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Perdre du poids après 60 ans : ce qui compte vraiment maintenant

L’essentiel en bref

Après 60 ans, la question décisive n’est plus de savoir à quelle vitesse le poids diminue, mais ce qui est perdu au passage. Avec les années, la masse musculaire diminue de toute façon, et une perte de poids sans mesure compensatoire accélère précisément ce phénomène.

Cet article explique ce qui change dans l’organisme à cette étape de la vie, pourquoi les protéines jouent désormais un rôle différent qu’à quarante ans, quelle quantité recommandent les sociétés savantes et comment déterminer si une perte de poids vous est réellement bénéfique.

Vous découvrirez d’abord pourquoi la question se pose différemment après 60 ans, puis les mécanismes corporels, le levier des protéines avec des chiffres étayés, trois approches comparées, le rôle de la force au quotidien et les limites de toute recommandation.

Ce qui vous attend dans cet article

1. Pourquoi la question se pose différemment après 60 ans
2. Ce qui change dans l’organisme
3. Le levier des protéines et le chiffre à retenir
4. Trois approches comparées
5. La force au quotidien : l’aspect sous-estimé
6. Quand vos propres valeurs peuvent vous aider
7. Les limites de toute recommandation
8. Ce que vous devez retenir de cet article
Questions fréquentes
Sources

Pourquoi la question se pose différemment après 60 ans

La plupart des guides sur la perte de poids sont écrits pour des personnes d’environ quarante ans. Ils parlent de kilos, de rythme et de discipline. À partir de 60 ans, ce calcul est trop limité, pour une raison rarement exprimée : ce qui compte n’est plus seulement la quantité perdue, mais aussi la nature de ce qui est perdu.

Toute perte de poids se compose de graisse et de masse maigre, dont la musculature fait partie. Dans la jeunesse, le corps compense facilement cette perte. Avec l’âge, cette compensation devient plus difficile, tandis que la musculature diminue déjà lentement. Ainsi, après 60 ans, perdre rapidement du poids sans rien faire pour préserver ses muscles entraîne une perte là où elle fait mal.

Pourtant, à cette étape de la vie, les personnes qui cherchent des conseils tombent généralement sur les mêmes recommandations qu’à trente ans : manger moins, bouger davantage, compter les calories. À partir de 60 ans, la première partie devient même risquée si elle n’est pas accompagnée de la seconde. Un déficit strict sans protéines et sans stimulation par l’activité physique dégrade précisément la masse dont il faut prendre soin ici.

Cela ne signifie pas que perdre du poids à cette étape de la vie serait une mauvaise idée. Si le poids pèse sur les articulations, fait monter la tension artérielle ou limite la mobilité, beaucoup de raisons plaident en ce sens. Seul l’ordre des priorités change : préserver les muscles d’abord, perdre des kilos ensuite. Un kilo en moins qui a coûté de la force n’est pas un gain.

La perspective sur l’objectif évolue elle aussi. À trente ans, il s’agissait généralement de l’apparence ; à soixante ans, il s’agit de mobilité, de résistance et de la capacité à gérer le quotidien sans aide extérieure. Ce n’est pas un objectif moins important, mais plus concret, et il se vérifie mieux que n’importe quelle taille de vêtement.

Un signe d’alerte doit également être mentionné d’emblée : une perte de poids involontaire à un âge avancé n’est pas une réussite, mais une raison de prendre rendez-vous chez le médecin. Toute personne qui perd du poids sans le vouloir, qui perd l’appétit ou qui s’allège nettement en peu de temps devrait consulter avant de modifier quoi que ce soit dans son alimentation.

Pour faire la distinction : les changements hormonaux de la ménopause, c’est-à-dire la période située approximativement entre 45 et 55 ans, sont abordés dans l’article Perdre du poids pendant la ménopause. Ici, il est question de la période qui suit, lorsque la situation hormonale s’est stabilisée et qu’un autre facteur passe au premier plan.

