Vieillir plus vite : quelles causes accélèrent le processus et quel rôle joue la prédisposition génétique
L’essentiel en bref
Vieillir plus vite tient moins à l’année de naissance qu’à ce qui s’accumule dans les cellules au fil des années. Cet article documente six accélérateurs avec leurs sources : le tabagisme, l’alcool, le manque d’activité physique, les rayons UV, une durée de sommeil située à la limite inférieure ou supérieure, ainsi que la solitude. D’après les données issues d’études sur les jumeaux, l’héritabilité de la durée de vie est d’environ un quart, et inférieure selon une correction plus récente.
Ce texte n’énumère pas douze points, comme le font les titres accrocheurs. Il présente six facteurs étayés par des preuves, indique pour chacun la solidité de ces preuves et distingue clairement ce que tu peux influencer de ce qui relève de la prédisposition.
Le chapitre 1 clarifie le concept. Le chapitre 2 présente les ordres de grandeur, et le chapitre 3 les six accélérateurs en un coup d’œil. Le chapitre 5 réfute trois idées reçues. Le chapitre 6 propose une auto-évaluation sans score, et le chapitre 7 explique ce qu’une analyse génétique peut apporter sur l’ensemble de ces questions et où s’arrêtent ses limites.
Ce qui t’attend dans cet article
1. Vieillir plus vite : ce que cela signifie et ce que cela ne signifie pas
2. Quelle est l’ampleur des leviers
3. Six accélérateurs pour lesquels des preuves existent
4. Pourquoi la peau est la première à le montrer
5. Trois idées reçues sur le vieillissement
6. Ton auto-évaluation : six questions
7. Ce que la prédisposition génétique apporte et ce qu’un test ADN révèle
8. Ce que tu peux faire dès maintenant
Questions fréquentes
Sources
Vieillir plus vite : ce que cela signifie et ce que cela ne signifie pas
Quand quelqu’un dit qu’il vieillit plus vite, il parle rarement de sa date de naissance. Il veut dire qu’il lui faut plus de temps pour récupérer après une courte nuit qu’il y a dix ans, ou que son visage dans le miroir paraît plus fatigué que ce qu’il ressent intérieurement. Cette observation n’est pas imaginaire : elle a une correspondance biologique.
L’Organisation mondiale de la santé décrit en substance le vieillissement comme l’accumulation, au fil du temps, de divers dommages moléculaires et cellulaires, c’est-à-dire d’erreurs dans les plus petites unités constitutives de l’organisme et dans les cellules elles-mêmes (OMS, 2025). Il en résulte une diminution progressive des capacités physiques et mentales. La précision essentielle de l’OMS est la suivante : ces changements ne suivent ni une progression linéaire ni le même rythme chez tout le monde, et ils ne sont que faiblement liés à l’âge en années.
Message clé
Vieillir correspond à l’accumulation de dommages dans les cellules et les molécules, et n’est que faiblement lié à l’âge ; une partie des différences entre les personnes est génétique, mais la plus grande part tient à l’environnement et aux conditions de vie (OMS, 2025).
La différence entre une cause et un accélérateur
Le vieillissement lui-même n’a pas de cause que l’on pourrait supprimer. C’est le processus fondamental. Ce qui peut être influencé, c’est sa vitesse. C’est pourquoi cet article emploie le mot accélérateur, et non le mot cause, lorsque la précision l’exige. La nature fondamentale du vieillissement et les processus qui le sous-tendent sont expliqués en détail dans l’article Processus de vieillissement.
La deuxième distinction concerne la direction. Ce texte est la liste des causes, pas celle des solutions. Ce que tu peux faire contre l’accélération est rassemblé dans Ralentir le processus de vieillissement. Il s’agit ici de savoir d’abord sur quoi tu peux réellement agir.
Et la troisième distinction est la plus inconfortable. Six facteurs pour lesquels des preuves existent dans l’état actuel des sources ne sont pas la même chose que six facteurs qui existent tout court. Cette liste ne prétend pas être exhaustive. Elle recense ce qui peut être formulé avec une institution et une année. Tout le reste en est exclu, même si cela figure dans des guides pratiques.
