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La testostérone chez les femmes : comment interpréter sa valeur

L’essentiel en bref

La testostérone n’est pas une hormone masculine avec un cas particulier féminin. Elle est présente chez les femmes, à une concentration nettement plus faible, et figure sur les bilans hormonaux aux côtés de la DHEA-S, de la FSH et de la LH (manuel MSD, édition destinée aux professionnels, août 2025).

La règle pratique la plus importante de cet article en découle. Les intervalles de référence des femmes sont différents de ceux des hommes, et un chiffre provenant d’un article consacré aux hommes ne peut pas être transposé à un résultat féminin.

Vous commencerez par comprendre pourquoi l’indication figurant sur votre propre résultat compte. Vous découvrirez ensuite les valeurs concernées et leur comparaison, le rôle de la SHBG, trois affirmations courantes examinées à la lumière des faits, le lien avec le cycle, les personnes pour lesquelles un dosage est utile et les limites d’une mesure isolée.

Ce que vous trouverez dans cet article

1. Pourquoi les valeurs masculines ne sont d’aucune aide ici
2. D’où vient la testostérone chez les femmes
3. Comparaison des valeurs concernées
4. La SHBG détermine la part disponible
5. Trois affirmations sur la testostérone chez les femmes passées au crible des faits
6. Quand la valeur est mesurée dans la pratique médicale
7. Testostérone, cycle et étape de vie
8. Pour qui le dosage est utile
9. Ce qu’un test de sang capillaire peut montrer ici
10. Limites : ce à quoi la valeur ne répond pas
11. Ce qui compte pour la valeur de testostérone
Questions fréquentes
Quellen

Pourquoi les valeurs masculines ne sont d’aucune aide ici

Lorsqu’on cherche des valeurs de testostérone, on tombe presque toujours sur des chiffres concernant les hommes. Le manuel MSD, dans son édition destinée aux professionnels, y indique une plage normale de 300 à 1 000 nanogrammes par décilitre (avril 2025).

Pour un résultat concernant une femme, cette indication est sans valeur, et pas seulement approximativement : elle ne s’applique fondamentalement pas. Les concentrations sont plusieurs fois plus faibles, et les intervalles de référence se situent donc eux aussi dans un autre ordre de grandeur.

Source documentée

« Il faut toujours se référer à l’intervalle de référence indiqué sur son propre compte rendu de laboratoire. »

Institut pour la qualité et l’efficience des soins de santé
Bien comprendre les résultats de laboratoire, gesundheitsinformation.de, 02/04/2025

Cette phrase vaut pour toute valeur de laboratoire. Pour la testostérone chez les femmes, c’est l’affirmation centrale, car Internet regorge de chiffres établis pour l’autre sexe.

À cela s’ajoute la deuxième restriction mentionnée par la même source : les valeurs de référence peuvent varier d’un laboratoire à l’autre (02/04/2025). À de faibles concentrations, cela a davantage de poids qu’à des concentrations élevées.

Pourquoi l’unité compte double ici

Deux unités sont couramment utilisées pour la testostérone. Le manuel MSD indique la plage masculine dans les deux unités : 300 à 1 000 nanogrammes par décilitre, soit 10,5 à 35 nanomoles par litre (avril 2025).

Avec des valeurs féminines nettement plus faibles, une troisième indication s’ajoute, à savoir les nanogrammes par millilitre ou les picogrammes par millilitre. Pour comparer deux résultats, il faut donc d’abord vérifier qu’ils indiquent bien la même unité.

Cela peut sembler anodin, mais c’est de loin la confusion la plus fréquente. Le même échantillon sanguin peut apparaître comme un chiffre apparemment totalement différent selon la méthode de calcul du laboratoire.

La manière la plus simple de se prémunir contre les erreurs est celle que recommande généralement l’IQWiG : consulter la plage figurant sur la même feuille. Et, pour suivre l’évolution dans le temps, rester chez le même prestataire.

La règle des 95 % et ce qu’elle signifie

Une plage de référence ne constitue pas une frontière entre la santé et la maladie. L’IQWiG explique comment elle est établie : les limites sont fixées de manière à ce que 95 % des résultats se situent dans la plage, tandis que 5 % des personnes obtiennent un résultat en dehors, bien qu’elles soient en bonne santé (état au 02/04/2025).