Ce qui change dans le corps

La Société allemande de nutrition décrit sobrement l’évolution de la composition corporelle avec l’âge : comme la masse maigre diminue, notamment la musculature squelettique, la dépense énergétique baisse également (DGE, 2023). Tout le mécanisme tient dans cette phrase, qui explique les deux observations que beaucoup de personnes font à cette étape de leur vie.

Le premier constat : le poids augmente lentement, même si l’alimentation n’a pas changé. La raison en est la baisse de la dépense énergétique, et non un manque de maîtrise de soi. Le second : les gestes du quotidien deviennent plus difficiles : monter les escaliers, porter le sac de courses, se relever d’un fauteuil profond. Cela aussi est dû à la diminution de la masse musculaire, et c’est ce qui contribue à déterminer l’autonomie à un âge avancé.

C’est précisément pourquoi les sociétés savantes placent les protéines au centre de la réflexion sur l’alimentation des personnes âgées :

Source documentée

« Des experts de plusieurs groupes et sociétés savantes européens considèrent qu’un apport en protéines de 1,0 à 1,2 g par kg de poids corporel est optimal. »

Société allemande de nutrition (DGE)
Composition corporelle et nutriments critiques chez les personnes âgées, DGEwissen 09/2023

Message clé

À partir de 60 ans, ce n’est plus tant le chiffre affiché sur la balance qui compte que la question de savoir si la masse musculaire est préservée. Les protéines et l’activité physique sont les deux outils pour y parvenir, et ils n’agissent qu’ensemble.

Pourquoi la balance est désormais un moins bon guide

De cette mécanique découle un constat qui contredit la plupart des guides de perte de poids : à partir de 60 ans, le poids corporel seul ne veut plus dire grand-chose. Deux personnes du même poids peuvent être dans des situations totalement différentes, selon la proportion de masse musculaire. Et une même personne peut peser exactement le même poids au bout d’un an tout en étant devenue nettement plus faible.

Il est donc plus pertinent d’observer ce que le corps est capable de faire. Combien de fois réussissez-vous à vous lever d’une chaise sans vous aider des mains ? Jusqu’où pouvez-vous marcher d’un bon pas avant d’avoir besoin d’une pause ? Que ressentez-vous en portant les courses au troisième étage ? Ces trois observations servent davantage au suivi des progrès que n’importe quel chiffre relevé le matin, et elles ne coûtent rien.

Si l’on veut malgré tout mesurer ses progrès, on peut aussi prendre son tour de taille. Il réagit aux changements dans la répartition des graisses, sans être autant faussé par la masse musculaire et la rétention d’eau que le poids total. Une fois par mois, toujours au même endroit, le matin avant le petit-déjeuner, cela suffit.

À cela s’ajoute un troisième changement, peu visible au quotidien mais néanmoins important : la sensation de soif diminue avec les années. Quand on boit peu, on confond plus facilement la soif avec la faim, et la fonction rénale est davantage sollicitée. Boire suffisamment fait donc partie de tout plan alimentaire à cette étape de la vie, même si cela n’a rien à voir avec la perte de poids à première vue.

Le rôle des protéines et le chiffre qui se cache derrière

Le chiffre le plus important de cet article peut se résumer en une phrase : pour les adultes de 19 à 64 ans, les valeurs de référence de la DGE indiquent 0,8 gramme de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour, contre 1,0 gramme à partir de 65 ans (DGE, calcul 2017). Les besoins augmentent donc, tandis que les besoins énergétiques diminuent.

Ce que cela signifie concrètement se voit dans un bref calcul : pour un poids corporel de 70 kilogrammes, cela représente environ 70 grammes de protéines par jour, au lieu des 56 grammes qui suffisaient auparavant. Et comme les besoins énergétiques diminuent en parallèle, ces protéines doivent provenir d’un apport global plus réduit. L’assiette ne devient donc pas plus grande, elle est composée autrement.

