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Les fruits riches en fer : pourquoi la question induit en erreur

L’essentiel en bref

Les fruits ne figurent pas dans la liste des aliments riches en fer de la Société allemande de nutrition. Celle-ci cite les abats et la viande rouge, les flocons d’avoine, le pain complet, les graines de tournesol, les girolles, les légumes à feuilles vertes, les légumineuses et le chocolat noir. Quiconque souhaite couvrir ses besoins en fer grâce aux fruits a choisi le mauvais groupe d’aliments.

Les fruits jouent néanmoins un rôle dans ton apport en fer, mais à un autre niveau. Les variétés riches en vitamine C améliorent nettement l’absorption du fer issu des sources végétales. La DGE cite explicitement les cassis et les agrumes. Les fruits deviennent ainsi un amplificateur du repas plutôt que sa source de fer.

Cet article présente les choses dans l’ordre. Il commence par la différence entre les deux formes de fer et ce qu’elle implique pour l’alimentation végétale. Il aborde ensuite les besoins quotidiens, les aliments qui apportent réellement du fer et les combinaisons qui fonctionnent au quotidien. Enfin, il explique ce qui inhibe l’absorption et comment connaître ton statut réel en fer.

Ce que tu découvriras dans cet article

1. Deux formes de fer, deux niveaux d’assimilation
2. Où se situe réellement la place des fruits dans la question du fer
3. Quelle quantité de fer faut-il par jour
4. Ce qui apporte réellement du fer
5. Les combinaisons qui fonctionnent au quotidien
6. Ce qui freine l’absorption
7. Comment connaître ton statut en fer
8. Ce qu’une valeur ne permet pas de déterminer
9. Ce qui compte au bout du compte
Questions fréquentes
Sources

Deux formes de fer, deux niveaux d’assimilation

Le fer n’est pas toujours le même. La Société allemande de nutrition distingue deux formes, et cette différence détermine la quantité de fer présente dans l’assiette qui parvient réellement dans l’organisme.

Selon la DGE, le fer héminique se trouve principalement dans la viande, le poisson et les aliments qui en sont issus. Le fer non héminique provient majoritairement d’aliments d’origine végétale (état des connaissances en 2025).

« Le fer héminique est mieux assimilé par l’être humain que le fer non héminique. »

Société allemande de nutrition (DGE)
Questions et réponses sélectionnées sur le fer, état des connaissances en 2025

Il en découle la phrase qui sous-tend tout cet article : pour les aliments d’origine végétale, la quantité de fer qu’ils contiennent n’est pas le seul élément qui compte ; ce qui se trouve également dans l’assiette joue aussi un rôle. En effet, l’absorption du fer non héminique peut être influencée, à la hausse comme à la baisse.

Message clé

Les fruits ne sont pas une source de fer, mais un amplificateur : les variétés riches en vitamine C améliorent l’absorption du fer issu des sources végétales.

Où se situe réellement la place des fruits dans la question du fer

La DGE tient deux listes, et les fruits ne figurent que dans l’une d’elles. Ils ne figurent pas dans la liste des aliments riches en fer. En revanche, ils apparaissent bien dans la liste des aliments riches en vitamine C à consommer avec les repas : le cassis et les agrumes y sont explicitement mentionnés (état des informations en 2025).

Critère Viande et poisson Sources végétales de fer Fruits
Forme du fer Fer majoritairement héminique Fer non héminique Fer non héminique
Biodisponibilité pour l’organisme Mieux absorbé Moins bien absorbé, absorption modulable Moins bien absorbé, absorption modulable
Mentionné par la DGE comme source de fer Oui – abats comme le foie et les rognons, viande rouge Oui – flocons d’avoine, pain complet, graines de tournesol, girolles, légumes verts à feuilles, légumineuses, chocolat noir Non
Mentionné par la DGE comme favorisant l’absorption Non Partiellement – pommes de terre, poivrons, brocoli, choux Oui – cassis, agrumes
Rôle dans l’apport en fer Source à forte absorption Source dont l’absorption dépend du repas Renforceur, pas source de fer

Classification selon les indications de la Société allemande de nutrition (DGE), 2025

Pourquoi cette erreur persiste autant

L’idée que les fruits sont riches en fer a une origine compréhensible. Les fruits sont réputés bons pour la santé, le fer est considéré comme important ; ils doivent donc être liés — c’est ainsi que fonctionne la logique quotidienne et que naissent les listes qui circulent.