L’ampleur des leviers
Avant d’aborder les différents facteurs, il vaut la peine de s’intéresser aux ordres de grandeur. Quatre chiffres permettent de situer le sujet. Ils proviennent de quatre sources différentes et ne peuvent pas être combinés, car ils mesurent des éléments différents : années de vie perdues, quantités d’activité physique recommandées, probabilité de décès et part héréditaire. Pourtant, lorsqu’on les met côte à côte, on voit immédiatement où se situent les principaux leviers.
Quatre chiffres pour situer les ordres de grandeur
8 ans
espérance de vie moyenne perdue en cas de décès prématuré dû au tabagisme et au tabagisme passif, et jusqu’à 20 à 25 ans dans certains cas (DKFZ, 2004)
min. 150–300 min
activité d’endurance modérée par semaine pour les adultes, ou au moins 75 à 150 minutes d’activité intense (OMS, 2020)
+26 %
probabilité de décès plus élevée en cas de solitude, selon une synthèse de nombreuses études individuelles (Holt-Lunstad et al., 2015)
environ ¼
Héritabilité de la durée de vie chez des jumeaux danois, soit 26 % chez les hommes et 23 % chez les femmes (Herskind et al., 1996)
Source : Centre allemand de recherche sur le cancer 2004 ; OMS et Bull et al. 2020 ; Holt-Lunstad et al. 2015 ; Herskind et al. 1996
Le quatrième chiffre est le plus important, car c’est lui qui permet de situer les trois autres. L’héritabilité désigne la part des différences entre les personnes qui peut être attribuée statistiquement aux facteurs génétiques. Si cette part est d’environ un quart, les trois quarts restants relèvent de tout le reste. C’est dans cet espace qu’agissent les trois premiers chiffres.
Six accélérateurs étayés par des preuves
Pour chaque facteur, le tableau présente trois éléments : ce que la source établit, le chiffre qu’elle fournit à ce sujet et la question que tu peux te poser. La dernière colonne ne comporte volontairement aucun chiffre. Elle sert de préparation à une discussion au cabinet médical, et non d’auto-évaluation.
| Facteur | Ce qui est établi | Le chiffre | Ce que tu peux vérifier toi-même |
|---|---|---|---|
| Tabagisme | Le tabagisme actif et passif entraînent une mort prématurée ; les maladies cardiovasculaires, les maladies pulmonaires et les accidents vasculaires cérébraux passent avant le cancer dans ce classement (DKFZ, 2004). | en moyenne 8 années de vie, et 20 à 25 dans certains cas (DKFZ, 2004) | Fumes-tu toi-même, ou séjournes-tu dans des pièces où l’on fume ? |
| Alcool | L’alcool joue un rôle causal dans plus de 200 maladies et blessures ; même de faibles quantités comportent des risques (d’après l’OMS, 2024). | environ 2,6 millions de décès dans le monde en 2019 (OMS, 2024) | Au cours de combien de soirées la semaine dernière as-tu bu, et quelle part relevait de l’habitude ? |
| Inactivité physique | Pour les adultes, une quantité hebdomadaire d’activité d’endurance est recommandée ; elle s’accompagne, au moins deux jours par semaine, d’exercices de renforcement de tous les grands groupes musculaires (OMS et Bull et coll., 2020). | au moins 150 à 300 minutes d’activité modérée ou 75 à 150 minutes d’activité intense par semaine (OMS, 2020) | Atteins-tu cette quantité hebdomadaire lorsque tu comptes honnêtement au lieu d’estimer ? |
| Rayonnement UV | Une exposition excessive aux UV peut entraîner un vieillissement cutané prématuré ; les UVA constituent la composante à grandes longueurs d’onde de la lumière solaire qui pénètre profondément dans la peau (BfS, état en 2026). | aucun chiffre dans la référence | Combien de temps as-tu été exposé sans protection au soleil l’été dernier, en incluant les séances de solarium ? |
| Durée de sommeil extrême | Dans une étude observationnelle portant sur 241 713 participants, la durée du sommeil et l’âge biologique estimé, c’est-à-dire la mesure utilisée dans l’étude, étaient liés selon une courbe en U ; aucun lien de causalité n’a été démontré (Wang et coll., 2024). | 5 heures ou moins, ainsi que 9 heures ou plus, par rapport à 7 heures par jour (Wang et coll., 2024) | Quelle est la durée de ton sommeil les jours ouvrés, et dans quelle mesure diffère-t-elle le week-end ? |
| Solitude | Dans une méta-analyse, c’est-à-dire une synthèse statistique de nombreuses études individuelles, la solitude était associée à une probabilité de décès plus élevée, comparable à celle de facteurs de risque établis (Holt-Lunstad et coll., 2015). | Solitude +26 %, isolement social +29 %, vie en solitaire +32 % (Holt-Lunstad et coll., 2015) | Avec qui as-tu eu, au cours des sept derniers jours, une conversation de plus de cinq minutes ? |
Deux précisions concernant le tableau. Le chiffre sur le tabagisme provient d’une ancienne analyse du Centre allemand de recherche sur le cancer datant de 2004 ; il a donc plus de vingt ans, et c’est précisément pour cela que l’année est indiquée. Par ailleurs, les chiffres de Holt-Lunstad décrivent la probabilité de décès, et non le rythme du vieillissement. Les deux notions sont liées, mais ne sont pas identiques.
