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La diversité du microbiome dans le bilan : ce que l’indice indique réellement

L’essentiel en bref

L’indice de diversité décrit deux choses à la fois : le nombre de groupes bactériens différents que le laboratoire a trouvés dans ton échantillon et la régularité avec laquelle ces groupes s’y répartissent. Ce chiffre est un instantané de ta propre flore intestinale. Ce n’est ni une note ni une indication sur ton état de santé.

Cet article examine cet indice sous tous les angles : comment il est calculé, pourquoi il se compare difficilement à ceux d’autres personnes, ce qui le fait augmenter ou diminuer et à partir de quel point sa portée devient limitée.

Si tu as le rapport sous les yeux, commence par le chapitre 1. Le chapitre 2 explique le calcul qui se trouve derrière, le chapitre 3 le problème de la comparaison, et le chapitre 5 rassemble tout ce que ce chiffre ne permet pas de faire.

Ce qui t’attend dans cet article

1. Où se trouve le chiffre dans le bilan et ce qui l’accompagne
2. Ce que mesure réellement l’indice de diversité
3. Pourquoi ton chiffre n’est pas celui d’une autre personne
4. Ce qui fait augmenter ou diminuer l’indice
5. Ce que l’indice ne permet pas de déduire
6. Quel test fournit un indice de diversité ?
7. Une deuxième mesure est-elle utile ?
8. Que peux-tu faire de ce chiffre ?
Questions fréquentes
Sources

Où se trouve le chiffre dans le bilan et ce qui l’accompagne

Un rapport de microbiome se compose de deux parties très différentes. L’une est une longue liste de noms de bactéries avec leurs quantités, souvent répartie sur plusieurs pages. L’autre regroupe quelques indicateurs calculés précisément à partir de cette liste. L’indice de diversité appartient à cette deuxième partie.

Cela explique pourquoi ce chiffre attire autant l’attention. Il figure généralement bien en évidence, souvent accompagné d’une barre ou d’une couleur, et ressemble à un résultat. La liste des espèces située en dessous ressemble à un élément secondaire. En réalité, c’est l’inverse : la liste correspond à la mesure, tandis que l’indice de diversité en est une synthèse.

Toute synthèse entraîne une perte d’information. Deux personnes peuvent avoir le même indice de diversité tout en abritant des bactéries totalement différentes dans leur intestin. Cet indice renseigne sur la structure de l’écosystème, pas sur les organismes qui y vivent.

Message clé

L’indice de diversité n’est pas un résultat de mesure, mais un calcul effectué à partir du résultat de mesure. Il décrit la structure de ta flore intestinale, et non sa composition dans le détail.

Quatre questions auxquelles cet article ne répond pas

Autour d’un bilan du microbiome, plusieurs questions se posent en même temps, et elles appellent des réponses différentes. Quatre d’entre elles sont volontairement laissées de côté ici, car elles sont traitées en détail ailleurs.

Le billet Faire tester sa flore intestinale explique quel test correspond à ta question et comment reconnaître un prestataire sérieux. Le déroulement pratique d’un prélèvement à domicile est présenté dans Ton test intestinal à domicile. L’article Développer sa flore intestinale répond à la question de savoir combien de temps il faut pour qu’un changement se produise dans une flore intestinale. Enfin, Classer les troubles abdominaux indique à quel problème correspond chaque symptôme abdominal.

Il s’agit uniquement du chiffre qui figure déjà sur ton rapport. Il ne s’agit donc ni du choix ni de la structure, mais de l’interprétation d’une valeur existante.

Ce que mesure réellement la valeur de diversité

La valeur se compose de deux éléments qui sont généralement réunis en un seul chiffre dans le rapport. Le premier est la richesse spécifique : le nombre de groupes bactériens distincts qui ont été détectés. Le second est l’équirépartition : la manière dont la quantité trouvée se répartit entre ces groupes.

Imagine deux jardins comptant chacun vingt espèces de plantes. Dans le premier, chaque espèce est représentée par un nombre à peu près égal de spécimens. Dans le second, une seule herbe envahit presque toute la surface, tandis que les autres espèces ne sont présentes qu’en spécimens isolés sur le pourtour. Les deux jardins ont la même richesse en espèces. Seul le premier présente une grande diversité.

