Indice des androgènes libres : comment il est calculé et ce qu’il permet de faire
L’essentiel en bref
L’indice des androgènes libres est une valeur calculée à partir de deux résultats de laboratoire. La formule est la suivante : testostérone en nanomoles par litre multipliée par 100, divisée par la SHBG en nanomoles par litre (manuel d’urologie, Manski D, consulté le 13/08/2026). Le résultat est un nombre sans unité.
L’indice décrit la part de testostérone qui, selon le calcul, n’est pas liée fermement à la protéine de transport. La même source indique pour les hommes une plage dépendant de l’âge comprise entre 30 et 150 et considère les valeurs inférieures à 30 comme un indice de déficit relatif en testostérone.
Vous découvrirez d’abord à quoi l’indice a été conçu. Suivront ensuite la formule étape par étape, la restriction étayée, trois affirmations courantes examinées à l’aune des faits, la comparaison avec la testostérone libre calculée, le rôle chez les femmes et les limites d’une valeur calculée.
Voici ce que vous trouverez dans cet article
1. À quoi l’indice a été conçu
2. La seule restriction qui permet de tout remettre en ordre
3. La formule étape par étape
4. Trois affirmations sur l’indice passées au crible des faits
5. Pourquoi l’unité détermine le résultat
6. Comparaison entre l’indice, la testostérone libre et la valeur totale
7. Comment interpréter une valeur d’indice
8. L’indice chez les femmes
9. Pour qui l’indice est utile
10. Ce qu’un test à partir de sang capillaire peut montrer ici
11. Limites : ce qu’une valeur calculée ne permet pas de faire
12. Ce qui compte pour l’indice des androgènes libres
Questions fréquentes
Sources
À quoi l’indice a été conçu
Dans le sang, la testostérone est majoritairement liée. La globuline liant les hormones sexuelles se lie fortement à elle, et cette liaison forte de l’hormone à la protéine de transport empêche son activité biologique (manuel d’urologie, Manski D, consulté le 13/08/2026).
Cela crée un problème diagnostique. La valeur totale inclut la fraction liée, et deux personnes ayant le même chiffre peuvent présenter une disponibilité biologique très différente.
L’indice des androgènes libres est la tentative la plus simple de résoudre ce problème. Il met en rapport les deux valeurs qui peuvent toutes deux être déterminées sans laboratoire spécialisé et fournit un chiffre renseignant sur leur répartition.
Pourquoi existe-t-il plusieurs méthodes ?
La méthode la plus précise serait de déterminer directement la testostérone libre. Le MSD Manual, dans son édition destinée aux professionnels, précise que cette détermination nécessite une dialyse à l’équilibre, techniquement difficile et pas disponible partout (état en avril 2025).
Il reste donc deux méthodes de calcul. L’une inclut l’albumine et fournit une testostérone libre calculée. L’autre ne tient pas compte de l’albumine et fournit l’indice.
Les deux méthodes répondent à la même question, avec des efforts différents. Celle qui figure sur un compte rendu dépend du laboratoire et du profil demandé.
Pourquoi un indice de rapport est utile
Un rapport présente un avantage pratique par rapport à deux valeurs isolées. Il répond en un seul chiffre à la question qui importe réellement, plutôt qu’en deux.
La valeur totale seule ne permet pas de répondre à cette question. Le Manuel MSD indique pour celle-ci une plage normale de 300 à 1000 nanogrammes par décilitre (état des connaissances en avril 2025) et, dans cet intervalle de plus du triple, un chiffre isolé renseigne peu sur la disponibilité.
La valeur de SHBG seule ne permet pas davantage de répondre. Elle décrit une capacité de liaison et, sans l’hormone qui doit être liée, cette capacité reste sans objet.
Ce n’est qu’ensemble que les deux fournissent une information. L’index fait exactement cela, au prix de rendre invisibles dans le résultat les deux valeurs de départ.