Pour l’activité physique, il vaut la peine d’examiner attentivement le volume hebdomadaire, car il est plus faible que ne le laissent penser les articles consacrés au sport. L’article Quelle quantité de vélo est suffisante détaille comment une telle quantité se répartit au quotidien pour une seule activité sportive.
Pourquoi la peau le montre en premier
Parmi les six facteurs, le rayonnement UV est le seul dont vous pouvez suivre les effets dans le miroir. Cela en fait le meilleur point de départ pour aborder le sujet, car il traduit l’évocation abstraite des dommages moléculaires en quelque chose de visible. L’Office fédéral de la radioprotection décrit le processus jusque dans les fibres du tissu conjonctif.
Source documentée
« Les rayons UV-A pénètrent profondément dans la peau et y provoquent notamment la formation de ce que l’on appelle des “radicaux libres”, lesquels peuvent à leur tour endommager le collagène du tissu conjonctif. Parallèlement, la formation de nouveau collagène est empêchée. »
Office fédéral de la radioprotection
Effets à long terme (rayonnement UV), état en 2026
Le collagène est la protéine qui donne sa fermeté à la peau, une sorte d’armature de soutien sous la surface. Le passage décrit un double processus : le collagène existant est endommagé et son renouvellement ne se fait plus. L’Office fédéral de la radioprotection mentionne comme conséquences des lésions permanentes du tissu conjonctif et la formation de rides, et cite les bains de soleil ainsi que l’utilisation des solariums comme facteurs de risque du vieillissement cutané prématuré.
Pour comprendre l’ensemble du sujet, c’est instructif. Le facteur n’agit pas parce qu’une seule journée au soleil est nocive, mais par accumulation. Il en va exactement de même pour les cinq autres, simplement sans reflet dans le miroir. Si vous souhaitez approfondir la structure de la peau et les moyens de protection, vous trouverez ces informations dans l’article Vieillissement cutané.
Trois idées fausses sur le vieillissement
Ces trois affirmations circulent. Toutes trois semblent raisonnables. Toutes trois ne résistent pas à l’examen des sources.
Vérification des mythes
Répandu
« Vieillir est purement génétique. Mes parents ont vécu longtemps, alors cela devrait bien fonctionner pour moi. »
Établi
Dans les données danoises sur les jumeaux, l’héritabilité de la durée de vie s’élevait à 26 % chez les hommes et à 23 % chez les femmes ; les auteurs considèrent la durée de vie comme seulement modérément héréditaire (Herskind et al., 1996). Une analyse ultérieure, après correction, aboutit en substance à un taux nettement inférieur à 10 % (Ruby et al., 2018).
Répandu
« Un verre de vin par jour est bon pour la santé. »
Établi
En substance, selon l’OMS, même de petites quantités d’alcool présentent des risques pour la santé ; les dommages les plus importants sont liés à une consommation élevée, épisodique ou chronique (OMS, 2024).
Répandu
« Dormir beaucoup est toujours préférable. »
Établi
La relation suivait une courbe en U : 9 heures de sommeil ou plus étaient associées, par rapport à 7 heures par jour, à un vieillissement tout aussi rapide selon les marqueurs de l’étude que 5 heures ou moins. Étude observationnelle, sans preuve de causalité (Wang et al., 2024).
