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Rapport sodium-potassium dans le sang : ce que le chiffre ne montre pas

L’essentiel en bref

Un rapport sodium-potassium sanguin n’est pas un indicateur établi. Aucune des sources examinées de l’OMS, de la DGE, de l’EFSA, de l’IQWiG, du RKI ou des Académies nationales américaines ne mentionne de valeur cible ou de plage de référence pour ce rapport. Toutes les données disponibles sur le quotient concernent les apports ou l’excrétion urinaire.

La raison tient à la physiologie. L’organisme maintient le sodium et le potassium sanguins dans des limites étroites, indépendamment de la quantité consommée. Un quotient calculé à partir de deux valeurs strictement régulées varie peu et ne renseigne pas sur l’alimentation.

Vous découvrirez d’abord ce qu’indique réellement un taux de sodium. Viendront ensuite trois affirmations courantes examinées à la lumière des faits, la régulation dans le sang, les chiffres des apports pour l’Allemagne, ce que l’OMS recommande réellement, pourquoi les urines constituent la méthode établie et ce qu’un test sanguin peut montrer ici. Les limites sont présentées à la fin.

Ce que vous allez découvrir dans cet article

1. Ce qu’indique réellement le taux de sodium dans le sang
2. Pourquoi une valeur basse est généralement liée à l’eau
3. Trois phrases sur le rapport dans la vérification des faits
4. Dans quelle mesure l’organisme maintient ces deux valeurs
5. Apports et recommandations en chiffres
6. Ce que l’OMS recommande réellement
7. Pourquoi les urines constituent la méthode établie
8. Ce que les études montrent sur le quotient
9. Quelle méthode répond à quelle question
10. Ce qu’un test sanguin peut montrer ici
11. Limites : ce à quoi ces valeurs ne répondent pas
12. Ce qui compte pour ces valeurs
Questions fréquentes
Sources

Ce qu’indique réellement le taux de sodium dans le sang

Selon l’Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé, la plage de référence du sodium sanguin est de 135 à 145 mmol/l chez les femmes et les hommes de plus de 18 ans (2025). Pour le potassium, le même institut indique 3,7 à 5,1 mmol/l dans le sérum et 3,5 à 4,6 mmol/l dans le plasma.

En divisant ces deux nombres, on obtient un quotient compris entre environ 27 et 41. Cette plage découle uniquement des limites de référence, et non d’une différence dans les habitudes alimentaires.

À retenir

Un rapport sodium-potassium sanguin n’est pas un indicateur établi. Il est calculé à partir de deux valeurs que l’organisme régule étroitement, indépendamment de l’alimentation, et ne renseigne donc pas sur les apports.

Ce que mesure réellement la valeur du sodium

L’IQWiG explique ce lien par le fait que le taux de sodium est étroitement lié à l’équilibre hydrique et salin de l’organisme, c’est-à-dire à la quantité d’eau absorbée par l’alimentation et les boissons et à la quantité éliminée par les urines et la transpiration (2025).

L’accent est mis sur l’eau. Cette valeur ne mesure pas la quantité de sel que vous avez consommée, mais le rapport entre le sodium et l’eau à un moment donné.

Pourquoi une valeur basse est généralement liée à l’eau

Cette distinction est si peu connue et si lourde de conséquences qu’elle constitue la citation centrale de cet article.

Source étayée

« Derrière une faible valeur de sodium, il n’y a souvent pas un manque de sodium, mais plutôt un excès d’eau dans l’organisme. »

Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG)
Valeur de laboratoire du sodium, état en 2025

Ainsi, une faible valeur de sodium ne signifie souvent pas que le sodium fait défaut, mais qu’il est dilué. En conclure que l’alimentation contient trop peu de sel serait une erreur.

Les Académies nationales des sciences américaines formulent la même observation comme un principe général. Dans leur rapport sur les valeurs de référence du sodium et du potassium, elles indiquent que la concentration de sodium dans le sang n’est pas un indicateur fiable de l’apport habituel en sodium, car elle reflète généralement un apport ou une élimination insuffisant(e) ou excessif(ve) d’eau (2019).

Trois phrases sur le rapport, examinées sous l’angle des faits

Lorsqu’on se renseigne sur le rapport sodium-potassium, on tombe rapidement sur les trois phrases suivantes. C’est la raison pour laquelle cet article a été créé.

