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Électrolytes ou eau après le sport : ce qui compte vraiment

L’essentiel en bref

Pour les efforts de moins d’une heure, la réponse est claire : l’eau suffit. Le groupe de travail Nutrition sportive de la Société allemande de nutrition précise que, lorsque l’effort commence avec une hydratation suffisante, les sports d’endurance allant jusqu’à 60 minutes ne nécessitent pas encore d’apport hydrique pendant l’effort (2019). Le sodium et les glucides ne sont recommandés qu’à partir d’environ une heure et demie.

Dans l’UE, seules deux allégations sont autorisées pour les solutions glucido-électrolytiques, et toutes deux sont soumises à des conditions : 80 à 350 kilocalories par litre provenant des glucides, 460 à 1 150 milligrammes de sodium et une osmolalité de 200 à 330 mOsm par kilogramme. Les poudres sans calories ne remplissent pas ces conditions.

Vous découvrirez d’abord les seuils en fonction de la durée de l’effort. Suivront les chiffres relatifs à la composition des boissons, la comparaison des trois options, ce que l’UE autorise réellement, le risque lié à une consommation excessive de liquides et la question de savoir pour qui il est réellement utile de consulter ses propres valeurs.

Ce qui vous attend dans cet article

1. Trois seuils qui déterminent tout
2. Ce qui s’applique aux activités sportives de loisir de moins d’une heure
3. Ce qui compte après l’effort
4. Le sodium en chiffres : sueur, boisson, réglementation
5. Comment reconnaître une boisson sportive pertinente
6. Comparaison entre eau, eau gazeuse avec du jus et poudre d’électrolytes
7. Ce que l’UE autorise réellement pour les boissons électrolytiques
8. Pourquoi boire trop représente le risque le plus important
9. Quelle quantité devriez-vous boire au quotidien ?
10. Pour qui il est utile de consulter ses propres valeurs
11. Limites : ce à quoi cet article ne répond pas
12. Ce qui compte après le sport
Questions fréquentes
Sources

Trois seuils qui déterminent tout

La question « électrolytes ou eau » n’a pas de réponse universelle, mais elle a une réponse qui dépend de la durée de l’effort. Le groupe de travail Nutrition sportive de la DGE mentionne trois seuils, entre lesquels se situe l’ensemble des activités sportives de loisir.

En dessous de 30 à 40 minutes, selon cette prise de position, aucun apport hydrique n’est nécessaire ; de légers déficits pendant l’effort sont tolérables. Au-delà de 60 minutes, il est recommandé de boire. Et ce n’est qu’au-delà d’une heure et demie que les glucides et le sodium entrent en jeu.

L’essentiel

Pour la plupart des gens, la question ne se pose même pas. Ceux qui courent pendant une heure ou vont à la salle de sport restent en dessous de tout seuil à partir duquel les électrolytes font l’objet d’une discussion spécialisée.

Ce qui s’applique aux activités sportives de loisir de moins d’une heure

La phrase décisive figure dans la prise de position du groupe de travail de la DGE et est formulée avec plus de précision que dans la plupart des résumés.

Référence documentée

« Si les activités sportives commencent avec une hydratation suffisante, les sports d’endurance d’une durée allant jusqu’à 60 minutes ne nécessitent pas encore d’apport hydrique pendant l’effort. »

Groupe de travail Nutrition sportive de la Société allemande de nutrition (DGE)
Gestion des liquides dans le sport, prise de position, édition 2019

La condition figure dès le début : avoir commencé l’effort suffisamment hydraté. Celui qui a à peine bu de la journée puis s’entraîne pendant une heure commence avec un déficit que l’effort n’a pas causé.

La deuxième phrase de cette même prise de position place la limite encore plus bas. Pour les efforts de moins de 30 à 40 minutes, aucun apport hydrique n’est généralement nécessaire. Entre cette durée et une heure se trouve la zone où boire est possible, mais pas nécessaire.

Pour la majeure partie de la pratique sportive de loisir, tout est dit. Une course de 45 minutes, une heure à la salle de sport, une sortie à vélo le soir : dans aucun de ces cas la prise de position ne recommande d’apporter des électrolytes pendant l’effort. La phrase qui y figure à la place indique que l’apport d’autres minéraux ou de vitamines pendant l’effort n’est pas nécessaire.

