Effets des compléments de NMN : ce qui est démontré et ce qui s’applique dans l’UE
L’essentiel en bref
Dans l’Union européenne, il n’existe aucune allégation de santé autorisée concernant les effets du NMN. Le mononucléotide de nicotinamide figure dans le catalogue de l’UE des nouveaux aliments en tant que nouvel ingrédient et, selon les informations de la Verbraucherzentrale, ne peut être utilisé ni dans les compléments alimentaires ni dans d’autres denrées alimentaires. Toute personne qui en promet un effet le fait donc pour une substance qui n’est même pas autorisée à la commercialisation ici.
Cet article propose une mise en perspective plutôt qu’une recommandation. Il déconstruit le récit le plus connu sur le NMN, examine chacun de ses trois volets à la lumière de la littérature scientifique et distingue les résultats obtenus sur des modèles murins de ce qui a effectivement été mesuré chez l’être humain. Lorsqu’un chiffre est disponible, il est indiqué ici avec l’institution et l’année concernées. Lorsqu’il n’y en a pas, cela est également précisé.
Vous découvrirez d’abord les notions, puis le cadre juridique et l’avis scientifique de l’EFSA de 2026, disponible depuis mai et souvent mal rapporté. Suivront les trois volets du récit sur le NAD+, le parcours d’une substance jusqu’à son autorisation de commercialisation, la question de la transposabilité des données obtenues chez la souris et la comparaison des trois précurseurs du NAD+. La dernière partie explique comment reconnaître une allégation publicitaire interdite et présente les limites de ce texte.
Ce qui vous attend dans cet article
1. Qu’est-ce que le NMN et quel est le rapport avec le NAD+ ?
2. Ce qui s’applique légalement en Allemagne et dans l’UE
3. L’avis scientifique de l’EFSA de 2026 et ce qui en découle
4. Pourquoi il n’existe aucune allégation d’effet autorisée pour le NMN
5. Le récit sur le NAD+ en trois volets, examinés séparément
6. Comment une substance devient autorisée à la commercialisation dans l’UE
7. Pourquoi les données obtenues chez la souris ne sont pas transposables à l’être humain
8. Ce qui a réellement été mesuré dans les études chez l’être humain
9. Trois précurseurs du NAD+ et leurs statuts juridiques très différents
10. Ce qu’un test ADN peut apporter à cette question et ce qu’il ne peut pas apporter
11. Comment reconnaître une allégation publicitaire interdite
12. Limites : ce à quoi cet article ne répond pas
13. Les points essentiels sur ce sujet
14. Questions fréquentes
15. Sources
Qu’est-ce que le NMN et quel est le rapport avec le NAD+ ?
NMN est l’abréviation de mononucléotide de nicotinamide, une petite molécule issue du métabolisme de la vitamine B3. Ce n’est pas une invention du secteur des compléments alimentaires, mais un intermédiaire connu depuis des décennies, présent dans chaque cellule humaine et également présent à l’état de traces dans les aliments.
La molécule a suscité de l’intérêt en raison de son rôle de précurseur. Un précurseur est une substance à partir de laquelle l’organisme fabrique une autre substance. Dans le cas du NMN, cette autre substance est le NAD+, ou nicotinamide-adénine-dinucléotide en toutes lettres.
Idée principale
Le NMN est un précurseur du NAD+, une coenzyme du métabolisme énergétique. Le seul fait d’être un précurseur ne permet pas, à lui seul, d’en déduire un effet.
Qu’est-ce qu’un coenzyme et pourquoi le NAD+ est-il si souvent mentionné ?
Un coenzyme est une molécule auxiliaire sans laquelle une enzyme ne peut pas fonctionner. Le NAD+ est un tel auxiliaire, et particulièrement polyvalent : il transfère des électrons dans la chaîne respiratoire et sert en même temps de matériau de base à toute une série d’enzymes participant à des processus de réparation et de régulation.
Ce double rôle explique l’attention qu’il suscite. Une molécule qui intervient à la fois dans le métabolisme énergétique et dans la régulation cellulaire peut être mise en relation avec presque tous les sujets de santé. Mais c’est précisément là que réside la faiblesse de ce récit : une substance qui intervient partout est rarement le levier unique dont dépend un processus.
