Les aliments riches en magnésium : ce que les chiffres montrent réellement
L’essentiel en bref
Pour le magnésium, le chiffre le plus frappant n’est pas une valeur nutritionnelle, mais une formulation. Depuis 2021, la DGE ne mentionne plus d’apport recommandé, mais une valeur estimée : 350 milligrammes par jour pour les hommes et 300 pour les femmes. La raison en est l’absence de données d’études suffisamment solides et le fait qu’il n’existe actuellement aucun biomarqueur approprié du statut en magnésium.
La deuxième constatation surprenante : selon la même source, une carence en magnésium est relativement rare chez les personnes ayant une alimentation équilibrée et un métabolisme sain. Par ailleurs, selon le centre allemand de conseil aux consommateurs, les crampes nocturnes aux mollets ne sont généralement pas dues à une carence en magnésium.
Vous découvrirez les chiffres actuels, trois idées reçues confrontées aux sources, un aperçu présentant des valeurs réelles, les facteurs qui influencent l’absorption, les situations dans lesquelles une carence survient réellement, ainsi que ce qu’un taux de magnésium sanguin indique — et ce qu’il n’indique pas.
Ce qui vous attend dans cet article
1. À quoi sert le magnésium dans l’organisme
2. Pourquoi la DGE ne donne plus que des valeurs estimées
3. Quelle quantité de magnésium par jour
4. Quel est le niveau d’apport en Allemagne
5. Trois phrases qui ont la vie dure
6. Les aliments en un coup d’œil
7. Quand une carence survient réellement
8. Ce que peuvent apporter les compléments alimentaires
9. Pour qui la situation peut devenir délicate
10. Comment situer vos valeurs
11. Limites : ce qu’un taux de magnésium sanguin indique
12. Ce que vous pouvez changer dès demain
Questions fréquentes
Sources
À quoi sert le magnésium dans l’organisme
Avant de parler des aliments, il vaut la peine de regarder où se trouve réellement le magnésium dans l’organisme. Cette répartition explique ensuite presque tout ce qui rend ce nutriment difficile à évaluer.
L’IQWiG constate que le magnésium se trouve majoritairement dans les tendons, les dents et les os, les os à eux seuls en contenant environ les deux tiers. Seuls 1 à 2 % du magnésium total se trouveraient dans le sang (au 20/03/2025).
À retenir
La très grande majorité du magnésium corporel se trouve là où aucun prélèvement sanguin ne peut l’atteindre. Ce simple fait traverse tout l’article, jusqu’au chapitre 11.
La DGE le précise encore davantage : la majeure partie, soit 99 % du magnésium corporel total, se trouverait à l’intérieur des cellules, principalement dans les os, les muscles et les autres tissus mous. Seulement 1 % se trouverait dans le liquide extracellulaire (au 10/09/2025).
Pourquoi la répartition est si importante
Pour la plupart des nutriments de cette série, une fonction est présentée au début. Pour le magnésium, c’est une répartition qui vient en premier, et ce n’est pas sans raison : c’est précisément ce qui rend ce nutriment plus difficile à mesurer que les autres.
Un nutriment présent à 99 % dans les cellules et les os révèle peu de choses lors d’une analyse sanguine. La faible fraction qui circule dans le sang est en outre maintenue dans une plage étroite ; selon la DGE, elle ne diminue qu’après une période prolongée d’apport insuffisant, de plus de 80 jours (état au 10/09/2025). Ces deux éléments conduisent à ce qui est présenté au chapitre 2 comme l’absence de biomarqueur, et expliquent ensemble le chapitre 11.
Pourquoi la DGE ne mentionne-t-elle désormais que des valeurs estimées ?
En 2021, la DGE a révisé ses valeurs de référence pour le magnésium, et quelque chose s’est produit qui apparaît presque jamais dans les textes de conseils : un apport recommandé est devenu une valeur estimée pour un apport adéquat.
La justification avance deux raisons. Faute de données d’études suffisamment fiables, les valeurs estimées seraient établies à partir de l’apport moyen en magnésium de la population. Et il n’existerait actuellement aucun biomarqueur approprié pour déterminer le statut en magnésium (DGE, 2021).
