Comprendre la longévité : espérance de vie et années de vie en bonne santé
L’essentiel en bref
Deux chiffres décrivent mieux le sujet que n’importe quelle définition. Pour 2024, l’Office fédéral de la statistique indique une espérance de vie à la naissance de 83,5 ans pour les femmes et de 78,9 ans pour les hommes. Pour 2023, l’Institut Robert Koch indique 57,1 années de vie en bonne santé à la naissance pour les femmes et 56,7 pour les hommes. Environ 26 et 22 ans, respectivement, séparent ces deux chiffres.
Cet écart constitue le véritable sujet de la longévité. Aucune des institutions examinées n’emploie le terme lui-même ; l’OMS parle de healthy ageing et le définit comme le développement et le maintien de la capacité fonctionnelle qui permet le bien-être à un âge avancé.
Tu découvriras d’abord les chiffres et ce qui les distingue. Viendront ensuite les facteurs de risque quantifiés par l’OMS, une comparaison des leviers, un examen factuel des produits anti-âge et de l’âge biologique, ainsi que la question de ce qu’il est réellement possible de constater sur son propre corps.
Voici ce qui t’attend dans cet article
1. Ce que signifie la longévité et ce que disent les institutions
2. La définition qui existe réellement
3. L’espérance de vie et les années en bonne santé en chiffres
4. Ce que signifie l’écart de 26 ans
5. De quoi les gens meurent réellement
6. Quatre leviers comparés
7. Ce que l’alimentation peut y contribuer
8. Les produits anti-âge passés au crible des faits
9. L’âge biologique et ses limites
10. Ce qu’il est possible de constater sur son propre corps
11. Limites : ce à quoi cet article ne répond pas
12. Ce qui reste de la longévité
Questions fréquentes
Sources
Ce que signifie la longévité et ce que disent les institutions
Longevity se traduit par longévité. Comme mot-clé, le terme renvoie à l’idée de pouvoir influencer son propre vieillissement et à un marché de tests, de préparations et de programmes.
Pour cet article, nous avons recherché spécifiquement si l’une des autorités compétentes employait elle-même ce terme. Ni l’OMS, ni l’Office fédéral de la statistique, ni l’Institut Robert Koch, ni l’IQWiG, ni la DGE ne répertorient la longévité comme catégorie à part entière. Ce qu’elles répertorient, ce sont trois autres notions : l’espérance de vie, les années de vie en bonne santé et le healthy ageing.
L’essentiel
La question en suspens n’est pas le nombre d’années, mais le nombre d’années en bonne santé. En Allemagne, environ deux décennies séparent les deux.
Pourquoi il ne s’agit pas seulement d’une question de vocabulaire
Un terme dépourvu de définition institutionnelle peut être rempli à volonté. C’est exactement ce qui se passe sur le marché de la longévité : sous le même mot apparaissent des recommandations en matière d’activité physique fondées sur des données solides et des préparations sans la moindre preuve d’efficacité.
Cet article organise les informations autour de la question de savoir quelle institution avance quel chiffre. Lorsqu’un chiffre manque, cela est indiqué aussi clairement que lorsqu’il existe.
La définition qui existe réellement
L’Institut Robert Koch explique dans son information sanitaire ce que désignent les années de vie en bonne santé.
Source documentée
« Il indique combien d’années de vie une personne peut espérer vivre en moyenne en bonne santé, c’est-à-dire sans limitations liées à la santé dans les activités quotidiennes. »
Institut Robert Koch (RKI)
Information sanitaire fédérale, années de vie en bonne santé, année de données 2023
Le segment décisif est « sans limitations liées à la santé dans les activités quotidiennes ». Il ne s’agit donc pas de mesurer l’absence de diagnostics, mais la capacité à accomplir les tâches du quotidien sans limitation.
L’OMS aborde la question sous le même angle. Elle définit le vieillissement en bonne santé comme le développement et le maintien de la capacité fonctionnelle permettant le bien-être à un âge avancé. Là encore, c’est la capacité fonctionnelle qui est au centre, et non le nombre d’années.
Espérance de vie et années en bonne santé en chiffres
Quatre chiffres issus de deux sources officielles permettent de cerner le sujet.