À cela s’ajoute une erreur de traduction. Comme certains fruits contribuent effectivement à l’apport en fer, ils apparaissent dans les listes — mais leur contribution y devient une teneur. « aide à l’absorption » devient « contient beaucoup de fer ». La différence est déterminante et c’est elle qui se perd en premier lors de la transmission de l’information.

Concrètement, cette erreur a des conséquences. Celui qui croit avoir fait quelque chose pour son apport en fer en mangeant une poignée de baies renonce aux mesures qui sont réellement efficaces — et s’étonne de constater que le taux n’a pas changé lors de l’analyse suivante.

Qu’en est-il des fruits secs

Les abricots secs et les pruneaux figurent sur presque toutes les listes de fruits riches en fer. La raison est purement mathématique : lors du séchage, l’eau s’évapore et tous les autres composants se concentrent pour 100 grammes.

Cela augmente la teneur pour 100 grammes, mais ne change rien à la forme du fer. Il reste du fer non héminique, dont la biodisponibilité est d’autant plus faible. La taille des portions change également : 100 grammes d’abricots secs représentent une quantité de fruits nettement supérieure à 100 grammes d’abricots frais.

Les fruits secs ne figurent pas dans la liste de la DGE des aliments riches en fer. Une comparaison de la teneur en fer de différents fruits serait intéressante ici, mais elle ne peut pas être étayée par les sources utilisées dans ce texte — et les valeurs estimées n’y ont pas leur place.

De quelle quantité de fer avez-vous besoin par jour

La DGE indique des valeurs de référence différentes pour les adultes, et l’écart entre les groupes est considérable.

Vue d’ensemble des valeurs de référence

Apport quotidien recommandé en fer, en milligrammes

Schwangere 27 Frauen 19–51 16 Stillende 16 Männer ab 19 11

Valeurs de référence de la Société allemande de nutrition (DGE), état 2023. La longueur des barres correspond à la valeur indiquée en milligrammes.

La différence entre les femmes avant la ménopause, avec 16 milligrammes, et les hommes, avec 11 milligrammes, s’explique par les pertes de sang mensuelles. Chez les femmes enceintes, la valeur passe à 27 milligrammes ; chez les femmes qui allaitent, elle est de 16 milligrammes afin de compenser les pertes liées à la grossesse et à l’accouchement.

La DGE précise également qui doit particulièrement veiller à ses apports : les femmes enceintes, les femmes menstruées ainsi que les végétariennes et les véganes. Ces deux derniers groupes sont mentionnés parce qu’ils absorbent leur fer exclusivement sous la forme la moins bien assimilée.

En bref

La DGE recommande 16 milligrammes de fer par jour aux femmes âgées de 19 à 51 ans avant la ménopause, 11 milligrammes aux hommes à partir de 19 ans, 27 milligrammes aux femmes enceintes et 16 milligrammes aux femmes qui allaitent. Les fruits ne figurent pas dans la liste des aliments riches en fer : celle-ci mentionne les abats, la viande rouge, les flocons d’avoine, le pain complet, les graines de tournesol, les girolles, les légumes à feuilles vertes, les légumineuses et le chocolat noir. Le rôle des fruits est différent : la vitamine C des cassis et des agrumes améliore l’absorption du fer d’origine végétale.

Ce qui apporte réellement du fer

La DGE indique des portions types avec leur teneur en fer. Trois d’entre elles montrent l’ordre de grandeur concerné.

Exemples de portions selon les données de la DGE

  • 20 g de chocolat noir : 3,4 mg – la valeur la plus élevée des trois exemples, pour la plus petite portion.
  • 125 g de lentilles cuites : 3,3 mg – la légumineuse classique, facile à associer.
  • 65 g de flocons d’avoine : 2,9 mg – une portion habituelle au petit-déjeuner.
  • Les céréales complètes devancent nettement les farines raffinées – selon la DGE, la teneur en fer de la farine complète est plus de cinq fois supérieure à celle de la farine raffinée.
  • Pour comparer les besoins – 16 mg par jour pour les femmes en âge de procréer, 11 mg pour les hommes.

Les sources citées en détail

La liste de la DGE contient, en plus des trois portions données en exemple, d’autres aliments dont la facilité d’utilisation au quotidien varie. Un bref examen en vaut la peine, car ces différences ont une importance pratique.

Les abats comme le foie et les reins arrivent en tête des sources animales. Ils fournissent du fer héminique, donc la forme la mieux assimilée, mais de nombreuses personnes n’en mangent pas pour des raisons de goût. La viande rouge est la variante plus facile à intégrer au quotidien dans ce même groupe.

