Renforcer le système immunitaire est important – mais comment s’y prendre correctement ?
Un système immunitaire sain ne peut pas être « boosté » – on peut seulement le maintenir opérationnel. Ce qui est démontré, c’est l’effet inverse : le manque de sommeil, le stress chronique, le tabagisme, une consommation importante d’alcool et les véritables carences nutritionnelles affaiblissent les défenses. Éliminer ces facteurs est plus bénéfique que n’importe quel complément.
Cet article explique ce qu’est le système immunitaire, quels leviers sont démontrés, quels sont les dix micronutriments ayant une fonction immunitaire reconnue, ce qui est surestimé – et quand une tendance à attraper des infections doit faire l’objet d’un bilan médical.
Ce qui vous attend dans cet article
Peut-on vraiment « renforcer » le système immunitaire ?
Quels leviers sont réellement étayés par les données ?
Quels micronutriments ont une fonction immunitaire démontrée ?
Pourquoi la vitamine D est-elle le principal facteur limitant en Allemagne ?
Qu’est-ce qui n’est pas efficace ou est surestimé ?
À partir de quelle quantité l’excès devient-il dangereux ?
Quand faut-il consulter un médecin ?
Faites le point sur vos nutriments avec mybody®
Mise en perspective : ce qu’un test peut faire – et ce qu’il ne peut pas faire
Conclusion
Questions fréquentes (FAQ)
Sources
Ce qui ressort des recherches est un constat récurrent : il est surtout démontré que certains facteurs affaiblissent les défenses, et non que quoi que ce soit les renforce au-delà de leur niveau normal.
| Levier | Effet | Ce qui aide concrètement |
|---|---|---|
| Sommeil | Le manque de sommeil affaiblit les défenses et la réponse vaccinale | 7 à 9 heures, à horaires fixes |
| Activité physique | Modérément bénéfique, excessivement éprouvant | Régulièrement plutôt que rarement, mais de façon excessive |
| Alimentation & micronutriments | Une carence affaiblit, un excès n’est pas bénéfique | Manger varié, ne compléter qu’en cas de carence |
| Stress | Le stress chronique atténue les défenses par l’intermédiaire du cortisol | Prévoir des phases régulières de récupération |
| Arrêt du tabac | La fumée endommage la muqueuse des voies respiratoires | Arrêter – l’action individuelle la plus efficace |
| Alcool | Perturbe les cellules immunitaires et les muqueuses | Réduire nettement la consommation |
| Vaccinations | Seule voie vers une protection spécifique | Vérifier le statut vaccinal, faire les rappels |
| Hygiène | Réduit la charge en agents pathogènes au lieu de renforcer les défenses | Se laver les mains, aérer, garder ses distances |
Quatre facteurs du quotidien reviennent constamment dans les recherches :
Récupération
Pendant le sommeil profond, les processus liés à la mémoire immunitaire se déroulent. Le manque de sommeil affaiblit les défenses.
Circulation des cellules immunitaires
Une activité physique modérée met les cellules immunitaires en circulation. Un effort extrême produit l’effet inverse.
Les éléments constitutifs des défenses
Dix micronutriments ont une fonction immunitaire reconnue par l’EFSA. L’essentiel est d’assurer des apports suffisants.
Charge permanente
Un stress de courte durée est sans conséquence. Une charge persistante atténue la réponse immunitaire.
Qu’est-ce que le système immunitaire, au juste ?
Le système immunitaire n’est pas un organe, mais un réseau de cellules, de messagers chimiques et de tissus : moelle osseuse, thymus, rate, ganglions lymphatiques, muqueuses et globules blancs. Un réseau sans régulateur central n’a pas non plus d’interrupteur permettant de « booster » les défenses.