Pour une valeur qui ne se lit de toute façon qu’en association avec les autres, cela compte double. Une valeur juste au-delà de la limite est une raison d’examiner les valeurs associées, pas un résultat diagnostique.

C’est précisément une invitation à en parler plutôt qu’à tirer soi-même des conclusions. La signification d’un écart dépend du contexte, et non de la distance par rapport à la limite de la plage.

D’où vient la testostérone chez les femmes ?

La testostérone fait partie des androgènes. Chez les femmes, elle est produite dans les ovaires et le cortex surrénalien, où elle sert notamment de précurseur aux œstrogènes.

C’est précisément pourquoi elle est rarement dosée seule. Le MSD Manual, édition destinée aux professionnels de santé, décrit, pour le bilan d’un hirsutisme, la mesure de la testostérone libre et totale conjointement à celle de la DHEA-S, ainsi que de la FSH et de la LH (état en août 2025).

La DHEA-S provient principalement du cortex surrénalien, tandis que la testostérone provient en plus grande partie des ovaires. Ces deux valeurs réunies permettent donc de déterminer de quelle origine provient une modification.

Les valeurs concernées comparées

Quatre valeurs sont mises en regard pour cette question. Le tableau les compare selon les mêmes quatre critères.

Critère Testostérone totale DHEA-S SHBG
Ce qu’il décrit La quantité totale d’hormone dans le sang, liée et libre. Un androgène qui provient principalement du cortex surrénalien. La protéine de transport qui lie fortement la testostérone et l’estradiol.
Ce qu’il indique La valeur de départ à partir de laquelle la fraction disponible peut être déduite. La question de savoir si une modification provient des glandes surrénales. La condition qui permet de donner un sens à une valeur de testostérone.
Sans l’autre Peu informatif, car la liaison reste inconnue. Sans la testostérone, il manque le deuxième versant. Pris isolément, il reste silencieux ; ce n’est qu’en rapport avec les autres qu’il devient lisible.
Inclus dans la gamme Bilan ménopause Bilan ménopause Menopause Check et Women’s Wellness Check

La troisième ligne est la plus importante sur le fond. Chacune des trois valeurs, prise isolément, apporte peu d’informations ; c’est seulement leur combinaison qui permet de répondre à une question.

Ce que révèle la dernière ligne sur le choix des tests

La quatrième ligne est la plus inconfortable. Parmi les trois valeurs, un seul test de la gamme fournit les trois, tandis que le test de santé féminine ne fournit à lui seul que la protéine de transport.

Ce n’est pas une faiblesse de l’un des tests, mais une question de périmètre. Un bilan de santé complet couvre la thyroïde, le fer, les vitamines et le métabolisme ; un profil hormonal couvre les hormones.

Pour toi, cela signifie que la question détermine le test, et non l’inverse. Pour savoir où se situe son taux de testostérone, il faut un profil hormonal ; pour rechercher les autres explications évidentes, il faut un profil plus large.

Cette distinction permet d’éviter bien des frustrations. Un résultat qui ne peut pas répondre à la question posée n’est pas un mauvais résultat, mais le mauvais résultat pour cette question.

La SHBG détermine la part disponible

Comme chez les hommes, la testostérone est principalement liée chez les femmes. La globuline liant les hormones sexuelles la retient, et ce qui y est lié n’est pas disponible pour les tissus.

Il en résulte un effet décrit par le Manuel MSD, édition destinée aux professionnels de santé : le taux d’androgènes libres peut également être augmenté en raison d’une diminution de la production de globuline liant les hormones sexuelles (état en août 2025). L’hormone elle-même n’a pas nécessairement changé.

Pourquoi la contraception hormonale revêt ici une importance particulière

La même source décrit également le mécanisme dans l’autre sens. Les contraceptifs oraux augmentent la globuline liant les hormones sexuelles, ce qui réduit le taux de testostérone libre (état en août 2025).

Pour interpréter un bilan, cela signifie qu’un taux de testostérone mesuré sous contraception hormonale décrit la situation sous l’effet de la préparation, et non l’état initial.

Ce n’est pas un argument contre son utilisation ni contre la mesure. C’est la raison pour laquelle chaque préparation doit être indiquée sur le document qui accompagne le bilan.