Dans notre métabolisme, le NAD+ fonctionne davantage comme une carte d’emprunt dans un atelier que comme un outil. Il est constamment distribué, utilisé, rendu, puis distribué à nouveau. La question de savoir si un plus grand nombre de cartes en circulation permet de fabriquer davantage de choses dépend de la question de savoir si ces cartes constituaient réellement le facteur limitant.
La place du NMN dans le métabolisme de la vitamine B3
L’organisme dispose de plusieurs voies pour produire du NAD+. Il peut le fabriquer à partir de l’acide aminé tryptophane, l’obtenir à partir de l’acide nicotinique et du nicotinamide, et le récupérer, par l’intermédiaire de voies dites de récupération, à partir de matériaux déjà utilisés. Le NMN se situe sur l’une de ces voies, juste avant la dernière étape.
Cette proximité avec le produit final constitue le véritable argument du secteur : un parcours court, peu d’étapes de transformation. Elle ne prouve toutefois pas une quelconque utilité, mais décrit la biochimie. Entre une voie réactionnelle plausible et un effet démontré chez l’être humain, plusieurs niveaux de preuve s’interposent, et cet article les examine un par un.
Ce qui s’applique légalement en Allemagne et dans l’UE
Avant de pouvoir parler de ses effets, une question préalable se pose : cette substance peut-elle seulement être vendue ici en tant que denrée alimentaire ? Pour le NMN, la réponse au 28 août 2026 est non, et cette réponse est plus ancienne et plus solide que n’importe quel état de la recherche.
La réglementation européenne relative aux denrées alimentaires nouvelles est déterminante. L’Office fédéral allemand de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire définit ainsi cette notion : est considéré comme une denrée alimentaire nouvelle tout aliment qui, avant le 15 mai 1997, n’était pas consommé dans une mesure significative par les êtres humains dans l’Union européenne. Selon le BVL, ces aliments doivent faire l’objet d’une évaluation de leur innocuité avant de pouvoir être commercialisés.
Dans ses informations sur le NAD et le NMN, l’association allemande de consommateurs commence par présenter le NAD+ lui-même, puis le compare au NMN. C’est à cette comparaison que renvoie la citation suivante avec le mot « en revanche ».
Source documentée
« Le mononucléotide de nicotinamide, en revanche, est selon le catalogue européen des nouveaux aliments un nouvel ingrédient et ne peut être utilisé ni dans les compléments alimentaires ni dans d’autres denrées alimentaires. »
Centre de conseil aux consommateurs
FAQ « Le NAD et le NMN dans les compléments alimentaires ? », état au 16 janvier 2026
Pourquoi la substance est-elle malgré tout proposée à la vente ?
Le fait qu’une substance soit disponible à l’achat en ligne ne dit rien sur sa commercialisation légale dans l’UE. Une part importante de l’offre provient de pays soumis à une législation différente et parvient aux acheteuses et acheteurs par expédition directe. Les autorités chargées du contrôle alimentaire n’interviennent qu’une fois confrontées à un cas concret.
Pour vous, en tant que lectrice ou lecteur, cela a une conséquence pratique qui a peu à voir avec la biochimie. Pour un produit dépourvu d’autorisation européenne, il n’existe aucune indication contrôlée par les autorités concernant sa pureté et sa teneur. Ce qui figure sur l’emballage n’est alors qu’une déclaration du fabricant.
L’avis de l’EFSA de 2026 et ce qu’il implique
En 2026, ce sujet a évolué, et cette procédure est actuellement souvent présentée de manière erronée. C’est pourquoi elle est expliquée ici en détail.
Le groupe scientifique sur la nutrition, les nouveaux aliments et les allergènes alimentaires de l’Autorité européenne de sécurité des aliments a adopté un avis sur le bêta-mononucléotide de nicotinamide. Il a été adopté le 4 mars 2026 et publié le 11 mai 2026 dans l’EFSA Journal. La substance a été évaluée en tant qu’ingrédient de compléments alimentaires et comme source de nicotinamide, c’est-à-dire une forme de la vitamine B3.
Le groupe scientifique a conclu que la substance est sûre pour la population adulte dans les conditions d’utilisation proposées, à l’exception des femmes enceintes et allaitantes, et qu’elle constitue une source biodisponible de nicotinamide. La quantité maximale proposée et évaluée était de 300 milligrammes par jour. Ce chiffre constitue une base d’évaluation issue d’une demande d’autorisation et non une recommandation destinée à des personnes particulières.