La seule limite qui permet de tout remettre en ordre
Avant de présenter la formule, il faut commencer par la mise en contexte la plus importante. Elle détermine le poids qu’une valeur d’index peut réellement avoir.
Source documentée
« L’indice des androgènes libres est considéré comme moins fiable que la détermination calculée de la testostérone libre, car la concentration d’albumine n’est pas prise en compte. »
Dr med. Dirk Manski
Manuel d’urologie, section SHBG et indice des androgènes libres, consulté le 13/08/2026
Cette phrase désigne le prix de la simplicité. L’index nécessite deux valeurs au lieu de trois, et c’est précisément la troisième qui lui manque.
L’albumine lie faiblement la testostérone, et cette fraction faiblement liée est disponible pour les tissus. Lorsqu’on l’omet, on effectue le calcul à partir d’une hypothèse simplifiée sur la répartition.
Pour vous, à la lecture, cela signifie que l’index est un repère. Si une testostérone libre calculée figure sur le même compte rendu, c’est la plus fiable des deux valeurs.
La formule étape par étape
Le calcul est si simple qu’on peut le vérifier mentalement. Il s’écrit ainsi : indice des androgènes libres égal à la testostérone en nanomoles par litre multipliée par 100, divisée par la SHBG en nanomoles par litre (manuel d’urologie, Manski D, consulté le 13/08/2026).
Trois éléments y entrent, et chacun a son rôle. La testostérone au numérateur représente la quantité disponible, la SHBG au dénominateur la capacité de liaison, et le facteur 100 permet d’obtenir un résultat dans une plage de nombres facile à lire.
Ce que le calcul signifie concrètement
Lorsqu’une grande quantité de testostérone fait face à une faible capacité de liaison, le quotient est élevé et l’index aussi. Lorsqu’une faible quantité de testostérone fait face à une grande capacité de liaison, il est faible.
Il en découle une caractéristique qui surprend souvent au quotidien. L’index peut diminuer sans que la testostérone ait changé, notamment lorsque la SHBG a augmenté.
Et il peut augmenter sans que davantage de testostérone soit produite, si la SHBG diminue. Une valeur d’index isolée ne permet donc pas de savoir laquelle des deux valeurs a évolué.
Ce n’est pas une erreur de la formule, mais sa construction. Un rapport décrit une relation, et non les deux nombres qui le composent.
C’est pourquoi les trois valeurs doivent figurer sur le compte rendu.
Un résultat qui n’affiche que l’index fait perdre de l’information. Voir la testostérone et la SHBG à côté permet de se poser soi-même la question de la cause.
Concrètement, à la lecture du compte rendu, notez les trois nombres, même si un seul vous intéresse au départ. Lors du prochain compte rendu, c’est précisément cela qui déterminera si une comparaison est possible.
Deux cas théoriques avec le même index
La comparaison suivante est un exemple de calcul et ne correspond expressément pas à un cas réel. Deux hommes ont le même index androgénique libre, mais les deux chemins qui y mènent sont différents.
Dans le premier cas, la testostérone et la SHBG se situent toutes deux dans la plage intermédiaire. Le rapport est cohérent et les deux composantes ne soulèvent pas d’autres questions.
Dans le deuxième cas, les deux valeurs sont faibles. La fraction donne le même nombre, car le numérateur et le dénominateur ont diminué simultanément, alors que la situation est différente.
Un faible taux de testostérone associé à une faible SHBG soulève des questions que l’index ne pose pas. C’est précisément pourquoi il ne remplace pas les deux valeurs initiales, mais les synthétise.
C’est la propriété générale des ratios. Ils condensent l’information et, en la condensant, une partie de l’information se perd. Lorsqu’on lit l’index, il faut savoir laquelle.
Trois affirmations sur l’index passées au crible des faits
Ces trois affirmations apparaissent dès que l’index figure sur un compte rendu. Toutes trois peuvent être vérifiées à l’aune des preuves disponibles.
