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Analyse du métabolisme : les quatre méthodes existantes et ce qu’elles mesurent

L’essentiel en bref

L’analyse du métabolisme n’est pas un terme protégé, mais un terme générique désignant au moins quatre méthodes différentes. Une seule mesure réellement votre dépense énergétique : la calorimétrie indirecte par les gaz respiratoires. Les trois autres analysent des prédispositions génétiques, des paramètres sanguins ou la composition corporelle. Confondre ces méthodes revient à obtenir une réponse à une question que l’on ne s’est pas posée.

Cet article distingue les quatre méthodes et précise, pour chacune, ce qu’elle mesure, où elle est réalisée et à quelle question elle répond. Lorsqu’un chiffre est disponible, il est indiqué ici avec l’institution et l’année. Lorsqu’il n’y en a pas, cela est également précisé, y compris pour les coûts.

Vous commencerez par la réponse courte, puis découvrirez la mesure des gaz respiratoires au repos et à l’effort. Suivront l’analyse génétique, les analyses sanguines, une comparaison des quatre méthodes et l’analyse d’impédance bioélectrique. La dernière partie porte sur le déroulement d’une mesure, trois idées répandues, la question du coût et les limites.

Voici ce qui vous attend dans cet article

1. La réponse courte : quatre méthodes derrière un même terme
2. Calorimétrie indirecte : la mesure par les gaz respiratoires
3. Spiroergométrie : la même mesure à l’effort
4. Pourquoi la mesure des gaz respiratoires sert de référence
5. L’analyse génétique du métabolisme : prédispositions plutôt que dépense énergétique
6. Paramètres métaboliques sanguins et ce qu’ils décrivent
7. Quelle méthode répond à quelle question
8. Analyse d’impédance bioélectrique : composition corporelle, pas métabolisme
9. Comment se déroule une mesure au repos
10. Trois idées répandues et ce qu’il en reste
11. Combien coûte une analyse du métabolisme et pourquoi aucun chiffre n’est indiqué ici
12. Ce que couvre ou non un test réalisé à partir d’un échantillon de salive
13. Pour qui chaque analyse peut être utile
14. Limites : ce qu’aucune de ces méthodes ne permet de déterminer
15. Ce qui compte au final
Questions fréquentes
Sources

La réponse courte : quatre méthodes derrière un même terme

Une analyse du métabolisme ne correspond pas à un examen unique. Le terme n’est pas protégé et désigne au moins quatre méthodes qui n’ont techniquement rien à voir entre elles. Elles diffèrent par l’échantillon utilisé, le lieu où elles sont réalisées, le résultat obtenu et la question à laquelle elles répondent.

La première méthode est la calorimétrie indirecte. Elle mesure la consommation d’oxygène et le rejet de dioxyde de carbone dans l’air expiré, puis en déduit la dépense énergétique. Parmi les quatre méthodes, c’est la seule qui mesure le métabolisme au sens propre du terme.

La deuxième est l’analyse génétique du métabolisme réalisée à partir d’un échantillon de salive. Elle lit des variants de votre patrimoine génétique et décrit des prédispositions. Elle ne mesure pas une dépense énergétique, car un échantillon de salive n’en contient pas.

La troisième concerne les paramètres métaboliques sanguins : glycémie à long terme, glycémie à jeun, paramètres thyroïdiens, lipides sanguins. Ils décrivent certains aspects du métabolisme à un moment donné, et non sa vitesse.

La quatrième est l’analyse d’impédance bioélectrique. Elle estime la composition corporelle, c’est-à-dire la proportion de muscles, de graisse et d’eau. Ce que de nombreux appareils affichent en plus comme métabolisme de base provient d’une formule de calcul et non d’une mesure.

Message essentiel

Quatre méthodes portent le même nom, et une seule mesure la dépense énergétique : la calorimétrie indirecte par les gaz respiratoires.

La première question à se poser avant toute offre n’est donc pas combien coûte une analyse métabolique, mais de laquelle des quatre méthodes il s’agit. Une fois ce point clarifié, on sait si le document final indiquera un nombre de kilocalories, un profil génétique, un résultat de laboratoire ou un pourcentage de masse grasse.

Calorimétrie indirecte : la mesure par les gaz respiratoires

La calorimétrie indirecte repose sur un principe simple : ton corps brûle des nutriments avec de l’oxygène et rejette alors du dioxyde de carbone. En mesurant la quantité d’oxygène absorbée et la quantité de dioxyde de carbone rejetée, on peut calculer en retour la quantité d’énergie dépensée pendant cette période. Ce qui est mesuré directement n’est donc pas la chaleur, mais les échanges gazeux, d’où le terme indirecte.

