Chute de cheveux chez les femmes : comprendre les causes et les résultats d’analyses
L’essentiel en bref
Chez les femmes, trois catégories de causes sont le plus souvent envisagées : le métabolisme du fer, la fonction thyroïdienne et la prédisposition. Ce ne sont pas les seules explications possibles, mais ce sont les trois autour desquelles la question s’articule généralement. Ce qui est en cause ne se révèle pas par la quantité de cheveux dans la brosse, mais par le schéma et l’évolution dans le temps. La présence éventuelle d’autres symptômes en plus de la chute de cheveux permet de préciser davantage la question.
Cet article classe les trois catégories avant d’aborder les valeurs biologiques. Pour chacune, il précise à quel moment les attentes courantes vont au-delà des données disponibles. Deux points sont particulièrement concernés : le bilan martial, pour lequel le lien est moins solidement établi qu’on ne le pense, et le bilan hormonal, qui ne figure absolument pas dans la seule recommandation de laboratoire étayée par des données.
Vous découvrirez d’abord à partir de quand la chute de cheveux devient préoccupante. Ensuite, les trois catégories seront présentées côte à côte, chacune avec son propre niveau de preuves. Suivront les facteurs déclencheurs avec un décalage dans le temps et les signes d’alerte qui nécessitent de consulter. Puis viendra la question de savoir si une analyse de sang apporte réellement quelque chose dans votre cas. Les limites seront abordées à la fin.
Voici ce qui vous attend dans cet article
1. Ce qui est une chute de cheveux normale — et à partir de quand elle devient préoccupante
2. Les trois catégories de causes en comparaison directe
3. Le métabolisme du fer — et ce qui reste controversé à ce sujet
4. La thyroïde et la recommandation de laboratoire étayée par des données
5. La prédisposition et son schéma
6. Ce qu’un bilan hormonal ne permet pas de déterminer
7. Les facteurs déclencheurs avec un décalage dans le temps
8. Signes d’alerte : quand une évaluation dermatologique s’impose
9. Une analyse de sang est-elle pertinente dans votre cas ?
10. Comment faire mesurer les valeurs mentionnées
11. Ce qu’une analyse de sang ne permet pas de déterminer en cas de chute de cheveux
12. Ce qui compte au final
Questions fréquentes
Sources
Ce qui est une chute de cheveux normale — et à partir de quand elle devient préoccupante
« Une légère chute de cheveux est normale » est exact, mais peu utile tant que personne ne précise où s’arrête cette « légère » chute. L’Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé indique un chiffre : chez les personnes en bonne santé, environ 70 à 100 cheveux tombent chaque jour (IQWiG, au 02/01/2023).
La deuxième donnée de la même source explique pourquoi cela passe inaperçu : « À tout moment, environ 90 % de l’ensemble des cheveux d’une personne se trouvent en phase de croissance. » Comme de nouveaux cheveux repoussent en parallèle, la perte est compensée.
Message essentiel
Le moment où vous remarquez la chute de cheveux n’est pas celui où elle a commencé. C’est pourquoi chercher un facteur déclencheur au cours des dernières semaines reste généralement vain.
Pourquoi un facteur déclencheur devient visible avec retard
Un événement qui fait passer simultanément de nombreux cheveux de la phase de croissance à la phase de repos ne se manifeste pas immédiatement. La durée peut être estimée à partir de deux chiffres étayés. La phase de transition entre la croissance et le repos dure de 2 à 4 semaines (IQWiG, état au 02/01/2023). En cas de perte de cheveux après un accouchement, 2 à 4 mois s’écoulent entre le facteur déclencheur et la chute (Wolff et al., Deutsches Ärzteblatt International 2016). Ces deux chiffres décrivent des processus différents, et les sources examinées ne fournissent pas de fourchette générale valable pour chaque facteur déclencheur.
Concrètement, des cheveux dans la brosse ne constituent pas un constat médical. Ils deviennent un indice lorsque la situation se prolonge pendant des semaines, que les cheveux s’affinent ou que le cuir chevelu devient visible à des endroits où il ne l’était pas auparavant.