Allemagne, en années
83,5
Années d’espérance de vie à la naissance pour les femmes, année de données 2024
78,9
Années d’espérance de vie à la naissance pour les hommes, année de données 2024
57,1
Années de vie en bonne santé à la naissance pour les femmes, année de données 2023
56,7
Années de vie en bonne santé à la naissance pour les hommes, année de données 2023
Source : Office fédéral de la statistique, communiqué de presse sur l’espérance de vie (année de données 2024) ; Institut Robert Koch, information sanitaire fédérale, années de vie en bonne santé (année de données 2023)
Les chiffres à partir de 65 ans
Pour l’âge de départ à la retraite, les mêmes sources indiquent deux autres paires de valeurs. L’Office fédéral de la statistique mentionne, pour les personnes âgées de 65 ans, une espérance de vie restante de 21,2 ans pour les femmes et de 18,0 ans pour les hommes. Le RKI indique, pour les années de vie en bonne santé à partir de 65 ans, les valeurs de 10,2 ans pour les femmes et de 9,0 ans pour les hommes.
Parmi les quelque vingt années restantes, environ dix devraient donc, selon ce calcul, s’écouler sans limitations liées à la santé. Cette comparaison est notre propre calcul à partir de deux sources et ne figure telle quelle dans aucune des deux.
Ce que signifie l’écart de 26 ans
Si l’on soustrait les années de vie en bonne santé de l’espérance de vie, on obtient environ 26 ans chez les femmes et environ 22 ans chez les hommes. Là encore, il s’agit de notre propre calcul de différence à partir de deux chiffres officiels, et non d’une donnée fournie par une institution.
L’ordre de grandeur reste néanmoins révélateur, car il montre de quoi il est question dans ce débat. Lorsqu’on parle de longévité et qu’on ne parle que de durée de vie, on ne parle que de la moitié la moins importante du problème.
L’écart se creuse
L’Institut Robert Koch documente une évolution souvent négligée. Entre 2019 et 2023, le nombre d’années de vie en bonne santé à la naissance a diminué chez les femmes, passant de 59,2 à 57,1 ans, et chez les hommes, de 60,0 à 56,7 ans.
Chez les hommes, l’écart est de 3,3 ans sur quatre ans. L’espérance de vie n’a pas diminué dans une mesure comparable au cours de la même période, ce qui signifie que l’écart s’est creusé.
Des différences existent également entre les régions. La même source indique 57,4 années de vie en bonne santé pour les femmes à l’Ouest, contre 53,2 à l’Est, soit un écart de 4,2 ans.
Ce que la baisse ne dit pas
Une baisse de plusieurs années sur une courte période suggère une interprétation dramatique. La source ne fournit aucune explication à ce sujet ; nous n’en proposons donc pas non plus.
Il faut tenir compte de la méthode de collecte. Les années de vie en bonne santé sont mesurées à partir des déclarations des personnes concernant les limitations liées à leur état de santé dans la vie quotidienne. Si la manière dont les personnes répondent à cette question change, l’indicateur change lui aussi, sans que leur état physique ait nécessairement évolué dans la même mesure.
La valeur permet néanmoins de comparer les évolutions dans le temps et entre les régions avec la même méthode. Les 4,2 années d’écart entre l’Ouest et l’Est sont fiables dans cette limite, car les deux régions ont été étudiées de la même manière.
À l’échelle individuelle, cela apporte peu d’éléments. Une moyenne décrit une population, pas une personne. Elle donne l’ordre de grandeur du problème, et non le pronostic d’un parcours de vie individuel.
Les causes réelles des décès
L’OMS chiffre les causes de décès dans le monde. Selon elle, les maladies non transmissibles ont causé au moins 43 millions de décès en 2021, soit 75 % des décès hors période de pandémie.
L’âge est particulièrement pertinent pour ce sujet. Selon la même source, 18 millions de personnes sont mortes dans le monde en 2021 avant l’âge de 70 ans des suites d’une telle maladie, dont 82 % dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
Les facteurs individuels chiffrés
Pour certains facteurs de risque, l’OMS indique des proportions. L’hypertension artérielle serait responsable de 25 % des décès dus aux maladies non transmissibles dans le monde. Selon l’OMS, les personnes ayant une activité physique insuffisante présentent un risque de décès supérieur de 20 à 30 % à celui des personnes suffisamment actives.