Le concept opposé permet de mieux comprendre. La calorimétrie directe mesurerait la chaleur dégagée par ton corps, ce qui nécessiterait une chambre fermée dotée d’un appareillage de mesure complexe. C’est possible, mais inutilisable au quotidien. Le détour par l’air expiré fournit la même information avec une hotte et un analyseur de gaz.

Techniquement, tu es assis ou allongé sous une hotte, ou tu portes un masque ajusté de façon étanche. Dans les systèmes ouverts, le débit respiratoire ainsi que la composition de l’air inspiré et expiré sont mesurés, puis l’absorption d’oxygène, le quotient respiratoire et la dépense énergétique sont calculés à partir de ces données. C’est ainsi que le décrivent Mtaweh, Tuira, Floh et Parshuram dans Frontiers in Pediatrics (2018).

La conversion suit l’équation de Weir. Dans la version donnée par Mtaweh et ses collègues (2018), elle s’écrit ainsi : dépense énergétique en kilocalories par minute égale 3,941 fois l’absorption d’oxygène en litres par minute plus 1,106 fois le rejet de dioxyde de carbone en litres par minute, moins 2,17 fois l’excrétion d’azote dans les urines en grammes par jour. Une mesure effectuée pendant quelques minutes permet ainsi d’estimer une valeur quotidienne.

Le quotient respiratoire révèle ce qui est en train d’être brûlé

Outre la quantité d’énergie, la mesure fournit une seconde valeur : le quotient respiratoire, c’est-à-dire le rapport entre le dioxyde de carbone rejeté et l’oxygène absorbé. Les lipides et les glucides nécessitent des quantités différentes d’oxygène par unité d’énergie libérée, et c’est précisément ce qui permet de les distinguer par la mesure.

Le quotient respiratoire et sa signification

0,7

Les lipides sont principalement utilisés. La limite inférieure de la plage observée chez l’être humain.

0,8

Alimentation mixte. Les lipides et les glucides sont utilisés simultanément.

1,0

Les glucides sont majoritairement utilisés. La limite supérieure de la plage habituelle.

Source : Mtaweh, Tuira, Floh et Parshuram, Frontiers in Pediatrics, 2018

La mesure des gaz respiratoires est ainsi la seule des quatre méthodes à répondre simultanément à deux questions : quelle quantité d’énergie votre corps dépense au repos et de quels nutriments il la tire à ce moment-là. Il s’agit dans les deux cas de valeurs instantanées, et non de caractéristiques immuables. L’évolution de cette combinaison avec l’effort et l’alimentation est expliquée dans notre article sur le métabolisme et la combustion des graisses.

Épreuve d’effort avec analyse des échanges gazeux : la même mesure à l’effort

Lorsqu’une personne réserve une analyse métabolique dans un cabinet ou un institut de médecine du sport, elle bénéficie souvent d’une épreuve d’effort avec analyse des échanges gazeux. Le principe de mesure est le même que pour la mesure au repos : les gaz respiratoires sont enregistrés et analysés. La différence réside dans la condition de mesure.

Lors d’une épreuve d’effort avec analyse des échanges gazeux, vous pédalez sur un vélo ergométrique ou courez sur un tapis roulant, tandis que la charge augmente progressivement par paliers. Les gaz respiratoires, la fréquence cardiaque et la puissance sont mesurés au même rythme. Le résultat décrit la manière dont vos systèmes cardiovasculaire et respiratoire fonctionnent ensemble sous contrainte.

Il en découle une distinction souvent négligée lors des consultations : une épreuve d’effort avec analyse des échanges gazeux ne fournit pas la dépense énergétique au repos. Elle répond à la question de la capacité à l’effort et des zones dans lesquelles vous vous entraînez, et non à celle de vos besoins énergétiques assis à votre bureau.

Le compte rendu d’une mesure à l’effort contient donc des données différentes de celui d’une mesure au repos. Il porte sur la consommation maximale d’oxygène, les seuils observés au cours de l’effort et la fréquence cardiaque à ces niveaux. Il ne contient pas de nombre de kilocalories pour une journée au repos ; la personne qui s’y attendait repart donc déçue.

Pour savoir combien de kilocalories une personne dépense au repos chaque jour, il faut une mesure au repos. Pour savoir à partir de quelle intensité son entraînement bascule, il faut une mesure à l’effort. Dans le langage courant, les deux sont appelées analyse métabolique, et c’est précisément pourquoi il est utile de demander, avant de réserver, laquelle des deux est proposée.

