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Inflammation intestinale : que faire ? Premières étapes, bilan et traitement

L’essentiel en bref

En cas d’inflammation intestinale, il faut noter les symptômes par écrit, prendre les signes d’alerte au sérieux et faire rechercher la cause par un médecin. Une perte de poids importante, du sang dans les selles, de la fièvre ou une pâleur nécessitent toujours de consulter, selon l’IQWiG (2023). Le traitement d’une inflammation intestinale chronique relève d’un médecin : les autotests et les changements alimentaires ne le remplacent pas.

« Inflammation intestinale » ne désigne pas une maladie unique, mais un terme générique. Il peut s’agir d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, d’une inflammation aiguë des diverticules ou d’une irritation passagère. Le syndrome de l’intestin irritable n’en fait expressément pas partie : dans ce cas, aucune inflammation ne peut être mise en évidence comme cause. Cet article clarifie les termes, décrit le déroulement d’un bilan et explique ce qui aide entre deux poussées.

Le chapitre 1 résume ce qui compte pendant les premiers jours ; le chapitre 2 compare la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique et le syndrome de l’intestin irritable. Le chapitre 3 énumère les signes d’alerte ainsi que les consignes en cas d’urgence ; le chapitre 4 présente le déroulement du bilan ; le chapitre 5 décrit le traitement sans formuler de recommandation. Le chapitre 6 dissipe deux idées reçues ; le chapitre 7 traite du quotidien entre les poussées ; les chapitres 8 et 9 mettent en perspective l’analyse du microbiome.

Voici ce qui vous attend dans cet article

1. Inflammation intestinale : que faire pendant les premiers jours ?
2. Quelles formes existe-t-il – et qu’est-ce qui n’est pas une inflammation ?
3. Quand une inflammation intestinale nécessite-t-elle immédiatement une prise en charge médicale ?
4. Comment se déroule le bilan médical ?
5. Comment traite-t-on une inflammation intestinale ?
6. Quelles idées reçues persistent ?
7. Qu’est-ce qui aide entre les poussées ?
8. Que peut apporter une analyse du microbiome – et quand est-elle utile ?
9. Mise en perspective : ce qu’un autotest ne permet pas de faire
Conclusion
Questions fréquentes
Sources

Inflammation intestinale : que faire pendant les premiers jours ?

Si vous soupçonnez une inflammation intestinale, vous devriez faire deux choses en parallèle : noter méthodiquement vos symptômes et prendre rendez-vous dans un cabinet médical. Ces deux démarches demandent peu d’efforts et détermineront par la suite la rapidité avec laquelle la cause sera identifiée.

Cette documentation est si importante parce que les troubles intestinaux fluctuent. Ce qui est décrit en consultation comme « de temps en temps depuis un certain temps » fait soudain apparaître un schéma clair sur une feuille.

Que faut-il noter dans un journal des symptômes ?

Un journal des symptômes n’a besoin ni d’une application ni d’un tableau. La date, l’heure, le type de symptômes, la fréquence et l’aspect des selles, la fièvre, le poids et tout ce qui était inhabituellement différent suffisent amplement.

Trois informations sont particulièrement révélatrices : savoir si les symptômes réveillent la nuit, s’ils persistent pendant plusieurs semaines et si du sang est apparu dans les selles. Ce sont précisément ces éléments qui permettent de distinguer une irritation bénigne d’un résultat nécessitant un examen rapide.

Il est également utile de dresser la liste de tous les médicaments pris régulièrement. Selon l’IQWiG (2025), la prise régulière d’antalgiques anti-inflammatoires fait partie des causes les plus fréquentes des ulcères de l’estomac et du duodénum — un lien qui n’apparaît souvent en consultation qu’après une question ciblée.

Pourquoi l’autodiagnostic ne suffit pas en cas d’inflammation intestinale

Les douleurs abdominales, la diarrhée et les crampes sont des symptômes non spécifiques. Ces trois mêmes symptômes peuvent correspondre à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, à une diverticulite, à une infection ou au syndrome de l’intestin irritable — pour lequel, selon l’IQWiG (2023), aucune inflammation n’est précisément détectable.

La distinction n’est possible qu’au moyen d’examens : analyses de sang et de selles, échographie et, selon les cas, coloscopie.

Message essentiel : « Inflammation intestinale » est un terme générique désignant des maladies très différentes. Seul un médecin peut déterminer la cause — grâce à des analyses de sang et de selles, à des examens d’imagerie et, si nécessaire, à une coloscopie.