Et quand l’effort se prolonge

Pour les efforts de plus de 60 minutes, boire pendant l’effort est recommandé selon cette même prise de position. Lors des séances d’endurance de plus de 90 minutes et dans les sports collectifs, la boisson doit fournir, en plus de l’eau, des glucides : 30 à 60 grammes par heure, soit 60 à 80 grammes par litre.

Le sodium n’est expressément recommandé que lorsque le taux de sudation est très élevé et que la durée de l’effort dépasse une heure et demie à deux heures. Deux conditions, donc, et non une seule.

Pourquoi il n’existe pas de quantité fixe à boire

La prise de position souligne que les recommandations générales concernant la quantité à boire pendant le sport sont peu pertinentes, car les pertes hydriques varient fortement d’une personne à l’autre, mais aussi chez une même personne. Le taux de sudation se situe entre 0,3 et 2,5 litres par heure.

Le seuil est concret : à partir d’une perte hydrique de 2 à 4 % du poids corporel, il faut s’attendre à une diminution des capacités de force et d’endurance. Pour 70 kilogrammes, cela représente 1,4 à 2,8 kilogrammes.

Ce qui compte après l’effort

C’est là que se trouve le véritable message rassurant de cet article. Si le poids corporel a diminué de moins de cinq pour cent, selon la prise de position de la DGE, la consommation de repas et d’en-cas ordinaires, associée à un apport suffisant en eau, suffit à rétablir l’équilibre hydrique et électrolytique.

Cinq pour cent représentent trois kilos et demi pour une personne de 70 kilogrammes, en une seule fois. Qui atteint ce seuil vient de terminer une compétition, pas une simple séance après le travail.

Quand il faut faire vite

Pour une réhydratation rapide et complète, la prise de position donne une règle empirique : environ 1,5 litre de liquide par kilogramme de poids perdu. Le surplus par rapport à la perte proprement dite s’explique par le fait qu’une partie est immédiatement éliminée.

Cela n’est pertinent que si un nouvel effort est prévu dans les 24 heures suivantes. Si l’on termine le soir et que le lendemain est libre, ce calcul n’est pas nécessaire.

La balance en dit plus que n’importe quelle règle d’hydratation

Les deux valeurs de la position de la DGE, les cinq pour cent et les 1,5 litre par kilogramme, ont la même référence : le poids corporel avant et après l’effort. Ainsi, la balance est le seul instrument de mesure dont cet article ait besoin.

La méthode est simple. Se peser avant l’entraînement, se peser de nouveau après l’entraînement, en vêtements secs, puis noter la différence. La quantité bue pendant la séance est ajoutée à la différence, car elle a déjà partiellement compensé les pertes.

La valeur obtenue est le propre débit sudoral pour cet effort, à cette température et ce jour-là. C’est précisément pourquoi la position de la DGE juge peu pertinentes les recommandations générales concernant la quantité à boire pendant le sport : les pertes varient d’une personne à l’autre et chez une même personne, et la fourchette de 0,3 à 2,5 litres par heure est trop large pour qu’une moyenne soit valable pour qui que ce soit.

Refaire le calcul deux fois, une fois par temps frais et une fois par temps chaud, permet de voir la différence plus clairement que dans n’importe quel tableau. C’est l’information la plus fiable que l’on puisse obtenir sans laboratoire.

Le sodium en chiffres : sueur, boisson, règlement

Trois données décrivent la même substance dans la même unité et proviennent de trois contextes différents. Lues côte à côte, elles donnent une image utile.

Sodium par litre

900 mg

Un litre de sueur contient en moyenne cette quantité de sodium, avec des variations individuelles de 175 à 1 512 mg

400–1.100

mg de sodium par litre recommandés par la position de la DGE pour une boisson destinée à être consommée pendant un effort prolongé

460–1.150

mg de sodium par litre exigés par le règlement de l’UE pour qu’une boisson puisse bénéficier des allégations autorisées

Source : groupe de travail Nutrition sportive de la DGE, Gestion des apports hydriques dans le sport (2019) ; règlement (UE) n° 432/2012 du 16 mai 2012, annexe

Pourquoi les trois valeurs sont si proches

Ce n’est pas un hasard. Une boisson censée remplacer les pertes sudorales s’inspire de leur composition. La fourchette de la DGE et celle du règlement se chevauchent presque entièrement, et la valeur moyenne de la sueur se situe au milieu.