Pourquoi la mesure des gaz respiratoires fait référence

En nutrition clinique, la calorimétrie indirecte est considérée comme la méthode de référence à laquelle toutes les autres méthodes doivent se mesurer. Delsoglio, Achamrah, Berger et Pichard l’expriment ainsi dans le Journal of Clinical Medicine (2019) :

Source documentée

« La calorimétrie indirecte (CI) est considérée comme la référence absolue pour déterminer la dépense énergétique, en mesurant les échanges gazeux pulmonaires. »

Delsoglio, Achamrah, Berger et Pichard
Calorimétrie indirecte en pratique clinique, Journal of Clinical Medicine, volume 8, numéro 9, article 1387, 2019

En d’autres termes : la calorimétrie indirecte est considérée comme la méthode de référence pour déterminer la dépense énergétique, car elle mesure les échanges gazeux des poumons. Cette phrase dit deux choses à la fois. Il existe une méthode reconnue comme référence. Et elle repose sur la mesure des gaz respiratoires, non sur une formule ni sur un échantillon.

La même étude précise également le poids de la dépense énergétique au repos : chez les adultes en bonne santé et peu actifs, elle représente les deux tiers de la dépense énergétique totale (Delsoglio et ses collègues, Journal of Clinical Medicine, 2019). Le tiers restant se répartit entre l’activité physique et le travail digestif.

C’est ce qui montre l’intérêt d’une mesure. Qui connaît sa dépense énergétique au repos connaît le principal poste individuel de ses besoins quotidiens sous la forme d’un chiffre mesuré, plutôt que d’une estimation issue d’une formule calculée à partir de l’âge, de la taille et du poids.

Pourquoi une formule d’estimation n’est pas la même chose qu’une mesure

Le chiffre que chaque calculateur en ligne te donne pour ta dépense énergétique de base provient d’une formule. À partir de l’âge, du sexe, de la taille et du poids, elle calcule une valeur attendue pour une personne moyenne présentant ces caractéristiques. Il s’agit d’une prévision, pas d’une mesure.

Pour la plupart des gens, une telle formule est suffisamment proche de la valeur réelle pour servir de point de départ. Plus une personne s’éloigne de la moyenne, plus l’écart augmente. Une masse musculaire importante, un poids corporel très faible, une maladie ou un âge avancé modifient la dépense énergétique d’une manière qu’une formule fondée sur quatre données de base ne peut pas prendre en compte.

C’est précisément à ce stade qu’une mesure devient intéressante. Elle remplace l’hypothèse concernant une personne moyenne par un chiffre qui te concerne. Pour commencer, la formule suffit ; pour disposer d’une base fiable, ce n’est pas le cas.

L’analyse génétique du métabolisme : prédispositions plutôt que dépense énergétique

L’analyse génétique du métabolisme s’effectue à partir d’un échantillon de salive. L’information génétique est extraite des cellules de la muqueuse buccale, puis certaines positions du génome, auxquelles les individus peuvent différer, sont analysées. En termes techniques, on parle de génotypage des SNP, c’est-à-dire de la détermination ciblée de certaines variantes, et non du séquençage de l’intégralité du génome.

Un tel rapport décrit des prédispositions. Il indique quelles variantes tu portes à certaines positions et ce que la littérature scientifique associe à ces variantes, par exemple dans le métabolisme de la caféine ou du lactose. Il s’agit d’une description, pas d’une mesure de ton état actuel.

La limite décisive est ainsi posée : une analyse génétique du métabolisme ne mesure pas ta dépense énergétique au repos. Elle ne peut pas non plus l’estimer, car un échantillon de salive ne contient aucune information sur ta consommation d’oxygène. Si tu cherches un nombre de kilocalories, tu ne le trouveras pas dans ce rapport.

La solidité des recommandations fondées sur de telles variantes fait l’objet de discussions scientifiques. La Verbraucherzentrale écrit dans son aperçu des régimes métaboliques, mis à jour en 2022 : « Les thèses qui sous-tendent ce concept ne sont pas scientifiquement démontrées de manière concluante ou sont fortement simplifiées. » Nous adoptons donc la position suivante : le rapport décrit des prédispositions et fournit des repères, mais il ne promet aucun résultat.

Un deuxième point doit être précisé au même endroit. Une analyse de l’alimentation et du mode de vie est juridiquement différente d’un examen génétique visant à rechercher des maladies. Elle n’établit aucun diagnostic, ne prédit aucune maladie et ne doit pas être interprétée ainsi. Si vous vous inquiétez d’une prédisposition familiale, adressez-vous à un service de conseil en génétique humaine, et non à un test à domicile.

La phrase à retenir lors de la lecture d’un rapport génétique est la suivante : une prédisposition n’est pas une fatalité. Si l’on sait que l’on métabolise la caféine lentement, on boit son café plus tôt dans la journée. C’est un repère pour la vie quotidienne, pas un diagnostic sur votre santé. Pour savoir ce qui se cache derrière la théorie des profils largement répandue, consultez notre article Quel est mon type de métabolisme.