Défense innée : la force d’intervention rapide et non spécifique
Elle est présente dès la naissance et réagit en quelques minutes à quelques heures : les cellules phagocytaires comme les macrophages et les granulocytes neutrophiles, les cellules tueuses naturelles et le système du complément. Elle ne reconnaît pas des agents pathogènes individuels, mais des motifs généraux. La fièvre et la fatigue ne sont donc pas des signes de faiblesse, mais d’une défense immunitaire active.
Défense acquise : la mémoire de votre organisme
La réponse immunitaire adaptative a besoin de plusieurs jours, mais elle agit avec une grande spécificité : les lymphocytes B produisent des anticorps parfaitement adaptés, tandis que les lymphocytes T détruisent les cellules infectées de l’organisme. Après une infection, des cellules mémoire persistent et réagissent plus rapidement lors du contact suivant — c’est précisément ce principe qu’utilisent les vaccins.
La peau, les muqueuses et le microbiome intestinal comme première barrière
La plupart des agents pathogènes échouent déjà avant : au niveau de la peau et de son film protecteur acide, du mucus et des cils vibratiles des voies respiratoires, de l’acide gastrique et des larmes. Une grande partie des cellules immunitaires se trouve dans la muqueuse intestinale.
Le microbiome intestinal participe à cet ajustement fin ; sa diversité est surtout favorisée par une alimentation riche en fibres. En revanche, il est moins solidement démontré qu’on ne le prétend qu’un probiotique réduise la susceptibilité aux infections chez les adultes en bonne santé.
Peut-on vraiment « renforcer » le système immunitaire ?
La réponse honnête : il est impossible d’augmenter un système immunitaire sain au-delà de son niveau de fonctionnement normal, mais on peut le maintenir opérationnel. Ce n’est pas un moteur doté d’une pédale d’accélérateur, mais un équilibre : suffisamment fort contre les agents pathogènes, suffisamment précis pour épargner les tissus de l’organisme.
Message clé : Il n’existe aucun interrupteur permettant de « stimuler » les défenses immunitaires. La seule relation établie va dans l’autre sens : les carences et les contraintes persistantes affaiblissent le système immunitaire. En éliminant ces facteurs, on rétablit son fonctionnement normal ; rien de plus n’est démontré.
Pourquoi « booster l’immunité » est un terme marketing
Dans le langage scientifique, ce terme n’existe pas. Il laisse entendre une grandeur mesurable qui n’existe pas : aucun résultat de laboratoire ne montre « à quel point » un système immunitaire est fort. Dans l’Union européenne, seules les allégations de santé scientifiquement vérifiées sont en outre autorisées.
Selon l’évaluation de l’EFSA dans le cadre du règlement de l’Union européenne relatif aux allégations de santé (règlement (CE) n° 1924/2006), les nutriments peuvent uniquement être présentés comme « contribuant au fonctionnement normal du système immunitaire », et non comme permettant de l’augmenter.
Plus n’est pas toujours mieux : le regard porté sur les maladies auto-immunes
Un système immunitaire hyperactif n’est pas un état souhaitable. Dans les maladies auto-immunes comme la thyroïdite de Hashimoto ou la polyarthrite rhumatoïde, les défenses immunitaires s’attaquent aux propres tissus de l’organisme ; en cas d’allergies, elles réagissent contre des substances inoffensives. L’objectif n’est pas d’avoir un système immunitaire aussi puissant que possible, mais un système bien régulé. Les personnes qui prennent des médicaments immunosuppresseurs devraient discuter des préparations immunostimulantes avec leur médecin.
Quels leviers sont réellement étayés par les données ?
Les mesures les plus efficaces sont peu spectaculaires et ne coûtent généralement rien : elles éliminent des facteurs d’affaiblissement connus.
Le sommeil : le facteur individuel le mieux étudié
Pendant les phases de sommeil profond, des processus essentiels à la mémoire immunitaire se déroulent. Les personnes qui dorment chroniquement peu tombent plus souvent malades après un contact avec un agent pathogène, et la production d’anticorps après une vaccination est plus faible. Pour la plupart des adultes, sept à neuf heures à horaires réguliers constituent la base.