L’honnêteté consiste aussi à préciser le degré de fiabilité de ces chiffres. La DGE elle-même écrit au sujet des valeurs destinées aux adultes plus âgés qu’il s’agit d’estimations et que les besoins en protéines ne peuvent pas être déterminés avec la précision souhaitable (DGE, 2017). La tendance est donc clairement étayée, mais pas le deuxième chiffre après la virgule. Atteindre 1,0 gramme plutôt que 1,2 ne signifie pas que l’on a mal fait.

En pratique, chaque repas principal doit comporter une source identifiable de protéines. Le matin : fromage blanc, skyr ou un œuf ; à midi : légumineuses, poisson ou volaille ; le soir : fromage, œufs ou une soupe aux lentilles. Les personnes qui mangent végétal privilégient les lentilles, les haricots, le tofu et les noix, en veillant davantage aux associations. Les articles Besoins en protéines des femmes et Besoins quotidiens en protéines expliquent concrètement comment couvrir vos besoins.

À quoi peut ressembler une journée concrète

Les chiffres restent abstraits tant qu’ils ne se retrouvent pas dans l’assiette. Exemple de journée apportant environ 70 grammes de protéines : le matin, 250 grammes de fromage blanc maigre avec des fruits rouges, soit environ 30 grammes. À midi, une portion de lentilles ou un morceau de poisson, soit encore environ 25 grammes. Le soir, deux œufs ou un morceau de fromage avec du pain complet, pour les 15 à 20 grammes restants. Rien de tout cela n’est coûteux, compliqué ou inhabituel.

Lorsqu’on a peu d’appétit, ce qui arrive plus souvent à cette période de la vie, il faut inverser l’ordre : commencer par les protéines, puis manger le reste. Même si l’on ne finit que la moitié de l’assiette, on aura au moins consommé la partie essentielle. Les soupes, les gratins et les préparations au fromage blanc sont également utiles, car ils sont plus faciles à manger qu’une grande portion de viande.

Un autre élément essentiel, en plus des protéines, est l’apport en fibres provenant des légumes, des légumineuses et des céréales complètes. Elles remplissent l’assiette sans alourdir le bilan calorique et favorisent une digestion qui devient plus lente avec les années. Associées à une hydratation suffisante, elles constituent la partie la moins spectaculaire, mais la plus efficace, de tout le programme.

Un point souvent oublié : la répartition au cours de la journée compte aussi. Beaucoup de personnes mangent presque aucune protéine le matin et beaucoup le soir. Une répartition plus régulière sur trois repas est préférable avec l’âge, car le corps assimile moins bien une très grande portion en une seule fois que trois portions moyennes.

Le chapitre en un coup d’œil

À partir de 65 ans, les besoins en protéines passent à 1,0 gramme par kilogramme de poids corporel, contre 0,8 gramme au cours des décennies précédentes (DGE, recommandation de 2017) ; les groupes d’experts européens considèrent que 1,0 à 1,2 gramme est optimal (DGE, 2023). Parallèlement, les besoins énergétiques diminuent. L’assiette ne devient donc pas plus grande, mais plus riche en protéines, et leur répartition sur trois repas est préférable à une seule grande portion le soir.

Trois points de comparaison

De ces évolutions se dégagent trois points d’action. Le tableau les présente côte à côte selon les mêmes critères, en accordant une attention particulière à ce qui est en jeu à cette étape de la vie.