Les valeurs métaboliques sanguines et ce qu’elles décrivent

La troisième approche est également appelée analyse du métabolisme dans la vie courante, mais elle s’appuie sur le sang. Elle mesure des valeurs qui décrivent certaines voies métaboliques : la glycémie à long terme HbA1c, la glycémie à jeun, les valeurs thyroïdiennes et les lipides sanguins.

Pour le métabolisme des glucides, les seuils sont clairement définis. Dans sa recommandation pratique de 2025, la Société allemande du diabète indique comme valeurs diagnostiques limites un taux d’HbA1c d’au moins 48 millimoles par mole, soit au moins 6,5 %, une glycémie plasmatique à jeun d’au moins 126 milligrammes par décilitre et une valeur à deux heures lors d’une hyperglycémie provoquée par voie orale d’au moins 200 milligrammes par décilitre.

Ces chiffres montrent ce que les analyses sanguines peuvent indiquer et ce qu’elles ne peuvent pas indiquer. Elles répondent à la question de savoir si une voie métabolique donnée se situe dans la plage définie. Elles ne répondent pas à la question de la quantité d’énergie que votre corps dépense, car il n’existe aucune valeur sanguine pour cela.

Pour les lipides sanguins, la logique est la même. Le cholestérol total, les deux fractions de cholestérol et les triglycérides décrivent le métabolisme des lipides dans le sang à un moment donné. Ils renseignent sur les facteurs de risque, mais pas sur la vitesse à laquelle votre corps transforme l’énergie. Ici aussi, une valeur seule ne constitue pas encore une évaluation : celle-ci ne prend sens qu’en tenant compte de vos antécédents.

Message essentiel

Il n’existe pas de valeur biologique indiquant la vitesse du métabolisme. Les analyses sanguines décrivent certaines voies métaboliques, et non la dépense énergétique totale.

Les taux de thyroïde sont la raison la plus fréquente pour laquelle beaucoup de personnes pensent d’abord au sang en cas de fatigue ou de variation de poids. Ils décrivent la régulation d’un système qui influence la dépense énergétique. Un résultat anormal doit être examiné dans un cabinet médical et non interprété soi-même ; les plages de référence du laboratoire qui a établi le compte rendu sont toujours déterminantes.

Quelle méthode répond à quelle question

Mises côte à côte, les quatre méthodes révèlent combien elles ont peu de points communs. Elles diffèrent à chaque ligne, et c’est la quatrième ligne qui est à l’origine de la plupart des achats inadaptés.

Critère Calorimétrie indirecte Analyse génétique Analyses sanguines Impédance bioélectrique
Ce qui est mesuré Absorption d’oxygène et rejet de dioxyde de carbone Variantes individuelles du patrimoine génétique Concentrations de certaines substances dans le sang Résistance électrique des tissus
Échantillon ou méthode Air expiré sous une hotte ou avec un masque Salive Sang Faible courant alternatif par l’intermédiaire d’électrodes
Lieu de réalisation Cabinet médical ou institut, pas à domicile Prélèvement à domicile, analyse en laboratoire Cabinet médical ou prélèvement à domicile Cabinet médical, salle de sport ou balance à domicile
Mesure le métabolisme de repos Oui, comme valeur mesurée Non Non Non, uniquement comme valeur calculée à partir d’une formule
Change Avec la masse musculaire, la maladie et le poids Jamais, le résultat vaut toute la vie Sur plusieurs semaines ou mois Dès le même jour, avec l’équilibre hydrique
Répond à la question Quelle quantité d’énergie est-ce que je dépense au repos Quelles prédispositions ai-je Une voie métabolique se situe-t-elle dans la plage définie De quoi est composé mon poids corporel

Le tableau explique aussi pourquoi il n’existe pas de meilleure analyse métabolique. Les quatre méthodes ne sont pas en concurrence : elles répondent à des questions différentes. C’est la question que l’on se pose qui détermine d’abord quelle méthode entre en ligne de compte.

Analyse d’impédance bioélectrique : composition corporelle, pas métabolisme

L’analyse d’impédance bioélectrique fait circuler un faible courant alternatif dans le corps et mesure la résistance que les tissus lui opposent. Les muscles et l’eau conduisent bien l’électricité, tandis que la graisse la conduit mal. La composition corporelle est calculée à partir de cette différence.

Ce qu’elle permet d’obtenir a été décrit par le groupe de travail de l’ESPEN autour de Kyle dans Clinical Nutrition (2004) : la méthode détermine la masse maigre et l’eau corporelle totale. D’autres paramètres, comme la masse cellulaire corporelle et la répartition de l’eau entre l’intérieur et l’extérieur des cellules, nécessitent, selon le même article, une validation supplémentaire.