Vérifié au regard des données disponibles

Répandu

« L’OMS recommande un rapport sodium-potassium de un pour un. »

Étayé

L’OMS écrit explicitement dans sa recommandation sur le potassium que ses recommandations ne traitent pas du rapport optimal entre le sodium et le potassium (2012). Le rapport de un pour un est une conséquence arithmétique des deux objectifs distincts, et non une valeur cible.

Répandu

« Mon analyse de sang montre combien de sel je consomme. »

Étayé

Selon le rapport des Académies nationales, la concentration de sodium dans le sang n’est pas un indicateur fiable de l’apport habituel (2019). Elle reflète surtout l’équilibre hydrique.

Répandu

« Une kaliémie normale prouve que l’apport en potassium est suffisant. »

Étayé

Selon le même rapport, la concentration sérique de potassium est maintenue dans une plage étroite comprise entre 3,5 et 5,0 mmol/l sur une large gamme d’apports en potassium (2019).

Le premier point mérite un complément, car ce chiffre n’est pas inventé. L’OMS écrit que, si les deux recommandations sont respectées, le rapport molaire entre le sodium et le potassium serait approximativement de un pour un. Il s’agit d’une remarque secondaire liée au calcul, et explicitement pas d’une recommandation ; cela concerne l’alimentation, pas le sang.

Avec quelle précision l’organisme maintient ces deux valeurs

Le rapport des Académies nationales décrit pour le potassium une régulation qui reste stable sur une large plage d’apports : chez les personnes en bonne santé ayant une fonction rénale normale, la concentration sérique se situe généralement entre 3,5 et 5,0 mmol/l (2019).

Pour le sodium, une deuxième règle s’ajoute. Le même rapport constate que l’organisme régule strictement l’équilibre hydrique et sodé, mais qu’en cas de conflit entre les deux, l’équilibre hydrique et liquidien est prioritaire.

Ce qui en découle pour le quotient

Lorsque les deux valeurs sont maintenues dans des limites étroites, leur quotient ne varie lui aussi que dans des limites étroites. Le calcul effectué à partir des limites de référence donne une fourchette d’environ 27 à 41, et cette fourchette ne décrit pas des modes d’alimentation, mais l’étendue de deux plages de valeurs normales.

Autrement dit : deux personnes ayant une alimentation totalement différente présentent dans leur sang un rapport presque identique, tant qu’elles sont toutes deux en bonne santé. C’est précisément le but de la régulation, et c’est pourquoi le quotient ne convient pas comme marqueur alimentaire.

Pourquoi cette régulation est-elle si stricte ?

Les cellules nerveuses et musculaires fonctionnent grâce à la différence de tension entre l’intérieur de la cellule et le liquide qui l’entoure. Cette différence est essentiellement créée par le sodium et le potassium, qui sont répartis de manière inégale : le sodium prédomine à l’extérieur, le potassium à l’intérieur.

Si cette répartition se modifie sensiblement, la transmission de l’influx nerveux ne fonctionne plus de manière fiable. L’organisme a donc une bonne raison de maintenir constantes les deux concentrations et il y consacre une part importante de sa dépense énergétique.

Pour une valeur mesurée, cela a une double signification. Parce que la régulation fonctionne si bien, un résultat normal renseigne peu sur l’alimentation. Et parce qu’elle fonctionne si bien, un écart marqué est d’autant plus préoccupant lorsqu’il survient malgré tout.

La différence entre le sang et l’intérieur des cellules

Pour le potassium, un deuxième niveau intervient. La grande majorité du potassium se trouve à l’intérieur des cellules ; seule une petite fraction se trouve à l’extérieur. Une valeur sanguine mesure précisément cette petite fraction.

Pour le sodium, c’est l’inverse : il s’agit de l’ion prédominant à l’extérieur des cellules. Les deux valeurs à partir desquelles on formerait un quotient ne décrivent donc même pas le même compartiment de la même manière. Cela aussi plaide contre l’utilisation du quotient comme indicateur.

Apport et recommandation en chiffres

Au niveau de l’alimentation, la situation est différente. Il existe des recommandations, des mesures et un écart mesurable entre les deux. Les trois chiffres suivants sont exprimés dans la même unité.