Quelles formes existe-t-il — et qu’est-ce qui n’est pas une inflammation ?

Dans le langage courant, le terme « inflammation intestinale » désigne surtout deux maladies chroniques : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Toutes deux sont des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, évoluent par poussées et sont prises en charge médicalement.

Le syndrome de l’intestin irritable est souvent mis dans le même panier, mais il n’y a pas sa place : il provoque des symptômes similaires sans qu’une inflammation puisse être mise en évidence.

Critère Maladie de Crohn Rectocolite hémorragique Syndrome de l’intestin irritable
Qu’est-ce qui est enflammé ? Inflammation chronique de l’intestin ; selon l’IQWiG (2026), une maladie inflammatoire chronique de l’intestin Selon l’IQWiG (2026), le rectum, parfois aussi l’ensemble du côlon Rien de détectable : aucune inflammation comme cause
Symptômes typiques Lors d’une poussée aiguë, selon l’IQWiG (2026), surtout des douleurs abdominales et de la diarrhée Lors d’une poussée, selon l’IQWiG (2026), des douleurs abdominales accompagnées de crampes, surtout lors de la défécation ; une envie très pressante d’aller à la selle Selon l’IQWiG (2023), des douleurs abdominales ou du bas-ventre persistantes, des crampes ainsi qu’une modification des selles
À quelle fréquence ? En Europe, environ 320 personnes sur 100 000, selon les estimations (IQWiG, 2026) En Allemagne, probablement environ 400 000 personnes (IQWiG, 2026) Selon les estimations, 10 à 20 personnes sur 100 (IQWiG, 2023)
S’agit-il d’une inflammation ? Oui Oui Non
Comment traite-t-on la maladie ? Selon l’IQWiG (2026), plusieurs médicaments peuvent être envisagés ; le choix revient au cabinet médical traitant Sous suivi médical, adapté à l’évolution et à la gravité Selon l’IQWiG (2023), elle n’est pas dangereuse ; de nombreuses personnes concernées s’en sortent sans traitement.

Maladie de Crohn : rare, chronique, évoluant par poussées

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin qui évolue par poussées. Selon l’IQWiG (2026), on estime qu’en Europe, 320 personnes sur 100 000 sont atteintes de la maladie de Crohn ; chaque année, environ 3 à 6 personnes sur 100 000 développent la maladie.

Lors d’une poussée aiguë, les principaux symptômes sont, selon l’IQWiG (2026), des douleurs abdominales et de la diarrhée. Entre les poussées, les symptômes peuvent largement disparaître, ce qui incite de nombreuses personnes concernées à attendre la prochaine poussée plutôt qu’à la signaler.

Rectocolite hémorragique : le rectum et le côlon au centre de l’attention

En cas de rectocolite hémorragique, selon l’IQWiG (2026), le rectum est enflammé, parfois aussi l’ensemble du côlon. Les spécialistes estiment qu’en Allemagne, environ 400 000 personnes souffrent de rectocolite hémorragique.

Selon l’IQWiG (2026), le diagnostic est le plus souvent posé chez les jeunes adultes âgés de 20 à 40 ans ; les hommes et les femmes sont touchés aussi souvent. Lors d’une poussée aiguë, des douleurs et des crampes abdominales surviennent, souvent surtout pendant la défécation.

L’envie pressante d’aller à la selle est caractéristique : selon l’IQWiG (2026), elle survient plusieurs fois en 24 heures et devient souvent si intense qu’il est presque impossible de la retenir. C’est précisément ce qui rend la maladie si pénible au quotidien.

Diverticulite : l’inflammation aiguë des diverticules

Selon l’IQWiG (2026), les diverticules sont des hernies de la muqueuse intestinale : aux endroits concernés, la paroi interne de l’intestin se bombe vers l’extérieur à travers des points faibles de la musculature intestinale. Lorsqu’une telle hernie s’enflamme, on parle de diverticulite.

Les diverticules sont fréquents et deviennent presque normaux avec l’âge : selon l’IQWiG (2026), environ 13 % des personnes de moins de 50 ans présentent des diverticules, contre environ 50 % des personnes de plus de 70 ans. Environ 1 % des personnes présentant des diverticules développent une diverticulite dans les 10 ans.

Selon l’IQWiG (2026), la diverticulose se manifeste le plus souvent par des douleurs dans le bas-ventre gauche, plus rarement à droite. Lorsqu’une inflammation s’y ajoute, des douleurs sourdes apparaissent soudainement dans le bas-ventre, accompagnées d’une légère fièvre.