En pratique, cela signifie qu’une boisson contenant nettement moins de 400 milligrammes de sodium par litre ne remplace pas une part notable des pertes. Il s’agit alors d’une eau aromatisée, ce qui convient tant qu’elle n’est pas vendue comme substitut d’électrolytes.

Comment reconnaître une boisson pour sportifs pertinente

La position de la DGE mentionne trois valeurs. Selon celle-ci, la meilleure hydratation est obtenue avec des boissons légèrement hypotoniques ou isotoniques contenant de 4 à 8 % de glucides et de 400 à 1 100 milligrammes de sodium par litre. L’osmolalité doit être inférieure à 300 mmol par kilogramme.

Pour les autres électrolytes, il existe des limites supérieures plutôt que des recommandations. Si des électrolytes supplémentaires sont ajoutés à la boisson, leurs concentrations ne doivent pas dépasser 200 à 250 milligrammes par litre pour le potassium et le calcium, ainsi que 75 à 125 milligrammes par litre pour le magnésium.

L’alternative qui ne coûte rien

Cette même prise de position mentionne un mélange qui n’apparaît dans aucune publicité : les schorles de jus de fruit composées d’une part de jus de fruit et de deux parts d’eau minérale riche en sodium et faiblement gazeuse conviennent bien comme boissons de réhydratation.

Deux indications sont régulièrement négligées. La proportion est d’un pour deux, et non moitié-moitié, et l’eau minérale doit être riche en sodium. Une schorle achetée toute prête avec une eau pauvre en sodium ne remplit aucune de ces deux conditions.

Où trouver ces indications sur un emballage

La concentration en glucides se lit dans le tableau nutritionnel, où elle est indiquée en grammes de glucides pour 100 millilitres. Quatre à huit pour cent correspondent à 4 à 8 grammes pour 100 millilitres, soit 40 à 80 grammes par litre. Cette fourchette correspond aux 60 à 80 grammes par litre que la prise de position de la DGE indique pour les efforts de plus de 90 minutes.

Le sodium est la deuxième valeur, et c’est la plus délicate. De nombreux tableaux nutritionnels indiquent le sel plutôt que le sodium. Lorsqu’on trouve le sel en grammes et que l’on a besoin du sodium en milligrammes, on calcule avec le facteur 400 : un gramme de sel par litre correspond à environ 400 milligrammes de sodium par litre. Pour atteindre les 400 à 1 100 milligrammes indiqués par la DGE, une boisson doit donc contenir environ un à près de trois grammes de sel par litre.

L’osmolalité n’est indiquée sur presque aucun emballage. Elle ne peut pas être vérifiée de l’extérieur, et cet article ne prétend pas le contraire. Les deux premières valeurs suffisent pour situer approximativement un produit.

Comparaison entre l’eau, la schorle et la poudre d’électrolytes

Trois options sont possibles après le sport. Le tableau les compare selon les mêmes quatre critères.

Critère Eau Schorle de jus de pomme, dans une proportion d’un pour deux Poudre d’électrolytes sans calories
Suffit pour une durée inférieure à une heure Oui. Jusqu’à 60 minutes, aucun apport n’est nécessaire pendant l’effort Oui, mais sans bénéfice supplémentaire démontré par rapport à l’eau Oui, également sans bénéfice supplémentaire démontré dans ce domaine
Fournit des glucides Non Oui, grâce à la proportion de jus de fruit Non, par définition
Peut porter les allégations autorisées par l’UE Non, les conditions du règlement ne sont pas remplies Non, ce n’est pas un produit autorisé au sens du règlement Non. Sans 80 à 350 kcal par litre provenant des glucides, une condition fondamentale fait défaut
Mentionné dans la prise de position de la DGE Oui, avec des repas normaux et une perte de poids inférieure à cinq pour cent Oui, explicitement comme boisson de réhydratation adaptée Non. D’autres minéraux ne sont pas nécessaires pendant l’effort

La troisième ligne est le constat le plus surprenant. C’est précisément le produit qui met en avant les électrolytes qui remplit le moins les conditions des allégations autorisées.