Le même article précise également la condition de validité des valeurs : elles s’appliquent aux personnes ne présentant pas de perturbations importantes de l’équilibre hydrique et électrolytique, et lorsque les équations sont adaptées au groupe de population, à l’âge et au tableau clinique concernés. C’est pourquoi la même balance affiche des valeurs différentes le matin et le soir.

De nombreux appareils affichent également un métabolisme basal. Cette valeur ne provient pas d’une mesure de la dépense, mais d’une formule qui convertit la masse maigre estimée en kilocalories. Il s’agit d’un résultat de calcul reposant sur deux étapes d’estimation successives et qu’il ne faut donc pas confondre avec une mesure des gaz respiratoires.

La bioimpédance reste néanmoins utile comme mesure de suivi. En mesurant toujours à la même heure, dans les mêmes conditions et avec le même appareil, on observe les changements sur plusieurs semaines de manière plus fiable qu’avec une balance ordinaire. La valeur isolée est peu informative, la série l’est beaucoup.

Le chapitre en un coup d’œil

L’analyse d’impédance bioélectrique détermine la masse maigre et l’eau corporelle totale, pas la dépense énergétique. Ses valeurs ne sont valables que si l’équilibre hydrique et électrolytique est stable et si les équations de calcul sont adaptées (Kyle et groupe de travail de l’ESPEN, Clinical Nutrition, 2004). Le métabolisme basal affiché par de nombreux appareils est une valeur calculée dérivée. Pour obtenir une valeur mesurée, il faut une mesure des gaz respiratoires.

Déroulement d’une mesure au repos

Une mesure au repos n’a rien de spectaculaire, mais elle est soumise à certaines conditions. Si on ne les respecte pas, on ne mesure pas le métabolisme de repos, mais le travail digestif du dernier repas ou l’effet postcombustion du trajet jusqu’au cabinet.

Étape 1

Intervalle depuis le dernier repas

Le rendez-vous doit être suffisamment éloigné de la dernière prise alimentaire, sinon l’appareil mesure aussi la digestion.

Étape 2

Se reposer avant la mesure

Tu es allongé ou assis, détendu, éveillé et sans effort au préalable. Faire du sport le même jour fausse le résultat.

Étape 3

Mesurer jusqu’à stabilisation des valeurs

La hotte ou le masque recueille l’air expiré. On analyse la phase pendant laquelle les valeurs fluctuent à peine.

Étape 4

Deux chiffres dans le compte rendu

Au final, on obtient le métabolisme de repos en kilocalories par jour et le quotient respiratoire, qui renseigne sur le mélange de substrats.

La rigueur avec laquelle il faut respecter l’intervalle après le repas dépend de l’objectif. Mtaweh et ses collègues (2018) indiquent que la mesure doit avoir lieu plus de cinq heures après une prise alimentaire si seul le métabolisme de repos intéresse et que la part liée à la digestion doit être exclue.

Concernant la durée de mesure, le même article donne un exemple en médecine intensive : chez des patientes et patients ventilés, cinq minutes avec une variabilité de cinq pour cent peuvent avoir la même valeur informative que trente minutes avec dix pour cent. Pour une mesure en respiration spontanée, le protocole est différent, mais le principe reste le même : c’est la phase stable qui compte, pas la durée totale.

Trois hypothèses courantes et ce qu’il en reste

Trois phrases reviennent particulièrement souvent dans les discussions sur les analyses métaboliques. Toutes trois contiennent une part de vérité, mais toutes trois mènent dans la mauvaise direction lorsqu’on les prend au pied de la lettre.

Hypothèse et preuve

Répandu

« Une analyse métabolique me dit combien de calories je dépense par jour. »

Étayé

Seule la mesure des gaz respiratoires fournit cette valeur. Elle est considérée comme la référence absolue pour déterminer la dépense énergétique (Delsoglio et ses collègues, Journal of Clinical Medicine, 2019). Les analyses génétiques, les valeurs sanguines et la bio-impédance ne la fournissent pas.

Répandu

« Ma balance d’analyse corporelle me montre mon métabolisme. »

Étayé

L’analyse par bio-impédance détermine la masse maigre et l’eau corporelle totale, et ce uniquement lorsque l’équilibre hydrique et électrolytique est stable (Kyle et groupe de travail de l’ESPEN, Clinical Nutrition, 2004). La dépense énergétique n’en fait pas partie.

Répandu

« Une analyse sanguine montre si mon métabolisme est lent. »

Étayé

Les valeurs sanguines ont des seuils définis pour certaines voies métaboliques, par exemple une valeur d’HbA1c à partir de 6,5 % pour le diagnostic du diabète (Société allemande du diabète, 2025). Il n’existe pas de valeur de laboratoire indiquant la vitesse du métabolisme.