Ce que signifie une valeur estimée
La différence peut sembler académique, mais elle ne l’est pas. Un apport recommandé est établi à partir du besoin mesuré. Ici, une valeur estimée est établie à partir de ce que la population consomme déjà.
Cela a une conséquence qu’il faut garder à l’esprit : se situer en dessous de la valeur estimée signifie se trouver en dessous d’une moyenne, et pas nécessairement en dessous de ses besoins. Cette distinction réapparaît au chapitre 4.
La DGE cite explicitement, parmi les raisons qui rendent difficile la définition d’un biomarqueur, le fait que le magnésium se trouve majoritairement à l’intérieur des cellules, ainsi que l’interaction complexe entre l’absorption, la mobilisation à partir des os et l’élimination par les reins (état au 10/09/2025).
Quelle quantité de magnésium par jour ?
Les chiffres eux-mêmes sont vite exposés et réservent une surprise.
Valeurs estimées pour un apport quotidien adéquat
350 mg
Hommes à partir de 19 ans, inchangée jusqu’à un âge avancé
300 mg
Femmes à partir de 19 ans
300 mg
Femmes enceintes et allaitantes, soit la même valeur
Source : Société allemande de nutrition, valeurs de référence pour le magnésium, état de l’établissement des valeurs : 2021
La surprise se trouve sur la troisième carte
Depuis la révision de 2021, les femmes enceintes et allaitantes ont la même valeur estimée que les autres femmes : 300 milligrammes par jour. Aucun supplément, aucune valeur distincte.
Cela contredit bon nombre d’informations qui circulent sur le sujet. Lorsqu’un texte mentionne un besoin accru en magnésium pendant la grossesse, il faut vérifier sa date. La DGE constate qu’en raison de données insuffisantes et de résultats incohérents, il n’est actuellement pas possible de déterminer si un apport plus élevé en magnésium est avantageux pour les femmes enceintes par rapport aux femmes qui ne le sont pas.
Chez les personnes âgées également, la valeur reste inchangée. La DGE l’explique par l’absence d’indices probants d’un besoin accru en magnésium chez les personnes de 65 ans et plus.
Dans quelle mesure l’Allemagne est bien approvisionnée
La base de données est l’Étude nationale de consommation II. Selon celle-ci, l’apport moyen est de 284 milligrammes par jour chez les femmes et de 345 milligrammes chez les hommes (DGE, au 10/09/2025).
Les deux valeurs se situent juste en dessous de la valeur de référence correspondante, soit 300 et 350 milligrammes. L’écart est respectivement de 16 et 5 milligrammes, soit moins que la quantité contenue dans une demi-portion de flocons d’avoine.
La phrase qui évite le contresens habituel
Pour cette même enquête, la Verbraucherzentrale indique les proportions suivantes : chez les femmes et les hommes adultes, environ 30 % n’atteignaient pas les recommandations, contre environ 60 % chez les adolescents et les jeunes adultes (au 18/02/2026).
Et vient alors la phrase la plus importante de ce chapitre, qui figure dans presque aucun guide : cela ne signifie toutefois pas nécessairement que ces personnes souffrent d’une carence (Verbraucherzentrale, 2026).
Avec le chapitre 2, cela donne une image claire. Être en dessous d’une valeur de référence calculée à partir de la moyenne de la population est différent d’avoir une carence. La manière dont une carence se forme réellement est expliquée au chapitre 7.
L’ancienneté de ces chiffres
Un point rarement mentionné sur ce sujet : selon le Max Rubner-Institut, l’Étude nationale de consommation II a été menée de novembre 2005 à janvier 2007. Les chiffres qui servent encore aujourd’hui à parler de l’apport en magnésium en Allemagne décrivent donc des habitudes alimentaires datant d’il y a environ vingt ans.
Cela ne les invalide pas, car aucune enquête plus récente de cette ampleur n’est disponible. Mais cela les remet en perspective. Lorsqu’on lit que les Allemands ne bénéficient pas d’un apport suffisant en magnésium, on lit une affirmation concernant un échantillon du milieu des années 2000.
À cela s’ajoute un deuxième décalage. Les données sur les apports datent de cette époque, tandis que la valeur de référence à laquelle ils sont comparés a été modifiée en 2021. Les deux chiffres correspondent à des états différents, et il faut le préciser.