Pourquoi deux chiffres sur l’héritabilité figurent-ils côte à côte ?
La première erreur mérite un complément, car les deux chiffres sont très éloignés. Une étude sur les jumeaux compare des personnes qui partagent tout ou partie de leur patrimoine génétique et déduit de la différence la part héréditaire. Herskind et ses collègues ont ainsi analysé 2 872 paires de jumeaux danois nés entre 1870 et 1900 et sont parvenus à environ un quart.
Les travaux de Ruby et de ses collègues, publiés en 2018, s’attaquent à un biais lié aux données familiales : les partenaires se ressemblent sur des caractéristiques qui influencent la durée de vie, ce qui donne l’impression que la part héréditaire est plus importante qu’elle ne l’est réellement. Après cette correction, l’héritabilité pour les personnes nées au XIXe et au début du XXe siècle était, en substance, nettement inférieure à 10 % (Ruby et al., 2018). Pour toi, cela signifie la même chose dans les deux cas : le cadre est fixé, pas le contenu.
Ton auto-évaluation : six questions
Ces six questions ne donnent aucun score. Elles ne produisent ni résultat ni classement, et ne constituent pas une valeur de test. Leur seul objectif est qu’après les avoir lues, tu n’aies pas en tête six facteurs abstraits, mais six réponses concrètes te concernant. Réponds-y par écrit : cela change ce qui reste en mémoire.
Tabac et alcool
Fumes-tu ou passes-tu du temps dans des pièces enfumées ? Et lors de combien des sept dernières soirées un verre d’alcool s’est-il trouvé devant toi sans que tu l’aies prévu ? Préparation à la conversation au cabinet médical, pas d’autodiagnostic.
Activité physique et soleil
Combien de minutes d’activité d’endurance as-tu réellement accumulées au cours de la semaine passée, en les comptant honnêtement plutôt qu’en les estimant ? Et comment as-tu protégé ta peau l’été dernier, aussi bien pendant les jours de vacances que sur le trajet domicile-travail ?
Sommeil et proximité
Quelle est ta durée réelle de sommeil les jours ouvrés, et dans quelle mesure varie-t-elle le week-end ? Et avec qui as-tu eu, au cours des sept derniers jours, une conversation qui dépassait les questions d’organisation ?
Si l’une de ces réponses vous a surpris, l’auto-évaluation est réussie. Il ne s’agit pas d’ouvrir six chantiers à la fois. Une seule réponse qui vous préoccupe suffit amplement pour les prochaines semaines.
Le chapitre en un coup d’œil
Dès aujourd’hui, vous pouvez agir sur votre comportement : tabac, alcool, activité physique, protection solaire, horaires de sommeil, contacts avec les autres. Vous pouvez faire mesurer deux choses : votre prédisposition au moyen d’un test ADN réalisé à partir d’un échantillon de salive, c’est-à-dire de la salive que vous prélevez vous-même, et vos valeurs actuelles au moyen d’une analyse sanguine. Tout ce qui est nouveau ou persiste doit être abordé avec un médecin : fatigue inexpliquée, grains de beauté modifiés, troubles du sommeil durant plusieurs semaines.
Ce que la prédisposition génétique apporte et ce que montre un test ADN
Reste la question qui sous-tend cette recherche : quelle part de tout cela est-elle déjà déterminée chez moi ? Les deux chiffres du chapitre 5 apportent la réponse. Elle surprend. Même selon l’estimation la plus élevée, la part héréditaire de la durée de vie reste de l’ordre d’un quart.
Une variation génétique n’est rien d’autre qu’une petite différence naturelle dans le patrimoine génétique, qui varie d’une personne à l’autre. Ces variations modifient les probabilités au sein de groupes de population. Elles ne déterminent rien pour vous en tant qu’individu. Une prédisposition n’est pas une fatalité.
C’est pourquoi, avant de présenter un produit, formulons une phrase claire : un test ADN ne mesure pas l’âge. Il ne calcule pas l’âge biologique. Il ne mesure rien sur votre corps et n’indique pas à quelle vitesse vous vieillissez. Si c’est précisément ce que vous voulez savoir, il faut recourir à d’autres méthodes ; les explications correspondantes figurent dans Test de l’âge biologique.