Les flocons d’avoine et le pain complet sont les deux sources qui s’intègrent le plus facilement au quotidien, car ils sont déjà régulièrement présents à table. C’est précisément pourquoi il est particulièrement utile de prêter attention à leur préparation et à ce qui les accompagne.

Les graines de tournesol peuvent être réparties dans les salades, le muesli et le pain, sans rien devoir changer. Les girolles sont saisonnières et ne constituent donc pas un apport toute l’année.

Les légumes-feuilles verts et les légumineuses sont les principales sources pour les personnes qui ne mangent pas de viande. Pour les légumineuses s’ajoute l’effet du trempage, qui réduit leur teneur en phytates : deux leviers agissent donc simultanément.

Le chocolat noir est l’exception de la liste et fournit, avec 3,4 milligrammes pour 20 grammes, la valeur la plus élevée des trois exemples. Il ne constitue toutefois pas un plan alimentaire, mais une simple remarque — qui montre néanmoins que la répartition du fer dans les aliments ne correspond pas à l’intuition.

La mention « complet » est le point le plus pratique de toute la liste. En optant pour du pain et de la farine complets, on modifie son apport en fer sans rien ajouter au panier — la DGE recommande explicitement les variantes complètes pour les produits céréaliers.

Pourquoi la taille des portions compte

Les trois portions données en exemple montrent quelque chose qui se perd dans les tableaux nutritionnels pour 100 grammes : la teneur pour 100 grammes ne veut pas dire grand-chose si personne n’en mange 100 grammes.

Le chocolat noir en est le meilleur exemple. Une portion de 20 grammes est réaliste et apporte 3,4 milligrammes. Rapportée à 100 grammes, la valeur semblerait impressionnante — mais rares sont ceux qui mangent une tablette entière comme source de fer.

À l’inverse, il en va de même pour les aliments à teneur modérée, dont les quantités servies sont plus importantes. Pour l’apport réel, c’est la somme de la journée qui compte, et non la valeur maximale d’un seul ingrédient.

Pourquoi les végétariens et les végétaliens sont particulièrement concernés

La DGE cite explicitement les végétariennes et les végétaliens comme un groupe qui devrait veiller à un apport suffisant en fer. La raison ne tient pas à la quantité, mais à la forme.

Les personnes qui ne mangent ni viande ni poisson absorbent leur fer exclusivement sous forme de fer non héminique — c’est-à-dire sous la forme qui, selon la DGE, est moins bien assimilée. En théorie, les apports peuvent donc être suffisants, tandis que la quantité réellement absorbée reste moindre.

Cela ne constitue pas un argument contre l’alimentation végétale. Cela signifie que, pour ce groupe, la combinaison dans l’assiette n’est pas une simple finition, mais le véritable levier — et c’est précisément pour cette raison que la section suivante est la plus importante de l’article.

Les combinaisons qui fonctionnent au quotidien

Les fruits reviennent ici dans le tableau — en accompagnement, et non comme vedette principale. La DGE recommande de consommer des aliments riches en vitamine C au cours des repas et cite à cet effet les pommes de terre, les poivrons, les cassis, le brocoli, les agrumes et les choux.

Dans la question du fer, les fruits ne sont pas une source, mais un facteur favorisant.

Le mot décisif est avec. Il ne s’agit pas de manger une orange à un moment quelconque de la journée, mais de la consommer avec le repas contenant du fer. L’absorption est influencée au moment de la digestion, et non calculée comme une moyenne sur l’ensemble de la journée.

Trois exemples du quotidien

Des flocons d’avoine avec des cassis plutôt qu’avec une banane. La teneur en fer de la portion reste la même, tandis que la composante riche en vitamine C s’y ajoute.

Un plat de lentilles avec des poivrons ou un trait de citron. Les deux figurent dans la liste de la DGE des aliments riches en vitamine C, et les deux s’accordent bien, sur le plan gustatif, avec les légumineuses.

Du pain complet avec un verre de jus d’orange plutôt qu’avec du café. On ajoute ainsi simultanément un facteur favorisant et on supprime un inhibiteur — nous y reviendrons.

Les légumes aussi font partie de ce groupe

La liste de la DGE des aliments riches en vitamine C ne se limite pas aux fruits. Les pommes de terre, les poivrons, le brocoli et les choux y figurent également — et ils s’accordent mieux avec les repas chauds qu’une orange.