L’article associé SHBG : ce que sa valeur indique sur les hormones disponibles explique précisément ce qu’est la SHBG et quels autres facteurs peuvent faire varier sa valeur.

Trois affirmations sur la testostérone chez les femmes, vérifiées

Ces trois affirmations reviennent régulièrement. Toutes trois peuvent être vérifiées à la lumière des données disponibles.

Vérifié au regard des données disponibles

Répandu

« La testostérone ne concerne pas les femmes. »

Documenté

Pour évaluer un hirsutisme, on mesure la testostérone libre et totale ainsi que la DHEA-S, avec la FSH et la LH (Manuel MSD, édition destinée aux professionnels de santé, état en août 2025). La valeur figure donc normalement sur les bilans biologiques des femmes.

Répandu

« Les symptômes montrent à combien s’élève la valeur. »

Documenté

La même source indique que la sévérité d’un hirsutisme ne corrèle pas avec le taux d’androgènes circulants, car les follicules pileux diffèrent individuellement dans leur sensibilité aux androgènes (état en août 2025).

Répandu

« Je peux comparer ma valeur aux chiffres trouvés en ligne. »

Documenté

La plupart des chiffres librement accessibles concernent les hommes, par exemple la plage normale de 300 à 1 000 nanogrammes par décilitre (Manuel MSD, état en avril 2025). La plage indiquée sur votre propre compte rendu est déterminante, et les valeurs de référence peuvent varier d’un laboratoire à l’autre (IQWiG, état au 02/04/2025).

Le deuxième point est le plus surprenant. Il indique que l’intensité d’un signe ne permet pas de déduire le niveau d’une valeur, et inversement.

Quand la valeur est mesurée dans la pratique médicale

Chez les femmes, la testostérone ne fait pas partie des dosages de routine. Elle est mesurée lorsqu’une question précise se pose.


L’intensité d’un signe ne renseigne pas sur le niveau de la valeur. Les deux éléments sont évalués séparément.

Le motif décrit dans les sources examinées est l’évaluation d’un hirsutisme, c’est-à-dire d’une pilosité corporelle excessive selon une répartition masculine. La testostérone libre et totale, la DHEA-S ainsi que la FSH et la LH sont dosées à cette fin (Manuel MSD, édition destinée aux professionnels de santé, état en août 2025).

La même source cite le syndrome des ovaires polykystiques comme cause la plus fréquente d’une élévation des androgènes (état en août 2025). En cas de troubles menstruels, un dosage de la prolactine est également réalisé.

Point important pour l’interprétation : un résultat de laboratoire ne permet pas à lui seul d’établir ce diagnostic. Il constitue un élément, et c’est le médecin qui procède à l’évaluation d’ensemble.

Pourquoi la FSH et la LH figurent sur la même ligne

Dans la série d’examens mentionnée, deux hormones de régulation s’ajoutent aux androgènes. La FSH et la LH sont produites par l’hypophyse et donnent le signal aux ovaires.

Leur rapport entre elles et avec les androgènes permet une interprétation qu’aucune de ces valeurs ne fournit à elle seule. C’est la même idée que pour la DHEA-S : c’est d’abord la tendance qui permet de comprendre le chiffre.

En pratique, cela a une conséquence sur le choix du test. Un profil qui mesure la testostérone sans la FSH ni la LH ne permet pas de déterminer l’origine d’une modification.

Et puisque la FSH est liée à un jour précis du cycle, cette valeur détermine finalement la date de l’ensemble du prélèvement. C’est la raison pratique pour laquelle ce dosage ne peut pas être ajouté spontanément.

Testostérone, cycle et phase de vie

Comme la testostérone est dosée conjointement avec la FSH et la LH, la date dépend de la valeur qui impose les contraintes les plus strictes. Pour la FSH, la littérature spécialisée indique les jours 2 à 5 du cycle (Manuel MSD, édition destinée aux professionnels de santé, état en janvier 2024).

La manière de compter le jour du cycle et les règles applicables en cas de cycle irrégulier sont expliquées dans l’article complémentaire Taux hormonaux et jour approprié du cycle.