Pour l’alcool, l’OMS fait état de plus de 3 millions de décès en 2016, soit environ un décès sur vingt, et d’une part de plus de 5 % de la charge mondiale de morbidité. Plus des trois quarts de ces décès concernaient des hommes.
Pour l’Allemagne, l’Institut Robert Koch fait état d’environ 127 000 décès par an dus aux conséquences du tabagisme. Selon les données de l’Institut Robert Koch, la prévalence du tabagisme chez les adultes a diminué de 32,1 à 28,8 % entre 2003 et 2023.
Pourquoi ces chiffres vont ensemble
Les quatre facteurs chiffrés ont un point commun : ils agissent pendant des décennies et sans symptômes précoces. Une tension artérielle élevée ne fait pas mal, et une activité physique insuffisante ne se remarque pas un jour donné.
C’est précisément là que réside le lien avec le sujet de cet article. Les facteurs dépourvus de signal d’alerte précoce agissent sur les années de vie en bonne santé avant d’agir sur l’espérance de vie. Ils raccourcissent d’abord la durée fonctionnelle, puis seulement la durée totale.
La baisse de 3,3 points de pourcentage de la prévalence du tabagisme en vingt ans montre également à quel point les indicateurs de population évoluent lentement. À l’échelle individuelle, un changement peut intervenir rapidement ; dans les statistiques, le même changement prend des décennies.
Comparaison de quatre leviers
Le tableau met en regard quatre approches mentionnées dans le contexte de la longévité. La troisième colonne est déterminante.
| Levier | Ce qu’une institution chiffre à ce sujet | Niveau de preuve |
|---|---|---|
| Tension artérielle | 25 % des décès mondiaux dus aux maladies non transmissibles sont attribués à l’hypertension artérielle (OMS) | Ét tayé par un chiffre |
| Activité physique | Risque de mortalité accru de 20 à 30 % en cas d’activité insuffisante (OMS) | Ét tayé par un chiffre |
| Tabagisme et alcool | Environ 127 000 décès par an en Allemagne dus au tabagisme (RKI) ; plus de 3 millions dans le monde dus à l’alcool (OMS) | Ét tayé par un chiffre |
| Compléments anti-âge | Aucune institution de la sélection examinée ne chiffre une efficacité ; le constat contraire concernant les vitamines A, E et le bêta-carotène, lui, est étayé. | Non étayé |
L’écart entre les trois premières lignes et la quatrième constitue le véritable constat de cet article. Les leviers étayés par des preuves sont les mêmes depuis des décennies et peuvent être énumérés en une phrase.
Ce que l’alimentation peut apporter dans ce contexte
Concernant le nombre d’années pendant lesquelles l’alimentation prolongerait l’espérance de vie, nous n’avons trouvé aucun chiffre dans les sources examinées. C’est un constat important, car de tels chiffres apparaissent régulièrement dans les textes sur la longévité.
Ce qui existe, ce sont des liens avec les facteurs de risque. La tension artérielle, le poids corporel et les lipides sanguins sont liés à l’alimentation, et l’OMS indique des proportions de la mortalité pour ces facteurs. Le chemin passe donc par le facteur intermédiaire, et non directement.
Pourquoi cette distinction compte
Une relation qui passe par plusieurs étapes ne peut pas s’exprimer en années par aliment. Celui qui lit un tel chiffre lit une extrapolation, et non une valeur mesurée.
Cela ne dévalorise pas l’alimentation. Cela en définit simplement correctement la portée : elle agit sur des facteurs qui sont mesurablement liés à la mortalité, et non sur une horloge que l’on pourrait remonter.
La chaîne de l’assiette à l’indicateur
La chaîne peut être décrite en trois maillons. Au début se trouve le comportement alimentaire, au milieu des paramètres tels que la tension artérielle, le poids corporel et les lipides sanguins, et à la fin le risque de maladies non transmissibles.
Parmi les institutions examinées, c’est surtout le troisième maillon qui est chiffré. L’OMS mentionne 25 % pour la tension artérielle et décrit les maladies non transmissibles comme la cause de 75 % des décès en dehors de la pandémie.
Qui lit la chaîne à l’envers y trouve l’approche pratique. Ce n’est pas l’aliment pris isolément qui constitue la cible, mais la valeur intermédiaire, qui peut être mesurée et interprétée par un médecin.
C’est aussi la raison pour laquelle cet article ne contient pas de plan alimentaire. Un plan sans mesure intermédiaire ne peut pas être vérifié, contrairement à une valeur de tension artérielle.