Trois choses que cet avis ne dit explicitement pas
Premièrement, cela ne dit rien sur l’efficacité. L’avis précise lui-même que l’évaluation porte exclusivement sur les risques susceptibles d’être liés à la consommation dans les conditions proposées et qu’il ne s’agit pas d’une évaluation de l’efficacité au regard d’un quelconque bénéfice allégué. Il est difficile de formuler plus clairement la différence entre sécurité et efficacité.
Deuxièmement, un avis de l’EFSA n’est pas une autorisation. L’EFSA évalue, tandis que la décision est prise par la Commission européenne conjointement avec les États membres. Une substance ne peut être commercialisée qu’après son inscription sur la liste de l’Union des nouveaux aliments autorisés. Après consultation de la liste le 28 août 2026, le NMN n’y figurait pas.
Troisièmement, la demande ne concerne pas le récit de la longévité, mais l’apport en vitamines. Le NMN a été évalué comme source de nicotinamide. Le cadre dans lequel cette substance pourrait éventuellement être autorisée un jour est donc l’apport nutritionnel en niacine, et non l’arrêt du vieillissement.
Pourquoi aucune allégation d’effet autorisée n’existe pour le NMN
Même lorsqu’une substance est autorisée à la commercialisation, il n’est pas permis d’en faire librement la publicité. Les allégations de santé concernant les denrées alimentaires sont spécifiquement réglementées dans l’UE et ne sont autorisées qu’après avoir été examinées et inscrites sur une liste. Cette liste comprend plusieurs allégations pour la niacine, notamment sa contribution au maintien d’un métabolisme énergétique normal, conformément au règlement (UE) n° 432/2012.
Pour le NMN, elle n’en indique aucune. Dans sa réponse en date du 16 janvier 2026, la Verbraucherzentrale précise qu’il n’existe actuellement aucune allégation de santé autorisée, et elle constate également qu’il n’existe pas de preuves scientifiques établissant que le NMN, pris comme complément alimentaire, serait une fontaine de jouvence pour les humains, les rendrait plus sains et plus vigoureux ou prolongerait leur vie.
Il en découle une conséquence stricte pour tout texte consacré à ce sujet. Il n’existe aucune formulation atténuée qui soit autorisée. Une phrase comme « peut contribuer au métabolisme énergétique » n’est pas une variante prudente d’une allégation d’effet, mais bien une allégation d’effet. Le conditionnel ne change rien à la qualification juridique.
L’ampleur des éléments probants
0
Allégations de santé autorisées pour le NMN dans l’UE
20
Participants évalués dans l’étude très citée menée auprès d’hommes âgés en bonne santé
12
Durée de la même étude en semaines, après quoi l’observation a pris fin
Sources : Commission européenne, liste de l’Union des nouveaux aliments et règlement (UE) n° 432/2012, consultés en 2026 · Igarashi et ses collègues, npj Aging, 2022
L’histoire du NAD+ en trois maillons, examinés séparément
Presque tout texte consacré au NMN raconte la même histoire. Elle se déroule ainsi : le NMN augmente le taux de NAD+, ce taux diminue avec l’âge, donc le NMN agit contre le vieillissement. Cette chaîne paraît cohérente, car chacun de ses maillons semble plausible en soi. Elle est pourtant presque jamais vérifiée, parce que ses trois maillons sont étayés par des preuves de qualité très différente.
Premier maillon : le NMN augmente-t-il le taux de NAD+ ?
Pour le marqueur sanguin, la réponse est oui. Dans une étude en double aveugle contrôlée contre placebo menée auprès d’hommes âgés en bonne santé, les concentrations de NAD+ et de ses produits de dégradation dans le sang ont augmenté de manière mesurable. Ces résultats sont décrits par Igarashi et ses collègues dans npj Aging (2022), avec 250 milligrammes par jour pendant douze semaines et vingt participants évalués.
Le premier maillon tient donc. Mais il est plus limité qu’on ne le cite généralement : la mesure a été effectuée dans le sang. La question de savoir si, et dans quelle mesure, la teneur dans les muscles, le foie, le tissu adipeux ou le cerveau évolue de la même manière n’est donc pas tranchée. Une revue de la littérature de Vinten et de ses collègues, publiée dans Nature Metabolism (2025), souligne expressément que les données publiées sur la dynamique du NAD+ dans les tissus humains restent peu nombreuses.
Deuxième maillon : le taux de NAD+ diminue-t-il avec l’âge ?