Cela s’ajoute à la phase de vie. Pendant la périménopause, plusieurs valeurs évoluent selon un ordre décrit : la diminution des concentrations d’inhibine et d’œstrogènes entraîne une augmentation considérable des taux de LH et de FSH (état en janvier 2024).

Un taux de testostérone au cours de cette phase s'inscrit donc dans un contexte changeant. L'article associé Périménopause : quelles valeurs hormonales changent en premier explique ce qui évolue et à quel moment.

Pour qui le dosage peut être utile

La testostérone n'est pas une valeur que toutes les femmes doivent connaître. La comparaison le montre dans les deux sens.

C'est pertinent pour vous si…

Vous faites de toute façon réaliser un profil hormonal et la testostérone y figure avec la DHEA-S et la SHBG.

Vous souhaitez établir une valeur de référence datée, avec le jour du cycle, à laquelle comparer ultérieurement d'éventuelles évolutions.

Vous voulez être préparée pour un échange au cabinet, plutôt que de commencer par mesurer des valeurs lors du premier rendez-vous.

Vous utilisez un traitement hormonal et souhaitez interpréter son influence sur la SHBG.

Plutôt non si…

Vous souhaitez mesurer la testostérone comme valeur isolée. Sans la DHEA-S et la SHBG, ce chiffre reste largement muet.

Vous voulez comparer votre valeur à un chiffre issu d'un article consacré aux hommes. Les valeurs se situent dans des ordres de grandeur différents.

Vous espérez que cette valeur explique votre énergie ou votre libido. Une valeur ponctuelle ne permet pas de répondre à cette question.

Des changements rapides de la pilosité, de la peau ou de la voix. Cela doit être rapidement évalué par un médecin.

Ce qu'un test à partir de sang capillaire peut montrer ici

Un autotest à partir de sang capillaire n'établit pas de diagnostic et ne détecte pas le syndrome des ovaires polykystiques. Il fournit des valeurs ponctuelles, à interpréter ensemble.

Deux tests de mybody®x (MYBODY Lab GmbH) donnent des résultats différents pour cette valeur. Ce qu'ils mesurent et ce qu'ils ne mesurent pas est indiqué sur les cartes.

Bilan ménopause | Test hormonal de la ménopause de mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Analyse de sang capillaire

Bilan ménopause | Test hormonal de la ménopause

Mesure 8 valeurs : testostérone, DHEA-S, SHBG, estradiol, FSH, LH, progestérone et TSH. Les trois paramètres abordés dans cet article sont donc disponibles ensemble, complétés par les hormones de régulation. Ce que le test ne fait pas : il ne mesure pas la testostérone libre en tant que valeur distincte, ne détecte pas le syndrome des ovaires polykystiques et fournit des valeurs ponctuelles, sans suivi dans le temps. Il n'établit pas de diagnostic et ne remplace pas un examen médical.

Prix 159,00 € Mis à jour le 13/08/2026, modifications possibles
Type d’échantillon Sang capillaire
Délai de traitement Expédition du kit sous 1 à 3 jours ouvrés
Évaluation de laboratoire sous 3 à 5 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Laboratoire laboratoire médical spécialisé certifié
Informations indiquées sur la page produit, consultées le 13/08/2026
Voir le bilan ménopause
Bilan bien-être féminin | Test de santé féminine de mybody®x (MYBODY Lab GmbH)

Analyse de sang capillaire

Bilan bien-être féminin | Test de santé féminine

Comprend 18 valeurs, dont la SHBG, ainsi que le profil thyroïdien complet avec la TSH, la fT3 et la fT4, la prolactine, le cortisol, la ferritine, la vitamine B12, la glycémie à long terme et le profil lipidique. Ce que le test ne fait pas : il ne mesure ni la testostérone ni la DHEA-S. Pour la question traitée dans cet article, il ne fournit que la protéine de transport et donc la moitié des informations. Il n'établit pas de diagnostic.

Prix 169,00 € Au 13/08/2026, modifications possibles
Type d’échantillon Sang capillaire
Délai de traitement Expédition du kit sous 1 à 3 jours ouvrés
Évaluation de laboratoire sous 3 à 5 jours ouvrés après réception de l’échantillon
Laboratoire laboratoire médical spécialisé certifié
Informations indiquées sur la page produit, consultées le 13/08/2026
Vers le Women’s Wellness Check

Quatre points déterminent si une mesure fournit une information exploitable.