Les trois axes causaux comparés directement
Les trois axes causaux diffèrent par ce qui les sous-tend. Mais ils diffèrent aussi par le degré d’établissement du lien, et c’est précisément ce qui est généralement passé sous silence dans les textes de vulgarisation. Le tableau les compare selon les mêmes quatre critères. La troisième ligne est la plus délicate : elle n’indique pas ce qui est supposé, mais ce que permettent d’affirmer les sources examinées.
| Critère | Métabolisme du fer | Fonction thyroïdienne | Prédisposition |
|---|---|---|---|
| Schéma typique | Aucune description établie du schéma dans les sources utilisées | Aucune description établie du schéma ; la perte de cheveux y figure comme l’un des plusieurs signes non spécifiques (IQWiG, 2024) | Ligne frontale conservée, éclaircissement au centre du cuir chevelu dans toutes les directions (ministère fédéral de la Santé, 2025, article consacré aux hommes) |
| Ce qui est mesuré à ce sujet | Ferritine | TSH, T3, T4 | Aucun examen biologique établi dans les sources utilisées |
| Ce que les sources démontrent | La ferritine fait partie du bilan biologique réalisé en cas de perte de cheveux de cause inconnue (Wolff et al., 2016). Un lien de cause à effet n’est pas établi et fait l’objet de discussions depuis des années (Almohanna et al., 2019) | La perte de cheveux figure parmi les symptômes de l’hypothyroïdie ; les troubles sont non spécifiques, et leur attribution se fait au moyen d’analyses sanguines (IQWiG, 2024) | Forme la plus fréquente de perte de cheveux, les hommes étant nettement plus souvent touchés. La cause est considérée comme une hypersensibilité des follicules pileux à une forme de testostérone, et non comme un excès d’hormones (ministère fédéral de la Santé, 2025, article consacré aux hommes) |
| Qui l’établit | Pratique médicale, concernant une valeur de laboratoire | Pratique médicale, concernant les analyses sanguines | Pratique dermatologique, concernant le schéma et l’évolution |
Deux des trois colonnes ne comportent aucune entrée sur la première ligne. Ce n’est pas une erreur : les sources examinées ne décrivent pas de schéma capillaire propre au fer ni à la thyroïde. Seule la prédisposition fait l’objet d’une description du schéma, et celle-ci provient également d’une source qui traite des hommes.
Le métabolisme du fer — et ce qui est controversé à ce sujet
« La perte de cheveux ? Fais donc vérifier ton fer », beaucoup de femmes l’entendent plusieurs fois avant de remettre cette phrase en question. Elle contient deux affirmations qui ne signifient pas la même chose.
La première est étayée. La ferritine, la valeur biologique qui renseigne sur les réserves de fer, fait partie des analyses biologiques lorsque la cause est incertaine. C’est ce qu’indiquent Wolff, Fischer et Blume-Peytavi dans Deutsches Ärzteblatt International (2016).
La seconde n’est pas étayée. Le fait qu’un faible taux de ferritine soit à l’origine de la chute de cheveux n’en découle pas. Almohanna et ses collègues soulignent dans Dermatology and Therapy (2019) que le lien entre la chute de cheveux et un faible taux de ferritine sérique fait débat depuis de nombreuses années. « Fait débat » signifie : la question reste ouverte. Et la Société allemande de nutrition mentionne, dans sa dérivation des valeurs de référence du fer (2023, publiée en 2024), parmi les conséquences d’une carence en fer, les capacités physiques, la thermorégulation, la sensibilité aux infections et l’anémie. Les cheveux ne figurent pas dans cette liste.
Pourquoi la différence compte en pratique
« La ferritine fait partie du bilan » signifie que sa valeur est mesurée pour vérifier une explication et en exclure d’autres. « La carence en fer est la cause » signifie que, si la valeur est basse, la question est réglée. Cette seconde interprétation met fin aux recherches trop tôt.
Pour la même raison, cet article ne donne pas de valeurs cibles de ferritine. Les chiffres qui circulent sont les recommandations de certains groupes d’auteurs, et non un consensus scientifique. Un chiffre qui ressemble à un seuil sans en être un fait plus de mal que l’absence de tout chiffre.
Ici, le fil du fer n’est examiné que suffisamment pour que tu puisses déterminer s’il te concerne. L’analyse détaillée se trouve ailleurs : Carence en fer et chute de cheveux diffuse examine ce fil en détail, avec les valeurs biologiques et leur évolution.