Ce que l’UE autorise réellement pour les boissons électrolytiques

Le règlement (UE) n° 432/2012 fixe les allégations de santé qui peuvent être formulées au sujet des denrées alimentaires. Pour les solutions glucides-électrolytes, l’annexe contient exactement deux entrées.

La première indique que les solutions glucides-électrolytes contribuent au maintien de la performance d’endurance pendant un entraînement d’endurance prolongé. La seconde qu’elles améliorent l’absorption de l’eau pendant l’exercice physique. Rien de plus n’y figure.

Les conditions dans leur libellé exact

Ces deux indications sont soumises à des conditions. Selon l’annexe, les solutions glucides-électrolytes doivent contenir entre 80 et 350 kilocalories par litre provenant des glucides, et au moins 75 % de l’énergie doit provenir de glucides ayant un effet nettement hyperglycémiant.

S’y ajoutent deux autres paramètres : entre 20 et 50 millimoles de sodium par litre, soit 460 à 1 150 milligrammes, ainsi qu’une osmolalité de 200 à 330 mOsm par kilogramme d’eau.

Ce qui en découle

Par définition, une poudre d’électrolytes sans calories ne fournit pas entre 80 et 350 kilocalories par litre provenant des glucides. Elle ne remplit donc pas la première condition et ne peut porter les deux allégations autorisées.

Ne sont pas autorisées et ne peuvent donc pas non plus être affirmées des mentions telles que « accélère la récupération », « prévient les crampes musculaires », « compense une carence en électrolytes » ou « prévient la déshydratation ». Lorsqu’on lit de telles phrases sur un emballage, il ne s’agit pas d’une allégation contrôlée.

Ce que le règlement ne dit expressément pas

Une distinction nécessaire est souvent perdue de vue dans le débat. Le fait qu’un produit ne remplisse pas les conditions d’une allégation autorisée ne dit rien de son effet. Cela indique ce qui peut figurer sur l’emballage.

Le règlement évalue les allégations publicitaires, pas les boissons. Il ne déclare aucune poudre sans calories nocive ni inutile. Il fixe le seuil à partir duquel un fabricant peut imprimer une phrase donnée, ce seuil étant de 80 kilocalories par litre provenant des glucides et de 460 milligrammes de sodium par litre.

L’inverse est également vrai. Une boisson qui remplit les conditions n’est pas automatiquement adaptée à son propre effort. Les deux allégations autorisées concernent un entraînement d’endurance prolongé, et non la demi-heure en fin de journée.

Pourquoi boire trop est le plus grand risque

La position de la DGE décrit le mécanisme : un apport trop important de boissons pauvres en minéraux, comme l’eau du robinet ou une eau minérale pauvre en sodium, peut, en cas de pertes sudorales élevées concomitantes, entraîner une hyponatrémie, c’est-à-dire une concentration plasmatique de sodium inférieure à 135 mmol par litre.


Lors d’efforts prolongés, boire trop est plus dangereux que ne pas boire assez.

Lors d’efforts prolongés, boire trop est plus dangereux que ne pas boire assez. La recommandation cite comme conséquences possibles les nausées, les vomissements, les maux de tête, les troubles de la conscience et les crampes musculaires, pouvant aller jusqu’à l’arrêt respiratoire, à l’œdème pulmonaire et cérébral ainsi qu’au coma. Dans le pire des cas, une hyponatrémie liée à l’effort peut être mortelle.

La mesure préventive simple

Pour prévenir ce problème, il est recommandé de ne pas boire au-delà de sa soif. La recommandation conseille également, pendant un effort prolongé, de boire idéalement au maximum 80 % de la perte hydrique évaluée par la transpiration.

Cela inverse la règle communément admise. Se fixer comme objectif de boire un verre précis toutes les vingt minutes revient à suivre un plan plutôt qu’un signal. La soif tient compte de son propre taux de sudation, contrairement à un plan.

Après un effort prolongé, toute personne qui ressent des nausées, des maux de tête ou de la confusion doit cesser de boire et consulter un médecin. L’hyponatrémie est une urgence médicale, et non un problème à traiter soi-même.

Quelle quantité boire au quotidien

En dehors du sport, une orientation simple suffit. L’Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé souligne qu’en Allemagne, une consommation d’environ 1,5 litre par jour constitue une bonne référence pour les adultes (2023).