Vérifiés à l’aune des preuves disponibles
Répandu
« L’index est plus précis que la valeur totale. »
Étayé
Il prend en compte la capacité de liaison, que la valeur totale ne reflète pas. Il est toutefois considéré comme moins fiable que le calcul de la testostérone libre, car l’albumine n’est pas prise en compte (manuel d’urologie, Manski D, consulté le 13/08/2026).
Répandu
« Un index inférieur à 30 signifie un déficit en testostérone. »
Étayé
Selon la même source, des valeurs inférieures à 30 sont en faveur d’un déficit relatif en testostérone ; chez les hommes, la plage normale se situe, selon l’âge, entre 30 et 150 (consulté le 13/08/2026). Être en faveur de quelque chose n’est pas la même chose que le prouver, et la plage de référence du laboratoire qui effectue l’analyse reste déterminante.
Répandu
« Je peux calculer moi-même l’index à partir de n’importe quel compte rendu. »
Étayé
La formule suppose que les deux valeurs sont exprimées en nanomoles par litre. Si la testostérone est indiquée en nanogrammes par décilitre sur le compte rendu, il faut d’abord la convertir ; sinon, le calcul donne un nombre dépourvu de sens.
Le troisième point est celui qui pose le plus souvent problème. Il n’a rien à voir avec la médecine, mais tout à voir avec les unités ; c’est pourquoi il fait l’objet d’un chapitre à part entière.
Pourquoi l’unité détermine le résultat
Pour la testostérone, deux unités sont couramment utilisées. Le Manuel MSD, édition destinée aux professionnels de santé, indique la plage normale dans les deux unités : de 300 à 1 000 nanogrammes par décilitre, soit de 10,5 à 35 nanomoles par litre (données d’avril 2025).
La SHBG, en revanche, est généralement exprimée en nanomoles par litre. Le manuel d’urologie indique, selon l’âge et le laboratoire, une plage de 15 à 60 nanomoles par litre (consulté le 13/08/2026).
C’est de là que vient la source d’erreur. Si l’on introduit sans vérification une testostérone exprimée en nanogrammes par décilitre dans la formule, on divise deux grandeurs qui ne sont pas compatibles et l’on obtient un indice d’un ordre de grandeur totalement erroné.
La vérification ne prend qu’un instant. Si l’unité ng/dl figure à côté de votre valeur de testostérone, une conversion doit précéder le calcul. Si l’unité indiquée est nmol/l, c’est la bonne.
Comment repérer un ordre de grandeur erroné
Une erreur de calcul liée aux unités se repère lorsqu’on sait dans quelle fourchette le résultat devrait se situer. Pour les hommes, le manuel d’urologie indique une plage dépendant de l’âge comprise entre 30 et 150 (consulté le 13/08/2026).
Si votre calcul aboutit à plusieurs milliers, vous avez très probablement utilisé une testostérone en nanogrammes par décilitre. S’il aboutit à un nombre inférieur à un, le dénominateur est probablement incorrect.
Cette vérification de plausibilité ne remplace pas un calcul rigoureux, mais elle permet de détecter l’erreur la plus fréquente. Et elle ne coûte rien, si ce n’est un second regard sur le compte rendu.
La solution la plus pratique reste néanmoins de faire calculer l’indice par le laboratoire. Les deux valeurs y sont de toute façon exprimées dans la même unité, ce qui évite la conversion.