Activité physique : modérée et régulière plutôt que rare et intense
En cas d’effort, davantage de cellules immunitaires sont libérées dans la circulation sanguine et patrouillent ensuite plus activement dans les tissus et les organes lymphatiques. Lors d’efforts très intenses et prolongés, l’effet s’inverse temporairement : après un marathon sans récupération, les infections des voies respiratoires se multiplient. Une activité physique modérée et régulière est plus bénéfique que des séances extrêmes occasionnelles ; en cas d’infection avec fièvre, il faut faire une pause sportive.
Alimentation : assurer les apports plutôt que courir après les superaliments
Les anticorps sont des protéines, et les cellules immunitaires se divisent très rapidement en cas d’infection : ces deux processus nécessitent des protéines, de l’énergie et plusieurs micronutriments. La malnutrition est la cause la plus fréquente d’un affaiblissement des défenses immunitaires dans le monde ; en Allemagne, le problème vient plutôt d’une alimentation déséquilibrée. Un seul aliment ne « renforce » rien : c’est l’alimentation globale sur plusieurs semaines qui compte.
Stress : sans problème à court terme, éprouvant lorsqu’il devient durable
Le stress aigu active même temporairement le système immunitaire ; c’est la charge prolongée pendant des semaines qui pose problème. Lorsque le taux de cortisol reste élevé, il atténue également les réactions immunitaires souhaitées. S’y ajoutent des effets indirects : sommeil moins réparateur, diminution de l’activité physique, consommation accrue d’alcool et de cigarettes.
Arrêt du tabac et alcool : les principales contraintes évitables
Le tabagisme atteint les défenses immunitaires à leur point le plus vulnérable : la fumée paralyse les cils des voies respiratoires et modifie durablement la réponse immunitaire locale. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation de tabac est l’un des principaux facteurs de risque évitables des maladies respiratoires dans le monde. L’alcool altère également les phagocytes et les lymphocytes.
Vaccination et hygiène : une protection ciblée plutôt qu’un renforcement général
Les vaccins ne rendent pas les défenses généralement « plus fortes » : ils les entraînent à reconnaître un agent pathogène précis, ce qui se mesure par les anticorps et les cellules mémoire. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la vaccination compte parmi les mesures de santé publique les plus efficaces. L’hygiène agit différemment : se laver les mains, aérer et garder ses distances réduisent la charge en agents pathogènes.
Quels micronutriments ont une fonction immunitaire démontrée ?
Dix micronutriments peuvent officiellement faire l’objet, dans l’UE, d’une allégation selon laquelle ils contribuent au fonctionnement normal du système immunitaire : vitamine D, vitamine C, zinc, sélénium, fer, vitamine B12, acide folique, cuivre, vitamine A et vitamine B6. Cette liste provient des évaluations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
L’essentiel se trouve dans les petites lignes : cette affirmation concerne la contribution au fonctionnement normal. Une carence affaiblit les défenses immunitaires ; un apport supplémentaire en cas de statut adéquat ne sert à rien.
| Nutriment | Rôle dans le système immunitaire | Sources typiques |
|---|---|---|
| Vitamine D | Participe à la régulation des réactions immunitaires | Lumière du soleil ; alimentation pauvre (poissons gras) |
| Vitamine C | Protection antioxydante des cellules immunitaires | Poivrons, brocoli, agrumes |
| Zinc | Division cellulaire, maturation des cellules immunitaires | Viande, fromage, lentilles, graines de courge |
| Sélénium | Composant des enzymes antioxydantes de protection | Poisson, œufs, noix |
| Fer | Division cellulaire et transport de l’oxygène | Viande, légumineuses, céréales complètes |
| Vitamine B12 | Division cellulaire et formation du sang | Viande, poisson, œufs ; uniquement sous forme de complément en alimentation végane |
| Acide folique (folates) | Division cellulaire rapide lors d’une réponse immunitaire | Légumes à feuilles, légumineuses |
| Cuivre | Composant des enzymes des cellules immunitaires | Noix, céréales complètes, cacao |
| Vitamine A | Muqueuses intactes comme première barrière | Foie, œufs ; bêta-carotène dans les carottes |
| Vitamine B6 | Métabolisme des protéines et production d’anticorps | Poisson, céréales complètes, pommes de terre |
Idée essentielle : les micronutriments agissent comme des pièces détachées, pas comme du carburant. Si une pièce manque, les défenses fonctionnent moins bien. Si elles sont toutes présentes, en ajouter davantage n’apporte plus aucun bénéfice.