Quand une inflammation intestinale nécessite-t-elle une prise en charge médicale immédiate ?

Certains symptômes ne justifient ni automédication, ni changement d’alimentation, ni test, mais uniquement un examen médical. Ces signes sont volontairement présentés avant tous les autres chapitres de cet article.

Ces signes doivent faire l’objet d’une évaluation médicale

  • Perte de poids marquée, sang dans les selles, fièvre ou pâleur – selon l’IQWiG (2023), ces symptômes supplémentaires évoquent davantage une autre maladie intestinale qu’un syndrome de l’intestin irritable.
  • Du sang dans les selles, quelle qu’en soit la quantité – selon l’IQWiG (2023), la présence de sang dans les selles doit en principe faire l’objet d’un examen médical afin d’en déterminer la cause.
  • Fortes douleurs abdominales, paroi abdominale dure, fièvre, nausées, accélération du rythme cardiaque et faiblesse générale – selon l’IQWiG (2026), en présence de ces signes, il est important de consulter rapidement.
  • Selles noires ou vomissements de sang – selon l’IQWiG (2025), ce sont des signes d’alerte de complications, tout comme les signes d’anémie tels que l’épuisement, les vertiges, la pâleur ou l’essoufflement lors d’efforts physiques.
  • Douleurs abdominales soudaines et intenses – selon l’IQWiG (2025), il faut appeler immédiatement le 112.

Pourquoi il ne faut jamais attendre en cas de sang dans les selles

La présence de sang dans les selles peut avoir de nombreuses causes, bénignes ou graves. C’est précisément pourquoi le principe énoncé dans l’information de l’IQWiG sur le syndrome de l’intestin irritable (2023) s’applique : la présence de sang dans les selles doit en principe faire l’objet d’un examen médical afin d’en déterminer la cause. Cela vaut également lorsqu’une explication semble évidente.

Ce qui compte d’abord lors d’une poussée aiguë

Une poussée aiguë ne doit pas donner lieu à des expérimentations. En cas de diagnostic déjà établi, il faut signaler l’aggravation au cabinet médical qui assure le suivi, plutôt que d’arrêter, d’ajouter des traitements ou de commencer un régime de sa propre initiative.

L’IQWiG décrit de manière très concise et très claire comment une inflammation intestinale peut être maîtrisée, dans ses informations sur le traitement de la maladie de Crohn chez l’adulte.

« Pour stopper l’inflammation dans l’intestin et soulager les symptômes, plusieurs médicaments peuvent être envisagés. »

Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG)
« Comment la maladie de Crohn est-elle traitée chez l’adulte ? », gesundheitsinformation.de, 2026

Comment se déroule l’évaluation médicale ?

L’évaluation d’une inflammation intestinale présumée suit un ordre logique : entretien et examen clinique, analyses de sang et de selles, examens d’imagerie et – si la suspicion persiste – coloscopie.

Cet ordre n’est pas une simple formalité administrative. Chaque étape écarte certaines causes et permet de cibler davantage la suivante. Les quatre vignettes ci-dessous présentent le déroulement à titre indicatif : elles ne constituent expressément pas un plan thérapeutique et ne remplacent pas un avis médical.

ÉTAPE 1

Documenter les symptômes

Noter pendant au moins deux semaines la date, la fréquence des selles, les douleurs, la fièvre, le poids et les troubles nocturnes.

ÉTAPE 2

Faire examiner par un médecin

Entretien, examen, analyses de sang et de selles, échographie – et, si la suspicion persiste, coloscopie.

ÉTAPE 3

Commencer et accompagner la prise en charge

Selon l’IQWiG (2026), plusieurs médicaments peuvent être envisagés. Le choix revient au cabinet médical traitant.

ÉTAPE 4

Rester stable entre les poussées

Respecter les rendez-vous de suivi, continuer à documenter les symptômes et signaler rapidement les changements plutôt que d’attendre.

Pourquoi les analyses de laboratoire et l’échantillon de selles viennent en premier

Les analyses de sang et de selles sont rapidement disponibles, peu contraignantes et fournissent de premiers indices permettant de déterminer s’il existe une inflammation. Elles ne remplacent pas un diagnostic, mais permettent de préciser nettement la suspicion.

Il est important de faire la distinction avec les tests de selles commerciaux : une analyse du microbiote intestinal ne mesure pas l’activité inflammatoire. Pour en savoir plus, consultez les chapitres 8 et 9.