La DGE aboutit à des ordres de grandeur similaires par une autre méthode. Pour les personnes âgées de 25 à moins de 51 ans, elle indique une valeur de référence de 1 410 millilitres provenant des boissons et d’environ 2 600 millilitres d’apport hydrique total par jour, ainsi que la règle générale de 35 millilitres par kilogramme de poids corporel. Ces valeurs sont issues d’une extrapolation datant de 2000.

Quand il est utile de boire davantage

L’IQWiG cite notamment comme situations où les besoins sont accrus les efforts physiques importants au travail ou pendant les loisirs, ainsi que les températures extérieures élevées. La DGE ajoute la fièvre, les vomissements, la diarrhée et une consommation importante de sel de table.

Concernant les boissons électrolytiques, l’IQWiG formule une condition précise : après avoir beaucoup transpiré pendant une période prolongée, les boissons isotoniques contenant des électrolytes peuvent être utiles ; en cas de fièvre ou de diarrhée, un bouillon salé peut également convenir. C’est donc la transpiration importante et prolongée qui constitue la condition, et non la course après le travail.

Pourquoi les 1,5 litre et les 2,6 litres ne sont pas contradictoires

Les deux chiffres correspondent à deux choses différentes. Les 1 410 millilitres de la DGE concernent les boissons, tandis que les quelque 2 600 millilitres correspondent à l’apport hydrique total. La différence provient des aliments solides et de l’eau produite elle-même par le métabolisme.

Concrètement, les personnes qui mangent de la soupe, des fruits et des légumes couvrent une partie de leurs apports sans toucher à un verre. L’orientation d’environ 1,5 litre par jour mentionnée par l’IQWiG désigne cette même part provenant des boissons, et non la quantité totale.

Ces valeurs sont des repères pour les adultes sans effort particulier. Elles ne constituent ni une limite supérieure ni un objectif à atteindre à tout prix. Si l’on boit davantage par temps chaud ou après l’entraînement, on suit la même logique, simplement avec une valeur de départ plus élevée.

Pour qui l’examen de ses propres valeurs peut être pertinent

Un test sanguin ne répond pas à la question posée dans cet article. Il ne montre pas si l’eau ou une boisson électrolytique était le meilleur choix et ne mesure pas la perte de sueur. Il indique l’état des électrolytes au moment du prélèvement, mesuré globalement plutôt que séparément.

mybody®x travaille avec un laboratoire médical spécialisé certifié en Allemagne, effectue ses analyses conformément au RGPD et est actif depuis 2016, dans le secteur destiné aux consommateurs depuis 2022. Le test présenté ci-dessous est la version consacrée aux électrolytes et aux minéraux.

Test des électrolytes et des minéraux BalanceCheck de mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Analyse de sang capillaire

BalanceCheck | Test des électrolytes et des minéraux

15 éléments à partir d’un échantillon de sang : sodium, potassium, calcium, magnésium et phosphore, ainsi que six oligoéléments et quatre métaux lourds. Ce que le test ne permet pas de déterminer : il ne répond pas à la question de savoir si, après l’entraînement, tu as besoin d’eau ou d’une boisson électrolytique, et il ne pose aucun diagnostic. Pour les sportifs amateurs en bonne santé, les sources examinées n’indiquent aucune raison de mesurer régulièrement les électrolytes.

Prix 139,00 € au 11.08.2026, modifications possibles
Type d’échantillon Sang capillaire
Délai de traitement Expédition du kit sous 1 à 3 jours ouvrés
Analyse en laboratoire sous 3 à 5 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Laboratoire laboratoire médical spécialisé certifié
Informations indiquées sur la page produit, consultée le 11.08.2026
À propos de BalanceCheck

Les deux colonnes suivantes sont volontairement asymétriques. Celle de droite est plus longue, car elle concerne davantage de lecteurs de cet article.

Utile pour toi si…

tu t’entraînes régulièrement pendant plus de deux heures ou travailles physiquement par temps chaud et souhaites voir une fois l’ensemble de tes valeurs.

tu prépares une consultation médicale et souhaites apporter une valeur de référence.

tu veux voir tes électrolytes avec les oligoéléments, plutôt que séparément et à plusieurs années d’intervalle.