Les produits anti-âge à l’épreuve des faits
Le marché de la longévité repose en grande partie sur des préparations. Nous avons recherché précisément ce que les institutions en disent.
Affirmation et état des preuves
Affirmation répandue
Certaines substances ralentissent le vieillissement et prolongent la vie. Sont notamment cités le resvératrol, le NMN et un médicament antidiabétique particulier.
Ce qui figure dans les sources examinées
Pour aucune de ces substances, on ne trouve auprès de l’OMS, du RKI, de l’Office fédéral allemand de la statistique, de l’IQWiG, de la DGE ou dans le Manuel MSD d’affirmation d’efficacité chez l’être humain. Toutes les affirmations trouvées proviennent de fournisseurs ou de présentations de vulgarisation scientifique et ne constituent donc pas une source appropriée.
Ce qui est prouvé va dans l’autre direction
L’IQWiG écrit à propos des études sur les compléments alimentaires antioxydants : les résultats de la recherche ont réfuté l’hypothèse selon laquelle les compléments alimentaires antioxydants aideraient à vivre plus longtemps. Selon l’analyse, la prise de vitamine A, de vitamine E et de bêta-carotène tend plutôt à raccourcir la vie. Compte tenu de ces résultats, l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques exige des fabricants qu’ils limitent l’ajout de carotènes.
Le dernier paragraphe mérite une attention particulière. Il ne décrit pas l’absence d’un signal d’efficacité, mais un signal allant dans la direction opposée, et il provient de l’organisme qui réalise les évaluations des bénéfices en Allemagne.
L’âge biologique et ses limites
Les tests qui indiquent un âge biologique font partie des offres les plus visibles de ce marché. Le terme lui-même repose sur une base : le Manuel MSD décrit l’âge biologique comme les changements naturels qui surviennent dans l’organisme au cours du vieillissement.
Un terme fondé ne constitue pas encore un test à la valeur probante vérifiée.
Entre la description générale et un résultat de test concret se trouve l’étape décisive. Pour les méthodes commerciales qui calculent une année à partir d’un échantillon, nous n’avons trouvé aucune évaluation auprès des institutions examinées.
Ce que cela signifie pour un résultat
Sans évaluation institutionnelle, il manque la référence permettant de situer un chiffre. Un résultat indiquant un âge biologique de 45 ans au lieu de 52 n’est donc ni confirmé ni réfuté. Il n’est pas évalué.
En pratique, cela signifie qu’il ne faut pas traiter ces chiffres comme des résultats médicaux. Les facteurs du chapitre 5 sont quantifiés, contrairement à l’année indiquée par un test d’âge.
La question qui précède le chiffre
Pour chaque test, il est utile de se poser une question avant d’obtenir le résultat : qu’est-ce qui changerait si le chiffre se situait d’un côté ou de l’autre ?
Pour une valeur de tension artérielle, la réponse est claire. Une valeur élevée conduit à une évaluation médicale, une valeur normale à une nouvelle mesure dans quelques mois. Dans les deux cas, une suite est prévue.
Dans le cas de l’âge biologique, cette suite fait défaut. Ni une valeur élevée ni une valeur basse n’entraînent une action définie, car aucune méthode évaluée ne les sous-tend. Il ne reste qu’un chiffre produisant un effet sur l’humeur.
Nous ne disons pas que ces tests sont inutiles. Nous disons que nous n’avons trouvé aucune information sur leur valeur probante auprès des organismes compétents et qu’un chiffre sans référence ne peut servir de base à une décision.
Ce qui peut être constaté sur son propre corps
Reste à savoir quelles mesures apportent réellement quelque chose dans ce contexte. Deux niveaux doivent être distingués.
Le premier niveau correspond aux facteurs de risque eux-mêmes, au premier rang desquels la tension artérielle, à laquelle l’OMS attribue 25 % des décès dus aux maladies non transmissibles. Elle peut être mesurée à domicile et évaluée par un médecin ; c’est donc le paramètre le mieux étayé de tout ce domaine.
Le deuxième niveau concerne les prédispositions génétiques. Elles ne changent pas au cours de la vie et décrivent des prédispositions, non des états. mybody®x travaille avec un laboratoire spécialisé certifié en Allemagne, réalise ses analyses conformément au RGPD et est actif depuis 2016, auprès des particuliers depuis 2022.