Ce qui se passe lors d’une coloscopie

La coloscopie est l’examen qui permet de visualiser directement la muqueuse intestinale. Pour cela, l’intestin doit être complètement vidé – c’est la raison de cette préparation fastidieuse.

Selon l’IQWiG (2021), en fonction de l’heure du rendez-vous, on boit un laxatif le soir précédent et/ou le matin de l’examen, avec beaucoup de liquide, soit au total 2 à 4 litres. Il faut éviter les aliments solides à partir de 2 à 3 heures avant la prise du laxatif et jusqu’à la fin de l’examen.

L’IQWiG (2021) décrit sobrement l’objectif de la préparation : à la fin de la procédure, seules des selles liquides et claires doivent encore être évacuées aux toilettes. Cette préparation médicale de l’intestin est la seule méthode justifiée visant à vider délibérément l’intestin – ce n’est ni un programme de bien-être ni une cure.

Concernant les bénéfices et les risques, l’IQWiG (2021) fournit des chiffres concrets : on estime que 95 % des carcinomes sont détectés grâce à l’examen ; chez 2 à 3 hommes examinés sur 1 000, des complications nécessitant un traitement surviennent.

Comment traite-t-on une inflammation intestinale ?

Le traitement d’une inflammation chronique de l’intestin relève exclusivement du corps médical. Selon l’IQWiG (2026), plusieurs médicaments peuvent être envisagés pour stopper l’inflammation intestinale et soulager les symptômes.

Cette section décrit les groupes de principes actifs que l’IQWiG mentionne dans ses informations sur le traitement de la maladie de Crohn chez l’adulte. Elle ne les évalue pas, ne les compare pas et n’indique aucun dosage. Le traitement à envisager est décidé par le médecin ou la médecin traitante, et non par un article d’information ni par un autotest.

Le traitement à envisager est décidé par le médecin ou la médecin traitante, et non par un article d’information ni par un autotest.

Ce que décrit l’IQWiG au sujet de la poussée aiguë

Selon l’IQWiG (2026), en cas d’inflammation aiguë plutôt légère, les médicaments contenant principalement le principe actif budésonide peuvent être envisagés. Le choix dépend des résultats individuels.

En cas de poussée sévère, l’IQWiG (2026) indique qu’un traitement par glucocorticoïdes systémiques est d’abord instauré afin de stopper l’inflammation et de soulager les symptômes. Il s’agit également d’une description de la pratique médicale, et non d’une recommandation qui vous est destinée.

Ce que l’IQWiG décrit au sujet du traitement à long terme

Après des poussées plus sévères ou répétées, l’IQWiG (2026) considère qu’un traitement continu par thiopurines, médicaments biologiques ou petites molécules est pertinent. Cette décision est prise par le cabinet ou l’équipe médicale qui assure le suivi et y fait également l’objet d’une surveillance.

L’IQWiG (2026) souligne également explicitement une limite : les glucocorticoïdes ne conviennent pas à une utilisation prolongée, car ils entraînent alors des effets indésirables. Si l’on se demande pourquoi un traitement est modifié au fil du temps, cela fournit une partie de la réponse.

En complément du traitement médicamenteux, les spécialistes recommandent, selon l’IQWiG (2026), une alimentation riche en légumes, composée autant que possible d’aliments frais et peu transformés. Il s’agit d’un complément, pas d’un remplacement.

Pourquoi cet article ne recommande aucun traitement

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin évoluent différemment selon les personnes. La gravité, la portion d’intestin touchée, les maladies concomitantes et les traitements antérieurs varient tellement qu’aucune recommandation générale ne serait médicalement possible. Ce qu’un guide peut apporter est d’une autre nature : expliquer les termes, rendre le déroulement transparent et préparer les questions à poser au cabinet médical.

Message essentiel : Selon l’IQWiG (2026), différents médicaments peuvent être envisagés en cas de maladie de Crohn : du budésonide aux glucocorticoïdes systémiques, en passant par les thiopurines, les médicaments biologiques et les petites molécules. Le choix du traitement adapté à chaque cas relève exclusivement du cabinet ou de l’équipe médicale qui assure le suivi.

Quelles sont les idées reçues qui persistent ?

Deux idées reçues circulent au sujet des inflammations intestinales ; elles reviennent particulièrement souvent dans le cadre des consultations et peuvent toutes deux conduire à de mauvaises décisions. La même information de l’IQWiG permet de les clarifier précisément.