C’est ici que la chaîne se rompt pour la première fois. Une revue de la littérature de Peluso et de ses collègues, publiée dans Nutrients (2022), a rassemblé les mesures disponibles chez plusieurs espèces et conclut que les éléments démontrant une diminution générale liée à l’âge sont très limités et se rapportent le plus souvent à un seul tissu ou à un seul type cellulaire. Chez l’être humain, l’évolution du taux de NAD+ au cours du vieillissement demeure à ce jour mal caractérisée.
La synthèse de Vinten et de ses collègues (2025) l’énonce de manière tout aussi prudente : une diminution liée à l’âge des taux de NAD+ chez l’être humain n’aurait été observée de manière constante que dans un nombre limité d’études. Une affirmation présentée comme une évidence relève donc d’une question de recherche encore ouverte.
Une affirmation présentée comme une évidence relève donc d’une question de recherche encore ouverte.
Troisième maillon : en découle-t-il un rajeunissement ?
Le troisième maillon ne tient pas. Il ne tiendrait même pas si les deux premiers étaient établis, car une concentration accrue ne permet de conclure à aucun résultat tant que le résultat lui-même n’a pas été mesuré. Vinten et ses collègues résument ainsi la situation clinique dans Nature Metabolism (2025) : les études menées chez l’être humain n’ont jusqu’à présent montré qu’une efficacité limitée.
C’est précisément cet écart entre le marqueur et le résultat qui constitue le point où une présentation honnête et la publicité divergent. La publicité mentionne le premier maillon et en déduit le troisième. La preuve fait défaut.
Comment une substance devient commercialisable dans l’UE
Pour comprendre pourquoi un avis de sécurité positif et un produit autorisé sont deux choses différentes, il faut connaître le parcours qu’un nouvel aliment suit dans l’UE. Il comporte quatre étapes, dont l’ordre est impératif.
La procédure appliquée au NMN
Classification en tant que nouvel aliment
La question déterminante est de savoir si la substance a été consommée dans l’UE dans une mesure significative avant le 15 mai 1997. Pour le NMN, la classification a été établie : le catalogue européen des nouveaux aliments le répertorie comme un ingrédient nouveau.
Demande et évaluation de la sécurité par l’EFSA
Une entreprise demande l’autorisation et l’EFSA évalue la sécurité. Pour le bêta-NMN, le groupe compétent a adopté son avis le 4 mars 2026 ; celui-ci a été publié le 11 mai 2026.
Décision de la Commission et inscription sur la liste de l’Union
La Commission européenne décide avec les États membres et inscrit, le cas échéant, la substance sur la liste de l’Union. Pour le NMN, cette étape reste à venir ; lors de sa consultation le 28 août 2026, la liste ne le mentionne pas.
Indépendamment de cela : la question de l’allégation d’effet
L’autorisation de mise sur le marché ne permet pas encore de faire de la publicité en revendiquant un effet. Il faut pour cela une allégation de santé distincte et autorisée. Les deux procédures sont indépendantes l’une de l’autre.
La quatrième étape est la plus souvent négligée. Même une substance qui figurera un jour sur la liste de l’Union ne peut donc pas encore être présentée comme ayant un effet. C’est exactement le cas depuis 2020 pour le précurseur apparenté, le chlorure de riboside de nicotinamide : autorisé comme ingrédient, mais sans allégation d’effet qui lui soit propre et autorisée.
Pourquoi les données obtenues chez la souris ne sont pas transposables à l’être humain
La réputation du NMN provient principalement des expérimentations animales. Dans les modèles murins, des résultats concernant le métabolisme, l’endurance et la fonction vasculaire ont été décrits au fil des ans ; ce sont ces résultats qui apparaissent comme des preuves dans les textes publicitaires, généralement sans préciser l’espèce animale.
La revue de Vinten et ses collègues publiée dans Nature Metabolism (2025) énonce directement le problème : les données issues des rongeurs ne sont pas transposables telles quelles. Ce n’est pas une formalité, mais un problème qui repose sur des raisons concrètes.
Quatre raisons qui séparent la souris de l’être humain
La première raison est la durée de vie. Une souris de laboratoire vit deux à trois ans. Une intervention qui agit sur elle pendant plusieurs mois correspond, chez l’être humain, à une période qu’aucune étude n’a encore couverte.
