Métabolisme et combustion des graisses : comment votre corps brûle réellement les graisses
Votre corps brûle en permanence des graisses – même maintenant, pendant que vous lisez. Oxyder les graisses et perdre de la graisse sont toutefois deux choses différentes : la réduction de votre tissu adipeux dépend de l’équilibre énergétique sur plusieurs jours et semaines, et non du choix du combustible lors d’une séance d’entraînement.
Le métabolisme est l’ensemble des processus de transformation qui convertissent les aliments en énergie utilisable. Le métabolisme de base représente la plus grande part de la dépense énergétique quotidienne – l’énergie nécessaire aux organes, aux cellules et à la température corporelle. Le mouvement, l’activité quotidienne et la digestion s’y ajoutent. La combustion des graisses se déroule en deux étapes : la lipolyse et la bêta-oxydation.
Cet article explique la biologie sous-jacente : ce qui se passe dans le tissu adipeux, le rôle de l’insuline, les raisons pour lesquelles la « zone de combustion des graisses » est mal comprise et ce que la recherche montre sur le métabolisme avec l’âge.
Ce que vous apprendrez dans cet article
Comment la graisse passe-t-elle de la cellule aux mitochondries ?
Pourquoi le bilan énergétique détermine-t-il la perte de graisse ?
Qu’est-ce qui ne va pas avec la « zone de combustion des graisses » ?
Quels sont les effets de chaque intensité d’effort ?
Dans quelle mesure la masse musculaire augmente-t-elle réellement le métabolisme de repos ?
Comment ta dépense énergétique quotidienne se répartit-elle ?
Le métabolisme ralentit-il avec l’âge ?
Voici comment classer vos compléments avec mybody®
Mise en perspective : ce qu’un test ADN peut faire – et ce qu’il ne peut pas faire
Conclusion
Questions fréquentes (FAQ)
Sources
Que se passe-t-il dans le corps lorsque l’on « brûle les graisses » ?
« Brûler les graisses » signifie, sur le plan biochimique, que les acides gras sont dégradés dans les mitochondries de vos cellules en dioxyde de carbone et en eau, et que l’énergie libérée devient utilisable sous forme d’ATP. Cela se produit 24 heures sur 24 – pendant le sommeil, en position assise et pendant le sport. Le métabolisme englobe davantage : c’est l’ensemble des processus par lesquels votre corps absorbe, transforme, stocke et libère les nutriments.
Source : Wang et al., American Journal of Clinical Nutrition, 2010 · Maunder et al., Frontiers in Physiology, 2018 · LaForgia et al., Journal of Sports Sciences, 2006
Oxyder les graisses n’est pas la même chose que perdre de la graisse
Votre corps oxyde en permanence des graisses sans que vous perdiez du poids, car il en stocke constamment de nouveau en parallèle. Seule la différence sur une période prolongée devient visible. S’ajoute la flexibilité métabolique : lorsqu’une grande quantité de glucides est consommée pendant une séance, l’oxydation se déplace ensuite vers les graisses – et inversement. Sur 24 heures, le choix des combustibles s’équilibre largement.
Métabolisme de base, dépense énergétique au repos et dépense énergétique liée à l’activité
Le métabolisme de base est la quantité d’énergie dont votre corps a besoin au repos complet et à jeun – pour les battements du cœur, la respiration, l’activité cérébrale, le renouvellement cellulaire et la température corporelle. La valeur la plus pertinente en pratique est la dépense énergétique au repos.
Selon la Société allemande de nutrition (2015), la dépense énergétique au repos est environ 10 % supérieure au métabolisme basal.
La dépense énergétique liée à l’activité comprend tout ce qui s’ajoute grâce aux mouvements — l’entraînement, mais aussi monter les escaliers et rester debout ; la recherche appelle NEAT la part qui ne relève pas du sport. À cela s’ajoute la thermogenèse induite par l’alimentation, nécessaire à la digestion et au métabolisme.
Idée essentielle : la combustion des graisses est un processus permanent, pas un mode. Elle ne dit rien sur le fait que tu déstockes ou non de la graisse corporelle — c’est le bilan énergétique sur plusieurs jours et semaines qui le détermine.
Comment la graisse passe-t-elle de la cellule aux mitochondries ?