Le sodium et le potassium en chiffres

1 500 mg

1 500 mg de sodium par jour sont considérés comme une valeur estimée pour un apport approprié chez les adultes

4 000 mg

4 000 mg de potassium par jour sont considérés comme une valeur estimée pour un apport approprié chez les adultes

2 938 mg

Dans le cadre de l’Étude nationale de consommation alimentaire II, les hommes consommaient du potassium par jour, les femmes 2 526 mg

Source : Société allemande de nutrition (DGE), valeurs de référence pour le sodium et le potassium (déduction de 2016) ; données d’apport issues de l’Étude nationale de consommation alimentaire II, Institut Max Rubner, 2013

Le volet sel du calcul

À côté de la valeur estimée pour le sodium, la DGE indique une valeur de référence allant jusqu’à 6 grammes de sel de table par jour (2023). Ces deux chiffres ne se contredisent pas : ils décrivent des choses différentes, l’un un apport approprié, l’autre une limite supérieure.

Les apports réels en Allemagne sont supérieurs. Selon l’analyse fondée sur des biomarqueurs de l’Étude sur la santé des adultes réalisée par l’Institut Robert Koch, l’apport médian en sodium s’élevait à 4,0 grammes par jour chez les hommes et à 3,4 grammes chez les femmes, soit respectivement 10,0 et 8,4 grammes de sel (2016). La DGE précise qu’environ 70 % des femmes et 80 % des hommes consomment plus de 6 grammes de sel de table par jour.

Pourquoi les chiffres allemands se contredisent

Les valeurs obtenues varient selon la méthode. Les carnets alimentaires de l’Étude nationale de consommation alimentaire II donnent, pour le sodium, 2 766 milligrammes chez les hommes et 1 932 chez les femmes, soit nettement moins que les données issues de biomarqueurs.

La raison est connue : les enquêtes rendent très peu compte du sel ajouté pendant la cuisson et à table. Cette sous-estimation concerne probablement aussi les chiffres relatifs au potassium, raison pour laquelle l’écart par rapport à l’estimation de 4 000 milligrammes ne doit pas être interprété comme une différence exacte.

Ce que l’OMS recommande réellement

L’Organisation mondiale de la santé a publié en 2012 deux recommandations distinctes, l’une sur le sodium et l’autre sur le potassium. Pour le sodium, elle recommande aux adultes de réduire leur apport à moins de 2 grammes par jour, soit 5 grammes de sel, et classe cette recommandation comme forte.


L’OMS recommande deux objectifs distincts, et non un rapport. Le rapport de un pour un est un résultat de calcul.

L’OMS recommande deux objectifs distincts, et non un rapport. Le rapport de un pour un est un résultat de calcul. Pour le potassium, elle propose un apport d’au moins 90 millimoles par jour, soit 3 510 milligrammes, et classe explicitement cette valeur précise comme une recommandation conditionnelle.

Une précision souvent absente

Dans sa recommandation de janvier 2025 sur les substituts du sel à teneur réduite en sodium, l’OMS souligne un problème de sécurité. Ces produits contiennent du potassium, et un taux de potassium sanguin trop élevé peut être nocif, en particulier en cas d’insuffisance rénale.

C’est pourquoi cet article ne recommande pas d’augmenter les apports en potassium ni de passer au sel de potassium. Les personnes qui prennent des diurétiques, certains médicaments contre l’hypertension ou qui souffrent d’une maladie rénale doivent en discuter avec leur médecin.

Pourquoi l’urine est la méthode de référence

Le rapport des Académies nationales désigne clairement la méthode de référence : plusieurs échantillons d’urine de 24 heures recueillis avec soin et soumis à un contrôle qualité sont actuellement considérés comme la meilleure méthode pour évaluer les apports à long terme en sodium et en potassium (2019).

La justification physiologique se trouve juste à côté. Environ 92,8 % du sodium absorbé et près de 77 % du potassium absorbé sont excrétés dans les urines. Ce qui entre ressort par cette voie, et c’est précisément ce qui fait de l’urine un milieu de mesure des apports.

L’urine spontanée a elle aussi ses limites

Selon le même rapport, un seul échantillon d’urine spontanée est probablement peu utile pour estimer les apports à long terme, en particulier à l’échelle individuelle. Cela s’explique par les variations au cours de la journée et d’un jour à l’autre, ainsi que par des biais de mesure documentés.

Cette restriction concerne également le meilleur chiffre allemand. Les valeurs de l’Institut Robert Koch reposent sur des échantillons d’urine spontanée, et non sur des urines recueillies sur 24 heures. L’Institut Max Rubner considère l’excrétion de sodium dans les urines de 24 heures comme la référence absolue pour déterminer les apports quotidiens en sel (2016).

Ce que les données disponibles permettent de dire sur le quotient

Au niveau de l’alimentation, ce quotient existe bel et bien comme indicateur de recherche. En 2025, Zwager et ses collègues ont synthétisé 24 études de cohortes prospectives, portant au total sur 1 356 473 participants. Un quotient sodium-potassium alimentaire estimé plus élevé était associé à un rapport de risques instantanés regroupé de 1,10 pour les événements cardiovasculaires et la mortalité.