Qui présente un risque accru de carence véritable ?
Le risque est notamment accru en cas d’alimentation exclusivement végétale (vitamine B12, parfois fer et zinc), de règles très abondantes (fer), pendant la grossesse et l’allaitement, à un âge avancé (vitamine D, B12), en cas de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou de maladie cœliaque, ainsi qu’après une chirurgie bariatrique. Certains traitements pris au long cours, comme les inhibiteurs de la pompe à protons, peuvent également réduire l’absorption de la vitamine B12. Si vous appartenez à l’un de ces groupes, un dosage ciblé est plus pertinent qu’un complément combiné pris systématiquement.
Pourquoi la vitamine D est-elle le principal facteur limitant en Allemagne ?
La vitamine D est le nutriment pour lequel l’écart d’approvisionnement est le plus important — pour des raisons géographiques : l’organisme la produit principalement lui-même dans la peau, mais uniquement sous l’effet d’un rayonnement UVB suffisant. Pendant la moitié hivernale de l’année, la hauteur du soleil sous nos latitudes ne suffit pas, et l’alimentation ne permet guère de compenser : seuls les poissons de mer gras en apportent des quantités notables.
Selon l’Institut Robert Koch (RKI, fiche d’information 2016), 30,2 % des adultes en Allemagne ont un apport insuffisant en vitamine D (25(OH)D inférieur à 30 nmol/l) ; seuls 38,4 % atteignent la valeur considérée comme suffisante, soit au moins 50 nmol/l.
Ces chiffres sont des moyennes annuelles ; à la fin de l’hiver, les valeurs sont nettement plus basses.
Selon la Société allemande de nutrition (DGE), l’apport estimé en vitamine D, en l’absence de production par l’organisme, est de 20 microgrammes par jour pour les adolescents et les adultes.
Pour être précis, les données sur la vitamine D et les infections respiratoires sont contrastées : une supplémentation semble surtout utile en cas de carence marquée — chez les personnes correctement approvisionnées, aucun effet ne se manifeste. Pour savoir où l’on se situe, on peut faire doser la 25-OH-vitamine D3 et adapter la dose en conséquence.
Qu’est-ce qui n’est pas efficace ou est surestimé ?
Une grande partie du marché des « produits pour l’immunité » promet plus qu’elle ne peut le démontrer.
La vitamine C à forte dose contre les rhumes
La vitamine C n’empêche pas les rhumes chez les adultes en bonne santé — telle est la conclusion centrale de la revue systématique la plus connue sur le sujet.
Selon la revue Cochrane de Hemilä et Chalker (2013), une prise régulière de vitamine C ne réduit pas la fréquence des rhumes dans la population générale (rapport de risque : 0,97, sur 29 études comptant 11 306 participants). Leur durée a diminué en moyenne de 8 % chez les adultes et de 14 % chez les enfants.
Huit pour cent semblent représenter davantage qu’en réalité : pour un rhume de sept jours, cela correspond à environ une demi-journée – et uniquement en cas de prise régulière, pas lorsqu’on prend ponctuellement un comprimé effervescent. Une exception : en cas d’effort extrême – des marathoniens, des skieurs et des soldats dans des conditions subarctiques ont été étudiés –, le risque de rhume a été réduit de moitié dans cinq études portant sur 598 participants (rapport de risque : 0,48). On ne peut rien en déduire pour la vie quotidienne.