Trois phrases qui ont la vie dure
Répandu contre étayé
Répandu
« Les crampes aux mollets sont dues à une carence en magnésium. »
Étayé
La Verbraucherzentrale écrit que la cause des crampes nocturnes aux mollets n’est généralement pas une carence en magnésium et cite comme causes fréquentes une sollicitation excessive ou insuffisante du muscle, des chaussures inadéquates ou des malpositions (2026).
Répandu
« L’efficacité du magnésium contre les crampes nocturnes est établie. »
Étayé
La DGE renvoie à une revue systématique dans laquelle aucun effet significatif de la supplémentation en magnésium n’a pu être démontré sur la fréquence, la gravité ou la durée des crampes musculaires nocturnes chez les adultes âgés (2025).
Répandu
« Les composés de magnésium plus chers sont nettement plus efficaces. »
Étayé
La Verbraucherzentrale constate que, dans les études, les composés organiques comme le citrate, le lactate ou le gluconate sont certes légèrement plus solubles, et donc mieux disponibles, que les composés inorganiques, mais que la différence joue à peine en pratique (2026).
Les aliments en un coup d’œil
Deux remarques préliminaires distinguent ce tableau de la plupart des autres. Premièrement, les valeurs de la DGE se rapportent aux portions et non à 100 grammes ; aucune conversion n’est effectuée ici, car la source ne la fournit pas. Deuxièmement, les amandes, les noix de cajou, le chocolat noir et les légumineuses manquent, bien qu’ils figurent dans toutes les listes populaires : aucune des sources examinées ne donne de valeur chiffrée pour ces aliments.
| Aliment | Quantité de référence | Magnésium | Part de 300 mg |
|---|---|---|---|
| Épinards, surgelés et cuits | 150 g | 91,5 mg | un peu moins d’un tiers |
| Flocons d’avoine | 60 g | 77,4 mg | un peu plus d’un quart |
| Graines de tournesol | 20 g | 67,2 mg | un peu plus d’un cinquième |
| Graines de courge | 20 g | 57,0 mg | un peu moins d’un cinquième |
| Pain complet | 100 g, deux tranches | 55,0 mg | un peu plus d’un sixième |
| Pommes de terre, cuites | 250 g | 52,5 mg | un peu plus d’un sixième |
| Eau minérale naturelle | 1,5 litre | 45,0 mg | un septième |
| Banane | 150 g | 45,0 mg | un septième |
| Yaourt, 3,5 % de matières grasses | 150 g | 18,0 mg | environ un dix-septième |
| Mâche | 150 g | 16,5 mg | environ un dix-huitième |
| Œuf, cuit | 60 g, un œuf | 6,0 mg | un cinquantième |
Source : Société allemande de nutrition, Questions et réponses sélectionnées sur le magnésium, journées types avec données nutritionnelles issues de DGExpert. Toutes les valeurs correspondent aux portions. La dernière colonne est une mise en perspective de cette rédaction par rapport à l’estimation de 300 mg et ne figure pas dans la source.
Cette vue d’ensemble montre qu’il n’existe pas un seul aliment vedette qui couvre les besoins d’une journée. La valeur la plus élevée du tableau, une portion d’épinards, atteint à peine un tiers. Le magnésium est un nutriment qui s’additionne au fil de la journée, et non au cours d’un seul repas.
Les deux types de graines attirent également l’attention. Vingt grammes de graines de tournesol fournissent davantage que deux tranches de pain complet, et vingt grammes représentent une petite poignée. C’est la ligne qui offre le meilleur rapport entre effort et rendement dans ce tableau.
Pourquoi les boissons comptent
La ligne consacrée à l’eau minérale est généralement oubliée lors de l’addition et apporte, dans cette journée type, autant de magnésium qu’une banane. Mathématiquement, cela correspond à une eau contenant 30 milligrammes par litre. Il est possible d’aller plus haut : la Verbraucherzentrale indique le seuil à partir duquel une eau peut porter cette mention, fixé à au moins 50 milligrammes de magnésium par litre (2026).
La DGE précise que l’espresso, les jus de fruits et l’eau potable fournissent également du magnésium, et que, pour l’eau potable, la source et le degré de dureté sont déterminants : l’eau dure présente des concentrations plus élevées que l’eau douce.