La thyroïde et la recommandation biologique étayée
Ce fil est le plus souvent négligé, car ses symptômes, pris séparément, semblent anodins. Dans des pays comme l’Allemagne, environ 5 personnes sur 100 souffrent d’hypothyroïdie ; les femmes et les personnes âgées sont particulièrement touchées (IQWiG, état au 24/04/2024). Les cheveux secs et la chute de cheveux figurent parmi les symptômes, aux côtés de la fatigue, de la frilosité, de la peau sèche et des variations de poids.
La même source souligne cette limite : les symptômes sont non spécifiques. Aucun de ces signes ne suffit à indiquer une hypothyroïdie ; l’interprétation repose sur des analyses sanguines. Un taux de TSH élevé peut être un indice, rien de plus.
Ce qui est surtout utile en pratique, c’est ceci : ce fil apparaît rarement seul. Si la chute de cheveux est le seul élément de ta liste, la thyroïde est peu probable. Si, à cela, s’ajoute depuis des mois une fatigue que le sommeil ne soulage pas, c’est la combinaison qui oriente.
Source documentée
« En cas d’effluvium de cause inconnue, il convient surtout d’exclure par des examens de laboratoire : une carence en fer (ferritine), un dysfonctionnement thyroïdien (TSH, T3, T4), une syphilis au stade II (test TPPA). »
Wolff H, Fischer TW, Blume-Peytavi U
Diagnostic et traitement des maladies des cheveux et du cuir chevelu, Deutsches Ärzteblatt International 2016 ; 113(21) : 377–86
Effluvium est le terme médical désignant une chute de cheveux quotidienne accrue. Deux éléments de cette phrase ont plus de poids qu’il n’y paraît à la lecture. Il est écrit « à exclure », et non « à mettre en évidence » : les paramètres ne sont pas mesurés pour trouver la cause, mais pour écarter certaines causes. Un résultat normal raccourcit la liste.
Et un test de dépistage de la syphilis y figure. Cette ligne est régulièrement supprimée parce qu’elle ne cadre pas avec le tableau. C’est précisément pourquoi elle reste ici : elle montre à quel point le bilan est large. Un résultat de laboratoire ne répond ici à aucune question ; il écarte des possibilités.
La prédisposition et son schéma
Le troisième volet est le plus fréquent et celui pour lequel une analyse de sang est le moins utile. Le ministère fédéral de la Santé décrit la chute des cheveux d’origine génétique comme la forme globalement la plus fréquente ; elle touche les hommes et les femmes, mais nettement plus souvent les hommes.
Une attribution est nécessaire ici, mais elle est rarement faite. Le texte dont sont tirées ces informations porte sur la chute des cheveux d’origine génétique chez l’homme (gesund.bund.de, mis à jour le 05/11/2025). Il établit lui-même une distinction : l’évolution chez les femmes serait différente. Il n’existe pas, sur ce site, de page officielle consacrée à la chute des cheveux d’origine génétique chez la femme. De même, la mention « jusqu’à 70 % des hommes et 40 % des femmes » figure dans ce texte consacré aux hommes. Elle peut être citée, mais ne constitue pas une affirmation officielle autonome concernant les femmes, et cet article ne la présente pas comme telle.
Le schéma peut être repris sans détour : tandis que, chez les femmes, les cheveux se raréfient progressivement dans toutes les directions au niveau du sommet, derrière une ligne frontale préservée, les hommes développent typiquement des golfes temporaux. C’est la distinction la plus utile en pratique dans cet article, car elle ne nécessite aucun examen de laboratoire. C’est un cabinet de dermatologie qui établit cette classification.
Un résultat de laboratoire ne change rien à cette classification, non pas parce qu’il serait erroné, mais parce qu’il n’apporte rien à cette question. Ceux qui mesurent malgré tout obtiennent des chiffres, mais pas de réponse.
Ce qu’un bilan hormonal ne permet pas de faire
Tôt ou tard, le terme « bilan hormonal » finit par apparaître. L’attente sous-jacente est compréhensible : la chute des cheveux est considérée comme un problème hormonal, donc un dosage hormonal devrait montrer ce qui se passe. Cette attente ne résiste pas aux données disponibles.
Le critère de vérification le plus simple est la recommandation de laboratoire du chapitre précédent. Elle mentionne la ferritine, la TSH, la T3, la T4 et un test de dépistage de la syphilis. Elle ne mentionne pas de bilan hormonal, et la liste ci-dessus est reproduite intégralement.