C’est précisément pourquoi le simple nombre d’espèces ne suffit pas comme indicateur. Un rapport qui se contente de compter le nombre d’espèces trouvées ne tient pas compte du déséquilibre dans le deuxième jardin. Une valeur de diversité qui intègre les deux composantes le met en évidence.

Dans le lexique intestinal de mybody®x (MYBODY Lab GmbH), la diversité bactérienne figure sous la rubrique Indicateurs et indices. L’explication qui y est donnée résume les deux composantes en une phrase : « La diversité montre combien d’espèces bactériennes différentes vivent dans ton intestin et à quel point elles y sont réparties de manière équilibrée. » (Lexique intestinal, consulté le 27/08/2026)

Diversité au sein d’un échantillon et diversité entre deux échantillons

Dans le langage spécialisé de la microbiologie, la valeur indiquée dans ton rapport porte un nom plus précis. La diversité alpha décrit la diversité au sein d’un seul échantillon, c’est-à-dire exactement ce que représentent ensemble la richesse spécifique et l’équirépartition. C’est la valeur qui apparaît sous forme de ton chiffre.

La diversité bêta est indiquée à côté. Elle ne décrit pas la diversité au sein d’un échantillon, mais la distance entre deux échantillons : à quel point deux flores intestinales sont composées différemment. Cette seconde mesure est nécessaire pour mettre en relation ton analyse d’aujourd’hui avec celle réalisée il y a un an.

La différence a une conséquence pratique. Deux personnes peuvent avoir une diversité alpha presque identique et pourtant un écart important en diversité bêta : leurs flores intestinales sont aussi riches l’une que l’autre, mais composées de résidents différents. Lire un seul chiffre ne permet pas de voir cette différence.

En quoi la diversité se distingue des valeurs voisines

Outre la diversité, le rapport présente d’autres indicateurs calculés à partir de la même liste d’espèces, qui décrivent pourtant autre chose. Les confondre revient à tirer d’une valeur de diversité sans particularité une conclusion rassurante qu’elle ne contient pas. Le tableau présente trois de ces indicateurs côte à côte selon les mêmes critères.

Critère Diversité bactérienne Rapport Firmicutes-Bacteroidetes Potentiel de production de butyrate
Ce que décrit l’indicateur le nombre d’espèces trouvées et leur répartition les unes par rapport aux autres la répartition fondamentale de deux grands embranchements bactériens l’un par rapport à l’autre le potentiel théorique de la flore détectée à produire du butyrate
D’où elle résulte de la liste complète des espèces, en tenant compte à la fois du nombre et de la répartition du rapport quantitatif entre deux groupes, indépendamment du nombre d’espèces de la proportion d’espèces auxquelles cette capacité est attribuée
Ce qu’une valeur élevée suggère un écosystème largement diversifié dans cet échantillon précis un déplacement en faveur de l’un des deux embranchements un potentiel de production théorique plus élevé, et non une quantité mesurée
Valeur cible pour les particuliers Aucune valeur cible établie dans les sources utilisées Aucune valeur cible établie dans les sources utilisées Aucune valeur cible établie dans les sources utilisées
Ce qu’elle ne permet pas de faire ne dit rien sur les espèces qui ont été trouvées ne dit rien sur la diversité au sein des deux embranchements ne remplace aucune mesure de la quantité effectivement produite

La dernière ligne est la plus importante. Chacun de ces indicateurs répond exactement à une question et reste silencieux sur toutes les autres. C’est pourquoi, pour lire le rapport dans son ensemble, il faut les lire côte à côte et non les uns après les autres.

La quatrième ligne est la plus difficile à accepter. Pour aucun des trois indicateurs, les sources utilisées ne fournissent de valeur cible applicable à une personne donnée. Ce n’est pas une lacune de cet article, mais l’état actuel des connaissances.

Pourquoi votre chiffre n’est pas celui d’une autre personne

La première réaction après un résultat est de le comparer. Quelqu’un publie sa valeur sur un forum, une autre personne mentionne la sienne au cours d’une conversation, et voilà que votre propre chiffre paraît trop bas ou trop élevé à côté. Cette comparaison est moins concluante qu’elle ne le laisse penser.

Le 3 février 2026, l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques s’est prononcé sur les ajouts de bactéries dans les préparations pour nourrissons. L’avis traite d’un sujet différent de celui de votre résultat, mais il contient une phrase sur la situation de départ qui concerne toute mesure du microbiome.