Comparaison de l’indice, de la testostérone libre et de la valeur totale
Trois méthodes permettent de répondre à la question de la testostérone disponible. Le tableau les compare selon les mêmes quatre critères.
| Critère | Testostérone totale | Indice des androgènes libres | Testostérone libre calculée |
|---|---|---|---|
| Valeurs nécessaires | Une : la testostérone elle-même | Deux : testostérone et SHBG, toutes deux en nanomoles par litre | Trois : testostérone, SHBG et albumine |
| Ce qu’il donne | Une concentration avec une unité | Un rapport sans unité | Une concentration avec une unité |
| Où se situe sa limite | Ignore complètement la liaison et est moins sensible après 50 ans | Ne tient pas compte de l’albumine et est donc moins fiable | Cela reste un calcul et dépend de trois valeurs d’entrée |
| Quand il est pertinent | Comme première orientation chez les hommes plus jeunes | Lorsque seules la testostérone et la SHBG sont disponibles et qu’une évaluation rapide suffit | Lorsque les trois valeurs sont disponibles et qu’il faut répondre plus précisément à la question |
La dernière ligne clarifie les rôles. L’indice est la voie rapide, la testostérone libre calculée est la voie plus rigoureuse, et les deux répondent à la même question.
Comment interpréter une valeur d’indice
La première étape consiste à comparer avec l’intervalle de référence du laboratoire, et non avec un chiffre trouvé sur Internet.
Un ratio indique que quelque chose a changé. Il ne dit pas lequel des deux nombres a évolué.
L’Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé formule ainsi la règle générale : c’est l’intervalle de référence indiqué sur son propre compte rendu de laboratoire qui fait foi, et les valeurs de référence peuvent varier d’un laboratoire à l’autre (état au 02/04/2025).
La deuxième étape consiste à examiner les composants. Un indice bas avec une SHBG élevée raconte une autre histoire qu’un indice bas avec une testostérone basse.
La troisième étape est l’heure. Comme la testostérone figure au numérateur, le rythme quotidien se répercute sur l’index. Le manuel MSD recommande un prélèvement le matin avant 10 heures (état en avril 2025), et cette consigne s’applique à la grandeur calculée comme à la valeur de départ.
Ce qui fait varier le dénominateur
Comme la SHBG figure au dénominateur, tous les facteurs qui influencent cette protéine de transport modifient aussi l’index. Le manuel d’urologie indique deux directions pour ces influences.
Parmi les facteurs qui l’augmentent figurent l’âge, les œstrogènes, un déficit en testostérone, l’hyperthyroïdie, les maladies du foie et de nombreux médicaments. Parmi ceux qui le diminuent figurent les androgènes, l’hypothyroïdie, le syndrome métabolique et un traitement par stéroïdes (consulté le 13/08/2026).
La liste explique pourquoi une valeur d’index, sans contexte, est peu informative. Deux situations initiales très différentes, par exemple une hyperthyroïdie et une maladie du foie, agissent dans le même sens sur le dénominateur.
Pour vous, à la lecture, cela signifie qu’un index inhabituel est d’abord une raison d’examiner ses composantes, puis de vérifier les explications plausibles de cette liste. Ces deux étapes relèvent d’un échange avec un professionnel, pas d’une interprétation personnelle.
L’index chez les femmes
L’index des androgènes libres est également déterminé chez les femmes, et les intervalles de référence diffèrent nettement de ceux des hommes. Cela est attendu, car les taux de testostérone sous-jacents sont plusieurs fois inférieurs.
Le calcul reste le même, et la limite aussi. Ici encore, l’albumine n’est pas prise en compte, et l’index reste une indication, pas un constat.
Ce qui s’ajoute, c’est le cycle. Comme les taux hormonaux évoluent au cours du cycle, leur interprétation dépend du moment du prélèvement. Les conséquences de ce point sont abordées dans l’article associé Taux hormonaux et bon jour du cycle.
À qui l’index peut être utile
L’index n’est pas une valeur dont tout le monde a besoin. La comparaison vaut dans les deux sens.
C’est pertinent pour vous si…
votre compte rendu mentionne la testostérone et la SHBG et que vous souhaitez une évaluation rapide de leur disponibilité.
vous souhaitez comparer deux comptes rendus du même laboratoire et que les deux fois, les mêmes deux valeurs sont disponibles.
vous souhaitez comprendre pourquoi une valeur totale normale peut être compatible avec un ressenti inhabituel.
vous souhaitez apporter des chiffres pour un entretien au cabinet, plutôt que de commencer par en faire mesurer lors du premier rendez-vous.