La deuxième raison est l’uniformité génétique. Les souches de laboratoire sont largement identiques et vivent dans des conditions contrôlées. Les êtres humains diffèrent par leur génétique, leur alimentation, leur activité physique, leur sommeil et leurs maladies préexistantes, et chacune de ces différences peut masquer un effet, même faible.
La troisième raison est la dose. Dans les expérimentations animales, les quantités sont administrées par kilogramme de poids corporel et ne peuvent pas être converties linéairement pour l’être humain, car le taux métabolique et l’élimination diffèrent d’une espèce à l’autre.
La quatrième raison est le modèle d’étude. De nombreuses expérimentations animales utilisent des états de carence ou de maladie provoqués délibérément. Un effet qui compense une carence induite artificiellement ne dit pas grand-chose sur une personne en bonne santé qui ne présente pas cette carence.
Les chapitres en un coup d’œil
Une grande partie des données sur le NMN provient de modèles murins. La revue de Vinten et ses collègues publiée dans Nature Metabolism (2025) souligne que les données issues des rongeurs ne peuvent pas être transposées telles quelles à l’être humain. La durée de vie, l’homogénéité génétique, la conversion des doses et les états initiaux artificiellement induits s’interposent. Un texte publicitaire qui ne précise pas l’espèce animale dissimule la limitation essentielle.
Ce qui a effectivement été mesuré dans les études chez l’être humain
Des études chez l’être humain existent, mais elles sont de petite taille et de courte durée, et leurs résultats sont hétérogènes. La plus souvent citée est l’étude déjà mentionnée d’Igarashi et ses collègues, publiée dans npj Aging (2022). Elle constitue un bon exemple, car elle montre les deux aspects : ce qui a changé et ce qui n’a pas changé.
L’étude a porté sur des hommes âgés en bonne santé. Vingt participants ont été analysés, dix par groupe. Dans l’étude, 250 milligrammes ont été administrés quotidiennement pendant douze semaines. Ces informations décrivent un protocole d’étude et ne constituent expressément pas un mode d’emploi.
Ce qui a changé
La concentration de NAD+ et de ses produits de dégradation dans le sang a augmenté. L’analyse a également révélé des différences concernant la vitesse de marche et la force de préhension de la main gauche. Le produit a été bien toléré dans cette étude et aucun événement indésirable grave n’a été signalé.
Ce qui n’a pas changé
La liste des critères d’évaluation sans différence est plus longue que celle des critères qui en présentent une. Aucun effet n’est rapporté sur la masse musculaire squelettique, ni changement notable de la composition corporelle, ni effet sur la graisse hépatique et abdominale, ni effet sur la sensibilité à l’insuline et le métabolisme du glucose.
C’est exactement à cela que ressemble un état des connaissances honnête. Un marqueur évolue, certaines mesures fonctionnelles évoluent également dans un très petit groupe, tandis que la majorité des paramètres mesurés reste inchangée. Quiconque en déduit une promesse de longévité ne lit pas l’étude, mais se sert de son titre.
Un deuxième point s’ajoute, qu’il faut toujours garder à l’esprit dans les petits groupes. Avec vingt personnes évaluées et une série de critères d’évaluation examinés simultanément, un résultat isolé et remarquable peut facilement être dû au hasard. Un tel constat ne devient solide qu’après avoir été reproduit dans des études plus vastes et indépendantes.
Trois précurseurs du NAD+ et leur statut juridique très différent
Le NMN n’est pas le seul précurseur impliqué dans la même voie métabolique. Une comparaison des trois plus connus montre que le statut juridique ne dépend pas de la proximité biochimique, mais du fait qu’une procédure ait été suivie.
| Critère | Nicotinamide | chlorure de riboside de nicotinamide | NMN |
|---|---|---|---|
| Ce que c’est | une forme de vitamine B3, utilisée depuis longtemps comme nutriment | un précurseur du NAD+, classé comme nouvel aliment | un précurseur du NAD+, classé comme nouvel aliment |
| Autorisé comme ingrédient dans le complément alimentaire | oui, en tant que source de niacine | oui, depuis le règlement d’exécution (UE) 2020/16 du 10 janvier 2020 | non, état au 28 août 2026 |
| Répertorié dans la liste de l’Union | non requis, car il ne s’agit pas d’un nouvel aliment | oui | non |
| Allégation de santé autorisée | oui, pour la niacine conformément au règlement (UE) n° 432/2012 | aucune propre | aucune |
| État de la procédure européenne | aucune procédure nécessaire | terminé | L’avis de l’EFSA du 4 mars 2026 est disponible, décision de la Commission en attente |
La colonne centrale est la plus révélatrice. Le chlorure de riboside de nicotinamide a suivi la procédure et est autorisé, et pourtant aucune allégation de santé propre et autorisée ne s’y rattache. L’autorisation en tant qu’ingrédient et l’autorisation de faire de la publicité sont deux choses distinctes, et toutes deux font défaut pour le NMN.