Cela élargit considérablement les possibilités. Un plat de lentilles avec des poivrons, des pommes de terre en accompagnement d’un plat de légumes, du brocoli avec des pâtes complètes : autant de combinaisons que personne ne percevrait comme une stratégie nutritionnelle et qui remplissent exactement cet objectif.

La source ne fournit aucune indication concernant la préparation ; il ne faut donc pas non plus l’affirmer ici : l’ampleur de l’effet de la cuisson sur la teneur en vitamine C et, par conséquent, sur le résultat, n’est pas quantifiée dans les sources utilisées.

Un petit-déjeuner qui respecte les règles

Toutes les recommandations de ce chapitre peuvent être réunies en un seul repas, à savoir celui que la plupart des gens prennent déjà chaque jour.

Les flocons d’avoine font partie des sources végétales de fer citées par la DGE ; une portion de 65 grammes en fournit 2,9 milligrammes. Une fois trempés pendant la nuit, leur teneur en phytates diminue — la DGE cite explicitement le trempage comme l’une des méthodes permettant d’y parvenir.

Ajoutez des cassis ou des agrumes comme source de vitamine C : les deux figurent nommément dans la liste de la DGE. Et le café est décalé d’une heure, au lieu d’être consommé en même temps.

Ainsi, trois des quatre leviers d’un repas sont mis en œuvre, sans rien d’inhabituel à table. C’est la véritable raison pour laquelle ce sujet vaut la peine d’être abordé : il ne s’agit pas de nouveaux aliments, mais de l’agencement de ceux que l’on a déjà.

Ce qui ralentit l’absorption

L’autre moitié de l’équation concerne les substances qui inhibent l’absorption du fer. La DGE en cite deux groupes.

Les polyphénols du café, du thé noir et du vin rouge

À ce sujet, la recommandation de la DGE est exceptionnellement concrète : comme les polyphénols peuvent inhiber l’absorption du fer, il est recommandé de ne pas boire de café ni de thé noir pendant les repas, ni peu avant ou peu après ceux-ci (état des recommandations en 2025).

C’est une habitude solidement ancrée dans de nombreux foyers au petit-déjeuner — et donc précisément au repas qui, grâce aux flocons d’avoine et au pain complet, est souvent le plus riche en fer de la journée.

Les phytates des céréales complètes et des légumineuses

Voici une contradiction qui saute aux yeux : ces mêmes aliments qui apportent du fer contiennent aussi des phytates, qui en inhibent l’absorption. La DGE la résout non pas par la privation, mais par la préparation — moudre, faire tremper ou fermenter réduit la teneur en phytates.

En pratique, cela signifie : faire tremper les lentilles toute une nuit et jeter l’eau de trempage. Choisir du pain au levain plutôt que du pain à la levure. Laisser les flocons d’avoine tremper toute une nuit dans un liquide. Ce sont des méthodes déjà courantes — mais rarement pour cette raison.

La contradiction se résout par l’ordre des choses

Si l’on met les recommandations côte à côte, on trouve au premier abord une contradiction : mangez des céréales complètes et des légumineuses, mais faites attention aux phytates qu’elles contiennent. Buvez du café, mais pas pendant le repas.

La solution ne passe pas par la privation, mais par le moment choisi et la préparation. Les aliments riches en fer restent au menu — ils sont simplement préparés et associés autrement.

Concrètement, cela signifie trois choses. Premièrement : faire tremper les légumineuses et les flocons d’avoine, et privilégier le levain à la levure. Deuxièmement : ajouter une source de vitamine C au repas, et non à n’importe quel moment de la journée. Troisièmement : espacer le café et le thé noir du repas.

Aucun de ces points n’exige d’ajouter un nouvel aliment. Tous trois modifient seulement le moment et la manière de consommer ce qui est déjà consommé — et c’est précisément ce qui les rend applicables au quotidien.

Ce que les sources ne permettent pas d’établir

À deux endroits, un chiffre serait utile, mais il manque dans les sources utilisées. L’amélioration de l’absorption du fer non héminique par la vitamine C n’est pas quantifiée en pourcentage. Et il en va de même pour la réduction provoquée par le café consommé au cours du repas.

Ce qui est établi, c’est la direction de l’effet, pas son ampleur. C’est moins satisfaisant qu’un pourcentage, mais c’est tout ce qu’on peut affirmer — et pour décider de boire votre café une heure plus tard, la direction suffit amplement.

Comment connaître votre statut en fer

Toutes les réflexions sur les apports sont vaines s’il n’est pas clair où vous en êtes. La valeur de réserve correspondante s’appelle la ferritine, et elle peut être mesurée.