Source documentée

« Les études chez l’être humain indiquent qu’il existe chez l’humain d’importantes différences interindividuelles dans la composition du microbiote fécal. »

Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR)
Avis 005/2026 sur les « probiotiques » dans les préparations pour nourrissons, 3 février 2026

Interindividuel signifie : d’une personne à l’autre. Les différences entre deux personnes en bonne santé sont donc importantes dès le départ. Un chiffre inférieur à la moyenne chez vous peut être nettement supérieur chez une autre personne ayant le même mode de vie, sans que l’une ou l’autre ait le moindre problème.

Dans le même avis, le BfR indique également de quoi dépendent ces différences. Pour la colonisation précoce, il cite notamment l’âge gestationnel, le mode d’accouchement, le type d’alimentation, l’administration d’antibiotiques ainsi que les influences familiales, géographiques et culturelles (BfR, 2026). Certains de ces facteurs remontent à plusieurs décennies et ne peuvent plus être modifiés.

Message clé

La valeur de comparaison la plus pertinente pour votre indice de diversité est votre propre valeur issue d’une mesure antérieure. Toute autre comparaison met en regard deux écosystèmes qui n’étaient pas identiques dès le départ.

Ce que permet le classement dans un groupe de référence

De nombreux rapports placent votre valeur à côté de celle d’un groupe de référence. C’est utile, à condition de bien comprendre ce qui se passe : votre chiffre est comparé à ceux d’autres personnes examinées avec la même méthode dans le même laboratoire.

Il en découle une règle pratique. Si vous changez de laboratoire ou de méthode, la référence change également. Mettre côte à côte deux chiffres provenant de deux établissements et en interpréter la différence ne constitue donc pas une comparaison, mais un calcul effectué avec deux étalons différents.

L’objection est légitime : à quoi sert alors un groupe de référence ? Parce qu’il permet de situer l’ordre de grandeur. Il indique si ta valeur se situe dans la plage habituelle de ce groupe. Il ne dit pas si elle est bonne pour toi.

Ce qui fait varier la valeur à la hausse ou à la baisse

La deuxième question fréquente après un résultat est de savoir ce qui peut réellement faire varier ce chiffre. Quatre variables reviennent toujours, et elles diffèrent fortement par l’ampleur et la rapidité de leur influence.

La première variable est l’alimentation. L’Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé décrit la flore intestinale comme constituée de milliards de bactéries qui se nourrissent notamment des composants non digestibles des aliments (IQWiG, 2026). Non digestible signifie ici que ce que ton intestin grêle n’absorbe pas arrive dans le côlon. Les fibres ne sont donc pas un élément secondaire, mais la nourriture d’une partie de ces bactéries.

La quantité recommandée peut être chiffrée. La Société allemande de nutrition recommande aux adultes un apport indicatif d’au moins 30 grammes de fibres par jour (DGE, 2021). Cette valeur s’applique à toutes les tranches d’âge adultes, à partir de 19 ans.

La valeur décrit le jour où tu as prélevé l’échantillon.

La deuxième variable est celle des antibiotiques. Le BfR cite explicitement les traitements antibiotiques parmi les facteurs qui influencent la colonisation bactérienne (BfR, 2026). Si tu as suivi un traitement peu avant le prélèvement, tu mesures donc une situation exceptionnelle et non ton état habituel.

La troisième variable est le moment du prélèvement lui-même. La valeur décrit le jour où tu as prélevé l’échantillon. Un voyage, une semaine inhabituelle, une infection ou une période de fêtes avec une alimentation différente sont pris en compte dans le chiffre, sans qu’il en résulte une modification durable.

Pourquoi les probiotiques font moins évoluer le chiffre que prévu

La quatrième variable est celle dont on attend le plus. Après avoir obtenu un indice de diversité faible, il est tentant de prendre une préparation bactérienne, car la logique semble simple : peu de diversité, donc ajouter des bactéries.

Dans son avis de février 2026, le BfR décrit une autre observation. Selon cet avis, les bactéries présentées comme « probiotiques » n’entraînent que des modifications temporaires et non significatives de la structure globale et de la diversité globale du microbiote fécal (BfR, 2026). Cette évaluation concerne les préparations pour nourrissons, mais elle décrit bien l’effet sur la diversité elle-même.

