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Le jeûne intermittent n’a pas le même effet sur tout le monde

L’essentiel en bref

Personne ne conteste que les individus réagissent différemment à une même forme d’alimentation. La question la plus intéressante est de savoir si cela peut être prédit.

La plus grande étude consacrée à cette question n’a trouvé, chez 609 participants, aucune interaction significative entre un profil génotypique et le type de régime. Nous rapportons ce résultat bien qu’il contredise les attentes associées aux tests génétiques.

Tu y liras la source citée dans son intégralité, trois informations attestées, trois phrases vérifiées, une délimitation précise de ce que l’étude examine et de ce qu’elle n’examine pas, ainsi que ce qu’une analyse génétique évalue réellement.

Ce que tu découvriras dans cet article

1. La thèse et ce qu’elle affirme
2. La source attestée
3. Ce que cette étude a examiné
4. Trois informations attestées
5. Ce que le résultat signifie et ce qu’il ne signifie pas
6. Trois phrases vérifiées
7. Ce qui est spécifiquement établi au sujet du jeûne intermittent
8. L’essentiel en une phrase
9. Pourquoi une conclusion nulle est précieuse
10. Ce qu’une analyse génétique indique et ce qu’elle n’indique pas
11. Pourquoi la catégorie des sources compte ici
12. Pour qui une analyse génétique est utile
13. L’analyse ADN du métabolisme en détail
14. Limites : ce qui reste ouvert
15. Ce qui compte sur ce sujet
Questions fréquentes
Sources

La thèse et ce qu’elle affirme

Le titre de cet article contient une affirmation qui se divise en deux énoncés très différents.

Le premier point est le suivant : les personnes réagissent différemment. Cela ne fait aucun doute et se voit dans toute étude portant sur de nombreux participants, car leurs résultats varient.

Le deuxième point est le suivant : on peut prédire qui réagira de quelle manière. C’est l’affirmation réellement intéressante, et c’est elle qui doit être examinée.

Cet article traite exclusivement du deuxième point. Nous consacrerons à la question du bilan énergétique et aux raisons pour lesquelles certaines personnes ne perdent pas de poids malgré le jeûne intermittent un article distinct et détaillé, vers lequel nous créerons un lien à la fin.

Et nous annonçons d’emblée où l’examen nous mène : le résultat ne correspond pas à ce que l’on pourrait attendre d’un prestataire d’analyses génétiques. Nous l’écrivons tout de même, car toute autre approche serait contraire à nos propres règles.

La source attestée

La phrase provient d’une étude randomisée menée sur douze mois et publiée dans le Journal of the American Medical Association.

Source attestée

« Il n’y avait aucune interaction significative entre le profil génotypique et le régime (p = 0,20), ni entre la sécrétion d’insuline (INS-30) et le régime (p = 0,47), concernant la perte de poids à douze mois. »

Gardner CD et al., essai clinique randomisé DIETFITS
JAMA 2018;319(7):667–679 · Traduction par la rédaction de mybody®x

Traduction personnelle : Il n’y avait aucune interaction significative entre le régime et le profil génotypique, ni entre le régime et la sécrétion d’insuline, en ce qui concerne la perte de poids après douze mois.

Les deux nombres entre parenthèses sont ce que l’on appelle des valeurs p. Une valeur p de 0,20 signifie, en termes simplifiés, qu’une différence de cette ampleur apparaîtrait, dans une étude dépourvue de véritable lien, environ une fois sur cinq par le seul effet du hasard. Le seuil habituel à partir duquel un résultat est considéré comme statistiquement significatif est de 0,05.

La valeur n’est donc pas juste à la limite, mais nettement au-dessus. C’est important pour l’interprétation.

Ce que cette étude a évalué

Pour interpréter correctement le résultat, il faut savoir ce qui a exactement été évalué. Le protocole est exceptionnellement clair.

609 adultes ont été répartis au hasard entre deux modes d’alimentation, l’un pauvre en graisses et l’autre pauvre en glucides, puis suivis pendant douze mois. 481 d’entre eux ont terminé l’étude.