Pourquoi mesurer précisément la ferritine plutôt que le fer lui-même ? Parce que le taux de fer dans le sang fluctue à court terme et renseigne peu sur le niveau de remplissage des réserves. La ferritine reflète les réserves et constitue donc la mesure la plus pertinente pour évaluer l’état des réserves sur une période prolongée.

La démarche habituelle passe par un cabinet de médecine générale. Pour faire le point entre-temps, mybody®x (MYBODY Lab GmbH) propose deux options : un test rapide à domicile et une analyse en laboratoire qui mesure la ferritine avec d’autres marqueurs.

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Détermine le taux de ferritine à partir de sang capillaire et indique s’il est inférieur à 30 ng/ml. Ce que le test ne permet pas de faire : il ne fournit pas de valeur chiffrée exacte, mais indique seulement si le résultat se situe au-dessus ou en dessous de ce seul seuil. Il n’explique pas non plus pourquoi les réserves sont faibles — une carence en fer a des causes qui doivent être recherchées et ne relève pas uniquement de l’alimentation.

Prix : 14,50 €  ·  Type d’échantillon : sang capillaire  ·  Délai de traitement : résultat en 5 à 10 minutes  ·  Laboratoire : pas d’analyse en laboratoire, évaluation à domicile

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À qui une mesure est-elle utile ?

Utile pour toi si…

… si tu suis un régime végétarien ou végétalien et que tu veux savoir à quoi ressemble réellement ton apport.

… vous avez vos règles et souhaitez garder à l’esprit le besoin accru de 16 milligrammes.

… vous avez modifié votre alimentation et souhaitez vérifier l’effet après quelques mois.

Plutôt pas, si …

… vous prenez déjà des compléments de fer : le suivi doit alors être assuré par le cabinet médical qui vous traite.

… vous allez de toute façon faire prochainement une prise de sang ; la mesure ferait alors double emploi.

… vous espérez que le résultat vous révélera la cause : des réserves faibles ne disent pas pourquoi elles le sont.

Ce à quoi un résultat ne répond pas

La limite la plus importante d’abord : un faible taux de ferritine est un constat, pas une explication. Une carence en fer peut être due à des apports insuffisants, mais tout aussi bien à des pertes de sang ou à un trouble de l’absorption intestinale. Aucun test ne permet de trancher cette question ; c’est un bilan médical qui le permet.

La deuxième limite concerne l’autre sens. Un taux de ferritine normal n’exclut pas une carence en un autre nutriment ; des symptômes comme la fatigue ou la pâleur ont de nombreuses causes possibles, et le fer n’en est qu’une.

La troisième limite est pratique : les compléments de fer ne doivent pas être pris par précaution. Un apport excessif est possible, et le bon moment pour commencer une supplémentation vient après le bilan, pas avant.

La quatrième limite concerne le moment de la mesure. La ferritine ne change pas du jour au lendemain. Si vous avez modifié votre alimentation et souhaitez en voir l’effet, faites mesurer votre taux au plus tôt après quelques mois ; auparavant, le résultat indiquera surtout où vous en étiez.

Et une cinquième limite, centrale pour ce sujet : aucun test ne vous dira si le fruit choisi était le bon. Le chemin entre la combinaison des aliments et le résultat de laboratoire s’étend sur plusieurs mois et dépend de tout ce que vous avez mangé d’autre pendant cette période. Ce que vous pouvez influencer, c’est la tendance, pas le repas pris isolément.

Ce qui compte au final

La recherche du fruit le plus riche en fer mène dans une impasse, car les fruits ne figurent tout simplement pas dans la liste des aliments riches en fer. Si vous voulez agir par l’alimentation, commencez par les flocons d’avoine, les produits à base de céréales complètes, les légumineuses, les légumes à feuilles vertes et les graines de tournesol.

Les fruits restent toutefois au menu, en accompagnement. Les cassis et les agrumes consommés avec un repas riche en fer améliorent son absorption, et boire le café une heure plus tard plutôt que pendant le repas évite l’effet inverse.

Votre prochaine étape concrète : examinez votre petit-déjeuner. Si des flocons d’avoine ou du pain complet sont consommés avec du café, vous avez associé un repas riche en fer à un inhibiteur. Changer cela ne coûte rien et c’est le seul point de cet article que vous pouvez mettre en pratique dès demain matin.

Questions fréquentes

Quel fruit contient le plus de fer ?