Vérifié au regard des données disponibles
Répandu
« Un bilan hormonal montre pourquoi les cheveux tombent. »
Établi
Le ministère fédéral de la Santé écrit au sujet de la perte de cheveux masculine d’origine androgénétique : « En règle générale, aucune perturbation de l’équilibre hormonal n’est présente dans la perte de cheveux masculine d’origine androgénétique. » (gesund.bund.de, 05.11.2025). La recommandation de laboratoire étayée mentionne la ferritine, la TSH, la T3, la T4 et un test de dépistage de la syphilis, mais pas de bilan hormonal (Wolff et al., Deutsches Ärzteblatt International, 2016).
Répandu
« La biotine et les compléments nutritionnels font repousser les cheveux. »
Établi
La revue Cochrane sur les interventions contre la perte de cheveux chez la femme précise : « Des études individuelles ont examiné la plupart des autres interventions et comparaisons, et nous n’avons pas pu tirer de conclusion fiable sur l’efficacité et la sécurité de ces autres interventions. » (van Zuuren EJ, Fedorowicz Z, Schoones J, 2016). Almohanna et ses collègues soulignent en outre qu’un apport élevé en biotine peut fausser les résultats de laboratoire (Dermatology and Therapy, 2019).
La deuxième phrase entraîne une conséquence qui cause davantage de problèmes au quotidien que l’absence de bénéfice. Une personne qui prend un complément capillaire fortement dosé puis fait mesurer ses valeurs sanguines risque précisément de fausser les chiffres qu’elle cherche à mesurer.
La conclusion de ce chapitre est gênante, mais simple : en cas de perte de cheveux, un dosage hormonal réalisé sans raison précise ne sert en règle générale à rien. Un traitement pris sans raison précise non plus, et il peut perturber le dosage qui aurait pu être utile.
Déclencheurs à effet différé
Deux situations entraînent chez les femmes une perte de cheveux accrue, sans qu’il y ait de maladie. Toutes deux illustrent parfaitement le délai décrit dans le premier chapitre.
Le premier cas est la période qui suit un accouchement. Wolff, Fischer et Blume-Peytavi décrivent l’effluvium post-partum comme physiologique, c’est-à-dire comme un processus normal et transitoire. Le moment est déterminant : peu après l’accouchement, le stress de l’accouchement et les changements hormonaux font passer simultanément de nombreux cheveux en phase de repos, avant leur chute 2 à 4 mois plus tard (Deutsches Ärzteblatt International, 2016).
Le deuxième cas est le début ou l’arrêt d’une contraception hormonale. Le même article précise qu’il faut rechercher chez les femmes des facteurs gynécologiques, comme le début ou l’arrêt d’une contraception hormonale. Ici aussi, un changement datant de plusieurs mois risque facilement d’être perdu de vue comme explication.
Avant de faire des analyses, passe donc en revue les six derniers mois, et non les six dernières semaines. Si cette période comprend un accouchement ou un changement de contraception, mentionne-le spontanément lors de la consultation médicale. Ce point n’est pas toujours demandé.
Quatre chiffres pour situer les choses
70 à 100 cheveux
C’est le nombre de cheveux sains que l’on perd chaque jour sans que cela se remarque. IQWiG, au 02/01/2023.
Environ 90 %
C’est la proportion de cheveux en phase de croissance. IQWiG, au 02/01/2023.
2 à 4 mois
C’est le délai avant l’apparition de la chute. Wolff et al., 2016.
Ferritine, TSH, T3, T4
La recommandation de laboratoire mentionne également un test de dépistage de la syphilis. Wolff et al., 2016.
Signes d’alerte : quand un bilan dermatologique est nécessaire
Jusqu’ici, il était question d’une chute de cheveux pour laquelle un tri peut être utile. Certaines configurations rendent cette approche inadaptée, car le bilan ne relève pas du laboratoire, mais d’un cabinet de dermatologie.
Le premier point concerne le cuir chevelu. Wolff, Fischer et Blume-Peytavi soulignent : « Il faut rechercher des rougeurs et des squames inflammatoires, car le psoriasis et l’eczéma peuvent provoquer un effluvium. » (Deutsches Ärzteblatt International 2016). Un cuir chevelu rouge ou irrité constitue un signe distinct, qu’un taux de ferritine n’explique pas.
Le deuxième point est plus important. Le même travail décrit : « Les alopécies cicatricielles ou atrophiantes constituent un groupe hétérogène de maladies qui entraînent une destruction irréversible des follicules pileux. » Irréversible signifie que ce qui est perdu ne revient pas. Comme le diagnostic peut être difficile au stade précoce, attendre est la pire option en présence de zones délimitées ou d’aspect lisse.