Critère Augmenter les protéines Développer sa force Connaître ses propres valeurs
Sur quoi cela agit au besoin accru lorsque la dépense énergétique a diminué au stimulus qui maintient la musculature à la question de savoir si une carence constitue un obstacle
Ce que cela peut apporter rassasie bien et contribue au maintien de la musculature force au quotidien, stabilité, dépense accrue au repos remplace les suppositions par des chiffres, y compris pour l’entretien avec le médecin
Effort des décisions quotidiennes, sans nouveaux rendez-vous deux séances par semaine, également possibles à domicile effectuer une mesure unique, puis la répéter après quelques mois si nécessaire
Ce que cela ne permet pas sans stimulus lié au mouvement, son effet sur les muscles reste limité ne remplace pas une alimentation adaptée, agit lentement ne constitue ni un diagnostic ni une décision thérapeutique

Ce qui frappe dans le tableau, c’est l’absence d’un régime portant un nom. C’est volontaire. Le régime cétogène, le jeûne intermittent et le régime pauvre en glucides ne sont pas intrinsèquement mauvais à cette étape de la vie, mais ils répondent à la mauvaise question. Une approche qui ne garantit pas une quantité suffisante de protéines et ne comporte aucun stimulus lié au mouvement n’aide pas après 60 ans, quel que soit son nom et même si elle a bien fonctionné chez des personnes plus jeunes.

La lecture honnête : les deux premières colonnes vont ensemble et ne sont efficaces qu’ensemble. Les protéines sans stimulus lié au mouvement ne développent pas les muscles ; l’entraînement sans suffisamment de protéines manque de matière première. La troisième colonne n’est pas une tâche à accomplir, mais un état des lieux, et elle est surtout utile lorsque rien ne progresse malgré les efforts.

La force au quotidien : l’aspect sous-estimé

Quand on parle de musculation, beaucoup imaginent une salle remplie d’appareils et de jeunes gens. Il s’agit de tout autre chose : les muscles travaillent contre une résistance ; deux fois par semaine, vingt minutes suffisent pour commencer. La résistance peut être un élastique, une bouteille d’eau, une marche d’escalier ou le poids du corps lorsqu’on se relève d’une chaise.


Après 60 ans, la force n’est pas une question d’apparence, mais d’autonomie.

La raison pour laquelle la force est primordiale à cette étape de la vie n’a rien à voir avec la balance. Pouvoir se relever seul, porter ses courses et marcher en toute sécurité permet de rester autonome. La musculature est indispensable pour cela et elle réagit à l’entraînement à tout âge, même à quatre-vingts ans. C’est peut-être le message le plus encourageant de ce sujet.

Quatre exercices sans équipement

Pour transformer cette résolution en réalité, voici les quatre mouvements qui couvrent l’essentiel de la force nécessaire au quotidien. Se relever d’une chaise sans les mains, dix fois de suite, fait travailler simultanément les jambes et le tronc. Se mettre sur la pointe des pieds au comptoir de la cuisine, également dix fois, renforce les mollets et l’équilibre. Lever de petits poids au-dessus de la tête — deux bouteilles d’eau suffisent — aide à préserver la mobilité des épaules. Enfin, tenir en équilibre sur une jambe, vingt secondes de chaque côté, entraîne précisément ce qui aide à prévenir les chutes.

Deux fois par semaine, deux à trois séries, avec un jour de pause entre les séances. Si vous voulez en faire davantage, augmentez d’abord le nombre de répétitions, puis seulement le poids. Et si vous manquez d’assurance sur vos appuis, faites les exercices à portée d’une table ou en présence d’une autre personne. Ce n’est pas de la condescendance, mais la différence entre un programme que l’on tient et une chute.

Ce à quoi vous pouvez vous attendre : la force vient avant l’apparence. Après environ six à huit semaines, les escaliers et les sacs de courses semblent plus légers, bien avant qu’un changement ne soit visible dans le miroir. Celui qui attend uniquement une transformation visible abandonne avant que le véritable bénéfice ne se manifeste.

L’activité physique quotidienne compte également davantage que ne le laisse penser sa réputation : les trajets à pied, le jardinage, les escaliers plutôt que l’ascenseur, les courses sans voiture. Elle ne remplace pas un stimulus de renforcement musculaire, mais maintient la dépense quotidienne à un niveau qui allège sensiblement le bilan modifié, sans exiger de se motiver pour un rendez-vous fixe.