Ce qu’un test ADN peut apporter à cette question et ce qu’il ne peut pas apporter
C’est à cet endroit que de nombreux textes opèrent la transition vers le produit. Il convient de le dire ouvertement ici, car cette transition n’est pas pertinente dans ce cas : un test ADN ne mesure pas le NAD+ et ne dit rien sur l’efficacité d’un complément alimentaire.
Un test salivaire lit des positions déterminées dans la séquence d’ADN. Il décrit ainsi des prédispositions qui ne changent pas au cours de la vie. Le NAD+, en revanche, est un état métabolique qui évolue au fil des heures et qu’il faudrait déterminer à partir d’un échantillon de sang ou de tissu. Ces deux éléments relèvent de catégories différentes, et aucun génotype ne peut être converti en valeur de NAD+.
Ce qu’un rapport génétique peut apporter se situe à un autre niveau. Il décrit des prédispositions liées à l’alimentation, à l’activité physique et au métabolisme, fournissant ainsi un point de départ pour des décisions qui ne dépendent pas d’une seule molécule. C’est moins que ce que promet la publicité sur la longévité, et c’est vérifiable. Le test de mybody®x (MYBODY Lab GmbH) n’est donc explicitement pas présenté ici comme une réponse à la question du NMN, mais comme ce qu’il est.
Test ADN à partir d’un échantillon de salive
Longévité | Test ADN TOUT-EN-UN
Selon les informations figurant sur la page du produit, analyse plus de 170 variations génétiques et fournit 54 rapports sur l’alimentation, l’activité physique, le métabolisme et les soins de la peau. Ce que le test ne permet pas d’évaluer concernant ce sujet : il ne mesure pas le NAD+, ne vérifie pas le statut en NMN, ne dit rien sur l’efficacité d’un complément alimentaire et ne fournit aucune indication sur l’espérance de vie. La page du produit ne mentionne ni le NMN ni le NAD+. Il décrit des prédispositions, n’établit aucun diagnostic et ne prédit pas l’évolution d’une situation.
Analyse en laboratoire : 15 à 25 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Information de la page produit, consultée le 27/08/2026
Cette distinction s’applique également par rapport à notre article Qu’est-ce que l’épigénétique. Il y est question de la manière dont l’activité des gènes est régulée et de ce qu’un test salivaire permet d’en déduire. Ici, il est question d’une substance particulière, de son statut juridique et des études disponibles à son sujet. Pour savoir ce que mesurent réellement les analyses génétiques, mieux vaut consulter cet article.
Comment reconnaître une allégation publicitaire interdite
La compétence la plus utile sur ce sujet n’est pas de connaître NAD+ dans le détail, mais de savoir repérer la structure d’une affirmation. Quatre questions suffisent, et elles fonctionnent aussi pour toute autre promesse liée à la longévité.
Étape 1
Qui a été étudié ?
Si l’espèce animale n’est pas précisée, la question a déjà sa réponse. Un résultat obtenu sur un modèle murin ne devient pas un résultat chez l’être humain simplement parce que la souris n’est pas mentionnée.
Étape 2
Qu’a-t-on mesuré ?
Une valeur de laboratoire est un marqueur, pas un résultat. Entre l’augmentation d’une valeur sanguine et une différence dans la vie quotidienne, il y a toute une étude à mener.
Étape 3
Combien étaient-ils ?
Vingt personnes évaluées sur douze semaines, c’est un début, pas une base suffisante pour faire une promesse valable pendant des décennies.
Étape 4
Est-ce seulement autorisé à figurer ici ?
Existe-t-il pour cette substance une allégation de santé autorisée ? Pour le NMN, la réponse est non, et toute affirmation concernant ses effets est donc interdite.
La quatrième étape est la plus rapide, c’est pourquoi il vaut la peine de commencer par elle. Elle ne nécessite aucune connaissance spécialisée et permet d’éliminer la plupart des affirmations en quelques secondes.