Point 1

Ne jamais l’interpréter comme une valeur isolée

La DHEA-S et la SHBG doivent figurer sur le même compte rendu.

Point 2

Tenir compte du jour du cycle

La fenêtre de référence de la FSH et de la LH s’applique également, puisqu’elles sont mesurées simultanément.

Point 3

Noter les préparations utilisées

Les contraceptifs oraux augmentent la SHBG et diminuent ainsi la testostérone libre.

Point 4

Comparer au propre compte rendu

L’intervalle de référence indiqué sur votre compte rendu de laboratoire est déterminant, et non un chiffre trouvé sur Internet.

Le chapitre en un coup d’œil

Un autotest à partir de sang capillaire fournit une valeur ponctuelle de la testostérone et ne permet pas d’établir un diagnostic. Son utilité pour cette question dépend de la mesure simultanée de la DHEA-S et de la SHBG. Quatre points sont déterminants : ne jamais l’interpréter comme une valeur isolée, tenir compte du jour du cycle, noter les préparations utilisées et comparer le résultat à son propre compte rendu.

Limites : ce à quoi la valeur ne répond pas

La première limite est l’absence de corrélation avec le bien-être. La gravité de l’hirsutisme n’est pas corrélée au taux d’androgènes circulants, car la sensibilité des follicules pileux varie d’une personne à l’autre (MSD Manual, édition professionnelle, état des connaissances en août 2025).

La deuxième limite concerne les intervalles de référence. Nous n’avons trouvé aucune valeur universelle pour les femmes dans les sources consultées. C’est pourquoi aucune n’est indiquée dans le texte ; l’intervalle du laboratoire qui interprète l’analyse reste déterminant.

La troisième limite concerne le diagnostic. Le syndrome des ovaires polykystiques est cité comme la cause la plus fréquente d’un taux élevé d’androgènes (état des connaissances en août 2025), mais ce diagnostic ne repose jamais sur une seule valeur de laboratoire. Il résulte d’une évaluation d’ensemble réalisée en consultation médicale.

La quatrième limite est le caractère instantané de la mesure. Une valeur mesurée à un moment donné décrit un matin précis, à une étape donnée du cycle. Seule une deuxième mesure effectuée dans les mêmes conditions permet de déterminer si quelque chose a changé.

Ce qui compte pour la valeur de testostérone

Si vous ne retenez qu’une seule chose de cet article, retenez celle-ci : comparez votre valeur exclusivement à l’intervalle de référence indiqué sur votre propre résultat d’analyse.

La raison est banale, mais elle est pourtant négligée chaque jour. La grande majorité des valeurs de testostérone accessibles au public concernent les hommes et se situent dans un ordre de grandeur complètement différent.

Au départ, la question était de savoir comment interpréter cette valeur. La réponse la plus honnête est la suivante : avec la DHEA-S et la SHBG, elle constitue une partie d’une question plus vaste, et seule, elle apporte très peu d’informations. Ce qu’elle ne permet explicitement pas d’évaluer, c’est votre bien-être.

Questions fréquentes

Les femmes ont-elles vraiment de la testostérone ?

Oui, à une concentration nettement inférieure à celle des hommes. Elle est produite dans les ovaires et le cortex des glandes surrénales. Le manuel MSD, édition destinée aux professionnels de santé, décrit, pour l’évaluation d’un hirsutisme, la mesure conjointe de la testostérone libre et totale, de la DHEA-S, ainsi que de la FSH et de la LH (état en août 2025). Le dosage figure donc normalement sur les bilans féminins.

Quel est le taux de testostérone normal chez les femmes ?

Nous n’avons trouvé aucune valeur universelle pour les femmes dans les sources examinées et n’en indiquons donc pas ici. La référence est l’intervalle de référence indiqué sur le compte rendu de son propre laboratoire, sachant que les valeurs de référence peuvent varier d’un laboratoire à l’autre (IQWiG, état au 02/04/2025). Les valeurs de 300 à 1000 nanogrammes par décilitre que l’on trouve souvent concernent les hommes (manuel MSD, état en avril 2025) et ne sont pas transposables.

La pilule influence-t-elle le taux de testostérone ?