La graisse quitte l’adipocyte en deux étapes : d’abord, le triglycéride stocké est dégradé (lipolyse), puis les acides gras sont brûlés dans la mitochondrie (bêta-oxydation). Les deux étapes sont régulées par les hormones — c’est là que naissent les malentendus.
Lipolyse
Trois enzymes dégradent les graisses stockées : l’ATGL, la lipase hormonosensible et la monoacylglycérol-lipase.
Transport sanguin
Les acides gras libres circulent liés à l’albumine vers les muscles, tandis que le glycérol se dirige vers le foie.
Bêta-oxydation
Dans la mitochondrie, l’acide gras est dégradé ; ses composants alimentent le cycle de Krebs et fournissent de l’ATP.
Frein hormonal
L’insuline ralentit la lipolyse ; l’adrénaline et la noradrénaline l’accélèrent.
Étape 1 : la lipolyse dans l’adipocyte
Les graisses sont stockées sous forme de triacylglycérol : une structure de glycérol avec trois acides gras. Selon le manuel spécialisé Endotext (Richard et al., 2020), la lipase des triglycérides des adipocytes (ATGL) entame la dégradation, la lipase hormonosensible (HSL) la poursuit et la monoacylglycérol-lipase (MGL) l’achève. Il reste des acides gras libres et du glycérol.
La cascade est déclenchée par les catécholamines : l’adrénaline et la noradrénaline se lient aux récepteurs bêta-adrénergiques, font augmenter l’AMPc et activent la protéine kinase A, qui active la HSL. L’insuline fait baisser l’AMPc par l’intermédiaire de la phosphodiestérase 3B. C’est pourquoi la libération des graisses est freinée après un repas riche en glucides et augmentée pendant les périodes de jeûne.
Étape 2 : bêta-oxydation dans la mitochondrie
Les acides gras se déplacent liés à l’albumine vers les tissus qui ont besoin d’énergie, principalement les muscles squelettiques et le foie. Ils pénètrent dans la mitochondrie par l’intermédiaire d’un système de transport auquel participe la carnitine. C’est là que commence la bêta-oxydation : la chaîne est raccourcie progressivement de deux atomes de carbone à chaque étape ; chaque cycle fournit de l’acétyl-CoA pour le cycle de Krebs et des équivalents réducteurs pour la chaîne respiratoire — au final, de l’ATP.
Pourquoi le bilan énergétique détermine-t-il la perte de graisse ?
La masse grasse diminue lorsque, sur une période prolongée, tu apportes moins d’énergie que tu n’en dépenses. Ce n’est pas une opinion, mais une équation de bilan. Elle prête à confusion parce que ses deux côtés peuvent évoluer : lorsqu’une personne réduit fortement son alimentation, elle bouge souvent inconsciemment moins. Le bilan reste valable, mais ses paramètres ne sont pas des nombres fixes.
« Chez les personnes ayant un poids corporel similaire, la dépense énergétique peut différer de près de 2 000 kcal par jour en raison de différences dans l’activité professionnelle, les activités de loisirs et les mouvements inconscients comme le fait de gigoter. »
Cela explique pourquoi les indications caloriques générales sont si souvent à côté de la plaque – sans que personne ait « un métabolisme cassé ». Quatre facteurs déterminent ton bilan, et ils peuvent être influencés à des degrés différents :
Les quatre leviers de ton bilan énergétique
- ✓ Métabolisme de base – le facteur le plus important, largement déterminé par la masse maigre, l’âge et le sexe
- ✓ NEAT (activité physique quotidienne) – le facteur qui varie le plus d’une personne à l’autre
- ✓ Activité sportive – planifiable, mais représentant chez la plupart des gens une part moins importante qu’on ne le pense
- ✓ Thermogenèse induite par l’alimentation – énergie consacrée à la digestion et au métabolisme, représentant selon la DGE (2015) environ 10 % de la dépense énergétique totale
Selon von Loeffelholz et Birkenfeld (Endotext, mise à jour 2022), la NEAT peut varier jusqu’à 2 000 kilocalories par jour entre deux adultes de corpulence, de masse maigre, d’âge et de sexe comparables. Faire du sport trois fois une heure par semaine est bénéfique – mais constitue un levier moins important que les 165 autres heures de la semaine.