Ce qui est effectivement absorbé
Un chiffre relativise toutes les valeurs du tableau, et il figure sur le site de la Verbraucherzentrale : seuls 30 à 50 % environ du magnésium apporté quotidiennement par l’alimentation sont absorbés par l’organisme. Cela est toutefois pris en compte dans les recommandations d’apport (2026).
La deuxième phrase est la plus importante. Il n’est donc pas nécessaire d’extrapoler les valeurs des tableaux ; les estimations du chapitre 3 tiennent déjà compte de cette perte.
La quantité absorbée dépend notamment, selon la même source, de l’état nutritionnel de l’organisme et de la quantité apportée en une seule fois : lorsque les réserves sont moins bonnes et que le magnésium est apporté plus fréquemment en petites quantités, l’organisme l’absorbe généralement mieux.
Ce qui influence encore l’absorption
La DGE cite plusieurs substances qui se concurrencent. De grandes quantités de calcium, de phosphore, de fer, de cuivre, de manganèse ou de zinc pourraient inhiber l’absorption du magnésium, surtout lorsqu’elles proviennent de préparations. Aux doses présentes dans les aliments, l’absorption ne serait en revanche pas altérée (état au 10/09/2025).
En pratique, cela signifie que toute personne prenant plusieurs préparations minérales en même temps devrait le signaler. En revanche, celles qui les obtiennent par les aliments n’ont rien à séparer ni à planifier.
De l’autre côté, il y a l’excrétion. Selon la même source, la caféine et l’alcool peuvent augmenter l’excrétion du magnésium par les reins. Il ne s’agit pas non plus d’une règle d’interdiction, mais d’une explication du fait que, chez certaines personnes, la quantité éliminée puisse être supérieure à ce que laisse penser le tableau.
Le centre de conseil aux consommateurs cite comme autres facteurs la solubilité du sel de magnésium, la composition de l’alimentation — notamment la quantité de fibres, de phytates et d’acides gras libres — ainsi que le temps de transit des aliments (2026).
Quand une carence apparaît réellement
D’après les chiffres du chapitre 4, on pourrait supposer qu’une carence est répandue. Les sources spécialisées sont d’un autre avis, et très nettement.
Source documentée
« Une carence en magnésium est relativement rare chez les personnes en bonne santé métabolique qui ont une alimentation équilibrée. »
Société allemande de nutrition
Questions et réponses sélectionnées sur le magnésium, état au 10/09/2025
Le centre de conseil aux consommateurs formule presque la même idée : une carence en magnésium serait rare en Allemagne (2026). Les deux affirmations sont attribuées à l’institution et non à une personne en particulier.
Comment une carence apparaît généralement
La DGE le décrit comme une conséquence secondaire et non comme un problème nutritionnel : une symptomatologie carentielle se développerait à la suite d’une absorption intestinale du magnésium altérée ou d’une excrétion accrue par les reins. Parmi les causes citées figurent notamment les diarrhées aiguës ou chroniques, les vomissements, la malabsorption, les interventions sur l’intestin grêle, les maladies rénales, la consommation chronique d’alcool ainsi que la prise prolongée de certains médicaments, comme les diurétiques, les antibiotiques ou les contraceptifs oraux.
Concernant les signes, la même source précise que les premiers symptômes peuvent être une perte d’appétit, des nausées, des vomissements, de la fatigue et une faiblesse générale. Quant au seuil, les symptômes d’une carence en magnésium n’apparaîtraient qu’à de très faibles concentrations sériques, inférieures à 0,5 millimole par litre (2025).
À titre de comparaison, l’IQWiG indique comme intervalle de référence pour les adultes de plus de 18 ans une concentration de 0,70 à 1,05 millimole par litre (au 20/03/2025). Le seuil d’apparition des symptômes se situe donc nettement en dessous de la limite inférieure de référence, et non juste en dessous.
Ce que les compléments alimentaires apportent
Pour presque aucun minéral, l’écart entre ce que l’on trouve en rayon et les données disponibles n’est aussi grand. Une distinction essentielle structure toute cette section : les avertissements concernent les préparations, pas les aliments.