Plutôt non, si…
si votre compte rendu mentionne déjà un taux de testostérone libre calculé. Dans ce cas, ce chiffre est le plus fiable.
que vous souhaitiez tirer un diagnostic de l’index. Un rapport décrit une répartition, pas un constat.
Vos deux valeurs sont exprimées dans des unités différentes et vous ne les convertissez pas.
L’échantillon n’a pas été prélevé le matin. Le rythme quotidien de la testostérone se répercute sur l’indice.
Ce qu’un test à partir de sang capillaire peut montrer ici
Un autotest à partir de sang capillaire ne pose aucun diagnostic. Pour l’indice, une seule question est déterminante : la testostérone et la SHBG figurent-elles ensemble sur le même compte rendu ?
Deux tests de mybody®x (MYBODY Lab GmbH) se comportent différemment à cet égard. Ce qu’ils permettent ou non de faire est indiqué dans les cartes.

Test sanguin à partir de sang capillaire
HormonCheck | Test hormonal masculin
Mesure conjointement la testostérone, la SHBG et l’albumine, et en déduit la testostérone libre calculée, ainsi que l’estradiol, la DHEA-S, la LH, la FSH, la prolactine et la TSH. Ce que le test ne fait pas : il n’indique pas l’indice des androgènes libres comme valeur distincte. Puisque les trois paramètres d’entrée sont disponibles, le calcul à partir de l’albumine est de toute façon plus fiable. Le test ne pose aucun diagnostic.
Analyse en laboratoire sous 3 à 5 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Indication de la page produit, consultée le 13/08/2026

Test sanguin à partir de sang capillaire
Men’s Wellness Check | Test de santé masculine
Mesure 17 valeurs dans plusieurs domaines, dont la testostérone, le cortisol, la TSH, le profil lipidique, l’homocystéine, les valeurs hépatiques et rénales ainsi que le PSA. Ce que le test ne fait pas : il ne mesure pas la SHBG. Le dénominateur de la formule manque donc, et il est impossible de calculer un indice des androgènes libres à partir de son compte rendu. Pour cette question, ce n’est pas le test approprié.
Analyse en laboratoire sous 3 à 5 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Indication de la page produit, consultée le 13/08/2026
Quatre points déterminent si une valeur d’indice devient une information exploitable.
Vérifier les unités
Les deux valeurs doivent être exprimées en nanomoles par litre, sinon la formule n’a aucun sens.
Effectuer le dosage le matin
Le rythme quotidien de la testostérone se répercute sur l’indice par l’intermédiaire du numérateur.
Noter les deux composantes
Sans la testostérone et la SHBG, il sera ensuite impossible de dire ce qui a évolué.
Discuter des résultats inhabituels
Un indice faible associé à des symptômes doit être présenté avec le compte rendu à un médecin.
Le chapitre en un coup d’œil
L’indice des androgènes libres est calculé à partir de la testostérone et de la SHBG et ne nécessite pas de test spécifique, mais un compte rendu indiquant les deux valeurs. Si l’albumine est également disponible, la testostérone libre calculée est la valeur la plus fiable. Quatre points sont déterminants : vérifier les unités, effectuer le dosage le matin, noter les deux composantes et discuter des résultats inhabituels.
Limites : ce qu’une grandeur calculée ne permet pas de faire
La première limite est une restriction établie. L’indice ne tient pas compte de l’albumine et est donc considéré comme moins fiable que la testostérone libre calculée (manuel d’urologie, Manski D, consulté le 13/08/2026).
La deuxième limite est l’ambiguïté du rapport. Une même valeur d’indice peut résulter de combinaisons très différentes de testostérone et de SHBG, et le chiffre seul ne permet pas de distinguer ces situations.