Plutôt non, si…

si tu pratiques un sport de loisir pendant moins d’une heure. Aucune des sources examinées n’indique ici qu’une mesure soit nécessaire.

si tu veux savoir combien tu as transpiré. Aucun résultat sanguin ne l’indique : c’est la balance qui le montre.

si tu veux faire dépendre une décision concernant un complément alimentaire de ce test. Tu as besoin d’un avis médical.

Limites : ce à quoi cet article ne répond pas

Les sources examinées ne proposent pas de comparaison directe entre une boisson électrolytique et l’eau pour les activités sportives de loisir de moins d’une heure. Aucune phrase ne qualifie les boissons électrolytiques d’inefficaces dans ce contexte. Seule la chaîne d’indices indirecte est établie : aucun apport n’est nécessaire en dessous de 60 minutes, et les minéraux supplémentaires ne sont pas nécessaires pendant l’effort.

Nous n’avons rien trouvé sur l’eau de coco dans les quatre sources, ni en sa faveur ni à son encontre. Elle n’est donc mentionnée dans cet article ni comme alternative ni comme mise en garde.

Les données chiffrées ont elles aussi un certain âge. Les valeurs indicatives de la DGE concernant les apports en eau proviennent d’une déduction datant de 2000. Ce sont les valeurs actuellement publiées, mais elles ne sont pas récentes, et il convient de le préciser.

Pour finir, une limite concernant cet article. Aucune des quatre sources ne recommande de mesurer systématiquement les électrolytes sanguins chez les sportifs amateurs en bonne santé. Cet article ne contient donc pas de recommandation de dépistage, mais une règle d’hydratation.

Le chapitre en un coup d’œil

Pour un effort de moins d’une heure, l’eau suffit, et en dessous de 30 à 40 minutes, aucun apport n’est nécessaire pendant l’effort. Le sodium n’est recommandé qu’à partir d’une heure et demie à deux heures, en cas de sudation importante. Après le sport, si la perte de poids est inférieure à 5 %, des repas ordinaires et de l’eau suffisent. Dans l’UE, seules deux allégations sont autorisées pour les solutions de glucides et d’électrolytes, et les poudres sans calories ne remplissent pas leurs conditions.

Ce qui compte après le sport

Si vous ne devez retenir qu’une seule chose de cet article, que ce soit celle-ci : la prochaine fois que vous verrez un produit électrolytique en rayon, retournez l’emballage et cherchez deux chiffres. Les kilocalories par litre provenant des glucides et les milligrammes de sodium par litre.

La raison est peu spectaculaire. Si la première valeur est inférieure à 80 et la seconde à 460, le produit ne remplit pas les conditions du règlement auxquelles les deux seules allégations autorisées s’appliquent. Ce n’est pas une opinion, mais un calcul fondé sur deux chiffres figurant au dos de l’emballage.

Au départ, la question était de savoir s’il fallait des électrolytes ou de l’eau. La réponse la plus honnête est la suivante : pour la plupart des gens, la plupart du temps, de l’eau, puis le dîner. C’est moins que ce que promet le rayon, et plus que ce qu’une dose de poudre peut apporter.

Questions fréquentes

Ai-je besoin d’électrolytes après le sport ou l’eau suffit-elle ?

Pour un effort de moins d’une heure, l’eau suffit. Le groupe de travail sur la nutrition sportive de la DGE précise que, lorsque l’on commence l’effort suffisamment hydraté, les sports d’endurance jusqu’à 60 minutes ne nécessitent aucun apport de liquide pendant l’effort, et qu’un apport supplémentaire de minéraux ou de vitamines pendant l’effort n’est pas nécessaire (2019). Le sodium n’est recommandé qu’à partir d’environ une heure et demie à deux heures, en cas de sudation importante.

Que doit contenir une boisson pour sportifs ?

La position de la DGE mentionne 4 à 8 % de glucides, 400 à 1 100 milligrammes de sodium par litre et une osmolalité inférieure à 300 mmol par kilogramme (2019). Le règlement européen 432/2012 exige, pour les allégations autorisées, 80 à 350 kilocalories par litre provenant des glucides, au moins 75 % de l’énergie provenant de glucides à indice glycémique élevé, 460 à 1 150 milligrammes de sodium par litre et une osmolalité de 200 à 330 mOsm par kilogramme.