Il est également frappant de voir quels mots reviennent régulièrement dans ce type de texte. Rajeunissement, âge cellulaire, redémarrage moléculaire, fontaine de jouvence. Aucun de ces mots n’est une mesure. Ils remplacent l’indication de ce qui a réellement été étudié par une image que tout le monde comprend et que personne ne peut vérifier.
Limites : ce à quoi cet article ne répond pas
Ce texte met les choses en perspective et ne constitue pas une recommandation. Il ne dit ni que le NMN est inutile ni qu’il est utile. Il dit que ni l’un ni l’autre n’est actuellement démontré et que cette substance ne peut pas être commercialisée ici. Ce sont deux affirmations différentes, la seconde étant la plus solidement étayée.
La situation juridique peut évoluer. Un avis de sécurité est disponible depuis mai 2026, mais une décision de la Commission européenne est encore attendue. Si elle est favorable à une autorisation, cela modifiera la commercialisation légale du produit, mais rien à la question de son effet. Pour pouvoir affirmer un effet, il faudrait une procédure distincte et des données qui ne sont pas disponibles aujourd’hui.
S’agissant des études disponibles, il subsiste une lacune que cet article ne peut pas combler. Il manque de grandes études de longue durée, menées par des groupes indépendants sur des êtres humains, avec des critères d’évaluation pertinents au quotidien. Tant qu’elles font défaut, toute affirmation sur le bénéfice reste une extrapolation à partir de petits groupes et de courtes périodes.
Concernant les produits de mybody®x, la réserve formulée au dixième chapitre reste inchangée. Aucun test de la gamme ne mesure le NAD+, aucun n’évalue l’effet d’un complément alimentaire et aucun ne répond à la question qui vous a conduit sur cette page. Pour obtenir une réponse, il faudra attendre des résultats de recherche qui n’existent pas encore.
Ce qui compte sur ce sujet
Au départ, la question portait sur l’effet du NMN. À l’heure actuelle, elle ne peut pas être tranchée, et c’est en soi une réponse : une substance pour laquelle il n’existe dans l’UE aucune allégation de santé autorisée et qui ne figure pas sur la liste de l’Union n’a pas d’effet dont la publicité serait autorisée.
Ce qu’il faut retenir de cet article est moins une affirmation sur le NMN qu’un outil. La chaîne entre marqueur, vieillissement et rajeunissement réapparaît avec chaque nouvelle substance de longévité, généralement avec un nom de molécule différent. Quiconque l’a une fois décomposée en ses éléments la reconnaît la fois suivante à sa structure, avant même d’avoir lu le nom.
L’étape suivante concrète n’est donc pas un achat, mais une habitude : lors de la prochaine allégation d’effet, vérifiez d’abord s’il existe une allégation de santé autorisée à ce sujet. Cela prend une minute et répond à davantage de questions que la lecture de n’importe quelle étude.
Questions fréquentes
Le NMN est-il autorisé en Allemagne ?
En tant qu’aliment ou complément alimentaire, non. Au 16 janvier 2026, la Verbraucherzentrale indique que le nicotinamide mononucléotide est un nouvel ingrédient alimentaire selon le catalogue européen des nouveaux aliments et qu’il ne peut être utilisé ni dans les compléments alimentaires ni dans d’autres denrées alimentaires. Un nouvel aliment ne peut être commercialisé qu’après son inscription sur la liste de l’Union ; au 28 août 2026, le NMN n’y figurait pas.
L’avis positif de l’EFSA de 2026 signifie-t-il que le NMN est désormais autorisé ?
Non. Le groupe compétent de l’EFSA a adopté son avis sur le bêta-nicotinamide mononucléotide le 4 mars 2026 et l’a publié le 11 mai 2026. Il évalue exclusivement la sécurité dans les conditions demandées et précise lui-même qu’il ne s’agit pas d’une évaluation de l’efficacité au regard d’un bénéfice allégué. L’autorisation est décidée par la Commission européenne conjointement avec les États membres ; cette décision est encore en attente.
Le taux de NAD+ diminue-t-il réellement avec l’âge ?
Chez l’être humain, cela n’est pas établi. Une revue de Peluso et ses collègues publiée dans Nutrients (2022) conclut que les preuves d’une diminution générale liée à l’âge sont très limitées et se limitent le plus souvent à un seul tissu ou à un seul type cellulaire. Une revue de Vinten et ses collègues publiée dans Nature Metabolism (2025) indique qu’une telle diminution chez l’être humain n’a été observée de manière constante que dans un nombre limité d’études.