Le manuel MSD décrit que les contraceptifs oraux augmentent la globuline liant les hormones sexuelles, ce qui diminue le taux de testostérone libre (état en août 2025). Un résultat obtenu sous contraception hormonale décrit donc la situation sous le traitement, et non l’état initial. Chaque traitement doit être mentionné avec le résultat.

Puis-je déduire le taux de mes symptômes ?

Non. La même source précise que la gravité d’un hirsutisme ne corrèle pas avec le taux d’androgènes circulants, car les follicules pileux diffèrent individuellement par leur sensibilité aux androgènes (état en août 2025). Les symptômes et le résultat de laboratoire sont évalués séparément, puis mis en relation dans le cadre médical.

À quel jour du cycle la testostérone est-elle mesurée ?

Comme la testostérone est mesurée avec la FSH et la LH, le rendez-vous dépend de la fenêtre de ces hormones. Pour la FSH, le manuel MSD indique les jours 2 à 5 du cycle, à compter du premier jour des règles (état en janvier 2024). Concernant l’heure, de nombreux taux hormonaux varient fortement au cours de la journée (IQWiG, état au 02/04/2025) ; il est donc préférable d’effectuer la mesure le matin et de noter l’heure.

Étape suivante

Trois valeurs plutôt qu’un seul chiffre

Pour interpréter la testostérone, il faut également mesurer la DHEA-S et la SHBG. Le bilan ménopause mesure les trois conjointement avec les hormones de régulation à partir de sang capillaire. Il ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas un avis médical.

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Quellen

  1. Institut für Qualität und Wirtschaftlichkeit im Gesundheitswesen (IQWiG): Laborwerte richtig verstehen, Stand 02.04.2025 – gesundheitsinformation.de
  2. MSD Manual, Ausgabe für Fachkreise: Hirsutismus und Hypertrichose, Levinbook WS (Stand August 2025) – msdmanuals.com
  3. MSD Manual, Ausgabe für Fachkreise: Menopause, Pinkerton JV (Stand Januar 2024) – msdmanuals.com
  4. MSD Manual, Ausgabe für Fachkreise: Männlicher Hypogonadismus, Jimbo M (Stand April 2025) – msdmanuals.com

Das wörtliche Zitat zum maßgeblichen Referenzbereich, der Hinweis auf Abweichungen zwischen Laboren und die Aussage zum Tagesverlauf von Hormonspiegeln stammen aus Quelle [1]. Die Angabe, welche Werte zur Abklärung eines Hirsutismus bestimmt werden, die Aussage zur fehlenden Korrelation zwischen Ausprägung und Androgenspiegel, die Beschreibung des Zusammenhangs zwischen sexualhormonbindendem Globulin und freien Androgenen, der Effekt oraler Kontrazeptiva sowie die Nennung des polyzystischen Ovarialsyndroms als häufigste Ursache stammen aus [2]. Der FSH-Bezug auf die Zyklustage 2 bis 5 und die Beschreibung der Hormonverschiebung in der Perimenopause stammen aus [3]. Der Normalbereich des Gesamttestosterons für Männer von 300 bis 1000 Nanogramm pro Deziliter stammt aus [4] und steht hier ausdrücklich als Gegenbeispiel. Zu allgemeingültigen Referenzbereichen für Frauen fanden wir in den geprüften Quellen keine belastbare Angabe; deshalb steht dazu keine Zahl im Text. Angaben zu Preis, Werten, Probenart und Labor stammen von den Produktseiten von mybody®x, abgerufen am 13.08.2026; die Bearbeitungszeiten folgen der zentralen Vorgabe für Bluttests. Alle Quellen wurden am 13.08.2026 aufgerufen und geprüft.

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mybody®x Redaktions- & Fachteam

Labordiagnostik Blutanalyse-Interpretation Ernährungswissenschaft Nutr

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale et scientifique de mybody®x. L’équipe réunit le diagnostic de laboratoire, les sciences de la nutrition et l’interprétation des analyses sanguines. Les personnes qui y contribuent sont présentées sur la page des auteurs.

Publié le 13.08.2026 · Dernière mise à jour le 13.08.2026

Les contenus sont fournis à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les intervalles de référence dépendent du laboratoire, de la méthode et de l’âge ; les indications figurant sur ton compte rendu sont toujours déterminantes.

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