWiG (2023), la diarrhée est « souvent accompagnée de douleurs abdominales, de crampes et de ballonnements ».

Quelle est la chose la plus importante en cas de diarrhée ?

Compenser la perte de liquides et d’électrolytes. L’IQWiG (2023) le formule ainsi : « En cas de diarrhée, on perd des liquides et des électrolytes. Il est donc essentiel de compenser cette perte. » Pour les enfants et les personnes âgées, la même source recommande une solution de réhydratation disponible en pharmacie ou en parapharmacie. Demandez sur place ou à votre médecin quelle solution utiliser et en quelle quantité.

Quand dois-je consulter un médecin en cas de crampes abdominales et de diarrhée ?

Selon l’IQWiG (2023), la présence de sang dans les selles « doit en principe faire l’objet d’un examen médical afin d’en déterminer la cause ». D’après la même source, des symptômes associés tels qu’une perte de poids importante, de la fièvre ou une pâleur indiquent plutôt une autre maladie intestinale. En cas de fortes douleurs abdominales accompagnées d’un abdomen dur, de fièvre, de nausées, de palpitations et d’une faiblesse générale, l’IQWiG (2026) indique qu’il est « important de consulter rapidement un médecin ».

Un test du microbiome permet-il d’identifier la cause de ma diarrhée ?

Non. Un test du microbiome décrit la composition de la flore intestinale, mais n’établit pas de diagnostic. Il ne détecte ni infection gastro-intestinale, ni salmonelles, ni effet indésirable associé aux antibiotiques, ni maladie inflammatoire chronique de l’intestin, ni maladie cœliaque. Il peut être utile comme élément complémentaire en cas de troubles récurrents, après exclusion médicale des causes nécessitant un traitement.

Mieux comprendre les troubles récurrents

Lorsque les causes aiguës ont été évaluées par un médecin et que les troubles réapparaissent malgré tout, une analyse de votre flore intestinale peut constituer un élément complémentaire. L’analyse est réalisée dans un laboratoire certifié ISO en Allemagne, conformément au RGPD et sous pseudonymat.

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Sources

  1. IQWiG / gesundheitsinformation.de : Diarrhée (2023) — gesundheitsinformation.de
  2. IQWiG / gesundheitsinformation.de : Syndrome de l’intestin irritable (2023) — gesundheitsinformation.de
  3. IQWiG / gesundheitsinformation.de : Que faire en cas de syndrome de l’intestin irritable — et que faut-il éviter ? (2023) — gesundheitsinformation.de
  4. IQWiG / gesundheitsinformation.de : Intolérance au lactose (intolérance au sucre du lait) (2024) — gesundheitsinformation.de
  5. IQWiG / gesundheitsinformation.de : Maladie diverticulaire et diverticulite (2026) — gesundheitsinformation.de
  6. IQWiG / gesundheitsinformation.de : Rectocolite hémorragique (2026) — gesundheitsinformation.de

La définition de la diarrhée, les données de fréquence, la liste des causes, les indications concernant la compensation des pertes hydriques et électrolytiques ainsi que les signes de déshydratation sévère proviennent de [1]. Les informations sur le syndrome de l’intestin irritable, les signes d’alerte et la mention du sang dans les selles proviennent de [2] ; les affirmations concernant les FODMAP, les préparations à base de fibres, les probiotiques et le caractère individuel de la réaction proviennent de [3]. Les informations sur l’intolérance au lactose, y compris le test respiratoire à l’hydrogène, proviennent de [4] ; celles sur la maladie diverticulaire et les signes d’alerte en cas d’inflammation aiguë proviennent de [5] ; celles sur la rectocolite hémorragique proviennent de [6]. Les informations sur les produits proviennent des pages produits mybody®, consultées le 28 juillet 2026. Toutes les autres sources citées dans le texte, notamment les informations de l’IQWiG (2026) sur la maladie de Crohn et les troubles fonctionnels, la valeur de référence pour les fibres de la Société allemande de nutrition (DGE, 2021), ainsi que la publication de la DGE sur l’alimentation et le microbiome (2021), sont indiquées directement à l’endroit concerné avec l’institution et l’année.

Certificat / label de qualité mybody® (MYBODY Lab GmbH)

Équipe éditoriale & scientifique mybody®

Santé intestinale Microbiome Diarrhée & crampes abdominales Sciences de la nutrition

Cet article a été rédigé et vérifié sur le plan scientifique par l’équipe éditoriale et scientifique mybody®. Cette équipe réunit des expertises en nutrigénétique, microbiome et sciences intestinales, interprétation des analyses sanguines, sciences de la nutrition et diagnostic de laboratoire.

Publié le 28 juillet 2026 · Dernière mise à jour le 28 juillet 2026

Avis médical : cet article est fourni à titre d’information générale et ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Il ne contient volontairement aucune recommandation de médicament ni indication de dosage, pas même pour les médicaments en vente libre. En cas de sang dans les selles, de fièvre, de perte de poids importante, de vomissements persistants, de fortes douleurs abdominales ou de signes de déshydratation sévère, veuillez consulter immédiatement un médecin.

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