Avant le début de l’étude, un profil génotypique a été déterminé pour chaque participant. La question était la suivante : les personnes présentant un profil donné perdent-elles davantage de poids avec un mode d’alimentation qu’avec l’autre ?

C’est exactement la question qui sous-tend l’idée qu’un test génétique pourrait indiquer quel mode d’alimentation convient à une personne. Elle a été formulée à l’avance, et non recherchée après coup dans les données.

La réponse était la suivante : aucune interaction significative. Ni le profil génotypique ni la valeur d’insuline mesurée n’ont permis de prédire lequel des deux régimes serait le plus efficace pour une personne donnée.

Trois informations étayées

Trois informations tirées des sources examinées. Elles permettent de situer les résultats et ne constituent pas un diagnostic.

Informations étayées

609

Des adultes ont été suivis pendant douze mois, et 481 ont terminé l’étude (Gardner et al., JAMA 2018)

p = 0,20

la valeur p pour l’interaction entre le type de régime et le profil génotypique était de ; une valeur inférieure à 0,05 est généralement considérée comme statistiquement significative (Gardner et al., JAMA 2018)

aucune recommandation

indique la position de la DGE sur la fréquence à laquelle les adultes en bonne santé devraient manger chaque jour pour perdre du poids ou le maintenir (2012)

La troisième indication provient d’un autre contexte, mais elle s’applique néanmoins ici. Deux sources indépendantes aboutissent au même constat concernant deux questions apparentées : les données ne permettent pas d’établir une règle générale.

Ce que le résultat signifie — et ce qu’il ne signifie pas

Un résultat de ce type est interprété abusivement dans les deux sens, et ces deux extrapolations sont fausses.

Cela ne signifie pas que les gènes ne jouent aucun rôle dans le métabolisme. L’étude a examiné un profil génotypique précis pour une prédiction précise, et non l’importance des gènes en général.

Cela ne signifie pas non plus que les analyses génétiques ne disent rien. Une analyse peut fournir des informations sur les voies de transformation de certaines substances, ce qui constitue un type d’information différent d’une prédiction du succès d’un mode d’alimentation.

La portée est étroitement définie, mais néanmoins importante : pour déterminer lequel des deux types d’alimentation étudiés donne de meilleurs résultats selon les personnes, le profil génotypique examiné ne constituait pas un indicateur prédictif exploitable.

Quiconque veut déduire une recommandation alimentaire d’une analyse génétique doit se mesurer à cette étude. Cela vaut pour tous les prestataires, nous y compris.

Trois phrases passées au crible des faits

Ces trois phrases reviennent dès que les gènes et l’alimentation sont mentionnés ensemble.

Vérification au regard des données probantes

Répandu

« Un test génétique me dit quel type d’alimentation me convient. »

Établi

L’étude DIETFITS n’a trouvé, chez 609 participants sur une période de douze mois, aucune interaction significative entre le type de régime et le profil génotypique concernant la perte de poids (Gardner et al., JAMA 2018).

Répandu

« Donc les gènes ne disent absolument rien sur le métabolisme. »

Établi

L’étude ne dit pas cela. Elle a examiné un profil précis pour une prédiction précise. Elle ne se prononce pas sur d’autres analyses, par exemple celles portant sur les voies de transformation de certaines substances.

Répandu

« Le jeûne intermittent possède ses propres marqueurs génétiques. »

Établi

Nous n’avons trouvé aucune source de la catégorie que nous exigeons pour ce type d’affirmations concernant les prédictions génétiques spécifiques au jeûne intermittent. Nous n’en citons donc aucune.

Ce qui est établi spécifiquement au sujet du jeûne intermittent

L’étude DIETFITS a comparé une alimentation pauvre en graisses à une alimentation pauvre en glucides, et non différentes fenêtres horaires d’alimentation. Pour le jeûne intermittent lui-même, il ne s’agit donc que d’une déduction par analogie.