Message clé : Ce n’est pas le choix du carburant lors d’une séance d’entraînement qui détermine la perte de graisse, mais le bilan énergétique sur plusieurs jours et semaines – et, dans ce bilan, l’activité physique quotidienne est le facteur qui varie le plus.
Là où cet article s’arrête – et lequel permet d’aller plus loin
Cet article explique la biologie, pas les mesures à prendre.
Si tu as l’impression que ton métabolisme est lui-même le problème, l’article Mauvais métabolisme : que faire ? va plus loin : il explique quelles causes peuvent se cacher derrière ce problème et quand un bilan médical est pertinent.
La mise en pratique au quotidien – alimentation, activité physique, sommeil – est expliquée dans l’article Comment activer mon métabolisme ?. Le présent article s’en tient à la question de son fonctionnement.
Qu’est-ce qui ne va pas avec la « zone de combustion des graisses » ?
La zone de combustion des graisses est plus fondée que ne le prétendent ses détracteurs, et moins qu’on ne le croit parmi ses adeptes. Il est vrai qu’à faible intensité, une part relativement plus importante de l’énergie provient des graisses. En revanche, il est faux d’en conclure que c’est là que l’on perd le plus de graisse. L’erreur vient de la confusion entre pourcentage et quantité : un pourcentage élevé d’un petit nombre peut être inférieur à un pourcentage faible d’un grand nombre.
La part relative et la quantité absolue sont deux chiffres différents
À mesure que l’intensité augmente, l’apport énergétique se déplace vers les glucides ; le point auquel ceux-ci remplacent les graisses comme principal carburant est appelé point de bascule par la science du sport. C’est pourquoi l’oxydation absolue des graisses, en grammes par minute, suit une courbe en cloche : elle augmente à partir du repos, atteint un maximum dans la zone modérée, puis diminue de nouveau à haute intensité.
Selon Maunder et al. (Frontiers in Physiology, 2018), le taux maximal d’oxydation des graisses était de 0,53 ± 0,16 gramme par minute chez des hommes entraînés en endurance et était atteint à 56 ± 8 % de la consommation maximale d’oxygène ; chez des hommes actifs pratiquant un sport de loisir, ce point se situait à 51 ± 8 %.
Les spécialistes appellent cette zone Fatmax. Elle varie d’une personne à l’autre et se situe plus haut que ne le laissent supposer les zones de fréquence cardiaque standardisées de certaines montres de fitness.
Pourquoi la zone a malgré tout peu d’importance pour la perte de poids
Même au point Fatmax, la quantité reste limitée : environ un demi-gramme par minute représente quelque 30 grammes en une heure, soit l’équivalent d’un seul repas. Choisissez donc l’intensité en fonction de ce que vous pouvez maintenir régulièrement, et non d’une zone de fréquence cardiaque qui promet une forte combustion des graisses.
En bref
À faible intensité, la part de l’énergie provenant des graisses est élevée, mais la dépense énergétique par minute reste faible.
L’oxydation absolue des graisses est maximale autour de 51 à 56 % de la consommation maximale d’oxygène (Maunder et al., 2018), dans la zone modérée et non dans la zone très légère.
Pour perdre de la graisse, c’est le bilan énergétique de la journée qui compte, et non la zone de fréquence cardiaque d’une séance.
Quels sont les effets de chaque intensité d’effort ?
Chaque intensité a son propre profil d’atouts. La vue d’ensemble compare trois zones d’effort selon les mêmes critères. Les données concernant l’oxydation des graisses et l’effet postcombustion sont étayées ; les autres champs indiquent une tendance, et non des chiffres exacts.