Le ministère fédéral de la Santé décrit la démarche sans dramatiser : « En cas de suspicion d’une autre cause, les médecins mettent en place des examens ciblés, comme des analyses sanguines et hormonales. » (gesund.bund.de, 05/11/2025). D’abord la suspicion, puis l’examen ciblé.
Ajout rédactionnel, sans prétention de constituer une source : une chute de cheveux qui apparaît soudainement et évolue nettement en quelques semaines doit également faire l’objet d’un avis médical, plutôt que d’être simplement observée pendant des mois. Les sources examinées ne contiennent aucune phrase pouvant être citée pour étayer cette évaluation. Il s’agit ici d’une recommandation rédactionnelle, et non d’un justificatif.
Une analyse de sang est-elle pertinente dans ton cas ?
Une analyse de sang n’est pas une étape standard en cas de chute de cheveux, mais une démarche adaptée à certaines situations initiales et pas à d’autres. La comparaison présente les deux cas, y compris ceux où effectuer des mesures n’apporte rien.
Pertinent pour toi si…
les cheveux s’éclaircissent de manière diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu, sans schéma clairement identifiable.
d’autres symptômes s’ajoutent : fatigue persistante, frilosité, peau sèche, variation de poids.
cela dure depuis des mois et que, même rétrospectivement sur six mois, tu ne trouves aucun facteur déclencheur.
tu veux préparer une consultation médicale avec des chiffres plutôt qu’avec des suppositions.
Plutôt non, si…
le schéma correspond à une prédisposition, avec une ligne frontale conservée et un éclaircissement au milieu du crâne, et qu’aucun autre symptôme n’est présent.
le cuir chevelu est rouge, squameux ou présente des signes d’inflammation. Il doit être examiné par un dermatologue (Wolff et al., 2016).
il existe des zones dégarnies bien délimitées ou semblant cicatricielles. Dans ce cas, une évaluation médicale rapide est importante.
tu prends un complément de biotine fortement dosé. Cela peut fausser les résultats de laboratoire (Almohanna et al., 2019) et doit être signalé au préalable.
Comment faire déterminer les valeurs mentionnées
Toutes les valeurs de ferritine et les valeurs thyroïdiennes peuvent être déterminées dans n’importe quel cabinet de médecine générale. Si tu peux suivre cette voie, il vaut mieux le faire sur place, car le résultat et les conseils sont réunis au même endroit. Un autotest est une solution de repli si cela n’est pas possible rapidement ou si tu souhaites disposer d’une valeur de référence avant le rendez-vous.
Un test de mybody®x (MYBODY Lab GmbH) couvre les deux possibilités. Tu prélèves l’échantillon chez toi par piqûre au doigt.
Analyse sanguine à partir de sang capillaire
Bilan bien-être féminin | Test de santé féminine
18 valeurs à partir d’un échantillon de sang, dont la ferritine et le bilan thyroïdien complet comprenant la TSH, la fT3 et la fT4, ainsi que la vitamine B12, la vitamine D3 et les principales valeurs organiques. Ce que le test ne permet pas de déterminer : il mesure la ferritine et les valeurs thyroïdiennes, mais il ne dit pas pourquoi une personne perd ses cheveux. Il ne comprend pas les hormones du cycle, et l’interprétation du résultat relève du médecin.
Analyse en laboratoire sous 3 à 5 jours ouvrés après réception de ton échantillon indication centrale pour les analyses sanguines, au 04/08/2026
Informations indiquées sur la page du produit, consultée le 30/08/2026
Quel que soit le chemin choisi, apporte le résultat à un rendez-vous médical. Les chiffres ne constituent pas une interprétation, encore moins un diagnostic.
Ce à quoi une analyse sanguine ne répond pas en cas de chute de cheveux
La phrase la plus honnête sur les analyses sanguines en cas de chute de cheveux figure déjà dans la source citée : il s’agit d’exclure certaines causes. Ici, une valeur de laboratoire procède à rebours et écarte des possibilités au lieu de désigner une cause.
Trois limites en découlent. Un résultat sans anomalie ne répond pas à la question, il la circonscrit. Si la ferritine et les valeurs thyroïdiennes sont normales, la chute de cheveux persiste, mais deux explications sont écartées.