MYTHE

« Une inflammation intestinale peut être guérie grâce à une alimentation adaptée. »

FAIT

Selon l’IQWiG (2026), plusieurs médicaments peuvent être envisagés pour stopper l’inflammation. En complément, les spécialistes recommandent une alimentation riche en légumes, composée autant que possible d’aliments frais et peu transformés.

Cette idée reçue est compréhensible, car l’alimentation a des effets perceptibles au quotidien : certains aliments sont moins bien tolérés pendant une poussée, tandis que d’autres le sont mieux. Cette tolérance est toutefois différente de la disparition d’une inflammation. Un changement d’alimentation peut soulager les symptômes, mais il ne guérit pas une maladie inflammatoire chronique de l’intestin existante.

MYTHE

« On peut simplement prendre de la cortisone en continu. »

FAIT

Selon l’IQWiG (2026), les glucocorticoïdes ne conviennent pas à une utilisation prolongée, car ils entraînent alors des effets indésirables.

L’intention est généralement positive : ce qui a aidé pendant la poussée est censé prévenir la suivante. Si l’on a l’impression qu’un traitement commencé s’arrête trop tôt ou se prolonge trop longtemps, il faut en parler au cabinet médical qui assure le suivi. Arrêter, prolonger ou reprendre un traitement de sa propre initiative n’est pas une option.

Qu’est-ce qui aide entre les poussées ?

Entre deux poussées, il ne s’agit pas de guérison, mais de stabilité : se rendre aux rendez-vous de contrôle, continuer à documenter les symptômes, signaler rapidement tout changement et trouver une alimentation compatible avec la vie quotidienne.

Selon l’IQWiG (2026), les spécialistes recommandent une alimentation riche en légumes, composée autant que possible d’aliments frais et peu transformés. L’information de l’IQWiG sur la rectocolite hémorragique (2026) décrit la même orientation : une alimentation riche en légumes et comportant autant que possible peu de produits d’origine animale et d’aliments ultratransformés – autrement dit, des repas préparés à partir d’ingrédients frais plutôt que des plats préparés.

Il est important de situer honnêtement cette affirmation : elle décrit une orientation alimentaire générale, et non le traitement d’une maladie existante. Les informations de l’IQWiG ne mentionnent aucun régime dont l’influence sur une maladie inflammatoire chronique de l’intestin existante serait démontrée.

Fibres et quantité de boissons : ce qui est établi

Dans ses valeurs de référence (état en 2021), la Société allemande de nutrition (DGE) recommande aux adultes un apport indicatif d’au moins 30 g de fibres par jour. Selon la DGE (2021), une augmentation de l’apport en fibres exerce des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’obésité, l’hypertension artérielle, le cancer du côlon et du sein, ainsi que sur le risque de mortalité.

Concernant l’effet dans l’intestin, l’IQWiG (2026) décrit dans son information sur la diverticulose qu’une alimentation riche en fibres se compose surtout de nombreux fruits, céréales, légumes et légumineuses – elle ramollit les selles, augmente leur volume et stimule la digestion.

Les données disponibles doivent toutefois être interprétées avec prudence : selon l’IQWiG (2026), certaines études apportent de premiers indices selon lesquels une alimentation riche en fibres pourrait atténuer les troubles digestifs liés à la diverticulose. De « premiers indices » ne constituent pas une preuve – et cette affirmation concerne la diverticulose, pas la maladie de Crohn ni la rectocolite hémorragique.

Par ailleurs, les personnes qui consomment davantage de fibres doivent boire suffisamment ; l’IQWiG (2026) le souligne expressément. À titre indicatif, l’IQWiG (2025) mentionne, dans le contexte de la régulation des selles, une quantité de 1,5 à 2 litres de boissons par jour.

Lors d’une poussée aiguë, tout cela ne s’applique toutefois pas automatiquement. Ce qui est judicieux entre les poussées peut être mal toléré pendant une poussée – c’est pourquoi tout changement en cas de diagnostic établi doit être discuté avec le cabinet médical qui assure le suivi.

Là où cet article s’arrête – et celui qui prend le relais

Cet article traite délibérément des étapes à suivre et du déroulement : suspicion, évaluation, déroulement du traitement, signes d’urgence et période entre les poussées. L’alimentation y est uniquement mise en contexte, sans être développée.

Les bases – quels aliments sont souvent mal tolérés pendant une poussée et comment composer une alimentation bien tolérée – sont présentées dans l’article Inflammation intestinale : que manger ?.