| Critère | Repos et activité très légère | Allure d’endurance modérée | Haute intensité et intervalles |
|---|---|---|---|
| Part relative des graisses dans l’apport énergétique | Le plus élevé | Moyenne à élevée | Faible, les glucides dominent |
| Oxydation absolue des graisses par minute | Faible | La plus élevée : env. 51 à 56 % de la VO2max (Maunder et al., 2018) | Diminue à nouveau |
| Dépense énergétique par minute | Très faible | Moyen | Le plus élevé |
| Effet postcombustion (EPOC) | Pratiquement nul | Faible | La plus importante, mais seulement 6 à 15 % de la consommation nette d’oxygène (LaForgia et al., 2006) |
| Facilité à maintenir au quotidien | Très élevée, possible pendant plusieurs heures | Élevée, généralement 30 à 90 minutes | Limitée, quelques minutes d’effort net |
| Particulièrement adapté pour | Mouvement quotidien, NEAT, récupération | Base d’endurance, facilement modulable | Efficacité temporelle, amélioration de l’endurance |
La réponse qui en découle est peu spectaculaire : la meilleure intensité est celle que tu peux pratiquer suffisamment souvent et avec régularité. L’effet postcombustion est surestimé : selon LaForgia et al. (Journal of Sports Sciences, 2006), il ne représente que 6 à 15 % de la consommation nette d’oxygène.
La musculation est volontairement absente du tableau : sa contribution réside dans le maintien de la masse maigre et donc, indirectement, dans le métabolisme de base. L’ampleur de cet effet est précisée dans le chapitre suivant.
Dans quelle mesure la masse musculaire augmente-t-elle réellement le métabolisme de repos ?
La masse musculaire augmente mesurablement le métabolisme de repos, mais moins que ne le laisse entendre la formule simpliste selon laquelle « les muscles brûlent aussi pendant le sommeil ».
Selon Wang et al. (American Journal of Clinical Nutrition, 2010), le taux métabolique spécifique du muscle squelettique est d’environ 12,6 kilocalories par kilogramme et par jour, contre environ 4,4 kilocalories pour le tissu adipeux — tandis que le foie (194), le cerveau (233), ainsi que le cœur et les reins (426) en consomment plusieurs fois plus.
Un kilogramme de muscle entraîne environ 8 kilocalories de dépense supplémentaire par jour par rapport à un kilogramme de tissu adipeux. Un kilogramme de masse musculaire supplémentaire modifie ta dépense énergétique quotidienne bien moins que la plupart des gens ne l’imaginent. La raison : une grande partie du métabolisme de base est due aux organes, qui pèsent quelques kilogrammes seulement, mais fonctionnent sans interruption.
Un kilogramme de masse musculaire supplémentaire modifie ta dépense énergétique quotidienne bien moins que la plupart des gens ne l’imaginent.
Pourquoi la musculation reste néanmoins pertinente
Cela ne signifie pas que la musculation ne joue aucun rôle dans la perte de poids. En déficit énergétique, on ne perd pas seulement de la graisse, mais aussi de la masse maigre — et celle-ci est le facteur individuel le plus déterminant du métabolisme de base. La musculation et un apport suffisant en protéines s’y opposent. Elles améliorent également la sensibilité à l’insuline, la force au quotidien, ainsi que la stabilité des articulations et des os. Pratiquer la musculation uniquement pour augmenter le métabolisme de repos risque de décevoir ; la pratiquer pour préserver sa masse maigre est un choix bien fondé.
Comment ta dépense énergétique quotidienne se répartit-elle ?
Ta dépense énergétique quotidienne se compose de trois blocs : le métabolisme de base, la dépense liée à l’activité physique et la thermogenèse induite par l’alimentation. Le métabolisme de base est le plus important, y compris chez les personnes sportives.
Selon le Portail de santé de la République d’Autriche (BMASGPK, édition 2025), le métabolisme de base représente environ 60 % de la dépense énergétique totale du corps ; la thermogenèse en représente environ 10 %. La Société allemande de nutrition (2015) estime également à environ 10 % l’effet thermique des aliments.
Parts de la dépense énergétique totale quotidienne
Source : Portail de santé de la République d’Autriche (BMASGPK), édition 2025 (métabolisme de base env. 60 %, thermogenèse env. 10 %) ; Société allemande de nutrition, 2015 (thermogenèse env. 10 %). La dépense énergétique liée à l’activité correspond à la part restante. Valeurs de référence pour les adultes.
Ce qui est frappant, c’est que le plus grand compartiment est celui que vous pouvez le moins contrôler, tandis que le compartiment intermédiaire variable ne correspond généralement pas au sport, mais à l’activité quotidienne. Selon von Loeffelholz et Birkenfeld (Endotext, édition 2022), cette activité représente environ 6 à 10 % de la dépense énergétique totale chez les personnes sédentaires, et 50 % ou plus chez les personnes très actives.