L’article Perdre du poids sans sport calcule, chiffres à l’appui, dans quelle mesure l’activité physique contribue à la perte de poids et ce qui est également possible sans entraînement. Pour cette phase de la vie, sa conclusion mérite d’être renforcée : sans activité physique, la perte de poids se fait davantage au détriment de la masse musculaire, et c’est précisément la perte qu’il faut éviter ici.

Une restriction s’impose toutefois : en cas de douleurs articulaires, de maladies cardiovasculaires ou de problèmes d’équilibre, il faut faire évaluer médicalement le début d’un entraînement au préalable. Ce n’est pas une formalité, mais la différence entre un programme qui tient ses promesses et un programme qui se solde par un échec au bout de deux semaines.

Quand vos propres valeurs peuvent aider

Il existe une situation où l’alimentation et l’activité physique ne suffisent pas à elles seules : lorsqu’une carence en nutriments se cache derrière le problème. Un faible taux de vitamine B12, une carence en fer ou une thyroïde qui fonctionne mal fatiguent et coupent l’envie d’agir, et la fatigue est l’adversaire le plus fiable de tout projet. Avec l’âge, l’absorption de certains nutriments est en outre moins bonne qu’auparavant.

Trois valeurs sont particulièrement souvent préoccupantes : la vitamine B12, parce que son absorption par l’estomac diminue avec les années et que les personnes qui mangent moins de viande en absorbent moins. La vitamine D, parce que la peau en produit moins avec l’âge et que beaucoup de personnes sortent moins souvent. Et le statut en fer, qui se modifie progressivement sans que personne ne s’en aperçoive. Les trois se manifestent d’abord par de la fatigue, et à cette étape de la vie, la fatigue est volontiers attribuée à l’âge plutôt qu’à une cause à laquelle il est possible de remédier.

Une mesure répond à une question limitée mais utile : où en sont tes valeurs actuellement ? Elle ne remplace ni un diagnostic ni un traitement, qui relèvent tous deux du cabinet médical. Elle remplace autre chose : les conjectures, et elle rend la prochaine discussion avec le médecin plus concrète. Chez mybody®x (MYBODY Lab GmbH), c’est le VitalCheck qui s’en charge, avec une analyse certifiée ISO réalisée en Allemagne. Tu peux découvrir comment d’autres personnes ont vécu leur mesure sur la page des témoignages clients.

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Test sanguin à partir de sang capillaire

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18 biomarqueurs issus de sang capillaire, dont la vitamine B12, la vitamine D, le statut en fer et un marqueur thyroïdien, fournissant un instantané au moment du prélèvement. Ce que le test ne fait pas : il n’établit aucun diagnostic, ne remplace pas une consultation médicale et ne t’épargne pas les changements à mettre en place au quotidien.

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Type d’échantillon Sang capillaire
Délai de traitement Expédition du kit sous 1 à 3 jours ouvrés
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Laboratoire Analyse de laboratoire certifiée ISO en Allemagne
Informations indiquées sur la page produit, consultées le 26/08/2026
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Tu peux lire la signification de chaque valeur avant et après la mesure dans le lexique des biomarqueurs avec 67 valeurs sanguines expliquées. La comparaison suivante répond honnêtement, dans les deux sens, à la question de savoir si une mesure vaut la peine pour toi :

Pertinent pour toi si…

tu te sens durablement fatigué et sans énergie et que tu veux savoir si une carence nutritionnelle se cache derrière cela avant de modifier ton alimentation.

tu veux de toute façon changer certaines choses et que tu cherches pour cela un point de départ plutôt qu’une supposition.

tu souhaites apporter à ton prochain rendez-vous médical des chiffres dont il sera possible de parler concrètement.