Nous avons donc recherché spécifiquement des sources sur les prédictions génétiques dans le cadre du jeûne intermittent, mais nous n’en avons trouvé aucune qui réponde à nos exigences en matière de catégorie et d’actualité des sources.

Ce que nous avons trouvé, c’est la position de la Société allemande de nutrition concernant la fréquence des repas. Elle indique qu’au vu des données disponibles, il n’est pas possible de formuler de recommandations fiables sur le nombre de fois où les personnes en bonne santé devraient manger par jour pour perdre du poids ou le maintenir (2012).

Ces deux résultats dressent ensemble un tableau. Il n’existe de règle solide ni pour la question du type d’alimentation ni pour celle de la fréquence, et encore moins pour la combinaison d’une analyse génétique et d’une fenêtre temporelle.

Nous l’écrivons ainsi et ne comblons pas le vide par une supposition. C’est la version inconfortable, et la seule qui soit conforme à nos propres règles.

L’essentiel en une phrase

C’est à ce stade que l’on peut résumer le sujet.


Il est incontestable que les gens réagissent différemment. En revanche, la plus grande étude menée sur le sujet n’a pas confirmé que cela puisse être prédit à partir d’un profil génotypique.

Entre ces deux phrases se trouve toute la différence entre une observation et une prédiction.

Une observation exige seulement que quelque chose se produise. Une prédiction exige que l’on puisse prévoir chez qui cela se produira. C’est cette deuxième étape qui est difficile.

Pourquoi un résultat nul est précieux

Un résultat qui ne trouve aucune association semble d’abord décevant. En pratique, il est souvent plus précieux qu’un résultat positif.

La raison tient à sa conception. Cette étude avait formulé la question à l’avance, avait réparti les participants aléatoirement et avait duré douze mois. C’est le type de conception qui permettrait de trouver une association si elle existait.

Si une étude conçue de cette manière ne trouve rien, c’est une information solide. Elle vaut nettement plus qu’une petite analyse qui cherche a posteriori dans les données et finit par trouver quelque chose.

Pour quelqu’un qui se demande s’il doit utiliser une analyse génétique pour prendre une décision alimentaire, cette information est utile. Elle indique quelle attente il ne devrait pas avoir et le protège d’une déception.

Pourquoi ces résultats apparaissent moins souvent

Il y a une raison pour laquelle on lit moins souvent des résultats nuls au quotidien que des résultats positifs, et elle tient au fonctionnement du système.

Une étude qui établit une association se résume plus facilement en un titre qu’une étude qui n’en trouve aucune. Elle est davantage citée, davantage relayée et plus souvent reprise dans les textes de présentation des produits.

Quiconque souhaite évaluer le niveau de preuve devrait connaître ce facteur. Ce que l’on rencontre fréquemment en ligne n’est pas la même chose que ce qui ressort de l’ensemble des études.

Pour cet article, cela signifie que nous citons l’étude qui a formulé cette question de la manière la plus rigoureuse, et non celle dont les résultats correspondraient le mieux. C’est toute la différence.

Ce qu’une analyse génétique peut dire et ce qu’elle ne peut pas dire

Le tableau précise quels énoncés sont concernés par l’étude et lesquels ne le sont pas. Il les met en contexte et ne pose aucun diagnostic.

Type d’énoncé Exemple Concerné par DIETFITS ? Mise en contexte
Prédiction d’un type d’alimentation « Une alimentation pauvre en glucides vous convient mieux » Oui, directement Aucune interaction significative trouvée, p = 0,20 (Gardner et al., JAMA 2018)
Prédiction d’une fenêtre temporelle « Le jeûne intermittent est particulièrement efficace pour vous » Pas directement, l’étude n’a pas examiné les fenêtres temporelles Nous n’avons trouvé aucune source de qualité suffisante à ce sujet et n’en citons donc aucune
Indication concernant une voie métabolique Catégories liées au métabolisme de la caféine, de l’alcool ou du lactose Non, l’étude ne l’a pas évalué Question spécifique ; sa portée est décrite dans le rapport de l’analyse concerné
Énoncé sur l’état actuel « Votre taux de ferritine est de X » Non, aucune analyse génétique ne permet de le déterminer C’est à cela qu’un test sanguin répond, pas un test génétique.