Shots « boosters d’immunité » et remèdes miracles
Les shots de gingembre, les concentrés d’acérola et les préparations combinées contenant vingt ingrédients ne sont pas nocifs, mais leur utilité est systématiquement surestimée : ils fournissent généralement exactement les nutriments qui sont déjà suffisants dans le cadre d’une alimentation normale. Le test de l’étiquette est utile : « contribue au fonctionnement normal du système immunitaire » est la formulation autorisée par l’EFSA pour un nutriment contenu dans le produit – ce n’est pas la preuve que le produit prévient les infections. Pour l’échinacée, les données sont contradictoires.
Compléments sans carence avérée
« Un petit supplément ne peut pas faire de mal » est à peu près vrai pour les vitamines hydrosolubles – mais pas pour les vitamines liposolubles et les oligoéléments. Des doses élevées de zinc peuvent, à long terme, entraver l’absorption du cuivre et ainsi provoquer une seconde carence.
À partir de quelle quantité l’excès devient-il dangereux ?
Pour plusieurs nutriments importants pour l’immunité, l’EFSA a fixé des limites supérieures tolérables d’apport (Tolerable Upper Intake Levels) : la quantité quotidienne considérée comme sans danger à long terme pour les adultes en bonne santé.
Selon l’EFSA, l’apport quotidien total tolérable pour les adultes est de 25 mg de zinc, 255 µg de sélénium (EFSA, 2023) et 100 µg de vitamine D. Ces valeurs s’appliquent à la somme des apports alimentaires et des compléments, et pas uniquement au complément.
Zinc : plus n’est pas toujours mieux
Le zinc est le grand classique du surdosage, car de nombreux traitements contre le rhume en contiennent de fortes quantités. À court terme, des nausées, des douleurs abdominales et un goût métallique sont possibles ; au fil des semaines, l’apport en cuivre se dégrade. Pour les pastilles de zinc en cas de rhume aigu, certaines données indiquent une légère réduction de la durée des symptômes – le zinc n’est toutefois pas destiné à une utilisation prolongée.
Sélénium : une marge étroite entre les besoins et l’excès
Le sélénium présente la marge de sécurité la plus étroite : les besoins sont d’environ 60 à 70 microgrammes par jour, tandis que la limite supérieure est de 255. Un surdosage chronique peut provoquer une chute des cheveux, des ongles cassants et une haleine à l’odeur d’ail. Prudence avec les noix du Brésil : leur teneur en sélénium varie fortement.
Vitamine D : le problème des préparations fortement dosées
La vitamine D est liposoluble et est stockée par l’organisme. Un surdosage ne survient pratiquement jamais à cause du soleil ou de l’alimentation, mais plutôt en raison de la prise prolongée de préparations fortement dosées. Il entraîne une hausse du taux de calcium dans le sang, avec des nausées, une forte soif et de la confusion ; à long terme, des lésions rénales sont à craindre.
Quand faut-il consulter un médecin ?
Les infections récurrentes sont généralement bénignes, surtout en cas de contact étroit avec de jeunes enfants. Certaines situations nécessitent toutefois une recherche médicale de la cause.
Selon l’IQWiG (gesundheitsinformation.de), les adultes attrapent en moyenne deux à quatre rhumes par an ; les enfants ramènent généralement de la maternelle ou de l’école six à huit rhumes par an.