Cela ne constitue pas un rejet de tels produits. Cela signifie qu’un indice de diversité n’est pas le bon outil pour en évaluer l’efficacité. Prendre ce chiffre comme référence pour un produit, c’est mesurer au mauvais endroit.

Ce que la valeur ne permet pas de déduire

Un résultat d’analyse du microbiome n’établit aucun diagnostic. Il décrit un échantillon, pas une maladie. Cette limite ressemble à une mention en petits caractères, alors qu’elle constitue en réalité le principal mode d’emploi pour lire l’ensemble du document.

Cela apparaît le plus clairement dans le cas du syndrome de l’intestin irritable, car celui-ci est souvent mentionné en même temps que la flore intestinale. L’IQWiG évalue prudemment les données disponibles : il est notamment supposé que l’hypersensibilité des nerfs intestinaux, des troubles de la musculature intestinale, des modifications de la flore intestinale et des inflammations de la paroi intestinale pourraient jouer un rôle (IQWiG, 2023). Ici, les mots essentiels sont supposé et pourraient.

La même source indique la fréquence de ces symptômes : selon les estimations, environ 10 à 20 personnes sur 100 souffrent du syndrome de l’intestin irritable ; les femmes sont touchées environ deux fois plus souvent que les hommes, et le syndrome apparaît pour la première fois le plus souvent entre 20 et 30 ans (IQWiG, 2023). Une valeur de diversité ne permet rien d’en déduire. Elle ne peut ni confirmer ni exclure qu’une personne soit concernée.

Trois conclusions que la valeur ne permet pas de tirer

Le premier est la conclusion concernant la maladie. Une valeur faible n’indique pas une maladie, pas plus qu’une valeur élevée n’indique une bonne santé. La valeur décrit une structure, et les structures ne constituent pas un diagnostic concernant la personne qui les porte.

Le deuxième est la conclusion sur la cause. Lorsqu’une personne présente des symptômes et constate en même temps une valeur faible, elle établit presque automatiquement un lien entre les deux. La proximité temporelle ne prouve toutefois aucun lien. Il se peut aussi que l’infection soit à l’origine des deux.

Le troisième est la conclusion thérapeutique. Un chiffre ne permet de déduire ni programme alimentaire ni traitement. Un résultat fournit un point de départ pour vos propres décisions et pour une discussion, rien de plus.

Et il faut clairement énoncer une limite : en cas de symptômes persistants ou nouvellement apparus, l’évaluation doit être effectuée dans un cabinet médical, indépendamment de ce qu’indique le rapport. L’IQWiG mentionne une perte de poids importante, du sang dans les selles, de la fièvre ou une pâleur comme des signes orientant davantage vers une autre maladie intestinale (IQWiG, 2023). Dans de tels cas, un autotest ne remplace pas le rendez-vous ; il peut tout au plus servir à s’y préparer.

Le chapitre en un coup d’œil

Une valeur de diversité décrit un échantillon, pas une maladie. Elle ne permet de tirer ni diagnostic, ni cause, ni traitement. L’IQWiG cite les modifications de la flore intestinale dans le syndrome de l’intestin irritable parmi plusieurs facteurs supposés, et non comme une cause établie (IQWiG, 2023). Des symptômes persistants ou nouveaux doivent être évalués dans un cabinet médical, indépendamment du résultat.

Quel test indique une valeur de diversité

Pour qu’un rapport puisse contenir une mesure de la diversité, la méthode doit pouvoir distinguer les espèces. Un examen qui détermine uniquement quelques germes indicateurs sélectionnés ne peut pas représenter une répartition entre de nombreux groupes. Les méthodes fondées sur le séquençage de l’ADN le permettent.

Chez mybody®x, le test du microbiome intestinal couvre | Complete cette section. La page produit décrit l’analyse comme un séquençage de l’ADN à partir d’un échantillon de selles et mentionne explicitement la biodiversité comme l’une des valeurs indiquées (informations de la page produit, consultées le 27/08/2026).

Test du microbiome intestinal Complete de mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Test intestinal à partir d’un échantillon de selles

Test du microbiome intestinal | Complete

Séquençage de l’ADN de la flore intestinale avec indication de la biodiversité ainsi que d’autres valeurs chiffrées, comme le rapport Firmicutes-Bacteroidetes et le potentiel de production de butyrate. Ce que le test ne permet pas de faire : il n’établit aucun diagnostic, n’identifie aucune cause aux troubles et ne fournit aucun objectif chiffré à atteindre.