Le jus de pomme dilué est-il une bonne boisson après le sport ?

La position de la DGE cite explicitement les jus de fruits dilués comme des boissons de réhydratation adaptées, préparées avec une part de jus de fruits et deux parts d’eau minérale riche en sodium et peu gazeuse (2019). Les deux éléments comptent : le ratio d’un pour deux et l’eau riche en sodium. Un jus de fruits dilué acheté dans le commerce et préparé avec une eau minérale pauvre en sodium ne remplit pas ces conditions.

Que peut revendiquer une boisson électrolytique dans l’UE ?

Exactement deux, et uniquement sous certaines conditions. Selon le règlement (UE) n° 432/2012, deux allégations sont autorisées : les solutions glucides-électrolytes contribuent au maintien de la performance d’endurance pendant un exercice d’endurance prolongé et améliorent l’absorption de l’eau pendant l’exercice physique. Les allégations concernant la récupération, les crampes musculaires ou la compensation d’une carence ne sont pas autorisées.

Peut-on boire trop pendant le sport ?

Oui. La position de la DGE indique qu’une consommation trop importante de boissons pauvres en minéraux, combinée à des pertes de sueur élevées, peut entraîner une hyponatrémie, c’est-à-dire une concentration de sodium plasmatique inférieure à 135 mmol par litre. Les conséquences mentionnées vont des nausées et des maux de tête à l’œdème cérébral et au coma. Il est recommandé de ne pas boire au-delà de sa soif et, pendant un effort prolongé, de ne pas dépasser 80 % de la perte de sueur estimée.

Étape suivante

Deux chiffres au dos

Kilocalories par litre provenant des glucides et milligrammes de sodium par litre. Il n’en faut pas plus pour évaluer un produit. Si vous vous entraînez pendant plus de deux heures ou travaillez par temps chaud et souhaitez voir vos valeurs d’un seul coup d’œil, vous les trouverez dans le BalanceCheck.

Vers le BalanceCheck Quand prendre des électrolytes

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Sources

  1. Mosler S, Braun H, Carlsohn A et autres (groupe de travail Nutrition sportive de la DGE) : Gestion de l’hydratation dans le sport. Ernährungs Umschau, 2019 – dge.de
  2. Commission européenne : Règlement (UE) n° 432/2012 du 16 mai 2012, annexe, entrées relatives aux solutions glucides-électrolytes. Journal officiel L 136 du 25.05.2012 – eur-lex.europa.eu
  3. Institut pour la qualité et l’efficience dans le système de santé (IQWiG) : Déficit hydrique (déshydratation), édition 2023 – gesundheitsinformation.de
  4. Société allemande de nutrition (DGE) : Valeurs de référence pour l’eau (dérivation 2000) – dge.de

La citation littérale concernant l’hydratation jusqu’à 60 minutes, tous les seuils d’effort, les indications relatives à la composition des boissons, au sodium dans la sueur, au jus de fruits coupé à l’eau, à la réhydratation et à l’hyponatrémie proviennent de la source [1]. Les allégations autorisées et leurs conditions, reproduites mot pour mot, proviennent de [2]. La recommandation d’orientation de 1,5 litre par jour, les situations nécessitant un apport accru et la condition relative aux boissons isotoniques proviennent de [3] ; les valeurs indicatives concernant l’apport en eau et la règle empirique de 35 millilitres par kilogramme proviennent de [4]. Les informations relatives au prix, aux biomarqueurs, au type d’échantillon et au laboratoire proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 11.08.2026 ; les délais de traitement suivent la directive centrale applicable aux analyses sanguines. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 11.08.2026.

Certificat / label de qualité mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Équipe éditoriale & scientifique de mybody®x

Diagnostic de laboratoire Sciences de la nutrition Interprétation des analyses sanguines NutrGénétique

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. L’équipe réunit des compétences en diagnostic de laboratoire, en sciences de la nutrition et en interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y contribuent sont présentées sur la page des auteurs.

Publié le 11.08.2026 · Dernière mise à jour le 11.08.2026

Les contenus servent à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les plages de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge ; les indications figurant sur ton compte rendu sont toujours déterminantes.

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