La première ligne est celle qui compte. Toute personne qui achète une analyse génétique en s’attendant à ce qu’elle lui prédise le mode d’alimentation qui lui convient devrait l’avoir lue.

La dernière ligne décrit la confusion la plus fréquente de toutes. Une variation génétique ne change jamais, tandis qu’une valeur sanguine change constamment. Elles répondent donc à des questions fondamentalement différentes.

Il existe en outre une différence entre la deuxième et la troisième ligne dans la nature de l’affirmation. Une indication concernant une voie métabolique décrit la manière dont l’organisme traite une substance. Une prédiction indique ce qui fonctionnera mieux à l’avenir. La seconde est nettement plus difficile à étayer que la première.

Pourquoi la catégorie de source compte ici

Ce domaine compte énormément de publications, mais très peu de sources fiables sur lesquelles s’appuyer. D’où quelques mots sur notre démarche.

Nous nous appuyons de préférence sur des institutions germanophones telles que l’IQWiG, la Société allemande de nutrition ou le Comité fédéral commun, car elles ont déjà évalué le niveau de preuve.

Sur ce sujet, ces institutions restent silencieuses concernant la prédiction génétique. Nous nous appuyons donc ici sur la littérature primaire et le signalons explicitement, comme nous l’avons déjà fait dans un article précédent consacré à la vitamine D et au magnésium.

La sélection repose donc sur les critères suivants : randomisation, question formulée à l’avance, nombre suffisant de participants, durée de suivi longue, revue scientifique reconnue. L’étude DIETFITS remplit ces cinq critères.

Nous ne citons pas, pour ce type de questions, les études qui ne remplissent pas ces critères, même si leurs résultats correspondent mieux à un produit.

Un critère mérite une attention particulière : la question formulée à l’avance. Lorsqu’on recherche assez longtemps des corrélations dans un vaste ensemble de données, on en trouve, ne serait-ce que par hasard. Seule une question définie avant l’analyse permet d’exclure ce biais.

C’est précisément là que réside l’importance de l’étude citée ici. Elle a posé au préalable la question du génotype et attribué les participants aléatoirement, au lieu de rechercher des schémas a posteriori.

Pour qui une analyse génétique vaut la peine

La comparaison porte sur la question de savoir si une analyse génétique apporte quelque chose dans ta situation.

C’est pertinent pour toi si…

Les catégories d’analyse concrètes t’intéressent, par exemple le métabolisme de la caféine ou du lactose.

Tu veux une analyse unique qui, contrairement aux analyses sanguines, n’a pas besoin d’être répétée.

Tu sais que l’état actuel de la recherche ne permet pas de prédire un mode d’alimentation adapté et que tu n’en attends pas davantage.

Tu peux prévoir un délai de traitement de 15 à 25 jours ouvrés.

Plutôt pas, si…

Vous attendez de cette analyse qu’elle prédise le type d’alimentation qui vous convient. Les données disponibles ne permettent pas de l’affirmer.

Vous voulez savoir si le jeûne intermittent sera efficace pour vous. Nous n’avons trouvé aucune source suffisamment solide à ce sujet.

Vous voulez connaître vos valeurs actuelles. Pour cela, il faut faire une analyse de sang, pas un test génétique.

Vous avez des symptômes. Il faut alors consulter un cabinet médical.

L’analyse ADN du métabolisme en détail

Une analyse génétique n’établit aucun diagnostic et ne remplace pas un avis médical. Elle décrit des variations génétiques qui ne changent pas au cours de la vie.

Les informations suivantes proviennent de la page du produit mybody®x (MYBODY Lab GmbH), consultée le 19/08/2026. D’après l’ensemble des éléments présentés dans cet article, nous les reproduisons à titre descriptif et non comme une promesse.