Plutôt non, si…

que tu attendes de cette prise de sang qu’elle fasse le travail à ta place. Une valeur mesurée ne fait pas perdre de poids : ce sont les assiettes et l’activité physique qui le font.

que tu sois déjà suivi par un médecin et que des prises de sang soient effectuées régulièrement dans ce cadre. Les valeurs sont alors déjà disponibles.

si tu perds du poids involontairement ou si tu as des troubles aigus. Cela doit être signalé directement au cabinet médical, et non faire l’objet d’un autotest.

Les limites de toute recommandation

La première limite concerne les chiffres eux-mêmes. La DGE précise expressément que les valeurs de référence concernant les protéines pour les personnes âgées sont des estimations. Elles donnent une orientation, pas une valeur cible à atteindre au gramme près. S’en inspirer est pertinent ; en faire une comptabilité quotidienne, c’est se surcharger inutilement.

La deuxième limite concerne les maladies. En cas d’insuffisance rénale, les règles relatives aux apports en protéines sont différentes, et les médicaments peuvent également influencer l’appétit, le poids et l’absorption des nutriments. Les personnes qui prennent régulièrement des médicaments ou souffrent d’une maladie chronique doivent discuter de tout changement alimentaire avec leur médecin traitant avant de l’entreprendre. Sur ce sujet, ce n’est pas une simple formule.

Une autre limite concerne le rythme. Chez les adultes plus jeunes, une perte de 5 à 10 % du poids initial sur 6 à 12 mois est considérée comme un objectif raisonnable. À partir de 60 ans, cela constitue plutôt une limite supérieure qu’un objectif : plus la perte est lente, plus la proportion provenant de la graisse plutôt que de la masse musculaire est importante. Un demi-kilo par mois, accompagné de protéines et d’exercice, est à cette étape de la vie un meilleur résultat que deux kilos sans ces deux éléments.

La troisième limite est la plus importante, c’est pourquoi elle est rappelée ici : une perte de poids involontaire, une diminution de l’appétit ou une perte de force rapide ne relèvent pas d’une démarche d’amincissement. Il faut les faire examiner, en priorité. Un guide peut aider à les mettre en perspective, mais il ne peut pas procéder à un examen.

Ce que tu retiendras de cet article

Si tu dois retenir une chose, que ce soit l’ordre changé des priorités : d’abord préserver les muscles, ensuite le poids. Concrètement, cela signifie davantage de protéines avec un besoin énergétique moindre, réparties sur trois repas, ainsi qu’une stimulation musculaire deux fois par semaine, qui peut aussi avoir lieu dans le salon.

La deuxième réflexion est la plus libératrice : beaucoup de choses vécues comme un échec personnel à cette étape de la vie s’expliquent simplement par une baisse de la dépense énergétique, alors que les habitudes sont restées les mêmes. Ce n’est pas une question de caractère ni une raison de devenir plus strict avec soi-même. C’est un problème de calcul dont la solution est connue.

Et mesure tes progrès à autre chose qu’à la balance. Le fait de te lever plus facilement, de marcher avec davantage d’assurance et de porter le sac de courses sans pause en dit plus sur ton état à cette étape de la vie que deux kilos de plus ou de moins.

Tout a commencé par le constat que les guides habituels sur la perte de poids ne conviennent plus après 60 ans. Ils ne conviennent plus parce qu’ils cherchent à optimiser un chiffre, alors qu’un autre enjeu est en jeu ici. Si tu veux d’abord savoir où tu en es : la consultation est gratuite et rien ne t’y sera vendu.

Questions fréquentes

Est-il encore pertinent de perdre du poids après 60 ans ?

Tout dépend de ce qui compose la perte de poids. Si le poids pèse sur les articulations ou aggrave certains paramètres, il y a de bonnes raisons de maigrir. L’essentiel est de préserver la masse musculaire, car elle contribue à la force et à l’autonomie. Une perte de poids sans protéines et sans stimulation par le mouvement se fait de manière disproportionnée au détriment des muscles et finit alors par nuire davantage que le kilogramme perdu ne profite.