Quand la susceptibilité aux infections nécessite un avis médical
- ✓ Infections nettement plus fréquentes que dans l’entourage
- ✓ Évolution inhabituellement grave ou prolongée, comme des pneumonies à répétition
- ✓ Fièvre persistante ou récurrente sans cause identifiable
- ✓ Infections qui ne guérissent pas malgré le traitement
- ✓ Perte de poids involontaire, sueurs nocturnes ou grande fatigue
- ✓ Immunosuppression connue – notamment sous chimiothérapie ou biothérapies
- ✓ Maladies chroniques sous-jacentes, comme le diabète ou les maladies rénales
- ✓ Plaies qui cicatrisent mal ou infections fongiques fréquentes
Il est essentiel de distinguer la fréquence de la gravité : six rhumes bénins chez un parent dont l’enfant fréquente la crèche ne sont pas préoccupants, mais deux infections graves nécessitant une hospitalisation le sont. En cas de suspicion de trouble de la fonction immunitaire, des examens ciblés sont disponibles – numération-formule sanguine, immunoglobulines et examens immunologiques complémentaires. Vous devez consulter immédiatement en cas de forte fièvre accompagnée d’un important malaise, d’essoufflement, de raideur de la nuque ou de confusion.
Faites le point sur vos nutriments avec mybody®
Si les carences en nutriments constituent la seule faiblesse nutritionnelle avérée, mesurer est la première étape logique – et non prendre des compléments par précaution.
Trois critères doivent guider le choix de tout prestataire : une analyse réalisée dans un laboratoire certifié, des valeurs de référence transparentes et une gestion de vos données de santé conforme au RGPD. mybody® (MYBODY Lab GmbH) les respecte selon ses propres déclarations : laboratoire certifié ISO en Allemagne, transmission chiffrée par SSL et traitement pseudonymisé.
Nutriment | VitalCheck Complete
15 valeurs sanguines issues d’un échantillon de sang capillaire prélevé à domicile – dont sept des dix nutriments reconnus pour leur rôle dans l’immunité : vitamine D3 25-OH, zinc, sélénium, cuivre, ferritine, vitamine B12 et acide folique. S’y ajoutent la transcobalamine, le calcium, le magnésium, le sodium, le manganèse ainsi que le HDL, le LDL et les triglycérides.
Prix : 169,00 € (au lieu de 199,00 €) · Type de prélèvement : sang capillaire (à domicile) · Délai de traitement : env. 10 à 15 jours ouvrés · Laboratoire : certifié ISO, conforme au RGPD
Voir le contrôle des nutrimentsPour être complet, deux limites doivent être mentionnées. Premièrement : la vitamine C n’est pas incluse dans ce test, pas plus que les vitamines A et B6. Cela se justifie par le fait qu’une carence en vitamine C est rare en Allemagne – mais vous devez tout de même le savoir.
Deuxièmement, et c’est le point le plus important : le test mesure votre statut nutritionnel, pas votre fonction immunitaire. Il montre si un élément constitutif fait défaut – et non l’efficacité de vos défenses. En cas de réelle susceptibilité aux infections, il ne remplace donc pas un bilan médical, mais peut utilement le préparer.
Les informations concernant le prix, le type de prélèvement, le délai de traitement et les marqueurs proviennent de la page produit mybody® (état : juillet 2026) et peuvent changer.
Mise en perspective : ce qu’un test peut faire – et ce qu’il ne peut pas faire
Un test sanguin des nutriments vous donne un état des lieux : il montre si vos valeurs se situent dans l’intervalle de référence et permet de visualiser leur évolution au fil du temps.
Ce qu’il ne peut pas faire : évaluer les performances de votre système immunitaire – celles-ci ne sont reflétées par aucune valeur isolée. Il n’en identifie pas non plus les causes : une faible ferritine n’indique pas si elle est due à des apports insuffisants, à des règles abondantes ou à une source de saignement. Cette mise en relation relève du médecin.
L’utilité est maximale lorsque vous utilisez le compte rendu comme base de discussion – avec des chiffres concrets, votre liste de médicaments et vos symptômes.
Conclusion
On ne peut pas « booster » le système immunitaire, mais on peut le protéger. Les leviers efficaces sont peu spectaculaires : dormir suffisamment, pratiquer une activité physique modérée, avoir une alimentation variée, réduire le stress chronique, ne pas fumer, limiter l’alcool, vérifier son statut vaccinal et prendre l’hygiène au sérieux.