Analyse ADN du métabolisme

Analyse génétique à partir de la salive

Analyse ADN du métabolisme

Selon la page du produit, évalue plus de 80 variations génétiques, réparties entre des catégories liées à l’alimentation et aux régimes, aux besoins en vitamines B6, B9, B12, D et E ainsi qu’en fer, sodium et potassium, et au fonctionnement métabolique, notamment le métabolisme de l’alcool, de la caféine et du lactose, ainsi que la tolérance au gluten. Ce que l’analyse ne permet pas de faire : elle ne prédit pas si le jeûne intermittent sera efficace pour vous, ne mesure pas les valeurs sanguines actuelles et n’établit aucun diagnostic.

Prix à partir de 197,00 € État au 19/08/2026, modifications possibles
Type d’échantillon Échantillon de salive
Délai de traitement 15 à 25 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Informations indiquées sur la page du produit, consultée le 19/08/2026
Laboratoire Analyse effectuée en Allemagne, certifiée selon les normes ISO 9001, ISO 13485 et ISO 27001
Informations indiquées sur la page du produit, consultée le 19/08/2026
Vers l’analyse métabolique de l’ADN

Le chapitre en un coup d’œil

L’analyse évalue des variations génétiques liées à l’alimentation, aux besoins en nutriments et au fonctionnement métabolique. Pour prédire quel type d’alimentation serait plus efficace selon les personnes, l’étude DIETFITS n’a trouvé aucune association suffisamment solide. L’analyse ne mesure pas les valeurs sanguines actuelles, n’établit aucun diagnostic et ne remplace pas un avis médical.

Limites : ce qui reste ouvert

La première limite concerne l’extrapolation. L’étude DIETFITS a comparé une alimentation pauvre en graisses à une alimentation pauvre en glucides, et non des plages horaires. Pour le jeûne intermittent, il s’agit d’une déduction par analogie, et non d’une preuve directe.

La deuxième limite concerne la portée du résultat. Il porte sur la prédiction d’un type d’alimentation, et non sur l’importance des gènes en général.

La troisième limite concerne nos sources. Nous n’avons trouvé aucune source suffisamment solide sur les prédictions génétiques spécifiquement liées au jeûne intermittent et n’en citons donc aucune.

La quatrième limite est l’ancienneté de l’étude. Elle date de 2018. Si une étude plus récente, de conception comparable, aboutit à un résultat différent, nous corrigerons cet article.

La cinquième limite concerne le diagnostic. Toutes les explications de cet article visent à contextualiser et ne constituent pas un diagnostic. Une seule valeur biologique n’est toujours qu’un élément d’un diagnostic global (IQWiG, mise à jour du 02/04/2025).

Les points essentiels sur ce sujet

Si vous ne devez retenir qu’une seule chose de cet article, retenez celle-ci : distinguez l’observation selon laquelle les personnes réagissent différemment de l’affirmation selon laquelle on pourrait le prédire.

Pour ce qui est de la prédiction, une vaste étude rigoureusement conçue fournit un résultat clair : aucune interaction significative n’a été observée entre le régime et le profil génotypique concernant la perte de poids après douze mois (Gardner et al., JAMA 2018).

Nous aurions aussi pu rédiger cet article autrement. Le fait de ne pas l’avoir fait constitue l’information essentielle : un texte qui prend les chiffres et les sources au sérieux présente également les résultats qui ne correspondent pas à l’idée de départ.

Questions fréquentes

Une analyse génétique permet-elle de prédire quel mode d’alimentation me convient ?

Pour cette question, l’étude DIETFITS menée auprès de 609 adultes sur douze mois n’a révélé aucune interaction significative entre le type de régime et le profil génotypique concernant la perte de poids (Gardner et al., JAMA 2018;319(7):667–679). Toute personne qui achète une analyse génétique dans cette attente devrait connaître ce résultat.

Cela signifie-t-il que les gènes ne jouent aucun rôle dans le métabolisme ?