La dépense énergétique liée à l’activité peut être estimée à l’aide de la valeur PAL, multipliée par le métabolisme de base : selon la DGE (2015), environ 1,4 en cas d’activité sédentaire, environ 1,7 avec un mode de vie modérément actif ; la pratique régulière d’un sport ajoute environ 0,3. Il s’agit d’ordres de grandeur, et non de mesures.
Le métabolisme ralentit-il avec l’âge ?
Pas aussi tôt ni aussi fortement qu’on l’a longtemps pensé. L’idée selon laquelle le métabolisme ralentirait sensiblement à partir du milieu de la trentaine n’est pas confirmée par la plus vaste analyse de données réalisée à ce jour : une équipe de recherche a évalué les mesures de 6 421 personnes dans 29 pays, obtenues avec de l’eau doublement marquée, la méthode de référence.
Selon Pontzer et al. (Science, 2021), la dépense énergétique totale et le métabolisme de base rapportés à la masse maigre sont restés stables entre 20 et 60 ans ; la baisse n’a commencé qu’à un point d’inflexion situé à 63,0 ans et s’est ensuite élevée à environ 0,7 % par an.
L’élément déterminant est la précision « rapportée à la masse maigre ». Lorsque les personnes prennent du poids entre 30 et 55 ans, ce n’est généralement pas parce que leurs cellules fonctionnent plus lentement : leur composition corporelle et leur comportement changent, avec moins de masse musculaire, moins d’activité quotidienne et davantage de temps passé assis.
Message clé : selon Pontzer et al. (2021), la dépense énergétique par kilogramme de masse maigre reste stable entre 20 et 60 ans. À l’âge moyen, ce qui change, c’est la composition corporelle et l’activité quotidienne, et non le rythme métabolique des cellules.
Indépendamment de cela, des raisons médicales peuvent expliquer une modification de la dépense énergétique, comme une hypothyroïdie ou certains médicaments. Toute modification inexpliquée doit faire l’objet d’un bilan médical.
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La lipolyse, la bêta-oxydation et la répartition de la dépense énergétique quotidienne reposent chez tous les êtres humains sur la même physiologie. Ce qui diffère, ce sont les caractéristiques individuelles – par exemple la sensation de satiété ou la capacité à tirer profit des stimuli de l’entraînement. Une partie de ces différences comporte une composante génétique. mybody® (MYBODY Lab GmbH) propose à cet effet le WeightLoss | le test ADN SLIM.
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Mise en perspective : ce qu’un test ADN peut faire – et ce qu’il ne peut pas faire
Un test ADN peut indiquer quels variants génétiques sont présents chez vous et ce que la recherche établit à leur sujet.
Ce qu’un test ADN ne peut pas faire : il n’établit aucun diagnostic et ne prédit pas la réussite d’une perte de poids. Les variants génétiques correspondent à des associations statistiques observées à l’échelle des groupes, et non à des prédictions individuelles. Les données scientifiques sont particulièrement claires concernant les régimes adaptés au génotype. L’étude DIETFITS l’a vérifié : 609 adultes en surpoids, douze mois, alimentation pauvre en graisses ou en glucides.
Selon Gardner et al. (JAMA, 2018), la perte de poids après douze mois, de 5,3 kilogrammes en moyenne dans le groupe pauvre en graisses et de 6,0 kilogrammes dans le groupe pauvre en glucides, ne différait pas significativement ; aucune interaction significative entre le régime et le profil génotypique n’a été observée.
Cette honnêteté est essentielle : rien ne prouve de manière mesurable qu’un régime adapté au génotype soit supérieur. La dispersion au sein des groupes était nettement plus importante que la différence entre eux.
Un test ADN est donc une source d’information, et non un instrument de pilotage. En cas de symptômes marqués – fatigue persistante, variation inexpliquée du poids ou sensibilité au froid –, la première étape est un examen médical, et non un autotest.
Conclusion
Oxyder les graisses est un processus continu : la lipolyse libère les acides gras des cellules adipeuses, que la bêta-oxydation brûle dans les mitochondries ; l’insuline ralentit ce processus, tandis que les catécholamines l’accélèrent.