Ce qu’une analyse génétique peut apporter est différent et plus modeste : elle montre dans quels domaines vos prédispositions s’écartent de la moyenne et vous donne ainsi un point de départ pour les décisions que vous devez de toute façon prendre. Chez mybody®x (MYBODY Lab GmbH), le test de longévité est consacré à ce sujet.
Test ADN à partir d’un échantillon de salive
Longévité | Test ADN ALL IN ONE
Le test analyse plus de 170 variations génétiques et présente le résultat dans 74 rapports d’analyse, sur environ 240 pages, avec en complément une évaluation de plus de 1 000 aliments. Il indique une prédisposition sous forme de probabilité au sein de groupes de population. Il ne mesure ni un âge ni une vitesse de vieillissement. Il ne pose pas de diagnostic.
une fois dans la vie, prélèvement à domicile, envoi au laboratoire par courrier
L’objection est évidente : si la part héréditaire est faible, à quoi sert donc une analyse génétique ? La réponse se trouve précisément dans cet ordre de grandeur. C’est justement parce que le cadre est étroit que presque tout se joue dans le comportement. Celui qui sait où sa prédisposition s’écarte de la moyenne peut agir plus précisément sur son comportement à cet endroit, plutôt que de suivre simultanément toutes les recommandations destinées à tout le monde.
Tes gènes fixent le cadre. Ce que tu fais chaque jour le remplit.
Ce que tu peux faire maintenant
Le titre qui t’a amené ici promettait un chiffre. Douze éléments, douze cases à cocher. Cet article se termine par un chiffre plus petit, à savoir un.
Parmi les réponses de l’auto-évaluation, choisis celle qui t’a dérangé en l’écrivant, et change quelque chose de petit à ce sujet au cours des quatre prochaines semaines. Pas six chantiers. Un seul. Ce n’est pas un exercice de modestie, mais la conséquence des données disponibles : les six facteurs agissent par la somme de nombreux jours, et non grâce à une seule bonne résolution.
Si l’on souhaite en plus obtenir un chiffre sur soi, deux voies sont possibles. Examiner la prédisposition au moyen d’un échantillon de salive prélevé une fois dans la vie, dont le résultat reste le même. Ou examiner l’état actuel au moyen de valeurs sanguines qui évoluent. Les deux constituent des points de départ pour prendre des décisions, pas des verdicts.
Et tout ce qui est nouveau ou persiste relève du cabinet médical : une fatigue sans raison apparente, un grain de beauté qui change, ou des troubles du sommeil qui durent plusieurs semaines. Aucun article ne remplace ce rendez-vous, pas même celui-ci. Il peut seulement t’aider à y entrer avec de meilleures questions.
Questions fréquentes
Un test ADN mesure-t-il mon âge biologique ?
Non. Un test ADN ne mesure pas l’âge. Il lit des variantes génétiques, c’est-à-dire de petites différences naturelles dans le patrimoine génétique, et en déduit une prédisposition exprimée comme une probabilité au sein de groupes de population. Il est impossible d’en déduire une vitesse de vieillissement, car le patrimoine génétique ne change pas au cours de la vie, tandis que cette vitesse, elle, peut changer. Pour obtenir un chiffre sur l’état actuel, il faut recourir à des méthodes qui mesurent quelque chose dans le corps plutôt que de lire le patrimoine génétique.
Le vieillissement prématuré peut-il être inversé ?
Aucun élément ne vient étayer cela dans cet état des sources, et c’est pourquoi aucune promesse ne figure ici. Ce que l’OMS décrit en substance en 2025 est autre chose : de saines habitudes tout au long de la vie, notamment une alimentation équilibrée et l’activité physique, ainsi que l’abstention de tabac, contribuent à réduire le risque de maladies non transmissibles et à préserver les capacités physiques et mentales. Il s’agit d’une affirmation sur l’évolution à venir, et non d’un retour en arrière.
Quelle quantité de sommeil est excessive ?
Dans l'analyse de la UK Biobank réalisée par Wang et ses collègues en 2024 auprès de 241 713 participants, 9 heures ou plus par jour, comparées à 7 heures, étaient considérées comme un vieillissement plus rapide selon les marqueurs de l'étude, tout comme 5 heures ou moins. La relation était donc en forme de U. Il est important de tenir compte de la réserve des auteurs : il s'agit d'une étude observationnelle, qui n'établit donc pas de lien de causalité. Il n'est pas possible d'en déduire une recommandation concernant un nombre d'heures précis.