La DGE précise à ce sujet qu’aucun effet négatif n’a jusqu’à présent été observé chez les personnes en bonne santé en cas d’apport élevé de magnésium provenant des aliments. En revanche, pour les préparations, le BfR recommande une quantité maximale de 250 milligrammes par dose journalière recommandée ; dès 300 milligrammes par jour provenant de compléments alimentaires, des diarrhées peuvent survenir chez les adultes (au 10/09/2025).
Ce que l’on trouve réellement en rayon
Le centre de conseil aux consommateurs l’a vérifié. Une étude menée par les centres de conseil aux consommateurs en 2020 a révélé que 57 % des compléments alimentaires contenant du magnésium renfermaient une quantité supérieure à la dose quotidienne maximale de 250 milligrammes recommandée par le BfR (au 18/02/2026).
Plus de la moitié des produits dépassait donc la recommandation de l’autorité chargée de l’évaluation des risques. Toute personne prenant une préparation devrait donc regarder la quantité indiquée sur l’emballage et non sa présentation.
Le BfR recommande en outre de répartir la dose quotidienne sur au moins deux prises par jour. Cela correspond à ce qui est indiqué au chapitre 6 concernant l’absorption : les petites quantités sont mieux assimilées.
Ce qui s’applique aux aliments enrichis
Outre les préparations, certains aliments sont enrichis en magnésium. Là encore, selon les indications du centre de conseil aux consommateurs, le BfR fixe des teneurs maximales : 31 milligrammes pour 100 grammes dans les aliments solides et 8 milligrammes pour 100 millilitres dans les aliments liquides (2026).
Ces chiffres sont faibles. Les sources examinées n’en donnent pas la raison ; selon l’évaluation de notre rédaction, il s’agit d’une marge de sécurité, car plusieurs produits enrichis consommés au cours de la journée pourraient sinon aboutir à une somme imprévue.
Pour qui la situation peut devenir délicate
La comparaison suivante résume ce que les sources indiquent pour chaque groupe. Elle distingue le besoin des apports réels, car les deux sont souvent confondus.
Aucun besoin accru selon les sources
Femmes enceintes et allaitantes. L’apport estimé est de 300 mg, comme pour les autres femmes (DGE, 2021).
Les personnes de 65 ans et plus. La DGE ne relève aucun indice clair d’un besoin accru dans ce groupe.
Les pratiquantes et pratiquants de sport amateur. Le centre de conseil aux consommateurs précise que leurs besoins en micronutriments ne sont pas accrus, pas même ceux en magnésium (état au 06/01/2026).
Regarder de plus près si…
une maladie de l’appareil digestif est présente. Le centre de conseil aux consommateurs mentionne les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et le déficit en acides biliaires.
tu prends des médicaments qui déshydratent. Selon la même source, les diurétiques utilisés en cas de problèmes cardiaques ou d’hypertension peuvent entraîner des pertes plus importantes.
une consommation régulière et importante d’alcool est en jeu.
Cette comparaison contient un point qui peut facilement être mal interprété. Le centre de conseil aux consommateurs cite les adolescents et les personnes âgées parmi les groupes dont les apports sont plus faibles, tandis que la DGE n’observe pas de besoin accru chez les personnes âgées.
Ce n’est pas contradictoire. Le besoin correspond à ce dont le corps a besoin, tandis que l’apport correspond à ce qui est effectivement consommé. Les deux phrases peuvent coexister, et c’est bien le cas dans les sources.
Ce qui est démontré concernant le sport et ce qui ne l’est pas
Comme le magnésium est difficilement absent des rayons de produits sportifs sans complément, ce point mérite d’être mentionné séparément. La DGE précise qu’il est actuellement controversé de savoir si l’activité physique augmente les pertes de minéraux par les urines ou les selles, et que cela dépendrait le cas échéant de l’intensité de l’effort et du volume d’entraînement.
Le centre de conseil aux consommateurs ajoute qu’en cas de forte transpiration due au sport de compétition ou au travail sous la chaleur, ainsi qu’en période de stress, les besoins pourraient être plus élevés (2026). Il s’agit d’une formulation au conditionnel, pas d’un chiffre, et les sources examinées ne permettent pas d’en dire davantage à cet endroit.