Le point commun aux trois phrases est une confusion entre l’état et la dépense. Les appareils, les valeurs sanguines et la composition corporelle décrivent des états. La dépense est un taux, et les taux se mesurent dans le temps.

Combien coûte une analyse métabolique et pourquoi aucun chiffre n’est indiqué ici

Cet article n’indique volontairement aucun chiffre concernant le coût d’une calorimétrie indirecte ou d’une spiroergométrie. La raison est simple : mybody®x (MYBODY Lab GmbH) ne propose pas ces deux méthodes, et nos textes indiquent exclusivement nos propres prix.

Une fourchette de prix provenant d’un tiers serait un chiffre dont personne ici n’assumerait la responsabilité. Elle devient obsolète sans qu’on s’en aperçoive, dépend du prestataire, de l’étendue de la prestation et de l’inclusion ou non d’un accompagnement. Lorsqu’on la lit dans un article, on la considère malgré tout comme une information venant de nous. C’est pourquoi nous vous donnons ici l’indication la plus honnête : demandez au prestataire, avant de réserver, quelle est la méthode utilisée et ce qui est compris dans le prix.

Deux questions sont plus fiables que n’importe quelle indication de prix. Premièrement : la mesure est-elle effectuée au repos ou pendant un effort ? Deuxièmement : le compte rendu indique-t-il à la fin une dépense énergétique au repos en kilocalories par jour ? Si l’on obtient une réponse aux deux, on sait ce que l’on paie. Notre article Où faire réaliser une analyse métabolique explique où effectuer chaque type de mesure.

La même règle s’applique à notre propre offre, mais dans l’autre sens : le prix est indiqué avec sa date de référence et peut être vérifié à tout moment sur la page du produit.

Ce que couvre un test réalisé à partir d’un échantillon de salive et ce qu’il ne couvre pas

Parmi les quatre méthodes, une seule peut raisonnablement être commencée à domicile : l’analyse génétique. L’échantillon est obtenu par frottis de l’intérieur de la joue, puis le reste se déroule en laboratoire. L’analyse est réalisée sous pseudonyme, la transmission est chiffrée, et l’échantillon de salive ainsi que la séquence sont détruits deux mois après l’analyse.

Pour que les attentes soient claires, le manque d’information doit apparaître au même endroit que l’offre. Au 27/08/2026, la page du produit d’analyse ADN du métabolisme ne mentionne aucun rapport sur le métabolisme de repos, le taux d’oxydation des graisses ou le quotient respiratoire. Si tu recherches ces trois valeurs, tu ne les trouveras pas dans ce rapport, mais uniquement dans une mesure des gaz respiratoires.

Analyse ADN du métabolisme de mybody®x (MYBODY Lab GmbH), kit de test pour l’échantillon de salive

Test ADN à partir de salive

Analyse ADN du métabolisme | avec programme de 28 jours & livre de recettes

Analyse les variantes génétiques à partir d’un échantillon de salive et évalue les prédispositions pour certaines voies métaboliques. Elle ne mesure ni le métabolisme de repos ni le quotient respiratoire, et n’indique pas de taux d’oxydation des graisses ; une mesure des gaz respiratoires est nécessaire pour cela. Elle ne pose aucun diagnostic et ne prédit pas la réussite d’une perte de poids.

Prix 197,00 €, trois variantes jusqu’à 277,00 € Au 27/08/2026, susceptible de modification
Type d’échantillon Salive
Délai de traitement Expédition du kit sous 1 à 3 jours ouvrés
Évaluation en laboratoire sous 15 à 25 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Laboratoire Aucune indication de localisation sur la page du produit
Indication figurant sur la page du produit, consultée le 27/08/2026
Voir l’analyse ADN du métabolisme

La méthode utilisée est le génotypage de SNP. On lit certaines positions du patrimoine génétique qui diffèrent d’une personne à l’autre, et non l’ensemble du génome. Comme ces positions ne changent pas au cours de la vie, le résultat est considéré comme définitif et n’a pas besoin d’être renouvelé.

Si tu as besoin de connaître tes besoins énergétiques mais ne veux pas faire de mesure, une formule d’estimation peut t’aider. Elle fournit une valeur approximative à partir de l’âge, de la taille, du poids et du sexe. C’est moins précis qu’une mesure et souvent suffisant comme valeur de référence.

Pour qui chaque analyse est-elle utile ?

L’intérêt d’une analyse métabolique dépend moins de la méthode que de ce que tu en fais ensuite. Un chiffre que personne ne traduit en décision est une information coûteuse.