La diminution de votre masse grasse ne dépend pas de ce processus, mais du bilan énergétique sur plusieurs jours et semaines. Le métabolisme de base, qui représente environ 60 %, en est le principal poste ; la thermogenèse, avec environ 10 %, est le plus faible, tandis que l’activité quotidienne est le poste qui varie le plus.
La « zone de combustion des graisses » n’est qu’à moitié exacte : une zone Fatmax existe autour de 51 à 56 % de la consommation maximale d’oxygène, mais les quantités absolues sont si faibles que la zone de fréquence cardiaque a peu d’importance. L’effet postcombustion et l’augmentation du métabolisme de repos liée à la masse musculaire sont réels, mais moins importants qu’on ne le dit.
Et le métabolisme ne ralentit pas vers le milieu de la trentaine : rapporté à la masse maigre, il reste stable entre 20 et 60 ans. Pour comprendre les variations de poids, il faut examiner la composition corporelle, l’activité quotidienne et les habitudes alimentaires.
Questions fréquentes (FAQ)
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Comment se déroule l’analyse.
Sources
- Société allemande de nutrition (DGE) (2015) : communiqué de presse « De quelle quantité d’énergie l’être humain a-t-il besoin ? » ainsi que la FAQ « Apport énergétique » – métabolisme de base, dépense énergétique au repos, valeurs PAL et effet thermique des aliments. dge.de (communiqué de presse) · dge.de (FAQ Apport énergétique)
- Portail de santé de la République d’Autriche (Ministère fédéral du Travail, des Affaires sociales, de la Santé, des Soins et de la Protection des consommateurs), état 2025 : « Métabolisme de base et dépense énergétique liée à l’activité ». gesundheit.gv.at
- Pontzer, H. et al. (2021) : « Daily energy expenditure through the human life course », Science 373(6556):808–812. science.org
- Wang, Z. et al. (2010) : « Specific metabolic rates of major organs and tissues across adulthood », American Journal of Clinical Nutrition 92(6):1369–1377. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- Endotext (NCBI Bookshelf) : von Loeffelholz, C. et Birkenfeld, A. L. (état 2022), « Non-Exercise Activity Thermogenesis in Human Energy Homeostasis », ainsi que Richard, A. J. et al. (2020), « Adipose Tissue: Physiology to Metabolic Dysfunction ». Chapitre sur la NEAT · Chapitre sur le tissu adipeux
- Maunder, E., Plews, D. J., Kilding, A. E. (2018) : « Contextualising Maximal Fat Oxidation During Exercise », Frontiers in Physiology 9:599. frontiersin.org
- LaForgia, J., Withers, R. T., Gore, C. J. (2006) : « Effects of exercise intensity and duration on the excess post-exercise oxygen consumption », Journal of Sports Sciences 24(12):1247–1264. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- Gardner, C. D. et al. (2018) : « Effect of Low-Fat vs Low-Carbohydrate Diet on 12-Month Weight Loss in Overweight Adults and the Association With Genotype Pattern or Insulin Secretion » (DIETFITS), JAMA 319(7):667–679. jamanetwork.com
Le métabolisme de base, la dépense énergétique au repos, les valeurs PAL et la thermogenèse s’appuient sur [1] et [2], la dépense énergétique au cours de la vie sur [3], les taux métaboliques spécifiques sur [4], la lipolyse, la bêta-oxydation et la NEAT sur [5], l’oxydation maximale des graisses sur [6], l’effet postcombustion sur [7] et les régimes adaptés au génotype sur [8]. Toutes les sources ont été vérifiées le 28.07.2026 ; [3] est soumis à des restrictions d’accès via l’éditeur, et les informations proviennent de la version intégrale librement accessible. Les informations sur les produits proviennent de mybody-x.com et peuvent être modifiées.
Équipe éditoriale et scientifique mybody®
Cette publication a été rédigée par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®, qui réunit des compétences en diagnostic de laboratoire, en sciences de la nutrition, en physiologie du sport et en nutrigénétique. Pour en savoir plus sur nous, consultez la page de l’équipe éditoriale et des auteurs.
Publié le 28 juillet 2026 · Dernière mise à jour le 28 juillet 2026
Avis médical : Cette publication est destinée à fournir des informations générales et ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. En cas de symptômes persistants, veuillez consulter un médecin ou une médecin.






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