De quelle quantité de protéines ai-je besoin par jour à partir de 60 ans ?

Les valeurs de référence de la DGE indiquent 1,0 gramme de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour à partir de 65 ans, contre 0,8 gramme entre 19 et 64 ans (DGE, dérivation 2017). Des groupes d’experts européens considèrent que 1,0 à 1,2 gramme est optimal (DGE, 2023). Pour 70 kilogrammes, cela représente environ 70 à 84 grammes par jour. La DGE précise qu’il s’agit de valeurs estimées : c’est donc l’ordre de grandeur qui est établi, pas la deuxième décimale.

Pourquoi est-ce que je prends du poids alors que je ne mange pas plus qu’avant ?

Parce que la dépense énergétique a diminué, et non parce que tu serais devenu(e) moins rigoureux(se). Avec les années, la masse maigre diminue, surtout la masse musculaire squelettique, et la dépense énergétique baisse ainsi (DGE, 2023). La même portion crée donc au fil des années un léger excédent. Il faut donc moins chercher à supprimer des aliments qu’à modifier la composition de l’assiette et à préserver la masse musculaire.

La musculation est-elle encore utile à cet âge ?

Oui, les muscles réagissent à l’entraînement à tout âge. Il ne s’agit pas d’appareils de salle de sport, mais de deux séances par semaine contre une résistance qui peut aussi être un élastique, une bouteille d’eau ou le fait de se lever d’une chaise. En cas de problèmes articulaires, de maladies cardiovasculaires ou de troubles de l’équilibre, le début de l’entraînement doit être évalué au préalable par un médecin.

Quand devrais-je aborder ce sujet avec un médecin ?

Dans trois cas, sans passer par des guides ni des tests : en cas de perte de poids involontaire, de diminution de l’appétit sur une période prolongée et de perte de force perceptible en peu de temps. En cas de fonction rénale réduite également, toute modification de l’apport en protéines doit être discutée au préalable. Une mesure à domicile peut préparer la discussion, mais ne peut pas la remplacer.

Prochaine étape

Si tu veux d’abord savoir où tu en es

Le VitalCheck Complete mesure 18 biomarqueurs à partir de sang capillaire, notamment la vitamine B12, la vitamine D et le statut en fer. Il constitue une base pour tes prochaines étapes et pour ton échange avec ton médecin. Le lexique des biomarqueurs explique la signification des valeurs.

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Sources

  1. Société allemande de nutrition (DGE) : Composition corporelle et nutriments critiques avec l’âge (DGEwissen 9.2023) – dge.de
  2. Société allemande de nutrition (DGE) : Valeurs de référence pour les protéines (révision de 2017) – dge.de

La citation littérale concernant l’apport optimal en protéines de 1,0 à 1,2 gramme ainsi que les indications relatives à l’évolution de la composition corporelle avec l’âge proviennent de [1] ; la phrase sur la diminution de la masse maigre est reformulée. Les valeurs de référence de 0,8 gramme pour les 19 à 64 ans et de 1,0 gramme à partir de 65 ans, ainsi que la précision selon laquelle il s’agit d’estimations, proviennent de [2]. Les informations sur le prix, le type d’échantillon, les biomarqueurs et le laboratoire proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 26.08.2026 ; les délais de traitement suivent la directive centrale applicable à chaque type de test. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 26.08.2026.

Certificat / label de qualité mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Équipe éditoriale et spécialisée de mybody®x

Interprétation des analyses sanguines Sciences de la nutrition Diagnostic de laboratoire

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et spécialisée de mybody®x. Cette équipe réunit l’interprétation des analyses sanguines, les sciences de la nutrition et le diagnostic de laboratoire. Les personnes qui y contribuent sont présentées sur la page des auteurs.

Publié le 26.08.2026 · Dernière mise à jour le 26.08.2026

Ces contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les intervalles de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge : les indications figurant sur ton compte rendu sont toujours déterminantes.

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