Test ADN à partir de salive
Longévité | Test ADN TOUT-EN-UN
Plus de 170 variations génétiques à partir d’un échantillon de salive, évaluées dans 74 rapports d’analyse. Ce que le test ne fait pas : il ne mesure pas l’âge biologique, ne prédit pas l’espérance de vie, n’établit aucun diagnostic et ne prolonge pas la vie. Il décrit des prédispositions. Les leviers démontrés pour augmenter le nombre d’années de vie en bonne santé sont la tension artérielle, l’activité physique, le tabagisme et l’alcool.
Informations figurant sur la page produit, consultée le 11/08/2026
En Allemagne, les examens génétiques à des fins médicales sont soumis à la loi sur les diagnostics génétiques, qui prévoit une obligation de recourir à un médecin et d’informer le patient. Toute personne souhaitant tirer une décision médicale d’un résultat doit bénéficier d’un accompagnement médical.
Limites : ce à quoi cet article ne répond pas
L’écart d’environ 26 et 22 ans correspond à notre calcul de différence effectué à partir de deux sources portant sur des années de référence différentes : 2024 pour l’espérance de vie et 2023 pour les années de vie en bonne santé. Aucune institution ne présente elle-même cette différence ; nous la signalons donc à chaque fois comme un calcul.
Aucune des institutions examinées ne se prononce sur le resvératrol, le NMN et la metformine comme moyens de prolonger la vie. Nous ne les présentons donc ni comme des options ni comme des moyens réfutés, mais comme des éléments non évalués.
Les méthodes commerciales de détermination de l’âge biologique, par exemple au moyen de la méthylation de l’ADN, n’ont été évaluées par aucun des organismes examinés. Ici aussi, la règle est la suivante : elles ne sont pas réfutées, mais elles ne sont pas non plus confirmées.
Pour finir, une limite qui nous concerne directement. Cet article ne donne aucun chiffre indiquant de combien d’années un comportement donné prolonge la vie. Nous n’avons trouvé de tels chiffres auprès d’aucune institution et nous ne les inventons pas.
Ce qui reste de la longévité
Si vous devez retenir un chiffre de cet article, retenez votre tension artérielle. C’est la seule donnée de tout ce domaine pour laquelle une institution mentionne une part concrète de la mortalité et qui peut être mesurée à domicile.
Les 25 % de l’OMS correspondent à un facteur qui évolue longtemps sans symptômes. C’est précisément pourquoi il s’agit du cas où une mesure change réellement quelque chose, au lieu de se contenter de l’indiquer.
Le chapitre en un coup d’œil
Une espérance de vie de 83,5 et 78,9 ans s’oppose à 57,1 et 56,7 années de vie en bonne santé. Les leviers quantifiés sont la tension artérielle, qui représente 25 % des décès dus aux maladies non transmissibles, l’activité physique insuffisante, associée à un risque de mortalité accru de 20 à 30 %, ainsi que le tabagisme et l’alcool. Il n’existe aucune déclaration institutionnelle d’efficacité concernant les produits anti-âge.
Au départ se posait la question de l’importance de la longévité pour sa propre vie. La réponse la plus solide est la suivante : elle ne réside pas dans la prolongation des années, mais dans la réduction de l’écart entre celles-ci et les années vécues en bonne santé.
Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie en Allemagne ?
L’Office fédéral allemand de la statistique indique pour 2024 une espérance de vie moyenne à la naissance de 83,5 ans pour les femmes et de 78,9 ans pour les hommes. Pour les personnes âgées de 65 ans, la même source indique 21,2 années supplémentaires pour les femmes et 18,0 années pour les hommes.
Que sont les années de vie en bonne santé ?
L’Institut Robert Koch les décrit comme le nombre d’années de vie qu’une personne peut espérer vivre en bonne santé, c’est-à-dire sans limitations des activités quotidiennes liées à son état de santé. Pour 2023, l’Institut Robert Koch indique 57,1 années pour les femmes et 56,7 années pour les hommes, dans les deux cas à partir de la naissance.
Les compléments alimentaires prolongent-ils la vie ?