Où situer tes résultats
Si cette question t’est venue à l’esprit en raison de symptômes, il est plus logique de regarder plusieurs électrolytes à la fois plutôt que le magnésium seul. Un test de sang capillaire de mybody®x (MYBODY Lab GmbH) mesure ce groupe dans son ensemble. Ce qu’un tel résultat indique ou non est expliqué juste en dessous, au chapitre 11, avant même que tu cliques.
Analyse sanguine à partir de sang capillaire
BalanceCheck | Test des électrolytes et des minéraux
Selon la page du produit, mesure les électrolytes potassium, sodium, calcium, magnésium et phosphore, ainsi que les oligoéléments sélénium, zinc, chrome, cuivre, manganèse et molybdène, et les métaux lourds plomb, cadmium, nickel et mercure. Le test fournit des chiffres à discuter avec un médecin, pas un diagnostic.
Analyse en laboratoire sous 3 à 5 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Informations de la page produit, consultée le 28/08/2026
Limites : ce qu’indique une valeur de magnésium sanguin
Ce chapitre fait partie des plus délicats qu’un fournisseur de tests sanguins puisse écrire, et c’est pourquoi il est reproduit ici intégralement.
La DGE constate qu’il n’existe actuellement aucun biomarqueur approprié pour déterminer le statut en magnésium (état au 10/09/2025). Elle ne formule pas cette phrase incidemment, mais en fait l’une des raisons pour lesquelles elle est passée en 2021 d’un apport recommandé à une valeur estimée.
L’explication fait suite au chapitre 1. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent du magnésium se trouvent à l’intérieur des cellules, dans les os, les muscles et les tissus mous ; seul 1 % se trouve dans le liquide extracellulaire (DGE, 2025). L’IQWiG estime que la part présente dans le sang représente 1 à 2 % du magnésium total (état au 20/03/2025).
Il en découle une limite claire pour tout test sanguin, y compris celui-ci : une valeur de magnésium sanguin décrit une petite fraction, étroitement régulée, à un moment donné. D’après la présentation de ces deux organismes, elle renseigne peu sur les réserves totales de l’organisme, et cet article ne prétend pas le contraire.
Pourquoi cette valeur est malgré tout mesurée
L’IQWiG en précise le motif : les médecins déterminent la concentration de magnésium dans le sang lorsqu’ils soupçonnent une carence ou un excès en raison de certains symptômes, par exemple en cas de crampes musculaires fréquentes ou de troubles du rythme cardiaque (2025).
Cette valeur a donc sa place, dans le contexte de symptômes et lors d’un échange avec un médecin. Ce qu’elle n’est pas : une indication permettant de savoir si votre alimentation apporte suffisamment de magnésium. Le tableau du chapitre 6 répond mieux à cette question que n’importe quel prélèvement sanguin.
La Verbraucherzentrale souligne de manière générale, au sujet des autotests, qu’ils ne peuvent fournir qu’une indication et que leur résultat devrait être confirmé par une analyse en laboratoire avant la prise de compléments alimentaires fortement dosés (état au 06/01/2026). Cela reste également valable ici, bien que le test soit présenté dans cet article.
Quatre-vingt-dix-neuf pour cent du magnésium se trouvent là où aucun prélèvement sanguin ne peut parvenir.
Ce que vous pouvez changer dès demain
Si vous ne retenez qu’une seule action de cet article, que ce soit celle-ci : placez un bol de graines de tournesol ou de courge à un endroit où vous prenez déjà quelque chose. Vingt grammes correspondent à une petite poignée et apportent, selon le tableau de la DGE, respectivement 67 et 57 milligrammes.
La raison est expliquée au chapitre 4. L’écart entre l’apport médian et la valeur estimée est de 16 milligrammes chez les femmes et de 5 milligrammes chez les hommes. Une poignée de graines couvre plusieurs fois cet écart, et c’est la seule étape de cet article qui ne nécessite ni planification ni changement d’habitudes.
La deuxième mesure concerne ce que tu bois déjà. En consultant l’étiquette de ton eau minérale, tu sauras en dix secondes si elle contient au moins 50 milligrammes par litre. L’eau de l’exemple de journée de la DGE apporte 45 milligrammes pour un litre et demi, soit autant qu’une banane. Une eau étiquetée comme riche en magnésium en apporterait davantage pour la même quantité.