À l’inverse, un résultat anormal ne prouve pas l’existence d’un lien. Un taux de ferritine bas en présence d’une chute de cheveux signifie que deux éléments coexistent, et non que l’un provoque l’autre. Cette confusion explique pourquoi le débat sur le fer et les cheveux reste ouvert depuis des années (Almohanna et al., Dermatology and Therapy 2019).
Et l’axe le plus fréquent n’apporte absolument rien aux analyses de laboratoire. En cas de chute de cheveux d’origine génétique, l’évaluation repose sur le schéma et l’évolution. Mesurer dans ce contexte, c’est accumuler des chiffres là où la question devrait être posée autrement.
Si les ongles sont devenus cassants en même temps ou si la peau a changé, l’article Peau, cheveux, ongles et analyses sanguines examine les trois tissus côte à côte. Cet article se concentre volontairement sur un seul d’entre eux.
Le chapitre en un coup d’œil
En cas de chute de cheveux, les analyses sanguines permettent d’écarter certaines causes plutôt que d’en désigner une. Un résultat normal n’est donc pas un résultat sans réponse : il raccourcit la liste. À l’inverse, une valeur basse en présence d’une chute de cheveux ne prouve pas l’existence d’un lien entre les deux. Et l’axe le plus fréquent, la prédisposition, se reconnaît à son schéma et non aux analyses de laboratoire.
Ce qui compte au final
Si vous ne retenez qu’une seule chose de cet article, retenez celle-ci : notez depuis quand vous avez remarqué le problème et ce qui s’est passé au cours des six mois précédents. Une naissance en fait partie, tout comme le début ou l’arrêt d’une contraception hormonale. Notez également si, en dehors des cheveux, quelque chose est différent d’avant.
Jetez aussi un coup d’œil dans le miroir : la ligne frontale des cheveux est-elle préservée et les cheveux s’éclaircissent-ils au milieu du crâne ? Cela prend cinq minutes et montre si le troisième axe est réellement concerné. Un cabinet médical pourra l’évaluer, mais vous pouvez le noter vous-même.
Au départ, la question était de savoir à partir de quand une chute de cheveux devient préoccupante. La question la plus utile est de déterminer lequel des trois axes est concerné. Avec ces notes, un rendez-vous médical n’est plus le même. Sans elles, vous parlez simplement de cheveux dans la brosse.
Questions fréquentes
Combien de cheveux est-il normal de perdre par jour ?
Chez les personnes en bonne santé, environ 70 à 100 cheveux tombent chaque jour (IQWiG, état au 02/01/2023). Comme de nouveaux cheveux poussent en même temps, cette perte passe inaperçue. La chute de cheveux ne devient donc pas préoccupante en raison d’un seul comptage, mais de son évolution. Elle devient un signe à prendre en compte lorsque la situation persiste pendant plusieurs semaines ou que le cuir chevelu devient visible à des endroits où il ne l’était pas auparavant. Une seule journée avec beaucoup de cheveux dans la brosse ne signifie rien à elle seule.
Quelles analyses sanguines sont pertinentes en cas de chute de cheveux ?
La revue de Wolff, Fischer et Blume-Peytavi publiée dans Deutsches Ärzteblatt International (2016) mentionne trois éléments à exclure par des analyses biologiques en cas de chute de cheveux de cause inconnue : une carence en fer au moyen de la ferritine, un dysfonctionnement thyroïdien au moyen de la TSH, de la T3 et de la T4, ainsi qu’une syphilis au stade II au moyen d’un test TPPA. La formulation est importante : il s’agit d’exclure, et non de confirmer.
Un bilan hormonal permet-il de clarifier la cause de la chute de cheveux ?
En règle générale, non. La recommandation de laboratoire étayée pour une chute de cheveux de cause inconnue préconise la ferritine, la TSH, la T3, la T4 et un test de dépistage de la syphilis, sans inclure de bilan hormonal (Wolff et al., Deutsches Ärzteblatt International 2016). Le ministère fédéral de la Santé précise qu’un trouble de l’équilibre hormonal n’est généralement pas présent dans la chute de cheveux masculine d’origine génétique (gesund.bund.de, 05.11.2025, article consacré aux hommes).
La biotine ou d’autres compléments nutritionnels sont-ils utiles ?