Pour les micronutriments, une règle s’applique : une carence affaiblit, un excès n’apporte aucun bénéfice. Le manque le plus pertinent est celui de vitamine D pendant la période hivernale – des préparations fortement dosées de zinc, de sélénium ou de vitamine D sans carence connue n’apportent aucun plus, mais comportent un risque.
Et la réserve la plus importante : un système immunitaire bien approvisionné n’est pas une promesse de protection. Même ceux qui font tout correctement attraperont un rhume. Si les infections surviennent de manière inhabituellement fréquente, sévère ou prolongée, cela doit faire l’objet d’un bilan médical – et non être traité par un complément alimentaire.
Questions fréquentes (FAQ)
Mesurer d’abord, compléter ensuite
15 valeurs sanguines à partir d’un échantillon prélevé chez soi, dont la vitamine D, le zinc, le sélénium, le cuivre, la ferritine, la vitamine B12 et l’acide folique. Analysées dans un laboratoire certifié ISO en Allemagne.
Voir VitalCheck Complete Tous les tests de nutrimentsCela pourrait également vous intéresser
→ Test des carences nutritionnelles : quand est-il utile
Quels paramètres sont pertinents et comment reconnaître une carence.
→ Test des vitamines et minéraux : ce qu’il vous révèle vraiment
Comment bien lire vos résultats.
Sources
- Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : allégations de santé – évaluation scientifique des allégations relatives à la santé conformément au règlement (CE) n° 1924/2006. efsa.europa.eu
- EFSA : valeurs nutritionnelles de référence et niveaux d’apport maximal tolérable (notamment zinc : 25 mg/jour, vitamine D : 100 µg/jour) ; limite supérieure pour le sélénium : 255 µg/jour selon l’avis de l’EFSA de 2023. efsa.europa.eu · Avis sur le sélénium
- Institut Robert Koch (RKI), Journal of Health Monitoring 2/2016 : fiche d’information « Statut en vitamine D en Allemagne » – 30,2 % des adultes en dessous de 30 nmol/l, 38,4 % à partir de 50 nmol/l. rki.de
- Société allemande de nutrition (DGE) : valeurs de référence pour l’apport en vitamine D – valeur estimée de 20 µg/jour en l’absence de synthèse endogène. dge.de
- Hemilä H, Chalker E (2013) : « La vitamine C pour prévenir et traiter le rhume », Cochrane Database of Systematic Reviews. cochranelibrary.com
- Organisation mondiale de la Santé (OMS) : fiche d’information « Couverture vaccinale ». who.int
- IQWiG / gesundheitsinformation.de : « Rhume » – fréquence, évolution et possibilités de traitement. gesundheitsinformation.de
Attribution des sources : allégations de santé [1], limites supérieures [2], statut en vitamine D [3], valeur estimée des apports [4], vitamine C [5], vaccinations [6], fréquence des rhumes [7]. Les informations sur les produits proviennent de la page produit de mybody® et peuvent être modifiées.
Équipe éditoriale & scientifique de mybody®
Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®, qui réunit des compétences en diagnostic de laboratoire, en sciences de la nutrition et en nutrigénétique. Pour en savoir plus sur notre équipe, consultez notre page éditoriale et dédiée aux auteurs.
Publié le 27 juillet 2026 · Dernière mise à jour le 27 juillet 2026
Information médicale : cet article est fourni à titre d’information générale et ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Un système immunitaire bien approvisionné ne protège pas contre les infections. En cas d’infections fréquentes, graves ou prolongées, d’immunosuppression connue ou avant la prise de préparations fortement dosées, veuillez consulter un médecin ou une médecin.





Partager:
Perdre du poids sainement plutôt que rapidement : ce qui fonctionne vraiment
Gluten – l’intolérance est-elle héréditaire ?