Prix 189,00 € Au 27/08/2026, sous réserve de modifications
Type d’échantillon Échantillon de selles prélevé à domicile
Délai de traitement Expédition du kit sous 1 à 3 jours ouvrés
Évaluation en laboratoire sous 5 à 10 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Laboratoire Analyse de laboratoire certifiée ISO
Informations de la page produit, consultées le 27/08/2026
À propos du test du microbiome intestinal

Une information manque volontairement ici, et la raison est importante : le nombre d’espèces distinguées par la méthode est décrit selon des ordres de grandeur différents sur nos propres pages. Tant que ce point n’est pas clarifié, cet article n’en indique pas le nombre. Un chiffre non vérifié serait une erreur plus grave.

La signification des différentes bactéries et valeurs chiffrées du rapport est expliquée dans le lexique intestinal, entrée par entrée. C’est l’endroit où chercher lorsqu’un nom que tu n’as encore jamais lu apparaît dans le résultat.

Une deuxième mesure est-elle utile ?

Le chapitre 3 permet de tirer une conséquence pratique : si la meilleure valeur de comparaison est sa propre valeur antérieure, un résultat isolé ne devient vraiment lisible qu’à la lumière d’un second. Reste à savoir quand cela en vaut la peine et quand ce n’est pas le cas.

Pertinent pour toi si…

que tu as sensiblement modifié ton alimentation et que tu veux savoir si quelque chose a évolué dans la même mesure.

le premier bilan a été réalisé peu après un traitement antibiotique ou une infection et que tu souhaites obtenir une mesure en dehors de cette situation exceptionnelle.

tu prévois un changement durable et souhaites disposer d’un point de départ auquel te comparer plus tard.

Plutôt non si…

tu espères obtenir un diagnostic ou la cause de tes symptômes. Cet indicateur ne permet d’obtenir ni l’un ni l’autre.

seulement quelques semaines se sont écoulées depuis le premier prélèvement et rien n’a changé dans ta vie quotidienne.

tu as des symptômes marqués. Ceux-ci doivent d’abord être examinés dans un cabinet médical, et non lors d’une deuxième automesure.

La comparabilité des deux mesures est essentielle. Le même laboratoire, la même méthode, et si possible des conditions similaires lors du prélèvement. Deux mesures effectuées dans deux établissements donnent deux instantanés, mais n’indiquent aucune tendance.

Si tu te reconnais à droite, ce n’est pas un rejet du sujet, mais seulement du moment choisi. Observer ne coûte rien, et un bilan n’expire pas.

Ce que tu peux faire de ce chiffre

Au départ, on avait l’impression que la valeur de diversité était le résultat et que la liste des espèces en dessous n’était qu’un élément secondaire. En réalité, le rapport devient lisible à l’inverse : la liste est la mesure, le chiffre en est le résumé. En la lisant ainsi, on en attend moins et on en retire davantage.

Deux phrases suffisent comme aide-mémoire. Les différences entre deux personnes sont importantes dès le départ (BfR, 2026) – cela prive de fondement la comparaison avec les valeurs d’autrui. Et la valeur décrit le jour du prélèvement, pas ton état permanent.

La conséquence est sans éclat. Note la valeur, le laboratoire et la date à un endroit où tu les retrouveras dans un an. Sans ces trois informations, une deuxième mesure ultérieure ne sera qu’un autre chiffre isolé.

Et pour la semaine prochaine, quelque chose de concret : regarde où les fibres alimentaires apparaissent dans ta journée. Ne calcule pas, contente-toi d’observer. Il est difficile d’atteindre la valeur indicative d’au moins 30 grammes par jour (DGE, 2021) si deux repas sur trois n’en contiennent pas.

Si tu ne sais pas si ton bilan correspond réellement à ta question : le conseil est gratuit et rien ne t’y sera vendu.

Questions fréquentes

Que signifie une faible valeur de diversité dans le bilan du microbiome ?

Cela signifie que, dans cet échantillon, peu de groupes bactériens ont été trouvés ou que la quantité trouvée est répartie de manière très inégale entre eux. On ne peut pas en déduire la présence d’une maladie. Le BfR (2026) souligne que les différences entre les individus sont importantes dès le départ.