La troisième limite concerne la cause. Un indice bas ne permet pas de déterminer où le fonctionnement de l’axe hormonal diffère. Pour cela, le MSD Manual recommande de mesurer simultanément la testostérone totale, la FSH et la LH (mise à jour d’avril 2025).
La quatrième limite concerne la comparabilité. Comme les intervalles de référence peuvent varier d’un laboratoire à l’autre et que l’indice est calculé à partir de deux mesures propres au laboratoire, deux valeurs provenant du même laboratoire sont plus faciles à comparer que deux valeurs provenant de laboratoires différents.
Ce que l’indice permet de dire sur les symptômes
Les symptômes qui amènent les gens à faire réaliser un bilan hormonal sont généralement non spécifiques : fatigue, baisse de la motivation, diminution de la libido. Ils peuvent avoir de nombreuses causes.
Un indice évalue l’une de ces causes sans exclure les autres. Le manque de sommeil et une récupération insuffisante figurent par exemple en bonne place parmi les causes de la fatigue persistante (MSD Manual, édition destinée aux professionnels, mise à jour d’avril 2025), et aucune valeur hormonale n’y change quoi que ce soit.
L’inverse est également vrai. Un indice sans anomalie ne signifie pas que les symptômes sont imaginaires. Cela signifie qu’une explication possible apparaît sans anomalie selon cette méthode de calcul.
C’est précisément là que réside l’utilité honnête d’une grandeur calculée. Elle répond rapidement à l’une de plusieurs questions. Il ne faut pas en attendre davantage.
Ce qui compte pour l’indice des androgènes libres
Si vous ne retenez qu’une seule action de cet article, que ce soit celle-ci : notez, à côté de chaque indice, les deux valeurs qui ont servi à le calculer.
La raison est peu spectaculaire. Un rapport ne peut pas être décomposé ultérieurement en ses composantes et, sans ces composantes, le résultat suivant ne permet pas de savoir quel élément a évolué.
Au départ, la question était de savoir ce que l’indice permet d’obtenir. La réponse la plus honnête est la suivante : une orientation rapide, avec une faiblesse bien connue. Si l’on dispose des trois valeurs, mieux vaut utiliser le calcul plus long pour obtenir un résultat plus fiable.
L’objection est légitime : un article consacré à une formule laisse peu de choses si cette formule s’avère finalement être la deuxième meilleure solution. Son utilité demeure toutefois : quiconque sait comment l’indice est calculé reconnaît immédiatement, à la lecture de ses propres résultats, si la meilleure valeur figure à côté ou si elle manque.
Et quiconque sait que la SHBG figure au dénominateur n’interprète pas trop vite un indice en baisse comme une baisse de la testostérone. C’est là le véritable enseignement d’une formule à deux composantes.
Questions fréquentes
Comment calcule-t-on l’indice des androgènes libres ?
La formule est la suivante : testostérone en nanomoles par litre multipliée par 100, divisée par la SHBG en nanomoles par litre (Urologielehrbuch, Manski D, consulté le 13/08/2026). Le résultat est un rapport sans unité. Les deux valeurs doivent être exprimées dans la même unité ; une testostérone en nanogrammes par décilitre doit être convertie au préalable.
Quelle valeur est considérée comme normale ?
Pour les hommes, l’Urologielehrbuch indique une plage dépendant de l’âge comprise entre 30 et 150 et considère les valeurs inférieures à 30 comme un signe de déficit relatif en testostérone (consulté le 13/08/2026). La valeur de référence indiquée sur le compte rendu de son propre laboratoire reste déterminante, car les valeurs de référence peuvent varier d’un laboratoire à l’autre (IQWiG, état au 02/04/2025).
L’indice est-il meilleur que la testostérone libre ?
Non. L’indice des androgènes libres est considéré comme moins fiable que la détermination calculée de la testostérone libre, car la concentration d’albumine n’est pas prise en compte (Urologielehrbuch, consulté le 13/08/2026). Lorsque les deux valeurs figurent sur un compte rendu, la testostérone libre calculée est la plus fiable.