Le type d’étude est important. Il s’agit exclusivement d’études observationnelles, et les auteurs décrivent donc leur résultat comme une association, et non comme une cause.

Ce que montrent les études randomisées

Une revue Cochrane de Brand et de ses collègues, publiée en 2022, a synthétisé des études randomisées sur les substituts du sel à teneur réduite en sodium. Plus de 20 études, réunissant 21 414 participants, ont fait apparaître une baisse moyenne de la pression artérielle systolique de 4,76 millimètres de mercure, avec un niveau de confiance modéré quant aux données probantes.

Ces chiffres relèvent de la recherche en nutrition et non d’un produit de test. Ils figurent ici parce qu’un article spécialisé devrait présenter l’ensemble des données disponibles, et non comme une promesse.

Quelle méthode répond à quelle question

Trois méthodes permettent de tirer des conclusions sur le sodium et le potassium, et elles répondent à des questions fondamentalement différentes. Le tableau les compare selon les mêmes quatre critères.

Critère Sodium et potassium sanguins Urines recueillies sur 24 heures Journal alimentaire
Répond à la question Ma concentration actuelle se situe-t-elle dans la plage de référence ? Quels ont été mes apports sur la période évaluée ? D’où vient le sel dans mon alimentation ?
Reflète les apports Non. Les deux valeurs sont étroitement régulées indépendamment de cela Oui, considérée comme la meilleure méthode pour évaluer les apports à long terme Limité. Le sel ajouté est régulièrement sous-estimé
Effort requis Un échantillon de sang Collecte complète des urines sur 24 heures, à répéter plusieurs fois pour obtenir des résultats fiables Relevé sur plusieurs jours, tenu avec rigueur
À quoi sert cette valeur Identifier un déséquilibre hydrique et électrolytique Évaluation scientifique et médicale des apports Identifier ses propres sources de sel au quotidien

La deuxième ligne répond à la question initiale de cet article. Si l’on veut savoir comment on s’alimente, un test sanguin n’est pas le bon outil, et cela vaut quel que soit le prestataire qui le propose.

Ce qu’un test sanguin peut faire dans ce contexte

Un test sanguin répond à une question différente de celle portant sur l’alimentation, et cette question n’est pas sans importance. Il montre si les concentrations actuelles se situent dans la plage attendue, et les présente en lien avec les autres électrolytes.

Dans la gamme de mybody®x (MYBODY Lab GmbH), le BalanceCheck mesure le sodium et le potassium avec le calcium, le magnésium et le phosphore. Ce qu’il ne peut pas faire est indiqué sur la fiche produit, et au vu de tout ce qui précède, ce n’est pas une surprise.

Test des électrolytes et des minéraux BalanceCheck de mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Test sanguin à partir de sang capillaire

BalanceCheck | Test des électrolytes et des minéraux &

15 éléments à partir d’un échantillon de sang : sodium et potassium, ainsi que calcium, magnésium et phosphore, plus six oligoéléments et quatre métaux lourds. Ce que le test ne permet pas de déterminer : il ne renseigne pas sur tes apports en sel ou en potassium, car ces deux valeurs sont étroitement régulées dans le sang indépendamment de l’alimentation. Il ne fournit pas de ratio sodium-potassium comme indicateur, car il n’existe pas de valeur de référence établie à cet effet. Il ne pose aucun diagnostic.

Prix 139,00 € Au 10/08/2026, modifications possibles
Type d’échantillon Sang capillaire
Délai de traitement Expédition du kit sous 1 à 3 jours ouvrés
Analyse en laboratoire sous 3 à 5 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Laboratoire laboratoire médical spécialisé certifié
Informations de la page produit, consultées le 10/08/2026
Vers le BalanceCheck

Si tu veux estimer tes apports, quatre étapes peuvent t’aider, et aucune ne nécessite de laboratoire.

Étape 1

Compter les aliments transformés

Pain, charcuterie, fromage, plats préparés. C’est là que se trouve la majeure partie du sel, et non dans la salière.

Étape 2

Lire les tableaux nutritionnels

La quantité est généralement indiquée sous forme de sel, et non de sodium. Un gramme de sel correspond à 400 milligrammes de sodium.

Étape 3

Surveiller les sources de potassium

Légumes, pommes de terre, légumineuses, fruits. L’apport en potassium peut être modifié par l’alimentation.