Une troisième mesure ne concerne que le cas où tu prends déjà un complément : regarde la quantité par dose journalière. Si elle dépasse 250 milligrammes, elle est supérieure à la recommandation du BfR ; selon l’étude des Verbraucherzentralen réalisée en 2020, c’est le cas de plus de la moitié des produits.
Au départ, la question était de savoir quels aliments apportent du magnésium. La réponse étayée est simple : graines, flocons d’avoine, aliments complets, légumes verts, pommes de terre et eau minérale, en portions qui s’additionnent au fil de la journée. Et la deuxième réponse, plus rarement lue : une carence est rare dans le cadre d’une alimentation équilibrée, et la crampe au mollet de la nuit dernière avait probablement une autre cause.
Questions fréquentes
De quelle quantité de magnésium un adulte a-t-il besoin par jour ?
Depuis 2021, la DGE n’indique plus d’apport recommandé, mais une valeur estimative correspondant à un apport adéquat : 350 milligrammes par jour pour les hommes et 300 milligrammes pour les femmes à partir de 19 ans. Les femmes enceintes et allaitantes ont la même valeur que les autres femmes, soit 300 milligrammes. Le recours à une valeur estimative s’explique par l’absence de données d’études suffisamment fiables et par le fait qu’il n’existe actuellement aucun biomarqueur approprié du statut en magnésium.
Quels aliments contiennent beaucoup de magnésium ?
Selon la synthèse de la DGE, une portion de 150 grammes d’épinards apporte 91,5 milligrammes, 60 grammes de flocons d’avoine 77,4 milligrammes, 20 grammes de graines de tournesol 67,2 milligrammes et 20 grammes de graines de courge 57,0 milligrammes. Deux tranches de pain complet apportent 55,0 milligrammes, 250 grammes de pommes de terre cuites 52,5 milligrammes et un litre et demi d’eau minérale 45,0 milligrammes. Toutes les valeurs se rapportent aux portions, et non à 100 grammes.
Les crampes aux mollets sont-elles un signe de carence en magnésium ?
La Verbraucherzentrale écrit que la cause des crampes nocturnes aux mollets n’est généralement pas une carence en magnésium et cite comme causes fréquentes une sollicitation excessive ou insuffisante du muscle, des chaussures inadéquates ou des malpositions, ainsi qu’une consommation insuffisante de liquides (2026). La DGE renvoie à une revue systématique qui n’a pas permis de démontrer d’effets significatifs d’une supplémentation en magnésium sur la fréquence, la gravité ou la durée des crampes musculaires nocturnes chez les personnes âgées. En cas de symptômes persistants, la Verbraucherzentrale recommande de toujours demander d’abord un avis médical.
Quelle quantité de magnésium est excessive ?
Les sources distinguent ici les aliments des préparations. Selon la DGE, aucun effet négatif n’a jusqu’à présent été observé chez les personnes en bonne santé en cas d’apport élevé provenant des aliments. Pour les compléments alimentaires, le BfR recommande une quantité maximale de 250 milligrammes par dose journalière recommandée, et dès 300 milligrammes par jour provenant de préparations, les adultes peuvent souffrir de diarrhée (DGE, état au 10/09/2025). Une enquête menée par les centres de conseil aux consommateurs en 2020 a révélé que 57 % des préparations examinées dépassaient cette quantité maximale.
Une analyse de sang peut-elle révéler une carence en magnésium ?
Dans une mesure limitée seulement. La DGE précise qu’il n’existe actuellement aucun biomarqueur approprié pour déterminer le statut en magnésium, et l’explique par le fait que 99 % du magnésium corporel se trouve à l’intérieur des cellules et seulement 1 % dans le liquide extracellulaire (état au 10/09/2025). L’IQWiG estime la proportion présente dans le sang à 1 à 2 % et indique qu’une mesure peut être envisagée lorsqu’un médecin soupçonne une carence ou un excès en présence de certains symptômes (état au 20/03/2025). Selon la DGE, les symptômes n’apparaissent que lorsque les concentrations sériques sont inférieures à 0,5 millimole par litre.
Étape suivante
Plusieurs électrolytes à la fois
Les personnes qui présentent des symptômes pouvant être liés à plusieurs électrolytes peuvent les faire analyser ensemble grâce à un test. L’interprétation du chapitre 11 reste inchangée : la valeur sanguine décrit une faible proportion à un moment donné et ne remplace pas un avis médical.