Pertinent pour toi si…

tu estimes tes besoins énergétiques depuis des mois et veux disposer d’une valeur de référence mesurée sur laquelle t’appuyer. Dans ce cas, la mesure des gaz respiratoires au repos est la bonne voie.

tu prévois de toute façon de modifier ton alimentation et veux savoir quelles prédispositions tu as pour certaines voies métaboliques. L’analyse génétique est alors adaptée.

tu as des troubles qui évoquent le métabolisme des sucres ou de la thyroïde. Dans ce cas, les analyses sanguines sont plus utiles, et leur interprétation relève d’un cabinet médical.

Plutôt non, si…

tu attends un diagnostic. Aucune des quatre méthodes n’en fournit un, pas même la mesure des gaz respiratoires. Elle donne un chiffre, pas une explication à tes troubles.

vous en attendez une garantie de perte de poids. Une valeur mesurée ne change rien tant que rien n’est ensuite fait différemment.

vous êtes actuellement fortement déshydraté ou souffrez d’une maladie entraînant une modification de l’équilibre hydrique et vous prévoyez une mesure par bioimpédance. Dans ce cas, les valeurs ne sont pas fiables.

Limites : ce qu’aucune de ces méthodes ne permet de déterminer

Aucune des quatre méthodes n’explique pourquoi votre poids évolue comme il évolue. Elles fournissent des éléments : un taux, un profil de prédispositions, certaines valeurs biologiques, une composition. L’explication n’apparaît que lorsque quelqu’un met ces éléments en relation avec vos antécédents.

Aucune de ces méthodes ne remplace un examen médical. Une mesure des gaz respiratoires n’est pas un diagnostic, un échantillon de salive ne permet pas de prédire une maladie et une balance d’analyse corporelle ne constitue pas un compte rendu médical. Toute personne qui perd du poids sans explication, qui est constamment épuisée ou qui présente des valeurs sanguines anormales doit consulter un médecin, et non se rendre dans une cabine de mesure.

Même la dépense énergétique au repos mesurée a ses limites. Il s’agit d’une valeur correspondant au jour de la mesure. Elle évolue avec la masse musculaire, le poids, les maladies et les médicaments, et ne dit rien de la quantité réelle d’activité physique.

Et l’analyse génétique décrit des probabilités au sein de groupes de population, pas une détermination pour chaque personne. Elle sert au conseil en matière d’alimentation et de mode de vie ; ce n’est pas une procédure diagnostique et elle ne remplace ni un examen médical ni un avis médical.

Ce qui compte au final

Si vous ne retenez qu’une seule action de cet article, que ce soit celle-ci : avant toute réservation et avant tout achat, posez exactement une question. Quelle grandeur figurera à la fin dans le compte rendu ?

Cette question permet de trier tout le reste. Des kilocalories par jour et un quotient respiratoire indiquent une mesure des gaz respiratoires. Un génotype indique une analyse de salive. Un intervalle de référence indique une analyse sanguine. Un pourcentage de masse grasse indique une bioimpédance. Quatre réponses, quatre calculs différents, quatre conséquences différentes.

Tout a commencé par le constat que l’analyse métabolique n’est pas un terme protégé. C’est précisément pour cela que la question de la grandeur indiquée dans le compte rendu est si utile : elle fonctionne même lorsque le terme lui-même ne révèle plus rien.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une analyse métabolique exactement ?

Le terme n’est pas protégé et désigne au moins quatre méthodes différentes : la calorimétrie indirecte par l’analyse des gaz respiratoires, l’analyse génétique à partir d’un échantillon de salive, les paramètres métaboliques mesurés dans le sang et l’analyse d’impédance bioélectrique. Seule la première mesure la dépense énergétique. Elle est considérée comme la méthode de référence pour déterminer la dépense énergétique (Delsoglio et ses collègues, Journal of Clinical Medicine, 2019). Avant toute réservation, il vaut donc la peine de demander laquelle de ces quatre méthodes est utilisée.

Une analyse ADN du métabolisme mesure-t-elle mon métabolisme de base ?

Non. Une analyse génétique lit des variants du patrimoine génétique et décrit des prédispositions. Une dépense énergétique est un taux mesuré au fil du temps, et cette information ne figure pas dans un échantillon de salive. De plus, au 27.08.2026, la page produit de l’analyse ADN du métabolisme ne mentionne aucun rapport sur la dépense énergétique au repos, le taux d’oxydation des graisses ou le quotient respiratoire. Si tu as besoin d’un nombre de kilocalories mesuré, il te faut une mesure des gaz respiratoires.

Quand ce sujet doit-il être abordé dans un cabinet médical ?