La mise en pratique au quotidien – achats, préparation, repas à l’extérieur et gestion des intolérances sur une période prolongée – fait l’objet de Alimentation en cas d’inflammation intestinale.

En bref

Entre deux poussées d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, l’objectif est la stabilité, et non la guérison. Selon l’IQWiG (2026), les spécialistes recommandent une alimentation riche en légumes, composée autant que possible d’aliments frais et peu transformés ; dans ses valeurs de référence (2021), la DGE recommande au moins 30 g de fibres par jour pour les adultes. Les informations de l’IQWiG ne décrivent aucun régime dont l’influence sur une maladie inflammatoire chronique de l’intestin existante serait démontrée. Tout changement doit donc être discuté avec le cabinet médical qui assure le suivi.

Que peut montrer une analyse du microbiome – et quand est-elle utile ?

Une analyse du microbiome montre quelles bactéries sont détectables dans l’intestin et dans quelles proportions. Elle ne mesure pas l’activité inflammatoire, ne pose aucun diagnostic et ne remplace aucune des étapes du chapitre 4.

La Deutsche Gesellschaft für Ernährung (DGE) explique pourquoi la flore intestinale intéresse, dans son communiqué « Alimentation et microbiome » (2021) : chez une personne en bonne santé, la richesse bactérienne est considérée comme un marqueur d’un microbiome stable. Les bactéries protectrices dégradent les glucides et produisent des acides gras à chaîne courte, notamment du butyrate.

Concernant le rôle de l’alimentation, le même communiqué de la DGE (2021) précise que l’alimentation façonne la composition des bactéries : on peut donc partir du principe que le type et la quantité de fibres alimentaires influencent considérablement la composition du microbiome.

Comment mybody® situe l’analyse du microbiome

mybody® (MYBODY Lab GmbH) propose l’analyse de la flore intestinale comme un état des lieux, et non comme une procédure diagnostique. L’évaluation est réalisée dans un laboratoire certifié ISO en Allemagne, le traitement des données est conforme au RGPD et organisé selon la norme ISO 27001.

Pour les personnes atteintes d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, l’ordre des priorités est clair : d’abord l’évaluation et le traitement médicaux, puis – le cas échéant – un état des lieux complémentaire de la flore intestinale.

Test du MICROBIOTE intestinal Complete de mybody® (MYBODY Lab GmbH)

Test du MICROBIOTE intestinal Complete

À partir d’un échantillon de selles et par séquençage de l’ADN, le test identifie plus de 1 500 espèces bactériennes et décrit dans le rapport la diversité bactérienne, le rapport entre les germes protecteurs et problématiques, les signes éventuels d’une dysbiose, ainsi qu’un indice FODMAP et l’entérotype. En revanche, il ne permet expressément pas de faire ce qui suit : il ne détecte ni maladie inflammatoire chronique de l’intestin comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, ni diverticulite, ni tumeur, ni infection – et n’établit aucun diagnostic. L’évaluation d’une inflammation intestinale relève du cabinet médical.

Prix : 189,00 € (au lieu de 219,00 €)  ·  Type d’échantillon : échantillon de selles  ·  Délai de traitement : env. 20–25 jours ouvrés après réception de l’échantillon  ·  Laboratoire : analyse de laboratoire certifiée ISO, ISO 27001, conforme au RGPD

À propos du test du microbiote Complete

Toutes les indications de prix et de prestations sont valables au 28 juillet 2026. Les prix, le contenu des rapports et les délais de traitement peuvent changer ; seule la page du produit concerné fait foi.

La question de savoir si une telle analyse est pertinente pour toi peut recevoir une réponse dans les deux sens. La comparaison suivante présente donc aussi les situations dans lesquelles le test constitue le mauvais choix.

Pertinent pour toi si …

… une évaluation médicale a déjà été réalisée et tu souhaites en plus situer ta flore intestinale dans le cadre d’un état des lieux.

… tu ne présentes aucun symptôme ou seulement des symptômes légers et souhaites modifier ton alimentation à long terme – la DGE (2021) précise que la nature et la quantité de fibres alimentaires influencent considérablement la composition du microbiote.

… tu souhaites disposer d’un état des lieux écrit auquel te référer lors d’un éventuel conseil en nutrition ultérieur.

Plutôt à éviter si …

… tu es en pleine poussée aiguë ou l’un des signes d’alerte du chapitre 3 est présent : dans ce cas, tout doit être pris en charge par un médecin, et envoyer un échantillon de selles à un laboratoire spécialisé ne ferait que faire perdre du temps.