Puis-je comparer ma valeur à celle d’une autre personne ?

Seulement dans une mesure limitée. Deux personnes ont des caractéristiques différentes, et deux laboratoires calculent leurs résultats à partir de groupes de référence différents. La valeur devient pertinente lorsque vous la comparez à votre propre valeur antérieure obtenue avec la même méthode.

L’indice de diversité indique-t-il si mon intestin est sain ?

Non. Cette valeur décrit la structure d’un échantillon, et non l’état de santé d’une personne. Pour aucun des trois indicateurs courants du rapport n’existe de valeur cible établie pour les individus. Pour exclure ou confirmer une maladie, une évaluation médicale est nécessaire.

À quelle vitesse la valeur évolue-t-elle ?

Les influences à court terme, comme un voyage, une infection ou un traitement antibiotique, se reflètent immédiatement dans un échantillon. Seule une mesure ultérieure réalisée dans les mêmes conditions permet de déterminer si une modification persiste. Concernant le complément bactérien, le BfR (2026) décrit uniquement des changements temporaires et non significatifs de la diversité globale.

Quand un résultat d’analyse du microbiome doit-il être présenté au médecin ?

Dès que des symptômes apparaissent et persistent. L’IQWiG (2023) cite une perte de poids importante, du sang dans les selles, de la fièvre ou une pâleur comme des signes orientant plutôt vers une autre maladie intestinale. Dans ces cas, le rendez-vous médical est la première étape, et le résultat ne peut servir, au mieux, que de document pour la discussion.

Étape suivante

Si vous souhaitez consulter un indice de diversité que vous pourrez mesurer à nouveau plus tard

Le test du microbiome intestinal | Complete utilise le séquençage de l’ADN à partir d’un échantillon de selles et fournit la biodiversité sous la forme d’une valeur spécifique. La signification des différents indicateurs et noms de bactéries du rapport est expliquée dans le lexique intestinal.

Accéder au test du microbiome intestinal Accéder au lexique intestinal

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Sources

  1. Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) : les bénéfices pour la santé des préparations pour nourrissons additionnées de « probiotiques » ne sont toujours pas scientifiquement démontrés, avis 005/2026 (3 février 2026) – bfr.bund.de
  2. Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG) : comment fonctionne l’intestin ? (état au 24.06.2026) – gesundheitsinformation.de
  3. Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé (IQWiG) : syndrome de l’intestin irritable (état au 22.02.2023) – gesundheitsinformation.de
  4. Société allemande de nutrition (DGE) : valeurs de référence pour les fibres (établies en 2021) – dge.de

La citation sur les différences interindividuelles, l’énumération des facteurs influençant la colonisation bactérienne précoce et l’évaluation des suppléments bactériens proviennent de [1] ; cette prise de position traite de l’alimentation infantile, et ce lien est explicitement indiqué dans le texte. La description de la flore intestinale et de son alimentation provient de [2] et est reproduite avec attribution, car la phrase originale commence par un mot de renvoi. Les informations sur la fréquence du syndrome de l’intestin irritable, la répartition entre les sexes, l’âge d’apparition de la première maladie, les facteurs présumés et les signes d’alerte proviennent de [3]. La recommandation d’au moins 30 grammes de fibres par jour provient de [4]. Les quatre sources ont été consultées et vérifiées en ligne le 27.08.2026. Les informations relatives au prix, à la méthode, aux indicateurs, au type d’échantillon et au laboratoire proviennent de la page du produit et de l’encyclopédie intestinale de mybody®x, consultées le 27.08.2026 ; les délais de traitement suivent la consigne centrale applicable à chaque type de test. Aucun nombre d’espèces n’est volontairement indiqué, car les propres pages du site mentionnent des ordres de grandeur différents.

Certificat / label de qualité mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Équipe éditoriale et scientifique de mybody®x

Sciences du microbiome et de l’intestin Sciences de la nutrition Diagnostic de laboratoire

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. L’équipe réunit des compétences en microbiome et en sciences intestinales, en sciences de la nutrition et en diagnostic de laboratoire. Les personnes qui y contribuent figurent sur la page des auteurs.

Publié le 27.08.2026 · Dernière mise à jour le 27.08.2026

Ces contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les valeurs de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge ; les indications figurant sur ton compte rendu sont toujours déterminantes.

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