Étape 4

À clarifier avec un médecin en cas de prise de médicaments

Diurétiques épargneurs de potassium, inhibiteurs de l’ECA, sartans, insuffisance rénale. Pas d’automédication dans ces cas.

Le chapitre en un coup d’œil

Un test sanguin montre si le sodium et le potassium se situent actuellement dans la plage de référence, et les présente avec les autres électrolytes. Il n’indique pas la quantité de sel ou de potassium consommée, car ces deux valeurs sont étroitement régulées indépendamment de l’alimentation. Pour estimer les apports, les aliments transformés et les tableaux nutritionnels sont plus utiles qu’une prise de sang. En cas de prise de certains médicaments ou d’insuffisance rénale, la question du potassium doit être abordée avec un médecin.

Limites : ce que ces valeurs ne permettent pas de déterminer

Une analyse de sang ne permet pas d’établir un diagnostic. Des valeurs anormales de sodium ou de potassium doivent être interprétées par un médecin, avec la prise en compte de l’équilibre hydrique, de la fonction rénale et des traitements.

Il ne constitue pas un marqueur de l’alimentation. C’est l’idée centrale de cet article et aussi la raison pour laquelle nous avons abordé ce sujet : la requête à l’origine de ce texte part d’une valeur qui n’existe pas sous cette forme.

L’interprétation d’un rapport est également délicate. Le potassium est évalué différemment selon le type d’échantillon : l’IQWiG indique 3,7 à 5,1 mmol/l pour le sérum et 3,5 à 4,6 mmol/l pour le plasma. Diviser deux valeurs sans connaître le type d’échantillon revient à calculer avec des étalons différents.

Les données relatives à l’apport ont également leurs limites. La meilleure enquête allemande repose sur des urines ponctuelles et non sur des urines recueillies pendant 24 heures, ce que le rapport des Académies nationales décrit explicitement comme une faiblesse. Les carnets alimentaires, quant à eux, sous-estiment le sel ajouté.

Pour finir, voici une limite que cet article pose lui-même. Les études sur la pression artérielle et le risque cardiovasculaire sont présentées ici pour situer l’état de la recherche. Elles ne disent pas ce qu’une mesure ou un produit produirait, et elles ne sont expressément pas utilisées ici dans ce sens.

Ce qui compte pour ces valeurs

Si vous ne devez retenir qu’une seule action de cet article, faites ceci : pendant trois jours consécutifs, regardez la quantité de sel indiquée sur les aliments que vous mangez déjà et additionnez-la. Cela prend quelques minutes par jour.

La raison n’a rien de spectaculaire. Ce chiffre est plus proche de votre apport réel que n’importe quelle valeur sanguine, il ne coûte rien et montre immédiatement quels aliments en fournissent la plus grande part. Un gramme de sel correspond à 400 milligrammes de sodium.

Tout a commencé par une question sur le rapport entre le sodium et le potassium dans le sang. La réponse la plus honnête est la suivante : cette valeur n’existe pas, et quiconque vous la vend vous vend un calcul sans étalon de référence. En revanche, il y a un tableau nutritionnel sur chaque emballage.

Questions fréquentes

Existe-t-il un rapport optimal entre le sodium et le potassium dans le sang ?

Dans les sources examinées de l’OMS, de la DGE, de l’EFSA, de l’IQWiG, du RKI et des Académies nationales américaines, on ne trouve ni valeur cible ni intervalle de référence pour un rapport sodium-potassium sérique. Toutes les données disponibles sur ce rapport concernent l’apport alimentaire ou l’excrétion urinaire. De plus, le rapport entre deux paramètres sanguins étroitement régulés ne varie qu’à l’intérieur des intervalles de référence et ne dit rien sur l’alimentation.

L’OMS recommande-t-elle un rapport de un pour un ?

Non. Dans ses lignes directrices de 2012 sur le potassium, l’OMS indique explicitement que ses recommandations ne traitent pas du rapport optimal entre le sodium et le potassium. Elle ajoute simplement que, si les deux lignes directrices sont respectées, le rapport molaire serait d’environ un pour un. Il s’agit du résultat d’un calcul fondé sur deux objectifs distincts, et non d’une recommandation ; ce rapport concerne l’alimentation, pas le sang.

Que signifie un faible taux de sodium dans le sang ?