… tu souhaites piloter un diagnostic existant : le traitement d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin ne se définit pas à partir d’un échantillon de selles analysant le microbiote intestinal, mais par un médecin.

… tu attends un diagnostic : le test ne détecte ni inflammation intestinale, ni tumeur, ni infection – si c’est ce que tu recherches, ce test ne répond pas à ce besoin.

Mise en contexte : ce qu’un autotest ne permet pas de déterminer en cas d’inflammation intestinale

Un autotest du microbiote intestinal donne un instantané de la composition bactérienne. Il ne répond pas à la question de savoir s’il existe une inflammation — or c’est précisément la question centrale en cas de suspicion d’inflammation intestinale.

Un test du microbiome ne détecte ni la maladie de Crohn ni la rectocolite hémorragique, ni une diverticulite ni une infection, ni une maladie cœliaque ni une tumeur. Il ne mesure pas les marqueurs de l’inflammation et ne remplace pas une coloscopie.

L’interprétation a également ses limites. Une expertise citée dans le communiqué de la DGE « Alimentation et microbiome » (2021) indique qu’on ne sait pas encore comment influencer le microbiome dans une direction clairement définie au moyen d’une alimentation particulière. Acheter un test revient donc à obtenir un état des lieux, et non un mode d’emploi pour le modifier.

De même, modifier son alimentation ne remplace pas un traitement. Les informations de l’IQWiG sur la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (2026) présentent une alimentation riche en légumes et peu transformée comme une orientation générale, et non comme une méthode permettant de stopper une inflammation existante. Un article de vulgarisation ne remplace pas non plus une consultation.

Conclusion

Inflammation intestinale : que faire ? Commencez par documenter les symptômes, puis faites-les évaluer. Pendant au moins deux semaines, notez la fréquence des selles, les douleurs, la fièvre, le poids et les troubles nocturnes, et prenez parallèlement rendez-vous dans un cabinet médical.

En cas de perte de poids importante, de sang dans les selles, de fièvre ou de pâleur, l’IQWiG (2023) recommande de ne pas attendre. En présence de fortes douleurs abdominales accompagnées d’une paroi abdominale dure, de fièvre, de nausées, de palpitations et d’une faiblesse générale, il faut consulter rapidement selon l’IQWiG (2026) ; en cas de douleurs abdominales soudaines et intenses, il faut appeler immédiatement le 112 selon l’IQWiG (2025).

Le traitement relève du médecin. Selon l’IQWiG (2026), différents médicaments peuvent être envisagés pour stopper l’inflammation intestinale et soulager les symptômes ; le cabinet qui assure le suivi détermine lequel convient au cas particulier.

Entre les poussées, les rendez-vous de suivi, la documentation continue et une alimentation adaptée au quotidien sont importants. Une analyse du microbiote intestinal peut accompagner cette phase à titre d’état des lieux, mais ce n’est pas une méthode diagnostique ni un substitut à l’évaluation médicale.

Questions fréquentes

Inflammation intestinale : que faire en premier ?

Consignez vos symptômes par écrit et prenez rendez-vous dans un cabinet médical. Il est utile de noter, pendant au moins deux semaines, la fréquence et l’aspect des selles, les douleurs, la fièvre, le poids et les troubles nocturnes. En présence de signes d’alerte — selon l’IQWiG (2023), une perte de poids importante, du sang dans les selles, de la fièvre ou une pâleur —, l’évaluation doit être faite immédiatement dans un cabinet médical.

Quand dois-je appeler les secours en cas de troubles abdominaux ?

En cas de douleurs abdominales soudaines et intenses, l’IQWiG (2025) recommande d’appeler immédiatement les secours au 112. De fortes douleurs abdominales accompagnées d’un ventre dur, de fièvre, de nausées, de palpitations et d’une faiblesse générale sont également, selon l’IQWiG (2026), une raison de consulter rapidement un médecin. Des selles noires ou des vomissements sanglants sont considérés, selon l’IQWiG (2025), comme des signes d’alerte de complications.

Le syndrome de l’intestin irritable est-il la même chose qu’une inflammation intestinale ?

Non. Dans le syndrome de l’intestin irritable, aucune inflammation ne peut être établie comme cause. Selon l’IQWiG (2023), les symptômes typiques sont des douleurs abdominales ou du bas-ventre persistantes, des crampes ainsi qu’une modification des selles ; selon les estimations, 10 à 20 personnes sur 100 souffrent du syndrome de l’intestin irritable. Selon l’IQWiG (2023), ce syndrome n’est pas dangereux et de nombreuses personnes concernées s’en accommodent sans traitement.