Voir BalanceCheck Aliments riches en iodeEn savoir plus
Cela pourrait aussi vous intéresser
La même structure pour un nutriment dont la situation en matière d’approvisionnement est différente.
Les flocons d’avoine et les graines réapparaissent ici, cette fois avec leur teneur en protéines.
Sources
- Société allemande de nutrition (DGE) : questions et réponses sélectionnées sur le magnésium (état au 10/09/2025) – dge.de
- Société allemande de nutrition (DGE) : valeurs de référence pour le magnésium (état de l’établissement en 2021) – dge.de
- Société allemande de nutrition (DGE) : valeurs de référence révisées, communiqué de presse 36/2021 – dge.de
- Centre allemand de conseil aux consommateurs : le magnésium, à quoi faut-il faire attention ? (état au 18/02/2026) – verbraucherzentrale.de
- Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG) : magnésium, gesundheitsinformation.de (état au 20/03/2025) – gesundheitsinformation.de
- Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) : quantité quotidienne maximale recommandée de magnésium provenant de compléments alimentaires, avis n° 034/2017 du 12/12/2017 – bfr.bund.de
- Verbraucherzentrale: Welche Vitaminmangel-Tests sind sinnvoll? (Stand 06.01.2026) – verbraucherzentrale.de
- Bundeszentrum für Ernährung (BZfE): Mineralstoffe (Stand 29.10.2025) – bzfe.de
- Max Rubner-Institut (MRI): Nationale Verzehrsstudie II, Lebensmittelverzehr und Nährstoffzufuhr auf Basis von 24h-Recalls, Erhebung November 2005 bis Januar 2007 – mri.bund.de
Die Aussagen zum fehlenden Biomarker, zur Verteilung von 99 und 1 Prozent, zur Seltenheit eines Mangels, zu den Anzeichen und zur Symptomschwelle von 0,5 Millimol je Liter, zu den Ursachen eines sekundären Mangels, zur systematischen Übersichtsarbeit zu nächtlichen Muskelkrämpfen, zur BfR-Höchstmenge von 250 Milligramm, zum Durchfall ab 300 Milligramm, zur mittleren Zufuhr von 284 und 345 Milligramm, zu Getränken und Wasserhärte, zu Sport und zu Menschen ab 65 Jahren sowie die Werte der Lebensmitteltabelle stammen aus Quelle [1]. Die Schätzwerte von 350 und 300 Milligramm stammen aus [2], die Begründung der Umstellung auf Schätzwerte aus [1] und [3]. Die Anteile von 30 und 60 Prozent, der Hinweis, dass dies nicht zwangsläufig einen Mangel bedeutet, die Angaben zu Wadenkrämpfen, zur Resorption von 30 bis 50 Prozent, zur Kennzeichnung von Mineralwasser ab 50 Milligramm je Liter, zu den Risikogruppen, zu den 57 Prozent der Präparate und zu organischen und anorganischen Verbindungen stammen aus [4]. Die Angaben zum Anteil im Blut, zum Referenzbereich und zum Anlass einer Messung stammen aus [5]. Die Empfehlung, die Tagesdosis zu verteilen, stammt aus [6]. Die Aussagen zu Breitensport und zu Selbsttests stammen aus [7]. Die qualitative Nennung magnesiumhaltiger Lebensmittelgruppen stammt aus [8], der Erhebungszeitraum der Nationalen Verzehrsstudie II aus [9]. Angaben zu Preis, gemessenen Werten, Probenart, Bearbeitungszeiten und Labor stammen von der Produktseite von mybody®x, abgerufen am 28.08.2026. Alle Quellen wurden am 28.08.2026 aufgerufen und geprüft.
mybody®x Redaktions- & Fachteam
Ernährungswissenschaft Labordiagnostik Blutanalyse-Interpretation Nutr
Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. Cette équipe réunit des compétences en diagnostic de laboratoire, en sciences de la nutrition et en interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y contribuent sont présentées sur la page des auteurs.
Publié le 28.08.2026 · Dernière mise à jour le 28.08.2026
Ces contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge : les indications figurant sur votre compte rendu font toujours foi.





Partager maintenant:
Aliments riches en iode et thyroïde : ce que disent les chiffres