Pas nécessairement un manque de sel. L’IQWiG précise qu’il ne s’agit souvent pas d’un déficit en sodium, mais d’un excès d’eau dans l’organisme (2025). Chez l’adulte, l’intervalle de référence est de 135 à 145 mmol/l. Un résultat anormal doit être interprété par un médecin, en tenant compte de l’équilibre hydrique, de la fonction rénale et des traitements.

Comment mesurer correctement les apports en sodium et en potassium ?

Par les urines. Le rapport des Académies nationales cite plusieurs échantillons d’urine de 24 heures recueillis avec soin comme la meilleure méthode actuelle pour évaluer l’apport à long terme (2019). Environ 92,8 % du sodium et quelque 77 % du potassium sont éliminés par les urines. En revanche, un seul échantillon d’urine spontanée convient peu à l’évaluation individuelle, et une analyse sanguine ne reflète pas du tout l’apport.

Quelle quantité de sel les personnes vivant en Allemagne consomment-elles ?

Selon l’analyse fondée sur des biomarqueurs de l’Institut Robert Koch, l’apport médian en sodium s’élevait à 4,0 grammes par jour chez les hommes et à 3,4 grammes chez les femmes, soit respectivement 10,0 et 8,4 grammes de sel (2016). La DGE indique une valeur indicative allant jusqu’à 6 grammes de sel de table par jour et précise qu’environ 70 % des femmes et 80 % des hommes dépassent ce seuil. Les carnets alimentaires aboutissent à des valeurs plus faibles, car ils prennent difficilement en compte le sel ajouté.

Étape suivante

Cinq électrolytes à partir d’un seul échantillon

Si tu veux savoir où en sont actuellement le sodium, le potassium, le calcium, le magnésium et le phosphore, le BalanceCheck les mesure ensemble. Ces valeurs ne renseignent pas sur tes apports en sel ou en potassium et ne remplacent pas un avis médical.

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Sources

  1. Institut pour la qualité et l’efficience dans le système de santé (IQWiG) : sodium et potassium (état en 2025) – gesundheitsinformation.de
  2. Organisation mondiale de la Santé (OMS) : Guideline Potassium intake for adults and children et Guideline Sodium intake for adults and children, 2012 – ncbi.nlm.nih.gov
  3. National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine : Dietary Reference Intakes for Sodium and Potassium, 2019 – ncbi.nlm.nih.gov
  4. Société allemande de nutrition (DGE) : valeurs de référence pour le sodium et le potassium (établies en 2016), ainsi que questions et réponses sur le sel de table (état en 2023) – dge.de

La citation littérale concernant le taux de sodium diminué, les intervalles de référence du sodium et du potassium ainsi que le lien avec l’équilibre hydrique proviennent de la source [1]. L’affirmation selon laquelle l’OMS ne recommande aucun ratio, ainsi que les recommandations d’apport en sodium et en potassium, s’appuient sur [2], complétée par la directive de l’OMS de 2025 sur les substituts du sel à teneur réduite en sodium. Les informations relatives à la régulation dans le sang, à l’inadéquation du taux sanguin comme indicateur de l’apport, aux urines recueillies sur 24 heures, aux proportions excrétées et aux urines spontanées proviennent de [3] ; les estimations et la valeur indicative pour le sel de table proviennent de [4]. Les chiffres d’apport fondés sur des biomarqueurs proviennent du Journal of Health Monitoring 2/2016 de l’Institut Robert Koch ; les données issues des carnets alimentaires et la remarque concernant l’étalon de référence proviennent de publications de l’Institut Max Rubner datant de 2013 et 2016 ; les deux sources sont attribuées dans le texte à leur institution et à leur année. La méta-analyse de Zwager et ses collaborateurs (2025) ainsi que la revue Cochrane de Brand et ses collaborateurs (2022) sont attribuées dans le texte aux auteurs, à la revue scientifique et à l’année. Les informations relatives au prix, aux biomarqueurs, au type d’échantillon et au laboratoire proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 10.08.2026 ; les délais de traitement suivent la consigne centrale applicable aux analyses sanguines. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 10.08.2026.

Certificat / label de qualité mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Équipe éditoriale et spécialisée de mybody®x

Diagnostic de laboratoire Sciences de la nutrition Interprétation des analyses sanguines Nutrigenétique

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et spécialisée de mybody®x. Cette équipe réunit le diagnostic de laboratoire, les sciences de la nutrition et l’interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y contribuent figurent sur la page des auteurs.

Publié le 10.08.2026 · Dernière mise à jour le 10.08.2026

Ces contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les intervalles de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge ; les indications figurant sur ton compte rendu font toujours foi.

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