Selon l’IQWiG, les résultats de la recherche ont réfuté l’hypothèse selon laquelle les compléments alimentaires antioxydants aideraient à vivre plus longtemps. L’analyse a montré que la prise de vitamine A, de vitamine E et de bêta-carotène raccourcissait plutôt la durée de vie. Au vu de ces résultats, l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) exige des fabricants qu’ils limitent l’ajout de carotène.
Peut-on mesurer l’âge biologique ?
Le manuel MSD décrit généralement l’âge biologique comme les changements naturels qui surviennent dans l’organisme au cours du vieillissement. Nous n’avons trouvé auprès d’aucune des institutions examinées d’évaluation des méthodes de test commerciales qui en déduisent un âge en années. Ces résultats ne sont donc pas évalués.
Quels facteurs sont étayés par des chiffres ?
L’OMS attribue à l’hypertension artérielle 25 % des décès mondiaux dus aux maladies non transmissibles et indique qu’une activité physique insuffisante augmente de 20 à 30 % le risque de décès. Pour l’Allemagne, l’Institut Robert Koch recense environ 127 000 décès par an dus aux conséquences du tabagisme.
Prochaine étape
Une mesure fondée sur des preuves
Mesurez votre tension artérielle et faites-la interpréter par un médecin. C’est le seul indicateur de ce domaine pour lequel une institution indique une proportion concrète de la mortalité. Si vous souhaitez également connaître vos prédispositions génétiques, vous les trouverez dans le test ADN de longévité.
Vers le test ADN de longévité Le biohacking à l’épreuve des faitsLire la suite
Cela pourrait également vous intéresser
La même question de vérification, appliquée au jeûne, à la caféine, au froid et au sommeil.
Le point de rencontre réel entre le mode de vie et l’information génétique.
Sources
- Office fédéral allemand de la statistique (Destatis) : L’espérance de vie à la naissance a retrouvé en 2024 son niveau d’avant la pandémie de COVID-19. Communiqué de presse n° 266 du 22.07.2025, année de référence 2024 – destatis.de
- Institut Robert Koch (RKI) : Années de vie en bonne santé, Information sanitaire fédérale, année de référence 2023 – gbe.rki.de
- Organisation mondiale de la santé (OMS) : Maladies non transmissibles, fiche d’information, état 2024, données de 2021, ainsi que les fiches d’information sur l’activité physique et l’alcool – who.int
- Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG) : Compléments alimentaires – que faut-il savoir ? – gesundheitsinformation.de
Les espérances de vie de 83,5 et 78,9 ans ainsi que les valeurs à partir de 65 ans proviennent de la source [1]. La citation exacte de la définition, les années de vie en bonne santé de 57,1 et 56,7 ans, les valeurs à partir de 65 ans de 10,2 et 9,0 ans, la baisse entre 2019 et 2023 ainsi que l’écart régional de 4,2 ans proviennent de [2]. Les 43 millions de décès et les 75 %, les 18 millions de décès prématurés avec 82 %, les 25 % attribuables à la pression artérielle, les 20 à 30 % liés à l’activité physique ainsi que les données sur l’alcool proviennent de [3]. La citation sur les compléments alimentaires antioxydants, l’affirmation concernant les vitamines A, E et le bêta-carotène ainsi que la mention de la recommandation de l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques proviennent de [4]. Sont également citées : les quelque 127 000 décès dus au tabagisme et la prévalence du tabagisme passée de 32,1 à 28,8 % dans des publications de l’Institut Robert Koch ; la définition du vieillissement en bonne santé issue du cadre de l’OMS pour la Décennie du vieillissement en bonne santé 2021-2030 ; la description de l’âge biologique issue du Manuel MSD (2021). Les informations concernant le prix, le contenu, le type d’échantillon et le laboratoire proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 11.08.2026. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 11.08.2026.
Équipe éditoriale et scientifique de mybody®x
Diagnostic de laboratoire Sciences de la nutrition Interprétation des analyses sanguines Nutr].génétique
Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. Cette équipe réunit des compétences en diagnostic de laboratoire, en sciences de la nutrition et en interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y contribuent sont présentées sur la page des auteurs.
Publié le 10.03.2025 · Dernière mise à jour le 11.08.2026
Ces contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge ; les indications figurant sur votre compte rendu sont toujours déterminantes.






Partager maintenant:
Biohacking : ce que recouvre le terme et ce qui est prouvé
La nutrigénétique expliquée : ce qui est établi et où se situent ses limites