La revue Cochrane consacrée aux interventions contre la chute de cheveux chez les femmes (van Zuuren, Fedorowicz, Schoones, 2016) ne permet de tirer, pour la plupart des interventions étudiées, aucune conclusion solide sur leur efficacité et leur sécurité. Almohanna et ses collègues indiquent dans Dermatology and Therapy (2019) qu’un apport élevé en biotine peut fausser les résultats de laboratoire. Signalez au cabinet toute prise en cours avant une analyse sanguine.
Comment déterminer quelle piste examiner en premier
D’après le schéma et l’évolution dans le temps. Le ministère fédéral de la Santé décrit que, chez les femmes, les cheveux s’éclaircissent progressivement dans toutes les directions au niveau du milieu du cuir chevelu, derrière une ligne frontale conservée, tandis que les hommes développent typiquement des golfes temporaux (gesund.bund.de, 05.11.2025, article consacré aux hommes). Le diagnostic lui-même est établi par un cabinet de dermatologie en fonction de l’apparence et de l’évolution. Une analyse sanguine n’y apporte rien.
Prochaine étape
Dialoguer avec des chiffres plutôt qu’avec des suppositions
Le Women’s Wellness Check mesure la ferritine et le bilan thyroïdien complet composé de la TSH, de la fT3 et de la fT4, soit deux des trois axes abordés dans cet article. L’interprétation de vos résultats relève du médecin.
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Ce qui fait partie du bilan nutritionnel au-delà du fer et dans quelle mesure les données disponibles sont solides pour chaque élément.
Lorsque la peau ou les ongles ont changé en plus des cheveux : les trois tissus examinés côte à côte.
Sources
- Wolff H, Fischer TW, Blume-Peytavi U : Diagnostic et traitement des maladies des cheveux et du cuir chevelu. Deutsches Ärzteblatt International 2016 ; 113(21) : 377–86 – aerzteblatt.de
- Ministère fédéral de la Santé : Perte de cheveux d’origine génétique chez l’homme (alopécie androgénétique), mis à jour le 05.11.2025 – gesund.bund.de
- Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG) : Hypothyroïdie, état au 24.04.2024, et Comment les cheveux sont-ils constitués et comment poussent-ils ?, état au 02.01.2023 – gesundheitsinformation.de
- van Zuuren EJ, Fedorowicz Z, Schoones J : Interventions for female pattern hair loss. Cochrane Database of Systematic Reviews 2016 – cochrane.org
La citation littérale concernant le diagnostic de laboratoire, les informations sur l’effluvium post-partum, la mention des contraceptifs hormonaux, les alopécies cicatricielles et l’examen du cuir chevelu proviennent de [1]. La fréquence, les profils chez les femmes et les hommes, la description de l’hypersensibilité des follicules et la distinction avec les autres causes proviennent de [2], un article qui traite explicitement de la perte de cheveux chez l’homme. La fréquence de l’hypothyroïdie, la perte de cheveux comme symptôme répertorié, la TSH comme voie diagnostique et les chiffres concernant le cycle pilaire proviennent de [3]. L’évaluation du niveau de preuve de l’efficacité s’appuie sur [4]. Les informations relatives au débat sur le fer et à l’influence d’apports élevés en biotine sur les résultats de laboratoire sont attribuées dans le texte à leurs auteurs, à la revue spécialisée et à l’année de publication (Almohanna HM, Ahmed AA, Tsatalis JP, Tosti A, Dermatology and Therapy 2019) ; les conséquences d’une carence en fer sont mentionnées par la Société allemande de nutrition dans son élaboration des valeurs de référence pour le fer (2023, publiée en 2024). Les informations concernant le prix, les biomarqueurs, le type d’échantillon et le laboratoire proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 30.08.2026. Les délais de traitement ne proviennent pas de la page produit, mais de la directive centrale du système de blog pour les analyses sanguines, en vigueur au 04.08.2026 ; le délai d’expédition et le délai d’analyse y sont indiqués séparément. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 29.08.2026.
Équipe éditoriale et scientifique de mybody®x
Diagnostic de laboratoire Interprétation des analyses sanguines Sciences de la nutrition Santé des femmes
Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. L’équipe réunit des compétences en diagnostic de laboratoire, en sciences de la nutrition et en interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y contribuent figurent sur la page des auteurs.
Publié le 30.08.2026 · Dernière mise à jour le 30.08.2026
Les contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les intervalles de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge ; les indications figurant sur votre compte rendu sont toujours déterminantes.





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