La question est trompeuse, car les fruits ne figurent pas du tout dans la liste de la DGE des aliments riches en fer. Celle-ci mentionne les abats comme le foie et les reins, la viande rouge, les flocons d’avoine, le pain complet, les graines de tournesol, les girolles, les légumes à feuilles vertes, les légumineuses et le chocolat noir. Les fruits jouent un autre rôle dans la question du fer : les variétés riches en vitamine C, comme le cassis et les agrumes, améliorent l’absorption du fer végétal présent dans le repas.

Les abricots secs sont-ils une bonne source de fer ?

Les fruits secs ne figurent pas dans la liste de la DGE des aliments riches en fer. Leur teneur plus élevée pour 100 grammes par rapport aux fruits frais s’explique par la perte d’eau lors du séchage ; la forme du fer reste la même, à savoir du fer non héminique, moins bien assimilé. Le matériel source utilisé ici ne fournit pas de comparaison étayée des teneurs en fer de différents fruits.

De quelle quantité de fer ai-je besoin chaque jour ?

La DGE recommande 16 milligrammes par jour aux femmes préménopausées âgées de 19 à 51 ans et 11 milligrammes aux hommes à partir de 19 ans. La valeur recommandée est de 27 milligrammes pour les femmes enceintes et de 16 milligrammes pour les femmes qui allaitent, afin de compenser les pertes liées à la grossesse et à l’accouchement. Selon la DGE, les femmes enceintes, les femmes menstruées ainsi que les végétariennes et les véganes doivent être particulièrement attentives à leurs apports.

Pourquoi ne faut-il pas boire de café pendant les repas ?

Parce que les polyphénols peuvent inhiber l’absorption du fer. Selon la DGE, on en trouve notamment dans le thé noir, le café et le vin rouge, et il est recommandé de ne pas boire de café ni de thé noir pendant les repas, ni peu avant ou après. Cela concerne particulièrement le petit-déjeuner, car les flocons d’avoine ou le pain complet en font souvent le repas le plus riche en fer de la journée.

Comment savoir si je manque de fer ?

Les symptômes seuls ne permettent pas de le déterminer, car la fatigue, la pâleur et les problèmes de concentration peuvent avoir de nombreuses causes. La valeur de réserve de la ferritine, qui peut être déterminée par une analyse sanguine, est un indicateur pertinent. Important toutefois : une valeur basse n’indique pas pourquoi les réserves sont faibles ; outre un apport insuffisant, des pertes de sang et un trouble de l’absorption sont possibles. Les compléments de fer ne doivent donc pas être pris à l’aveugle, mais après un avis médical.

D’abord la valeur de départ, puis le changement

La valeur de réserve de la ferritine indique si votre apport en fer pose réellement problème. Qu’il s’agisse d’une indication rapide par seuil ou d’une valeur chiffrée mise en relation avec d’autres nutriments, elle sert dans les deux cas de repère pour votre échange avec le médecin, et non de substitut à celui-ci.

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Sources

  1. Société allemande de nutrition (DGE) : Questions et réponses sélectionnées sur le fer, édition 2025 — dge.de
  2. Société allemande de nutrition (DGE) : Valeurs de référence pour les apports en nutriments – fer, édition 2023 — dge.de

La distinction entre le fer héminique et non héminique, la liste des aliments riches en fer, les portions types avec indication des quantités en milligrammes, la mention des céréales complètes ainsi que toutes les informations relatives à la vitamine C, aux polyphénols et aux phytates s’appuient sur la source [1]. Les valeurs de référence pour les femmes, les hommes, les femmes enceintes et les femmes allaitantes, ainsi que la mention des groupes nécessitant une attention particulière, proviennent de la source [2]. Les informations sur les produits proviennent des pages produits de mybody®x, consultées le 5 août 2026.

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Équipe éditoriale & scientifique de mybody®x

Micronutriments Valeurs sanguines Sciences de la nutrition

Cet article a été rédigé et vérifié sur le plan médical par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. Cette équipe réunit des expertises en nutrigénétique, dans les domaines du microbiome et de la santé intestinale, de l’interprétation des analyses sanguines, des sciences de la nutrition et du diagnostic de laboratoire.

Publié le 5 août 2026 · Dernière mise à jour le 5 août 2026

Information médicale : cet article est fourni à titre d’information générale et ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Une carence en fer a des causes qui nécessitent un examen médical ; les préparations de fer ne doivent pas être prises sans vérification préalable, car un excès de fer est également possible.

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