Pourquoi mon indice diminue-t-il alors que ma testostérone est restée stable ?
Parce que la SHBG figure au dénominateur. Lorsque cette protéine de transport augmente, l’indice diminue, même si le taux de testostérone n’a pas changé. L’âge est une cause connue : comme la SHBG augmente avec l’âge, le taux de testostérone totale est un paramètre moins sensible après 50 ans (MSD Manual, édition destinée aux professionnels de santé, état en avril 2025).
Puis-je calculer moi-même l’indice ?
En théorie, oui, à condition que les deux valeurs soient exprimées en nanomoles par litre. L’interprétation constitue la véritable difficulté : un indice sans les deux valeurs sous-jacentes, sans l’heure du prélèvement et sans l’intervalle de référence du laboratoire reste un chiffre sans contexte. Les résultats anormaux doivent être examinés dans un cabinet médical.
Étape suivante
Trois valeurs au lieu de deux
Toute personne disposant des résultats de testostérone, de SHBG et d’albumine n’a pas besoin de passer par l’indice. Le HormonCheck mesure les trois paramètres et en déduit par calcul la testostérone libre. Il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas une évaluation médicale.
Vers le HormonCheck Vers le Men’s Wellness CheckEn savoir plus
Cela pourrait également t’intéresser
Le dénominateur de la formule, expliqué en détail.
Le numérateur de la formule et la question qui se cache derrière.
Sources
- Manski D : Manuel d’urologie, section consacrée à la globuline liant les hormones sexuelles (SHBG) et à l’indice des androgènes libres, consulté le 13.08.2026 – urologielehrbuch.de
- Manuel MSD, édition professionnelle : Hypogonadisme masculin, Jimbo M (mise à jour d’avril 2025) – msdmanuals.com
- Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG) : Bien comprendre les valeurs de laboratoire, état au 02.04.2025 – gesundheitsinformation.de
- Manuel MSD, édition professionnelle : Fatigue, Wasserman MR (mise à jour d’avril 2025) – msdmanuals.com
La formule de l’indice des androgènes libres, la citation littérale concernant la non-prise en compte de l’albumine, l’intervalle de référence compris entre 30 et 150 chez les hommes, l’interprétation des valeurs inférieures à 30, l’intervalle de référence de la SHBG compris entre 15 et 60 nanomoles par litre et l’affirmation concernant la liaison à la protéine de transport proviennent de la source [1]. L’intervalle de référence de la testostérone totale dans les deux unités, l’information sur la dialyse à l’équilibre, l’augmentation de la SHBG avec l’âge, la recommandation d’effectuer le prélèvement avant 10 heures et l’indication de mesurer simultanément la FSH et la LH proviennent de [2]. L’explication de l’intervalle de référence et l’indication concernant les écarts entre les laboratoires proviennent de [3]. L’interprétation du manque de sommeil comme cause d’une fatigue persistante s’appuie sur [4]. Les informations concernant le prix, les valeurs, le type d’échantillon et le laboratoire proviennent des pages produits de mybody®x, consultées le 13.08.2026 ; les délais de traitement suivent la directive centrale applicable aux analyses sanguines. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 13.08.2026.
Équipe éditoriale & scientifique mybody®x
Diagnostic de laboratoire Interprétation des analyses sanguines Sciences de la nutrition Nutrიგénétique
Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. L’équipe réunit des compétences en diagnostic de laboratoire, en sciences de la nutrition et en interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y ont contribué sont présentées sur la page des auteurs.
Publié le 13.08.2026 · Dernière mise à jour le 13.08.2026
Les contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent ni un avis médical, ni un diagnostic, ni un traitement. Les intervalles de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge ; les indications figurant sur ton compte rendu sont toujours déterminantes.






Partager maintenant:
SHBG : ce que le taux indique sur les hormones disponibles
Valeurs hormonales et jour approprié du cycle