Non. L’étude a examiné un profil génotypique précis pour une prédiction précise, à savoir déterminer lequel de deux modes d’alimentation donne de meilleurs résultats selon les personnes. Elle ne permet pas de tirer de conclusions sur d’autres analyses, par exemple sur les voies de traitement de certaines substances comme la caféine ou le lactose.

Existe-t-il des études portant spécifiquement sur les gènes et le jeûne intermittent ?

Nous n’avons trouvé aucune source qui réponde à nos exigences en matière de catégorie et d’actualité des sources ; nous n’en citons donc aucune. L’étude DIETFITS a comparé des modes d’alimentation, et non des plages horaires ; pour le jeûne intermittent, il s’agit d’une déduction par analogie.

Que signifie la valeur p de 0,20 ?

En simplifiant : une différence de cette ampleur apparaîtrait, dans une étude sans véritable lien, dans environ un cas sur cinq par le seul fait du hasard. Le seuil habituel pour considérer un résultat comme statistiquement significatif est de 0,05. La valeur est donc nettement supérieure et ne se situe pas juste à la limite.

Pourquoi est-ce que je ne maigris quand même pas avec le jeûne intermittent ?

Cet article n’aborde volontairement pas cette question, car il s’agit d’une autre question. Nous avons à ce sujet un article distinct et détaillé qui examine le bilan énergétique à partir de sources de la DGE, de l’IQWiG et de l’OMS. Il est accessible via « En savoir plus ».

Étape suivante

Ce qu’une analyse génétique évalue réellement

L’analyse métabolique de l’ADN évalue plus de 80 variations génétiques, notamment des catégories liées au métabolisme de l’alcool, de la caféine et du lactose. Elle ne prédit pas si le jeûne intermittent sera efficace pour vous, ne mesure pas vos valeurs sanguines actuelles et n’établit aucun diagnostic.

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Sources

  1. Gardner CD, Trepanowski JF, Del Gobbo LC et al. : Effet d’un régime pauvre en lipides par rapport à un régime pauvre en glucides sur la perte de poids à 12 mois chez des adultes en surpoids et association avec le profil génotypique ou la sécrétion d’insuline : essai clinique randomisé DIETFITS. JAMA. 2018;319(7):667–679 – jamanetwork.com
  2. Société allemande de nutrition (DGE) : Fréquence des repas et régulation du poids chez l’adulte, information spécialisée, juillet 2012 – dge.de
  3. Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG) : Bien comprendre les valeurs de laboratoire, état au 02.04.2025 – gesundheitsinformation.de

La citation anglaise originale, les valeurs p, le nombre de participants de 609 et 481, la durée de l’étude de douze mois et sa méthodologie proviennent de la source [1] ; la version allemande de la citation est une traduction de la rédaction de mybody®x. L’affirmation concernant la fréquence des repas provient de [2]. La phrase sur le fait qu’il s’agit d’un élément d’un diagnostic global provient de [3]. L’affirmation selon laquelle nous n’avons trouvé aucune source de niveau suffisant concernant les prédictions génétiques spécifiques au jeûne intermittent repose sur une recherche effectuée le 19.08.2026. Les catégories d’évaluation, le nombre de variations génétiques ainsi que les informations relatives au prix, au type d’échantillon, au délai de traitement et à la certification proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 19.08.2026. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 19.08.2026.

Certificat / label de qualité mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Équipe éditoriale & spécialisée mybody®x

Diagnostic de laboratoire Interprétation des analyses sanguines Sciences de la nutrition Nutr génétique

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et spécialisée de mybody®x. Cette équipe associe diagnostic de laboratoire, sciences de la nutrition et interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y contribuent figurent sur la page des auteurs.

Publié le 19.08.2026 · Dernière mise à jour le 19.08.2026

Les contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent ni un avis médical, ni un diagnostic, ni un traitement. Les intervalles de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge ; les indications figurant sur votre compte rendu sont toujours déterminantes.

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