Quel dosage est pertinent ?
Il n’est pas possible de répondre à cette question ici, et personne d’autre ne devrait non plus y répondre à votre place. Pour une substance qui ne peut pas être utilisée comme aliment dans l’UE, aucune recommandation de consommation autorisée n’existe. Les indications d’études telles que 250 milligrammes par jour pendant douze semaines dans l’étude d’Igarashi et ses collègues (npj Aging, 2022) décrivent un protocole de recherche. Toute personne ayant des questions de santé doit en parler à un médecin.
Un test ADN peut-il montrer si le NMN agit sur moi ?
Non. Un test ADN salivaire analyse des positions définies dans la séquence d’ADN et décrit ainsi des prédispositions. Le NAD+ correspond à un état métabolique et devrait être déterminé à partir d’un autre type d’échantillon. Le test ADN Longévité TOUT-EN-UN de mybody®x ne mesure pas non plus le NAD+ et ne se prononce pas sur l’efficacité d’un complément alimentaire.
Prochaine étape
D’abord les prédispositions, ensuite la décision
Si ce qui vous intéresse est moins une substance particulière que la question de savoir quelles prédispositions vous avez, un rapport génétique constitue un bon point de départ. Il ne mesure pas le NAD+ et ne répond pas à la question du NMN. Si vous voulez d’abord savoir ce qui est réellement établi concernant l’alimentation et la longévité, le deuxième chemin vous permettra d’aller plus loin.
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Sources
- Verbraucherzentrale : NAD et NMN dans les compléments alimentaires ? (état au 16 janvier 2026) – verbraucherzentrale.de
- Office fédéral de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire : nouveaux aliments – Novel Foods (consulté en 2026) – bvl.bund.de
- Groupe scientifique de l’EFSA sur la nutrition, les nouveaux aliments et les allergènes alimentaires : Safety of beta-nicotinamide mononucleotide (β-NMN) … EFSA Journal, adopté le 4 mars 2026, publié le 11 mai 2026 – efsa.onlinelibrary.wiley.com
- Commission européenne : liste de l’Union des nouveaux aliments autorisés, règlement d’exécution (UE) 2017/2470 (consulté en 2026) – food.ec.europa.eu
Les affirmations concernant le statut de nouvel aliment de la NMN, l’absence d’allégations de santé autorisées et l’absence de preuves permettant d’étayer les affirmations relatives à la fontaine de jouvence reposent sur [1]. La définition du nouvel aliment, la date butoir du 15 mai 1997, l’obligation d’autorisation avant la mise sur le marché et le rôle de la liste de l’Union sont tirés de [2]. La date d’adoption du 4 mars 2026, la date de publication du 11 mai 2026, la quantité maximale évaluée de 300 milligrammes par jour, la classification comme source de nicotinamide et l’exclusion explicite de toute évaluation de l’efficacité sont tirées de [3]. L’absence de la NMN de la liste de l’Union a été vérifiée dans [4]. Les données de l’étude portant sur 250 milligrammes par jour pendant douze semaines, les vingt participants évalués ainsi que les critères d’évaluation modifiés et inchangés proviennent d’un travail d’Igarashi et de ses collègues publié dans npj Aging (2022) ; les affirmations concernant les données disponibles chez l’être humain proviennent des revues de Peluso et de ses collègues dans Nutrients (2022) et de Vinten et de ses collègues dans Nature Metabolism (2025) ; l’autorisation du chlorure de riboside de nicotinamide provient du règlement d’exécution (UE) 2020/16 du 10 janvier 2020. Ces quatre références sont attribuées dans le corps du texte à leurs auteurs ou à leur source et à leur année, et ne figurent donc pas dans la liste. Les informations concernant le prix, les variations génétiques, le nombre de résultats, le type d’échantillon et le laboratoire proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 27.08.2026 ; les délais de traitement suivent la directive centrale applicable aux tests ADN. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 28.08.2026.
Équipe éditoriale et spécialisée de mybody®x
Droit alimentaire Sciences de la nutrition Nutr génétique Diagnostic de laboratoire
Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et spécialisée de mybody®x. L’équipe réunit des compétences en nutrigénétique, en diagnostic de laboratoire et en sciences de la nutrition. Les personnes qui y contribuent sont présentées sur la page des auteurs.
Publié le 08.06.2026 · Dernière mise à jour le 27.08.2026
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