Pourquoi le stress chronique ne figure-t-il pas dans la liste ?
Parce qu'aucune source ne l'étaye dans cet article. La règle maison est la suivante : pas de chiffre ni de mécanisme d'action sans institution et année. Ajouter le stress comme accélérateur sans preuve serait à la fois pratique et peu rigoureux. Ce qui est étayé, c'est un point connexe : dans la méta-analyse de Holt-Lunstad et de ses collègues en 2015, la solitude et l'isolement social étaient associés à une probabilité de décès supérieure de 26 % et 29 %, respectivement. Ce chiffre ne dit rien des mécanismes sous-jacents.
Mes parents ont vécu vieux. Est-ce que cela suffit comme indication ?
Comme information rassurante, cela a une certaine valeur, mais pas comme prédiction. Dans les données danoises sur les jumeaux, l'héritabilité de la durée de vie était de 26 % chez les hommes et de 23 % chez les femmes ; les auteurs l'ont qualifiée de seulement modérément héréditaire (Herskind et al., 1996). Une analyse de données généalogiques a revu cette proportion à la baisse en 2018, car les partenaires se ressemblent pour des caractéristiques qui influent sur la durée de vie, ce qui fausse les comparaisons entre familles (Ruby et al., 2018). L'histoire familiale ne remplace donc ni vos propres habitudes ni la prévention médicale.
Étape suivante
Si vous voulez savoir où votre prédisposition s'écarte de la moyenne
Le test de longévité de mybody®x analyse un échantillon de salive que vous prélevez une seule fois au cours de votre vie. Il indique des prédispositions et ne mesure pas l'âge. Si vous ne savez pas si cela correspond à votre question : le conseil est gratuit et ne vous vend rien.
Voir le test ADN de longévité Comprendre l'âge biologiqueLire la suite
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Sources
- OMS : fiche d'information « Vieillissement et santé » (édition 2025) - who.int
- Centre allemand de recherche sur le cancer : communiqué de presse « Rauchen und Passivrauchen gefährlicher als bisher angenommen » (état en 2004) - dkfz.de
- OMS : fiche d'information « Alcohol » (état en 2024) - who.int
- OMS ; Bull FC et al. : « World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour », British Journal of Sports Medicine 54:1451–1462 (état en 2020) - europepmc.org
- Office fédéral de la radioprotection : « Langfristige Wirkungen » (rayonnement UV, état en 2026) - bfs.de
- Holt-Lunstad J. et al. : « Loneliness and social isolation as risk factors for mortality: a meta-analytic review », Perspectives on Psychological Science 10(2):227–237 (état en 2015) - europepmc.org
La définition du vieillissement et le rapport entre patrimoine génétique et environnement s'appuient sur [1], tout comme l'affirmation concernant les habitudes tout au long de la vie. La donnée sur les années de vie perdues à cause du tabagisme provient de [2] et date de 2004. Les données sur l'alcool figurent dans [3], celles sur les quantités d'activité physique dans [4], la formulation concernant l'effet des UV-A sur le collagène dans [5], et les chiffres sur la solitude et l'isolement social dans [6]. Références complémentaires : Wang X. et al., Aging Cell 23(7):e14159, 2024 (durée du sommeil et marqueurs du vieillissement, UK Biobank) ; Herskind A. M. et al., Human Genetics 97(3):319–323, 1996 (hérédité de la durée de vie chez des jumeaux danois) ; Ruby J. G. et al., Genetics 210(3):1109–1124, 2018 (correction de l'estimation de l'hérédité). Informations produit concernant le test Longevity issues des pages produit de mybody®x, consultées et vérifiées le 15.09.2026.
Équipe éditoriale et scientifique de mybody®x
Processus de vieillissement Génétique et mode de vie Analyses ADN
Ce texte est élaboré par l'équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. Chaque chiffre est vérifié auprès de l'institution citée, avec indication de l'année, et chaque information produit est vérifiée sur la page produit en ligne. Les personnes qui y contribuent figurent sur la page des auteurs.
Publié le 15.09.2026 · Dernière mise à jour le 15.09.2026
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