Un changement d’alimentation peut-il guérir une inflammation intestinale ?

Non. Selon l’IQWiG (2026), plusieurs médicaments peuvent être envisagés pour stopper l’inflammation ; en complément, les spécialistes recommandent une alimentation riche en légumes, composée autant que possible d’aliments frais et peu transformés. Modifier son alimentation peut soulager les symptômes et faciliter le quotidien, mais cela ne remplace pas un traitement médical. Les informations de l’IQWiG ne décrivent pas de régime dont l’influence sur une maladie intestinale inflammatoire chronique existante serait démontrée.

Un test du microbiome est-il utile en cas d’inflammation intestinale ?

Non, pas pour diagnostiquer une inflammation intestinale. Un test du microbiome décrit la composition de la flore intestinale, ne mesure pas l’activité inflammatoire et n’établit aucun diagnostic. Il ne détecte ni la maladie de Crohn ni la rectocolite hémorragique, ni une diverticulite, une infection ou une tumeur. Comme état des lieux complémentaire pendant une phase où les symptômes sont faibles, il peut être utile ; en cas de poussée aiguë, tout doit être pris en charge par un médecin.

Votre flore intestinale comme état des lieux

Une fois le bilan médical effectué, si vous souhaitez compléter l’évaluation de votre flore intestinale, vous trouverez ici le test ainsi qu’un aperçu de toutes les analyses intestinales de mybody®.

Voir le test du microbiome Complete Tous les tests intestinaux en un coup d’œil

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Sources

  1. Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG) : Comment traite-t-on la maladie de Crohn chez l’adulte ? (2026) — gesundheitsinformation.de
  2. IQWiG : Maladie de Crohn (2026) — gesundheitsinformation.de
  3. IQWiG : Rectocolite hémorragique (2026) — gesundheitsinformation.de
  4. IQWiG : Syndrome de l’intestin irritable (2023) — gesundheitsinformation.de
  5. IQWiG : Maladie diverticulaire et diverticulite (2026) — gesundheitsinformation.de
  6. IQWiG : La grande coloscopie (2021) — gesundheitsinformation.de

La citation littérale relative au traitement, les groupes de substances actives mentionnés et la restriction concernant les glucocorticoïdes proviennent de [1]. La fréquence et les symptômes lors des poussées de la maladie de Crohn s’appuient sur [2], tandis que les informations concernant la rectocolite hémorragique proviennent de [3]. Les signes d’alerte, les symptômes et la fréquence du syndrome de l’intestin irritable proviennent de [4], et les informations sur les diverticules et la diverticulite de [5]. La préparation et l’utilité de la coloscopie sont tirées de [6]. D’autres sources sont indiquées dans le texte avec leur institution et leur année : les informations de l’IQWiG « Maladie diverticulaire : comment traite-t-on les symptômes chroniques ? » (2026), « Ulcères de l’estomac et du duodénum » (2025) et « Que peut-on faire soi-même contre les hémorroïdes ? » (2025), ainsi que les valeurs de référence de la Société allemande de nutrition (DGE, 2021) et la publication de la DGE « Alimentation et microbiome » (2021). Les informations sur les produits proviennent des pages produits mybody®, consultées le 28 juillet 2026.

Certificat / label de qualité mybody® (MYBODY Lab GmbH)

Équipe éditoriale & scientifique mybody®

Santé intestinale Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Microbiome Diagnostic de laboratoire

Cet article a été rédigé et vérifié sur le plan scientifique par l’équipe éditoriale et scientifique mybody®. Cette équipe réunit des compétences en nutrigénétique, microbiome et sciences intestinales, interprétation des analyses sanguines, sciences de la nutrition et diagnostic de laboratoire.

Publié le 28 juillet 2026 · Dernière mise à jour le 28 juillet 2026

Avis médical : cet article est fourni à titre d’information générale et ne remplace ni un avis médical, ni un diagnostic, ni un traitement. Il ne contient aucune recommandation thérapeutique : les substances actives et groupes de substances actifs mentionnés sont présentés exclusivement à titre descriptif et avec leurs sources. Seule une médecin ou un médecin peut décider du diagnostic et du traitement d’une inflammation intestinale. En cas de douleurs abdominales soudaines et intenses, appelez le 112.

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