Dès que des symptômes sont en cause : perte de poids involontaire, fatigue persistante, soif intense, infections récurrentes ou résultat de laboratoire anormal. Dans sa recommandation pratique de 2025, la Société allemande du diabète définit des seuils clairs à partir desquels un diabète est diagnostiqué. De telles valeurs doivent être interprétées par un médecin et non par soi-même. Une analyse du métabolisme ne remplace pas cette étape.

Quelle est la différence avec l’analyse par bio-impédance ?

L’analyse par bio-impédance détermine la composition de ton corps, c’est-à-dire la masse maigre et l’eau corporelle totale, uniquement lorsque l’équilibre hydrique et électrolytique est stable (Kyle et groupe de travail ESPEN, Clinical Nutrition, 2004). Le métabolisme de base, que de nombreux appareils affichent également, est calculé à partir de ces estimations. En revanche, une mesure des gaz respiratoires mesure directement la dépense énergétique, à partir de l’absorption d’oxygène et du rejet de dioxyde de carbone.

À quelle fréquence faut-il répéter une analyse du métabolisme ?

Cela dépend de la méthode. Un résultat génétique reste valable toute la vie, car les positions analysées dans le patrimoine génétique ne changent pas. Les valeurs sanguines décrivent un instant donné et sont contrôlées tous les six à douze mois selon la question posée. Une mesure des gaz respiratoires est un instantané et mérite d’être répétée lorsque le poids ou la masse musculaire ont nettement changé.

Étape suivante

D’abord la question, ensuite la méthode

Si l’aspect génétique t’intéresse et que tu prévois de toute façon de modifier ton alimentation, l’analyse ADN du métabolisme est la solution. Si tu as seulement besoin d’une estimation approximative de tes besoins énergétiques, tu peux la calculer toi-même en deux minutes. Ni l’une ni l’autre ne remplace un avis médical.

Voir l’analyse ADN du métabolisme Estimer soi-même ses besoins

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Où faire réaliser une analyse du métabolisme

La question pratique qui se pose ensuite, lorsque vous avez choisi l’une des quatre méthodes.

Sources

  1. Delsoglio M, Achamrah N, Berger MM, Pichard C : Indirect Calorimetry in Clinical Practice. Journal of Clinical Medicine, volume 8, numéro 9, article 1387 (2019) – mdpi.com
  2. Mtaweh H, Tuira L, Floh AA, Parshuram CS : Indirect Calorimetry – History, Technology, and Application. Frontiers in Pediatrics, volume 6, article 257 (2018) – frontiersin.org
  3. Landgraf R et al. pour la Société allemande du diabète : Definition, Klassifikation, Diagnostik und Differenzialdiagnostik des Diabetes mellitus – Update 2025. Diabetologie und Stoffwechsel, volume 20, pages S127–S143 (2025) – ddg.info
  4. Kyle UG et al. pour le groupe de travail ESPEN : Bioelectrical impedance analysis – part I: review of principles and methods. Clinical Nutrition, volume 23, numéro 5, pages 1226–1243 (2004) – pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

La citation littérale concernant le gold standard et l’indication selon laquelle la dépense énergétique de repos représente les deux tiers de la dépense énergétique totale chez les adultes en bonne santé et peu actifs proviennent de la source [1]. Les valeurs du quotient respiratoire, l’équation de Weir, l’indication concernant un intervalle de plus de cinq heures depuis le dernier repas et l’exemple de durée de mesure proviennent de [2]. Les seuils diagnostiques de l’HbA1c, de la glycémie plasmatique à jeun et de l’épreuve d’hyperglycémie provoquée proviennent de [3], tandis que les informations sur l’analyse d’impédance bioélectrique et ses conditions préalables proviennent de [4]. La phrase citée au sujet des thèses sous-jacentes aux régimes métaboliques est de la Verbraucherzentrale (état en 2022) ; elle est attribuée dans le corps du texte à l’institution et à la date, et ne figure donc pas dans cette liste. Les informations concernant le prix, les variantes, le type d’échantillon et le laboratoire proviennent de la page produit de mybody®x, consultée le 27.08.2026 ; les délais de traitement suivent la directive centrale applicable aux tests ADN. Toutes les sources ont été consultées et vérifiées le 27.08.2026.

Certificat / label de qualité mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Équipe éditoriale et scientifique de mybody®x

Sciences de la nutrition Métabolisme énergétique Génétique et analyse des SNP Diagnostic de laboratoire

Cet article a été réalisé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. L’équipe réunit des compétences en sciences de la nutrition, en métabolisme énergétique, ainsi qu’en analyse de données génétiques et de laboratoire. Les personnes qui y ont contribué sont présentées sur la page des auteurs.

Publié le 07.07.2025 · Dernière mise à jour le 27.08.2026

Ces contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge : les indications figurant sur votre compte rendu sont toujours déterminantes.

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